Joseph-Armand Bombardier. Histoire typiquement québécoise? La tentative d'apprivoiser l'hiver


Dossier / Travail, 2013
8 Pages, Note: 1,7

Extrait

Table des matières

1. Introduction

2. La situation au Québec

3. Joseph-Armand Bombardier : le portrait

4. « Un jour, je fabriquerai une petite machine qui flottera sur la neige » : le Ski-Doo

5. La motoneige dans la société des loisirs

6. Conclusion

Sources

1. Introduction

À travers cet essai, je voudrais présenter le personnage de Joseph-Armand Bombardier, inventeur et ingénieur québécois, né le 16 avril 1907 à Valcourt, et mort le 18 février 1964 à Sherbrook, célèbre surtout pour avoir conçu la motoneige moderne.

Je veux montrer l’importance de cet ingénieur et de son invention pour le Québec et pour tous les pays dans lesquels l’hiver comporte des difficiles conditions de vie. Finalement, je vais aussi poser l’attention sur des questions qui peuvent aider à mieux comprendre et à déchiffrer la grandeur de cet homme et de son parcours.

2. La situation au Québec

Pour tous les habitants des pays de l’hiver, se déplacer sur la neige a toujours été une question de survie. De tout leur temps, il leur a fallu faire preuve de beaucoup d’ingéniosité, et parfois même d’un peu de folie, pour mettre au point des moyens de transport de plus en plus efficaces.

Avant de découvrir ce qui était Joseph-Armand Bombardier et pour comprendre pleinement son invention, on doit aborder le thème de la condition géographique et de l’utilisation des espaces à ces temps-là au Québec.

Au début du 1900 le Québec compte 1 million 640 mille habitants, beaucoup desquels en hiver se retrouvent complétement isolés. Les températures descendent de plus de 20 °C sous le zéro, la neige couvre pesamment tout le territoire et le Saint-Laurent glace pendant quatre-cinq mois, en menant impossible la navigation.

Au début, ‘les habitants de l’hiver’ se déplacent à force de muscles avec raquettes, skis et traîneaux, qui leur servent à chercher la nourriture et à rompre l’isolement de la saison blanche. Puis on cherche la force dans les animaux, en cherchant à domestiquer au moins une espèce, pour traverser les grands espaces enneigés.

Au cours de l’histoire, l’homme essayera toujours de mettre son génie au service du progrès, pour améliorer les conditions de vie et de transport dans ces pays difficiles à vivre. Dans le XIXe siècle l’avènement du moteur à explosion va révolutionner le transport sur la neige. On commence à utiliser des véhicules sur skis ou sur roues, avec des chenilles, des hélices et des turbines à air.

L’invention de la motoneige se présent alors aussi comme résultat de nombreux impulsions de la période, qui était désormais mûre pour un autre avancement de la technologie.

3. Joseph-Armand Bombardier : le portrait

« Depuis sa jeunesse, il est surtout préoccupé par l'isolement dans lequel sont plongés les villages québécois en hiver. Cet isolement, qui freine les déplacements motorisés, rend son métier saisonnier. Aussi, mettant à profit son génie, Joseph-Armand Bombardier profite-t-il du repos forcé que lui impose l'enneigement pour, justement, chercher un moyen de le vaincre. »[1]

Déjà en enfance, Joseph-Armand Bombardier a toujours été passionné de la mécanique, et il persuade son père de le laisser abandonner ses études pour devenir apprenti mécanicien. « Pareil à une sorte de petit Mozart de la mécanique » [2], il part donc pour Montréal en 1924, où il travaille comme mécanicien le jour et étudie l’électricité et la mécanique le soir. Deux ans plus tard il revient à Valcourt pour y exercer son métier et s’installe dans un garage qui lui construit le père.

Il travaille en modifiant de vieilles voitures et en créant des autoneiges. Il est toujours voté à l’amélioration de ses projets, qui ont évidemment des problèmes (comme l’absence de freins ou l’impossibilité de faire marche arrière), mais qu’il commence à vendre avec un discret succès.

Bombardier donc se fait tout de suite noter pour son envie d’émerger avec quelque chose de nouveau, et surtout d’innover et d’inventer quelque chose qui soit utile à toute la communauté. Pour obtenir une idée de cela on peut seulement regarder la liste des brevets qui lui ont été approuvés : quarante-trois en presque 30 ans.

En outre, on cite un épisode très important et très triste dans son histoire, dans lequel l’ingénieur expérimente sur soi-même le prix de cet isolement : au cours de l'hiver 1934, son fils Yvon meurt d'une péritonite à l'âge de deux ans, à cause de l’impossibilité de le transporter à l'hôpital. Joseph- Armand poussé par la douleur redouble d'efforts pour vaincre enfin l'isolement des campagnes enneigées.

Une de ses inventions les plus importantes fut juste en 1935 le système de traction composé de barbotins et de chenilles, aboutissement de dix années d’efforts intenses. Au fil des ans, l’inventeur modifiera à plusieurs reprises ce système de traction, mais il l’appliquera à tous ses véhicules chenillés, et le principe de base restera le même.

Bombardier décide alors d’entrer officiellement dans le commerce et de ne pas rester dans le champ de la pure exploitation de ses inventions. Le garage devient « L’Auto-Neige Bombardier » et après peu de temps l’entreprise se lance dans la production des modèles B7 et B12, autoneiges avec plusieurs places, utilisées avec de différents buts : pour le service des Postes, pour le transport du bois, pour le transport des écoliers où même des passagers (taxi). Il a réussi à mettre sur le marché un véhicule pouvant circuler sur la neige, quelles que soient les conditions d’enneigement sur les routes et les problèmes de transport en hiver semblent désormais résolus. En outre, le nom Bombardier devient synonyme de véhicules qui passent partout en hiver.

Pendant les années suivantes l’ingénieur réinvente continuellement ses modèles, pour faire face à l’évolution des temps : par exemple, en 1948 le gouvernement provincial décide d’accorder des subventions pour le déneigement des routes de campagne, décision qui réduit la production de moitié et pousse Bombardier à poser l’attention sur les tracteurs de ferme.

En tout cas, l’entreprise est désormais affirmée et Joseph-Armand Bombardier est vu comme personnage ingénieux de l’époque, digne de l’attention de la radio et de la télévision, représentant des exigences des citoyens.

[...]


[1] [http] www.museebombardier.com/fr/content/jab/biographie1926_1938.htm

[2] Imagine – Le magazine du réseau des ingénieurs du Québec. Dossier : les grands du génie. Je me souviens écrit par Valérian Mazataud. Vol. 4 No 2, hiver 2011-2012

Fin de l'extrait de 8 pages

Résumé des informations

Titre
Joseph-Armand Bombardier. Histoire typiquement québécoise? La tentative d'apprivoiser l'hiver
Université
University of Freiburg
Note
1,7
Auteur
Année
2013
Pages
8
N° de catalogue
V215212
ISBN (ebook)
9783656431688
Taille d'un fichier
394 KB
Langue
Français
mots-clé
Bombardier, Joseph-Armand Bombardier, Québec, hiver, Canada, motoneige, ski-doo
Citation du texte
Erica Ricci (Auteur), 2013, Joseph-Armand Bombardier. Histoire typiquement québécoise? La tentative d'apprivoiser l'hiver, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/215212

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