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A Abrégé de l’histoire du racisme……………………………………………3
B 1. Le Pen - président du Front National
1.1 La vie de Le Pen……………………………………...…………….5
2. Le parti d’extrême droite en France – Le Front National (FN)
2.1 L’historique du Front National………………………………....10
C Appel de vigilance aux peuples d’Europe……………………………………28
D Appendice………………………………………………………………..………30
3 A Depuis toujours, la notion de racisme existe : ce n'est pas une idée nouvelle. Cependant le mot racisme est entré dans le Petit Larousse en 1930.
Le racisme est une théorie qui attribue une supériorité à certains groupes ethniques. La France compte 57 millions d'habitants dont 10 millions sont des immigrés. Les immigrés en France viennent du Portugal, d'Espagne, d'Italie, du Maghreb et d'Afrique. Beaucoup d'entre eux sont venus en France dans les années 60 quand l'économie avait besoin de travailleurs.
Le racisme se manifeste de plusieurs façons différentes. Cela peut-être des insultes à l'école, des graffitis sur les murs, des agressions physiques, etc. Les immigrés ont des difficultés à trouver un emploi ou un logement. Xénophobie est un autre mot pour la haine des immigrés.
En effet, les Inuits s'autodésignaient comme hommes contrairement, selon eux, au reste du monde.
Les Grecs se distinguaient des Barbares. Ils se considéraient d'ailleurs comme les seuls hommes libres. De ce fait, ils ne se gênaient pas pour réduire à l'esclavage les populations étrangères.
Les Romains, eux, se sentaient supérieurs à leurs voisins car leur unique but était d'envahir leurs territoires.
Les Égyptiens s'opposaient à ceux qui ne parlaient pas leur langue. Au XVI ème siècle, lors de la conquête du Nouveau Monde, les Espagnols ont instauré le racisme colonial. En effet, ils comparaient les autochtones à des animaux car ceux-ci ne portaient pas d'habits, ils soulevaient de lourdes charges, peignaient leur corps, et ne parlaient pas la même langue que la leur (voir le film Le procès de Valladolid qui montre un procès imaginaire qui s'interroge sur le sort des "Indiens d'Amérique"). Ensuite, les Portugais, les Hollandais, les Français ont suivi l'exemple espagnol. Ils les ont obligés à les servir, tout en les maltraitant.
4
En 1865, l'esclavage a été aboli aux États-Unis. Mais dès 1875 naissent dans plusieurs États américains, comme le Tennessee, des lois imposant la séparation, selon les races, dans les lieux publics (la ségrégation raciale), prônant la discrimination, interdisant les mariages mixtes. Dès le XIX ème siècle on voit apparaître le Ku Klux Klan. En France il a été aboli en 1798.
Jusqu'en 1993, en Afrique du Sud durant l'apartheid, les hommes et les femmes de couleur noire, ont été mis dans des cités-ghettos avec des carnets de contrôle. Dans ce pays on peut indéniablement parler de ségrégation raciale. Depuis 1962, il règne au Rwanda (en particulier) une haine raciale entre Hutus et Tutsis pour une simple différence de domaines agricoles. Ce problème a causé d'horribles massacres qui ont fait des centaines de milliers de morts.
Aujourd'hui encore, même dans nos civilisations occidentales, le racisme continue, malgré le fait qu'il se situe à différents niveaux. En effet, il peut être à un niveau national, comme en République Fédérale de Yougoslavie, où Milosevic a été dictateur raciste.
1 « J'ai dit que les chambres à gaz étaient un POINT DE DETAIL
de l'histoire de la Deuxième Guerre Mondiale.
Je dénie que ces propos aient quelque caractère antisémite.
Je les maintiens. » JEAN-MARIE LE-PEN Site d’internet :
http://liens.multimania.com/escl.htm#L'%20antisemitisme%20et%20ses%20horribles%20actions, de 2001, appelé le 29.11.2001
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Il peut aussi être vécu au quotidien en France, dans la recherche d'emploi par exemple, où l'on peut assister à une véritable discrimination.
Pourtant, le racisme est intolérable car on ne peut pas juger une personne de part la couleur de sa peau, de part ses origines, sa religion ou sa culture. Dans la politique contemporaine c’est Jean-Marie Le Pen et son parti, Le Front National, qui se font les champions d’une politique raciste et xénophobe.
1.1
Jean-Marie Le Pen est né le 20 juin 1928 à la Trinité-
C’est à 16 ans qu’il rejoint le maquis, un fameux groupe de résistance pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Il y arrive au moment où la bataille se termine. Il participe aux derniers combats.
2 « Fils de patron-pêcheur ». Site d’internet : http://www.lepen.tv/, de 2001, appelé le 29.11.2001
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« Ce n’était pas grand-chose mais sur le plan de la Résistance pure je [Le Pen] considère avoir pris beaucoup plus de risques qu’un certain nombre de personnalités qui font carrière depuis quarante ans et qui tirent de cette époque-là des profits matériels, politiques ou littéraires. » 3 Il fait des études de droit au quartier latin de 1947 à 1953, souhaite se faire avocat et mène en même temps le combat contre les communistes. Lorsqu’éclate la guerre d’Indochine, le Pen s’engage dans les parachutistes.
Pour la première fois il entre dans l’arène politique en sortant de la guerre d’Indochine. Interrompant ses études de droit, il entre volontairement, en 1955, dans les combats de Diên Biên Phu.
« Je suis revenu d’Indochine avec la révélation concrète de l’ennemi communiste, de ses méthodes terribles, de sa manière impitoyable de liquider ses adversaires, de sa technique de guerre psychologique, de cette destruction de l’homme par l’intérieur. » 4
De retour en France, Le Pen et ses amis,
3 Rollat, Alain. Les hommes de l’extrême droite. Calmann-Lévy. 1973. P. 16 4 Plenel, Edwy et Rollat, Alain. L’effet Le Pen, Histoire d’un activiste. Calmann-Lévy. 1992. P. 152 5 Poujade, Pierre: « Homme politique français, né à Saint-Céré (Lot) en 1920, fonde en 1953 l’Union de défense des commerçants et artisans qui rassemble surtout les couches modestes de l’artisanat et du petit commerce. Cette union prend la structure d’un parti politique aux tendances nationalistes et colonialistes. Aux élections de janvier 1956, le parti de Pierre Poujade remporte 11% des voix. Le mouvement décline dès 1957 devant la montée du Gaullisme. » Site d’internet : http://www.occitanweb.com/personnages.htm, de 2000, appelé le 10.09.2001 6 Le Pen, Jean-Marie, en campagne électorale à Paris, avec son colistier, le commandant Roger Sauvage, héros de l’escadrille Normandie-Niemen.
Site d’internet : http://www.lepen.tv/, de 2001, appelé le 29.11.2001
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Tenté à nouveau par l’action militaire, Le Pen participe à l’opération de Suez, puis suit son régiment en Algérie de septembre 1956 à mai 1957.
Il est accusé d’avoir torturé un jeune Algérien, chose sur laquelle il refusera toujours de s’expliquer, se bornant à accuser les communistes de mener une campagne contre lui. Réélu député de Paris en 1958, Le Pen siège au groupe des Indépendants-Paysans dont il devient le porte-parole.
Il accueille avec circonspection l’arrivée de De Gaulle au pouvoir et devient rapidement un des ses adversaires lorsque celui-ci engage en Algérie la politique d’autodétermination. En 1962 il perd son siège de député et édite des disques historiques avec des chants de guerre nazis.
En 1965, il soutient l’avocat d’extrême droite
En 1981 il n’obtient pas les signatures nécessaires pour se présenter à la présidence et aux législatives, le Front National n’obtient que 0,35% des voix.
C’est l’année 1983 qui marque le début de l’ascension de Le Pen et de son parti. Le Pen obtient 11,26% des suffrages à Paris et le Front National 16,72% à Dreux lors des municipales. Depuis lors, Le Pen et le Front National s’affirment comme une constante du paysage politique français.
7 Le Pen, Jean-Marie, lors d’un meeting du Front National en 1984,
Site d’internet : http://www.lepen.tv/, de 2001, appelé le 19.11.2001
8
1.2
Depuis son enfance le petit garçon se distingue toujours par un caractère spécial qui le met en marge du reste de la population de son âge.
Sa mère, madame Margerit, se rappelle parfois comme il batifole dans les rues, à ses mains un petit fouet, réunissant ainsi ses camarades et les désignant de son bâton qu’il nomme le vengeur. Très souvent il essaie aussi d’imiter le bruit de la mitrailleuse. Dès l’âge de huit ans il montre un sens d’observation et une forte propension à la propreté. A cette époque il habite encore à la campagne et doit souvent se salir les mains pour faire ses travaux d’épuration, mais c’est déjà sa forte stature qui élève sa tête au-dessus de la masse.
« C’est auprès de son grand-père adoré, Pierre-Marie Hubert Le Pen, un vieux bourlingueur, qu’il apprend l’océan […] et que son imagination s’exalte aux récits de la guerre […] et que se forge le culte du drapeau aux évocations de la Grande Guerre. » 8
Il adore également son père qui est si joyeux, si chaleureux et catholique pratiquant. C’est en 1942, à l’âge de quarante ans que Jean Le Pen, son père aimé, meurt en mer. Pour Jean-Marie c’est la plus grande perte de sa vie et il devient pupille de la Nation.
Chez les jésuites, au collège Saint-François-Xavier de Vannes, il collectionne les cartes postales de bateaux de guerre et rêve de devenir marin parce qu’il croit que « ce métier est réservé à l’élite aristocratique […] et l’image qui symbolise le mieux la France, c’est un drapeau à la poupe d’un navire de guerre. » 9
Ainsi il devient clair que c’est à l’âge de l’adolescence que ses convictions politiques s’ancrent à jamais. Chez Jean-Marie Le Pen « le culte de la patrie, la foi nationaliste s’amarrent à l’éducation catholique dispensée par les jésuites pour devenir un formidable feu intérieur. » 10
8 Rollat, Alain. Les hommes de l’extrême droite. Calmann-Lévy. 1973. P. 15
9 Rollat, Alain. Op. Cit. P. 15
10 Rollat, Alain. Op. Cit. P. 16/17
9
C’est aussi en même temps que son antigaullisme et son anticommunisme se développent de plus en plus. Il devient antigaulliste parce qu’il adore Pétain, l’homme de Verdun, qui est responsable pour la Libération des Français. Il devient anticommuniste à seize ans :
« Chez nous, en Bretagne [..], les communistes étaient […] les gens les moins estimables : ouvriers paresseux, chômeurs professionnels, ratés, aigris. Ces gens-là se sont érigés en vengeurs. Ils ont essayé de déguiser leurs adversaires politiques en traîtres et en mauvais Français et de leur imposer une violence injuste. » 12
A beaucoup d’occasions il met au jour son caractère vaniteux et prétentieux. Pierre
Poujade, un de ses amis les plus importants, le caractérise plus tard tellement quand il rentre de la guerre d’Indochine : « [Il a] un besoin irrésistible d’action, l’esprit d’aventure et un culot monstre, servi par un remarquable talent de tribun. » 13
Il est évident que l’homme est déjà tel qu’on le connaît aujourd`hui : tout d’un bloc, pétrifié dans ses vérités. Chez lui, antigaullisme et anticommunisme riment avec catéchisme.
11 Le Pen, Jean-Marie, est en train d'agresser une élue socialiste au milieu d'une manif. Site d’internet : http://www.multimania.com/resist/fn3.htm, de 2001, appelé le 29.11.2001 12 Rollat, Alain. Op. Cit. P. 17 13 Rollat, Alain. Op. Cit. P. 14
10
Chaque fois qu’il apparaît à la télévision, il présente une double face: celle d’un chef populiste, à tendances fascisantes, et celle de l’homme cultivé qui se sert souvent de l’imparfait du subjonctif et de certaines paroles archaïques.
2.1
Les origines du Front National nous aident à comprendre sa nature. En 1969, le mouvement Ordre Nouveau succède au groupuscule d’extrême droite Occident, dissous le 31 octobre 1968. L’Ordre Nouveau peut être trouvé avant tout dans les universités, particulièrement à Assas et possède à peu près 2000 militants.
Le principal animateur d’Ordre Nouveau est un avocat, Jean-François Galvaire. Il a l’intention de rassembler la famille nationaliste et fait des propos relativement modérés : « J’attache beaucoup de prix à ce que les militants d’Ordre Nouveau se défient de cet attachement à la violence. » 15
14 Site d’internet : http://www.lepen.tv/, de 2001, appelé le 14.11.2001
15 Rollat, Alain. Les hommes de l’extrême droite. Calmann-Lévy. 1973. P. 49
11
Il souligne que l’objectif du mouvement est d’abord « d’empêcher la prolifération du gauchisme » 16 , d’aider à sa « résorption » 17 , avant de « s’insérer peu à peu dans le pouvoir […] par le jeu de la démocratie parlementaire. » 18
Mais l’Ordre Nouveau aime bien donner à ses actions beaucoup de publicité qui lui attire un très grand nombre de sympathisants. Les meetings sont toujours placés sous l’emblème de la croix celtique, tous les participants faisant souvent le salut fasciste, réclamant que Jean-Paul Sartre soit fusillé.
Le language de l’Ordre Nouveau est en train de devenir de plus en plus dur et acharné. Jean-François Galvaire, secrétaire national de ce mouvement, constate un jour:
« Nous sommes le sel de la terre. […] Relève la tête, mon frère, le temps de l’humiliation est passé pour le pays de Jeanne d’Arc et de Napoléon. […] [Il faut] faire les comptes et peut-être dresser des poteaux d’exécution et nettoyer la France des gauchistes car la canaille remonte. La lutte pour la prise du pouvoir est ouverte. » 19
Et François Brigneau, rédacteur en chef de Minute, y ajoute et déclare de tout son cœur : « Il faut faire un parti révolutionnaire, blanc comme notre race, rouge comme notre sang, vert comme notre espérance. » 20
Bref, les responsables de l’Ordre Nouveau veulent doter le nationalisme d’une base populaire solide car la montée des mécontentements sociaux rend une bonne partie des Français plus accessibles à des solutions radicales.
Au début des années soixante-dix, l’atmosphère semble être favorable pour les néofascistes de toute couleur. Il est intéressant de mentionner que le Mouvement social italien obtient 56 députés, le NPD néo-nazi en Allemagne et The National Front en Grande-Bretagne progressent aux municipales.
16 Rollat, Alain. Op. Cit. P. 49
17 Rollat, Alain. Op. Cit. P. 49 18 Rollat, Alain. Op. Cit. P. 49 19 Rollat, Alain. Op. Cit. P. 51 20 Rollat, Alain. Op. Cit. P. 51
12
Le journal Minute et son rédacteur en chef, François Brigneau, demandent l’unification des groupuscules nationaux. Brigneau arrive à imposer cette stratégie au congrès d’Ordre Nouveau, en juin 1972, et cherche un chef charismatique et entraînant. C’est Le Pen. C’est le 5 octobre 1972 que naît le Front National à Paris avec l’ex-député poujadiste comme président, François Brigneau de Minute comme vice-président, Alain Robert, d’Ordre Nouveau, comme secrétaire général.
Il est remarquable de savoir qu’aux législatives suivantes, en mars 1973, le Front National ne recueille que 2,3% des voix. Pendant la dizaine d’années qui suit, le Front National demeurera un parti très petit.
Le Pen force alors les traditionalistes d’accueillir les nationalistes révolutionnaires, c’est-à-dire les néo-fascistes, l’aile dure de l’extrême droite, et notamment François Duprat et ses adhérents qui défendent le négationnisme. 21
Alors le Front National se trouve à l’origine de la thématique anti-immigrés. Pendant les années qui suivent, Le Pen soutient le franquisme en Espagne, Pinochet au Chili et le régime des colonels en Grèce. Lui et son mouvement restent très marginaux :
• Fiasco présidentiel en 1974.
Le Pen n’obtient que 0,74% des suffrages, c’est-à-dire 190 921 voix.
• Echec à nouveau aux municipales de 1977.
A Paris, le Front National doit se contenter de 1,8% des suffrages.
• Déroute aux législatives de 1978 (0,33%).
Avec l’aggravation persistante du chômage, l’arrivée de la gauche au pouvoir, la montée des sentiments anti-immigrés et l’implantation sur le terrain de quelques frontistes, tout va changer. En 1983, Le Pen remporte son premier succès personnel aux municipales avec 11,26% des suffrages dans le XXe arrondissement de Paris.
21 négationnisme: «[L’entreprise négationniste] nie les chambres à gaz hitlériennes et l’extermination
des malades mentaux, des Juifs et des Tsiganes, et de membres des peuples considérés comme
radicalement inférieurs, les Slaves singulièrement [...].»
Vidal-Naquet, Pierre. Les assassins de la mémoire. Seuil. Points Essais. 1987. P. 7
13
Désormais, l’extrême droite compte. 20 ans plus tard, le 23 avril 1995, 15% des voix vont à Le Pen, c’est-à-dire 30% des ouvriers, 25% des chômeurs, 18% des employés et 18% des jeunes de 18 à 25 ans ont voté pour Jean-Marie Le Pen. Aujourd’hui, 10 maires, plus de 1400 conseillers municipaux sont du Front National.
2.2
Aujourd’hui le Front National compte plus de 75 000 membres. Le parti est structuré tellement que l’obéissance au chef est garantie. Le Pen est maître d’un bureau politique ou d’un congrès.
Il est assisté par deux responsables : le secrétaire général Carl Lang et le délégué général Bruno Mégret dont l’intention est de répandre son influence politique et personnel dans le parti.
Ce doublement systématique permet un contrôle réciproque: on le retrouve dans les structures départementales, dans lesquelles chaque secrétaire général est flanqué par un secrétaire général adjoint.
Il est remarquable que, autour de Jean-Marie Le Pen, se trouvent des dizaines d’anciens nazis et de fascistes qui travaillent au développement, à l’organisation et à l’enracinement du parti :
22 Marianne. N°49. 30.03.1998. P. 13
14
• Léon Gaultier : ancien lieutenant Waffen SS
• Gilbert Gilles : ancien adjudant Waffen SS
• Marc Augier: alias Saint-Loup, écrivain, ex-SS
• Pierre Busquet : Ancien de la division Charlemagne
• Schoenhuber : ancien Waffen SS
• Victor Barthélemy : Ancien de la légion des volontaires français contre le Bolchevisme 23
24
Le système Le Pen ne se contente pas de construire un parti mais de créer des organisations satellites au sein ou aux frontières du Front National : « des organisations qui tendent à constituer une véritable sous-société national-frontiste. » 26 L’organisation du parti ressemble un peu au modèle du Parti communiste dans sa période de puissance.
23 Chebel d’Appolonia, Ariane. L’Extrême droite en France. De Maurras à Le Pen. Editions Complexe. 1988. P. 332 24 Avec l’ancien Waffen-SS Schoenhuber Site d’internet : http://www.chez.com/nats/organisa.htm, de 2001, appelé le 29.12.2001 25 Avec Gilbert Gilles : un "ancien" de la division Charlemagne Site d’internet : http://www.chez.com/nats/organisa.htm, de 2001, appelé le 15.12.2001 26 Balland, François. Le Front National en politique. Coll. « Fondements ». 1992. P. 219
15
Parmi ces structures aidant à la pénétration lepéniste dans la société, on trouve le Front National Jeunes créé en 1974. Le FNJ réunit les lepénistes âgés de 16 à 25 ans et 28 ans pour les dirigeants. Le mouvement des jeunes du Front National ne dispose d’aucune autonomie par rapport à l’organisation mère.
Le FNJ possède 15 000 adhérents. Dirigé par Samuel Maréchal, gendre de Le Pen, dont il a épousé la seconde fille, Yann, le FNJ voue un culte total au chef de l’extrême droite française. Il sert de vivier pour la formation des futurs dirigeants, tel Carl Lang, secrétaire général du Front National et ancien dirigeant du FNJ.
L’essentiel demeure pourtant la création de cercles nationaux destinés à être des structures d’accueil pour les amis du Front National. Là-bas, les membres du Front diffusent les messages lepénistes au sein de leur profession et de leur milieu. Les cercles s’intéressent à tout : éducation, femmes, agriculture, etc. Mais il faut voir clairement que les cercles nationaux « se révèlent être des coquilles vides qui ne rassemblent que des militants du Front National. » 27
Le cercle national des agriculteurs de France contribue aux progrès du Front National en milieu rural.
Le cercle national des femmes d’Europe fait le lien avec les mouvements anti-avortement. Le Front National cherche même à rallier quelques juifs à travers le cercle des juifs de France et à se lier de plus en plus aux catholiques traditionalistes.
Dans un autre secteur, le cercle national des combattants réunit militaires et anciens combattants et forme des cadets au château de l’ex-empereur Bokassa.
27 Le Nouvel Observateur. N° 1669. 31.10.1996. P. 4/5
16
La Fédération professionnelle indépendante de la police (FPIP) est une organisation amie de même que l’Association nationale pour le rétablissement et l’application de la peine de mort.
« L’armée et la police, comme les organisations qui évoluent autour, sont donc des terrains privilégiés pour la pénétration de certains thèmes du national-frontisme. » 28
« Je suis partout » 29 , pourrait ainsi conclure Le Pen.
28 Balland, François. Le Front National en politique. Coll. « Fondements ». 1992. P. 234
29 Le Nouvel Observateur. Op. Cit. P. 4
19
2.3.2
Quant au programme du Front National, le parti souligne toujours la préférence nationale, c’est-à-dire : Les Français d’abord ! Quoi de plus simple ? A première vue, qu’est-ce qu’il y a de plus légitime ?
Pour Le Pen c’est tout à fait normal de préférer la fille à la cousine et la cousine à la voisine etc. Ce principe peut être formulé de manière plus abstraite et intellectualisée : préférence nationale d’abord, préférence européenne ensuite, rejet du mondialisme.
L’égoïsme du Front National doit être clairement rejeté parce qu’il est immoral et absurde.
Immoral car il dénie toute forme de solidarité. Cela veut dire que le Sud peut mourir de faim alors que le Nord s’empiffre et l’immigré peut crever la misère alors que moi je m’enrichisse.
Absurde, car il aboutit à une impasse. Absurde également parce qu’expulser les étrangers d’une commune pour les envoyer dans la commune voisine, les délinquants d’un quartier pour les repousser dans l’autre, ne fait que déplacer le problème.
Tout de même, tout Etat doit, par nécessité pratique, exercer une sorte de préférence nationale en protégeant ses citoyens. Certains droits sont légitimement réservés aux nationaux, par exemple celui d’élire les dirigeants du pays. D’autres droits, au contraire, appartiennent à tous les hommes parce qu’ils sont des êtres humains.
Site d’internet : http://www.lepen.tv/, de 2002, appelé le 29.01.2002
Site d’internet : http://www.lepen.tv/, de 2002, appelé le 29.01.2002
20
La difficulté consiste donc à définir quels droits sont universels, quels droits ne sont que nationaux. Et, parmi les droits sociaux, lesquels sont réservés aux résidents travaillant régulièrement en France, lesquels valent pour tous.
Ainsi je pense qu’un droit minimal à la préservation de la vie doit être reconnu pour tout être humain: si un immigré en situation irrégulière se fait renverser en traversant la rue, la plupart des gens admettront qu’une ambulance le transporte à l’hôpital. Mais l’étranger irrégulièrement en France n’a pas accès à la Sécurité sociale et au remboursement des soins.
En revanche, l’étranger travaillant régulièrement en France, payant ses impôts et ses cotisations sociales, a droit aux prestations sociales, exactement comme un Français dans la même situation.
Ici ce démontre, comme je crois, le désaccord entre
Le problème, à mon avis, c’est que l’extrême droite prône, derrière le vocable paisible de préférence nationale, une discrimination raciste. Le Pen et son parti ne condamnent pas les étrangers en général, mais les Maghrébins en particulier. Ce qui est le fond de l’idéologie du Front National, ce sont toutes les attaques contre les Arabes et les dénonciations du métissage.
Site d’internet : http://www.lepen.tv/, de 2002, appelé le 30.01.2002
Site d’internet : http://www.lepen.tv/, de 2002, appelé le 28.01.2002
21
2.4
L’ère après Le Pen a déjà commencé. Le déclin du système Le Pen s’annonce depuis longtemps. Depuis 25 ans le Front National est sa chose et il ne voit pas venir le danger Mégret. Celui-ci et son clan posent un nouveau problème pour Le Pen.
A l’heure présente le problème de la succession de Le Pen se montre de manière de plus
en plus urgente et aiguë.
Depuis quelques années il y a des querelles profondes entre les différents courants, quelquefois profondément hostiles les uns aux autres, qui traversent l’extrême droite et que l’on retrouve au sein du Front National, c’est-à-dire entre Le Pen et Mégret. Les deux courants les plus relevants au milieu du Front sont le catholicisme traditionaliste représenté par Le Pen et le paganisme 35 celtique de Mégret. Si Le Pen avait réussi à bien balancer ces deux éléments, on aurait pu facilement éviter l’éclatement du Front National et son inimitié interne.
C’est depuis décembre 1998 que le processus de l’autodestruction du Front National commence.
Mégret, jusqu’ici le bras droit du président, conteste son autorité et réclame en même temps la première place sur la liste aux élections européennes. Il s’efforce de « transformer le Front National en parti de gouvernement avec l’objectif de prendre le pouvoir, sinon d’y participer. » 36 La conséquence en est qu’au conseil national du parti éclate une guerre ouverte entre lepénistes qui se composent de « catholiques traditionalistes, pétainistes et la vieille garde de Le Pen » 37 et mégretistes. La réaction du leader en est l’expulsion des félons et des traîtres.
35 « A l'origine, on traitait de païen toute personne non-chrétienne. Très vite ce terme spécifiait particulièrement les tribus non- évangélisés de l'Europe (Celtes, Germains, Baltes etc) et les indigènes des Amériques. Aujourd'hui on rassemble sous la mention paganisme tous les cultes inspirés des anciennes religions européennes. Mais aussi celle du proche orient (Egypte) et parfois les religions des Indiens d'Amérique du nord et des tribus sibériennes. » Site d’internet : http://dianasasse.multimania.com/paganisme.htm, de 2001, appelé le 22.01.2002 36 Darmon, Michaël et Rosso, Romain. L’après Le Pen. Editions du Seuil. Février 1998. P. 10 37 Darmon, Michaël et Rosso, Romain. Op. Cit. P. 31
22
Les deux camps divorcent et se disputent l’étiquette FN et le patrimoine du parti. Après de longues querelles la justice désigne finalement Le Pen comme président légitime. Il est intéressant d’observer que Mégret réagit tout de suite en fondant son propre parti nommé le MNR. Celui-ci possède une « conception pragmatique de la politique » et cherche « une alliance avec la fraction rénovée du RPR 39 et l’UDF 40 . » 41 Aux élections européennes, le Front National et le MNR ne sont capables que de réaliser des scores médiocres. Mais les élections municipales montrent que l’extrême droite est loin de disparaître.
38 « Des zéros qui s’en veulent, qui se haïssent »
Site d’internet : http://www.multimania.com/las/lib.htm, de 2001, appelé le 15.10.2001 39 Le RPR: « Fondé en 1976 par J. Chirac, le RPR est l’héritier direct du mouvement gaulliste et représente la droite conservatrice. Il s’engage pour l’indépendance et la souveraineté de la France et est allié à l’UDF au sein de l’Union pour la France. » OStR Leitzgen, Günter. Nouveaux Horizons 1 - Ausgabe B. Klett Verlag. 1996¹. P. 146 40 L’UDF: « Fondé en 1978 par Valéry Giscard d’Estaing, l’UDF est une fédération de plusieurs partis de centre-droite. L’UDF est pro-européenne et favorable au libéralisme économique. Elle est alliée au RPR. » OStR Leitzgen, Günter. Op. Cit. P. 146 41 Darmon, Michaël et Rosso, Romain. L’après Le Pen. Editions du Seuil. Février 1998. P. 10
23
2.5
Aux dernières élections municipales, à Orange en Provence, un candidat du Front National s’impose en tête des suffrages.
« Et cela avec un résultat record de 59,97% ! » 42 Depuis ce jour, Jacques Bompard introduit l’idéologie frontiste à sa ville. Pendant sa campagne électorale, le candidat promet un véritable changement : il veut une nouvelle politique basée sur les idées nationalistes du Front National.
Tout d’abord, sa première promesse est une baisse immédiate des impôts. Pour faire cela, il tente de réduire les frais de la Mairie. Il commence par négocier les prix des repas des enfants mangeant à la cantine scolaire puis il fait payer aux parents encore plus cher créant ainsi un nouvel impôt indirect.
Ensuite il réduit les frais de chauffage en ne chauffant plus les salles de cours des élèves de primaire. De plus, il arrête de subventionner le Secours Populaire, une maison de retraite et plusieurs clubs de sport. Malgré toutes ces subventions supprimées, les impôts de la ville ne baissent pas, ils augmentent même légèrement.
De plus, le Front National promet une ville propre aux Orangeois. Le parti se contente simplement de nettoyer les beaux quartiers, ne s’occupant pas de la propreté de la cité. « Il a financé l’aménagement du centre-ville. Rues, façades et places ont été embellies. » 43 Dans une discussion, le maire d’Orange déclare que la cité comporte trop d’Arabes.
Nonna Mayer, chercheuse au Centre d’étude de la vie politique française, constate : « Le Sud-Est […] est une région qui accueille une importante population maghrébine. Sur le plan psychologique, les gens ont le sentiment d’être en première ligne. » 44 Le maire décide donc de ne plus les aider. « S’il existe un sentiment anti-arabe, c’est la faute du gouvernement qui leur donne plus de droits. » 45
42 Bos, Jean-Michel. Le Front National en Provence. Écoute 8/2001. P. 20
43 Bos, Jean-Michel. Op. Cit. P. 21
44 Bos, Jean-Michel. Op. Cit. P. 21
45 Bos, Jean-Michel. Le Front National en Provence. Écoute 8/2001. P. 21
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Ceci montre bien que le Front National est un parti xénophobe et raciste, c’est-à-dire anti-citoyen.
Jacques Bompard promet aussi une baisse de la délinquance. Mais il n’est pas capable de réaliser cette promesse parce que le taux de la délinquance augmente. En fait le maire crée une sorte de police du Front National. Avec cette mesure il fait régner un climat de terreur sur Orange et ainsi il empêche la liberté d’expression en appliquant une censure.
A Orange, la réalité est bien différente de ce qu’espèrent les électeurs de Front National.
Le maire place une grande partie de sa famille, de ses amis et des membres du parti dans des rôles importants de la ville. Par exemple, il n’hésite pas à faire pression sur la directrice de l’Office de Tourisme à l’aide de menaces, de coups de téléphone anonymes, etc. pour la faire remplacer par son neveu. Le maire crée aussi un centre culturel pour les jeunes pour y propager les idées frontistes.
Tout ceci nous montre les conséquences que peuvent avoir un parti comme le Front National sur une ville telle qu’Orange en bafouant les libertés les plus simples. Nous pouvons donc dire que la France pourrait être bouleversée si un tel parti accédait au pouvoir.
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2.6
Elections présidentielles
Elections européennes
Insignifiant dans les années soixante-dix, existant dans les années quatre-vingt, voici le Front National puissant au milieu des années quatre-vingt-dix.
Les élections ponctuent la progression de l’extrême droite en France : percée nationale aux européennes de 1984, amplification lors de la présidentielle de 1988, confirmation locale aux régionales de 1993, franchissement de la barre symbolique des 15% au premier tour de la présidentielle, le 23 avril 1995, où 4,5 millions d’électeurs votent Le Pen, et, pour la première fois, succès municipal deux mois après, avec 13% des voix dans les villes de plus de 9000 habitants où le Front National présente des candidats.
Beaucoup de spécialistes soulignent une mutation sociologique du vote d’extrême droite, c’est-à-dire un recul dans les catégories traditionnelles de la droite ( retraités, cadres supérieurs, commerçants et artisans). Mais on reconnaît une percée populaire dans les milieux des ouvriers ou des employés, et chez les chômeurs.
On remarque que le Front National devient le premier parti ouvrier de France, puisque 30% d’entre eux votent Le Pen le 23 avril 1995 contre 21% pour Jospin. Les électeurs qui ont voté la gauche auparavant s’adressent maintenant à Le Pen.
46 Site d’internet : http://www.egly.org/derniereselections.html, de 1999, appelé le 01.09.2001
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Sur le plan sociologique il y a un transfert de voix de la gauche vers l’extrême droite concernant particulièrement les régions les plus touchées par la crise économique: la Haute-Normandie, la Picardie, le Nord-Pas-de-Calais, la Champagne-Ardenne et l’Est alsacien.
Comment arrêter ces hémorragies, comment reconquérir les « gaucho-lepénistes ? » 47 Pascal Perrineau, qui pose le problème directement, oppose deux stratégies: « celle du renoncement à ces électeurs – et, en conséquence, d’une diabolisation globale du Front National – et celle d’une tentative de reconquête par la lutte politique et idéologique contre les thèses de l’extrême droite. » 48
Pour finir, il se pose une question : pourquoi les électeurs du Front National n’ont-ils pas conscience du risque qu’ils prennent pour eux et la démocratie en votant en faveur d’un parti raciste et xénophobe ?
On peut facilement avancer un argument grave : globalement, le niveau culturel des électeurs de l’extrême droite est le plus faible de tous les partis. Il rassemble « le plus grand nombre de démunis qui ont des difficultés à s’intégrer dans la société, à analyser et à maîtriser son fonctionnement et ses évolutions. » 49
2.7
Malgré les lois de plus en plus strictes sur l’expression de propos racistes, le Front National réussit à transmettre ses idées immorales sans tomber dans l’illégalité. En effet, ils arrivent à faire comprendre leurs opinions sur l’immigration ou l’inégalité des races par de nombreux sous-entendus ou allusions, sans enfreindre les lois existantes. Et en cas que certains extrémistes soient punis par la justice pour avoir dépassé les limites légales, en affirmant, par exemple, qu’il existe des races inférieures, ils prônent la liberté d’expression.
47 Perrineau, Pascal. Les électeurs inattendus du Front National. Le Nouvel Observateur. 23 août 1995. P. 9 48 Perrineau, Pascal. Op. Cit. P. 10 49 Brocard, Véronique. Les raisons du vote FN. Télérama. N° 2516. 1 er avril 1998. P. 11
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Voilà quelques voix de la presse francaise concernant l’interdiction du Front National :
« Si nous rendons inéligible Le Pen, c’est l’émeute dans la rue. » 50 « Vieille antienne reprise à chaque nouvelle flaque de sang, et dont les choristes savent bien l’inanité : on ne dissout pas une organisation recueillant 15% des suffrages. » 51
« Alors, faut-il interdire Le Pen ? A mon humble avis, ce devrait être fait depuis longtemps. » 52 « N’est-il pas temps d’interdire le Front National? » 53 « Il faut avant tout dissoudre le Front National. » 54
Nous trouvons ici deux points de vue radicalement opposés. Je dirais que les questions sont plus importantes que les réponses. L’erreur n’est pas d’avoir trop longtemps toléré le Front National, l’erreur est de ne pas avoir sérieusement posé la question de son interdiction, autrement dit, la question abstraite de la limite du tolérable dans un Etat démocratique. La question est combien de liberté on laisse aux ennemis de la liberté ?
A l’heure présente, il est trop tard d’interdire ce parti à mon avis. On aurait dû
l’interdire dès sa naissance. Le nombre des Français qui le soutiennent est devenu trop grand. Il faudrait motiver et persuader les électeurs francais de s’écarter de ce parti.
Le Front National n’est pas un parti fasciste, au sens propre du terme. Il agit par intimidation, voire avec violence, dans la tradition fasciste et ne tente pas de prendre le pouvoir par la force.
Mais le Front National n’est pas pour autant un parti démocratique. Il défend un programme discriminatoire, contraire à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et aux principes constitutionnels qui fondent notre société.
Disons alors que ce n’est pas un vrai parti démocratique et apprenons à le traiter autrement que les autres.
50 Clement, Pascal. Le Monde. 18 mai 1990. P. 18
51 Bernard, Christine. Ras-l’Front. N° 30. Juin 1995. P. 9
52 Langlois, Bernard. Politics. 17 mai 1990. P. 12
53 Bruckner, Pascal. Le Monde. 17 mai 1990. P. 6/7
54 Touraine, Alain. Le Nouvel Observateur. 24 mai 1990. P. 4
28
Il y a une loi francaise qui permet aux maires de refuser de l’accueillir : Michel Vauzelle, le nouveau maire socialiste d’Arles, a interdit l’université d’été du Front National, prévue dans sa ville en septembre 1995. Il a motivé sa décision par « un risque grave au bon ordre, à la sûreté, à la sécurité publique dans une région particulièrement sensible à la montée du fascisme depuis les dernières élections municipales […] » 55
Une telle décision n’a pas manqué d’être critiquée par beaucoup de gens : le Front National n’est pas un parti interdit. Il a donc le droit de se réunir. Il est antidémocratique de l’empêcher comme Monsieur Vauzelle l’a fait.
C
A priori, jamais les peuples d’Europe ne pourraient voter consciemment pour un parti
d’extrême droite. En effet, des peuples fondés sur le métissage et l’immigration conçoivent, en général, des idées libérales. Le vote pour la préférence nationale irait à l’encontre de la nature tolérante de la plupart des hommes.
Mais l’inconscience des hommes a déjà été démontrée, notamment lorsque le nazisme a pu arriver au gouvernement pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Il faut donc rester très prudent, car ce phénomène pourrait se reproduire de nos jours avec certains partis d’extrême droite. Il convient donc de mettre en place des solutions pour lutter activement contre ces partis racistes.
55 Girodoux, Francois. Le Monde. 20 octobre 1995. P. 14
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Tôt ou tard, si on ne les combat pas, leur influence pourrait devenir considérablement dangereuse. En effet, leur programme politique est fondé sur la crise actuelle, car ils disent pouvoir remédier au chômage et aux fléaux de société. Ainsi, beaucoup de personnes sont tentées de les élire, face à ce programme alléchant. Mais ils ne se doutent pas de la véritable idéologie de l’extrême droite moderne, prête à employer ses propres méthodes pour conquérir un pays.
Face à l’intolérance, au racisme, à la violence morale et physique, à la corruption, et à la discrimination, l’Europe doit réagir rapidement et efficacement. Les populations européennes et du monde entier, bien que mises en difficulté par la conjoncture, doivent penser avant tout aux conséquences qu’apporterait un vote en faveur des partis d’extrême droite.
En réalité, ils établiront d’autres méthodes plus totalitaires s’ils arrivent au pouvoir. Ainsi, la démocratie et la liberté de chacun risqueraient de se trouver implacablement en danger de survie. On peut toujours jouer avec le feu et ignorer l’idéologie qui habite ces hommes, tellement pressés de parvenir au pouvoir.
A ceux qui ne ressentent ni l’inquiétude, ni l’écœurement en constatant les actes de ce
parti, je voudrais leur dire de faire attention à ne pas se laisser entraîner par les idées de ces hommes ultra nationalistes !
30
Livres
• Chebel d’Appolonia, Ariane. L’Extrême droite en France. De Maurras à Le
Pen. Editions Complexe. 1988
• Darmon, Michaël et Rosso, Romain. L’après Le Pen. Editions du Seuil. Février 1998
• Leitzgen, Günter (OStR). Nouveaux Horizons 1 - Ausgabe B. Klett Verlag. 1996¹
• Plenel, Edwy et Rollat, Alain. L’effet Le Pen, Histoire d’un activiste. Calmann-Lévy . 1992
• Rollat, Alain. Les hommes de l’extrême droite. Calmann-Lévy. 1973
• Vidal-Naquet, Pierre. Les assassins de la mémoire. Seuil. Points Essais. 1987
Magazines /Journaux
• Balland, François. Le Front National en politique. Coll. « Fondements ». 1992
• Bernard, Christine. Ras-l’Front. N° 30. Juin 1995
• Bos, Jean-Michel. Le Front National en Provence. Écoute.8/2001
• Brocard, Véronique. Les raisons du vote FN. Télérama. N° 2516. 1 er avril 1998
• Bruckner, Pascal. Le Monde. 17 mai 1990
• Clement, Pascal. Le Monde. 18 mai 1990
• Girodoux, Francois. Le Monde. 20 octobre 1995
• Langlois, Bernard. Politics. 17 mai 1990
• Le Nouvel Observateur. N° 1669. 31.10.1996
• Marianne. N° 49. 30.03.1998
• Perrineau, Pascal. Les électeurs inattendus du Front National. Le Nouvel Observateur. 23 août 1995
• Touraine, Alain. Le Nouvel Observateur. 24 mai 1990
Quote paper:
Herbert Spitzner, 2002, Le Front National: l’extrême droite en France , Munich, GRIN Publishing GmbH
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DOI
Untersuchungen zum gegenwärtigen Stand der Konversion von Biobrennstof...
Project Report, 65 Pages
Das Phänomen Front National - eine Bestandsaufnahme
Politics - Political Systems - General and Comparisons
Termpaper, 18 Pages
Internet - technique possibilites problemes et impact sur la societe
Romance Languages - French Studies - Culture
Termpaper, 31 Pages
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