Le christianisme sous l'influence de la religion et de la vision du monde des Africains. Aspects de la mission chrétienne, le syncrétisme et la «Théologie Noire»


Exposé Écrit pour un Séminaire / Cours, 2004
13 Pages, Note: 1,2

Extrait

Table des matières

1. Introduction

2. Les religions autochtones en Afrique
2.1 La religion naturelle
2.2 Le christianisme en Éthiopie

3. Le déroulement de la christianisation et ses résultats
3.1 Le christianisme des missionnaires
3.2 Le syncrétisme et les églises autonomes
3.2.1 Exemple: Le Kimbanguisme

4. Une nouvelle orientation théologique: La «Théologie Noire»

5. Conclusion

6. Bibliographie

1. Introduction

Selon Matthieu 28, 18–20 (l’ordre baptismal de Jésus-Christ) le christianisme est une religion de caractère missionnaire. Le terme «mission» se réfère à la propagation de l’Evangile de Jésus-Christ qui vise à christianiser autant de gens que possible. Par différentes étapes, qui seront retracées au troisième chapitre, le christianisme s’est répandu sur le continent africain. Là, il a rencontré une propre culture qui s’est développée dès l’Antiquité. Sur l’arrière-plan de cette réalité africaine, les missionnaires sont requis de consentir à la pensée et aux coutumes africaines s’ils veulent atteindre une réelle compréhension du message chrétien. Il est important d'étudier les mythes et les convictions religieuses des Africains pour juger le procédé et les résultats des efforts missionnaires et pour comprendre dans quelle mesure le christianisme est compatible avec les traditions du pays africain. Au cours de ce mémoire j’essaie de présenter les relations mentionnées. Après une description des caractéristiques les plus importantes de la religion naturelle africaine au deuxième chapitre, je montre les différents aspects de la mission pendant l’époque de la colonisation et les amalgames qui se sont formés entre les deux cultures. L’intégration d’un christianisme authentique qui donne la possibilité de trouver une nouvelle identité à l’Africain est un défi pour la théologie moderne. Au dernier chapitre l’exemple de la «Théologie Noire» explique l’importance d’une propre réflexion théologique et aiguille la vue sur une nouvelle compréhension de l’Ecriture sainte.

2. Les religions autochtones en Afrique

Sur le continent africain on discerne mille groupes ethniques différents.[1] Malgré la diversité des cultes la vision du monde et les principes religieux de la société multiculturelle africaine sont pareils. Dès le Moyen Age la croyance et les rites traditionnels n’ont pas changé. On explique cela par le fait que l’invasion des colonisateurs freinait l’évolution générale des Africains. En maintenant leurs traditions les Africains se protégeaient contre l’aliénation et pouvaient se délimiter des Européens.[2]

2.1 La religion naturelle

La religion originaire ne se réfère pas à une source écrite. Chaque membre d’une tribu est un représentant de la croyance et transmet par ses actes et sa vie les traditions d’une génération à l’autre. La religion est prise pour un principe ontologique. L’homme est une créature religieuse qui se trouve au centre du monde (vision anthropocentrique). Tous ses éléments, la nature, les morts et les individus à naître participent à la vie qui est déterminée d’une énergie vitale qui s’appelle –NTU.[3] C’est pour cela que tous les événements sur terre ont une signification religieuse, par exemple le coucher du soleil, la chasse, le battre du tambour, la naissance d’un bébé …. La vie sociale et la vie religieuse sont réunies dans la communauté d’une tribu ou de la famille, qui dominent sur l’individu. A cause de la relation profonde entre les membres d’une tribu, les biens matériaux et les travaux sont répartis entre eux.[4] Mais il n’y a pas d’aspirations missionnaires parmi les tribus et dehors de la propre communauté les règles sociales n’ont pas de validité. Les Africains ne connaissent pas la différenciation entre monde profane et sacral, entre ce côté et l’autre côté, entre ciel et terre. Comme l’univers est une unité religieuse qui ne doit pas être dérangée, les Africains ont du respect de la nature et la considèrent comme divine. Derrière les substances visibles des choses il y a des énergies spirituelles. Chaque arbre, chaque pierre et chaque ustensile est animé. On parle de l’animisme au cas où on attribue un pouvoir magique aux objets comme c’est le fait chez les amulettes, les figures en bois et les autres fétiches des Africains.[5]

Seulement le présent et le passé représentent du temps réel, parce que l’homme produit le temps par ses actes. En étant vécu le temps gagne d’importance. Les événements prévisibles forment le temps potentiel, mais la notion de l’avenir n’existe pas.[6] La journée est mesurée par le déplacement du soleil, le mois par les travaux agricoles comme la récolte et les années par des événements personnels comme le mariage. L’idée de la fin du monde ou d’une existence dans un futur régime est incompréhensible pour un Africain.[7] Mais quand même, les Africains ont la croyance en une vie après la mort. Il existe l’idée de la réincarnation et de la métempsychose. Mais en premier lieu la mort est tenue pour la transition de l’existence physique à une autre forme d’existence en deçà. Les défunts restent dans la même couche sociale et participent également à la vie de leur famille. La première station est la période de Sasa qui dure environ cinq générations et qui comprend la mémoire concrète des familiers. Pendant cette période le ‘vivant-mort’ a les mêmes besoins qu’avant et sa famille le pourvoit de sacrifices de boisson et de nourriture. Le défunt (‘vivant-mort’) ne meurt définitivement qu’après ce temps. Il entre dans le Samani qui représente le passé éloigné (le village des morts) où les aïeux sont honorés en collectivité. Le statut d’un revenant dans le Samani est le dernier destin de l’homme.[8] Comme les ancêtres ont une nature spirituelle et sont en même temps liés avec les vivants, ils ont le rôle d’intermédiaires entre Dieu et leur ancienne famille. C’est pour cela qu’ils influencent directe et indirectement le bonheur de leurs familles. Le culte des ancêtres comprend des fêtes commémoratives, des sacrifices[9] et leur consultation avant de décisions importantes. Quelquefois les Africains croient qu’ils sont également issus d’un certain animal, e. g. du serpent. Au culte du totémisme ils vénèrent leurs ancêtres avec des masques demi homme – demi animal.[10]

Toutes les tribus connaissent un Dieu créateur, qui est hors de chaque catégorie. Il est tout-puissant, omniscient et il représente l’origine des toutes les existences. Les revenants, les âmes des morts, la nature et la magie proviennent de Dieu. Pour les Africains il est en même temps transcendent (‘déisme’) et immanent. Son pouvoir est plutôt de manière pratique, parce qu’il se montre par les phénomènes naturels, comme la pluie. Bien que n’existent pas d’images de Dieu, les Africains attribuent au Dieu des caractéristiques anthropomorphes, comme l’amour et la fureur. A cause de leur profonde crainte de Dieu, les Africains essaient de le rendre conciliant et de le disposer favorable à leurs désirs par de différentes cérémonies traditionnelles.[11] Les mythes de création sont fort liés à la culture et à l’économie d’une région. Il y a l’idée que Dieu a créé le monde comme menuisier ou comme potier. La tradition des Ife raconte d’une situation initiale dans laquelle la terre était complètement couverte d’eau. Dieu a envoyé son frère avec une poule énorme sur terre. Cette poule a gratté jusqu’au moment où une colline s’est formée – la terre.[12] Les chefs de tribu ou les rois[13] sont des gens élus par Dieu, qui doivent suivre des règles particulières pour vénérer Dieu et ainsi déterminer le destin de leur peuple. Leurs ancêtres peuvent parvenir au statut d’une déité.

Toute la vie est influencée de pouvoirs magiques. Une maladie a toujours une raison intérieure et une raison extérieure. La malédiction d’un magicien, la dispute avec un ancêtre ou un mauvais acte qui indigne une déité peuvent aboutir à une maladie ou à une récolte déficitaire.[14] Pour réconcilier la déité et pour se protéger contre les mauvaises influences on a besoin d’un maître spirituel ou d’un guérisseur. Ces personnes, doutées de pouvoirs prodigieux, exercent des rites avec des objets magiques, comme des os, des plumes ou des figures divines afin de diriger l’énergie de vie –NTU. De cette manière un traitement curatif vise non seulement au corps mais aussi à la psyché.[15] A part cela, il y a des magiciens qui savent interpréter les oracles naturels comme le vol des oiseaux et qui savent provoquer la pluie. Une des sources écrites les plus âgées est l’épopée des Mandingo «Soundjata», qui a été fixée par un chansonnier du roi entre 1230–1255 et qui témoigne des rites et des pratiques mentionnés.[16]

[...]


[1] C. f. John S. Mbiti (11974): Afrikanische Religion und Weltanschauung, p. 1.

[2] C. f. Heinrich Loth (11985): Vom Schlangenkult zur Christuskirche. Religionen und Messianismus in Afrika, p. 14 et 19.

[3] -NTU est une désinence synthétique de noms qui marque que l’énergie vitale anime l’objet (le nom). C. f. Bénézet Bujo (1976): „Kultur und Christentum in Afrika. Bemerkungen zu einem Aufsatz“, in: Nouvelle Revue de science missionnaire 32/1, p. 212–214.

[4] C. f. Heinrich Loth (11985): Vom Schlangenkult zur Christuskirche. Religionen und Messianismus in Afrika, p. 23– 29.

[5] C. f. au même endroit, p. 41– 46.

[6] Il n’existe pas de forme verbale pour le futur.

[7] C. f. John S. Mbiti (11974): Afrikanische Religion und Weltanschauung, p. 19–29.

[8] C. f. au même endroit, p. 32–35.

[9] Les sacrifices humains sont rares. Seulement au cas d’un pèche grave le sacrifice d’un esclave était possible.

[10] C. f. Heinrich Loth (11985): Vom Schlangenkult zur Christuskirche. Religionen und Messianismus in Afrika, p. 51– 56.

[11] C. f. John S. Mbiti (11974): Afrikanische Religion und Weltanschauung, p. 35–48.

[12] C. f. Heinrich Loth (11985): Vom Schlangenkult zur Christuskirche. Religionen und Messianismus in Afrika, p. 78.

[13] L’apogée de la royauté africaine est entre le 12ième et 16ième siècle au Sud de l’Afrique.

[14] C. f. Cécé Kolié (11989): „Jesus – Heiler?“, in: Der Schwarze Christus. Wege afrikanischer Theologie, p. 118.

[15] C. f. Heinrich Loth (11985): Vom Schlangenkult zur Christuskirche. Religionen und Messianismus in Afrika, p. 56–60.

[16] C. f. au même endroit, p. 56.

Fin de l'extrait de 13 pages

Résumé des informations

Titre
Le christianisme sous l'influence de la religion et de la vision du monde des Africains. Aspects de la mission chrétienne, le syncrétisme et la «Théologie Noire»
Université
University of Tubingen  (Romanisches Seminar)
Cours
Francophonie et intégration
Note
1,2
Auteur
Année
2004
Pages
13
N° de catalogue
V46627
ISBN (ebook)
9783638437769
ISBN (Livre)
9783638763974
Taille d'un fichier
485 KB
Langue
Français
mots-clé
Africains, Aspects, Noire», Francophonie
Citation du texte
Anita Glunz (Auteur), 2004, Le christianisme sous l'influence de la religion et de la vision du monde des Africains. Aspects de la mission chrétienne, le syncrétisme et la «Théologie Noire», Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/46627

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