Assia Djebar: "Femmes d’Alger dans leur appartement " close
Assia Djebar: "Femmes d’Alger dans leur appartement "

Sous-titre: Éclairage biographique & Résumé et analyse de l’œuvre
Auteur: Sarah Breitkopf
Matière: Interprétation / Traduction



Détails

Institution/Université: Johannes Gutenberg-Universität Mainz
Catégorie: Exposé écrit pour un séminaire / cours
Année: 2004
Pages: 17
Note: 2,7
Bibliographie: ~ 4  Entrées
Langue: Français
Taille d'un fichier: 67 KB
N° d'archive: V115708
ISBN (E-Book): 978-3-640-17087-6

Résumé / Abstract

«Femmes d’Alger dans leur appartement» est également le titre d’une oeuvre de la femme écrivain Assia Djebar et des deux tableaux du peintre Eugène Delacroix. En 1832, pendant un court séjour à Alger, Delacroix a l’occasion de visiter un harem. Inspiré par cette expérience orientale, il peint la toile intitulée «Femmes d’Alger dans leur appartement» qui montre quatre femmes dont deux sont assises, la troisième à demi allongée et la quatrième est une servante. Ces personnages à la fois présents et lointains donnent l’impression d’être des prisonnières résignées d’un lieu clos qui s’éclaire d’une sorte de lumière de rêve venue de nulle part. En 1849, Delacroix décrit une seconde version des Femme d’Alger. La composition est à peu près identique, mais cette fois-ci les traits des personnages sont plus précis, les éléments du décor moins fouillés, l’angle de vision s’est élargi. Quelques années plus tard, Picasso poursuit l’idée du second tableau de Delacroix et transforme les femmes emprisonnées en porteuses de bombes. (cf. Assia Djebar, Femmes d’Alger dans leur appartement, 1980, p.148) Comparable aux deux toiles de Delacroix, le livre d’Assia Djebar comporte deux parties intitulées «Aujourd’hui» et «Hier» qui représentent les deux époques de l’évolution de la femme algérienne concernant son rôle dans une société extrêmement patriarcale. D’un côté, nous voyons la vie quotidienne de la femme algérienne avant la guerre d’indépendance, et de l’autre, sa situation pendant et surtout après la guerre. [...]

Extrait de texte

Johannes Gutenberg-Universität

Mainz

Fachbereich Angewandte Sprach- und

Kulturwissenschaften

in Germersheim

Proseminar zum Thema:

« Assia Djebar : Femmes d′Alger dans leur

appartement ­ Éclairage biographique + Résumé et

analyse de l′oeuvre »

Vorgelegt von :

Sarah Breitkopf

Proseminar :

La littérature maghrébine d′expression française

Semester :

WS 2003/2004


2

Table des matières

1.

Introduction

3

2.

Biographie 3

3. Résumé

6

4. Analyse

7

4.1. Structure du texte

7

4.2. La société d′avant la guerre

8

4.3. La guerre d′Algérie

10

4.4. La société d′après la guerre d′Algérie

12

4.5. Relation entre mari et femme

14

5. Conclusion

15

6. Bibliographie

16


3

1. Introduction

«Femmes d′Alger dans leur appartement» est également le titre d′une oeuvre

de la femme écrivain Assia Djebar et des deux tableaux du peintre Eugène

Delacroix. En 1832, pendant un court séjour à Alger, Delacroix a l′occasion de

visiter un harem. Inspiré par cette expérience orientale, il peint la toile intitulée

«Femmes d′Alger dans leur appartement» qui montre quatre femmes dont deux

sont assises, la troisième à demi allongée et la quatrième est une servante. Ces

personnages à la fois présents et lointains donnent l′impression d′être des

prisonnières résignées d′un lieu clos qui s′éclaire d′une sorte de lumière de

rêve venue de nulle part.

En 1849, Delacroix décrit une seconde version des Femme d′Alger. La

composition est à peu près identique, mais cette fois-ci les traits des

personnages sont plus précis, les éléments du décor moins fouillés, l′angle de

vision s′est élargi. Quelques années plus tard, Picasso poursuit l′idée du second

tableau de Delacroix et transforme les femmes emprisonnées en porteuses de

bombes. (cf. Assia Djebar, Femmes d′Alger dans leur appartement, 1980,

p.148)

Comparable aux deux toiles de Delacroix, le livre d′Assia Djebar comporte

deux parties intitulées «Aujourd′hui» et «Hier» qui représentent les deux

époques de l′évolution de la femme algérienne concernant son rôle dans une

société extrêmement patriarcale. D′un côté, nous voyons la vie quotidienne de

la femme algérienne avant la guerre d′indépendance, et de l′autre, sa situation

pendant et surtout après la guerre.

2. Biographie1

Assia Djebar, de son vrai nom, Fatima-Zohra Imalyène est née en 1936 à

Cherchell, une petite ville située à la côte de la méditerranée près d′Alger. Elle

a fréquenté l′école coranique et l′école primaire française à Mouzaïa dans

1 Dans la biographie les sites d′Internet

http://www.unionsverlag.ch/authors/djebar/djebar_bio.htm ,

http://www.arts.uwa.edu.au/MotsPluriels/MP1701phf.html et

http://www.limag.refer.org/Textes/Manuref/Djebar.htm ont étaient évalués.


4

laquelle son père était professeur de Français. Comme première femme

algérienne admise à l′École Normale Supérieure de Sèvres à Paris, elle

poursuit ses études en faculté et obtient sa licence d′histoire en 1958. Puis, elle

prépare un Diplôme d′Études Approfondies d′histoire DEA. En 1956, deux ans

après le début de la guerre d′Algérie (1954-1962), elle participe à la grève des

étudiants algériens et collabore comme journaliste aux côtés de Frantz Fanon

au Moudjahid du FLN. En 1957 elle se rend au Maroc et en 1958, elle se marie

avec Ahmed Ould Rouïs, un membre du mouvement de résistance. De 1959 à

1962, elle enseigne comme assistante l′histoire de l′Afrique à l′université de

Rabat, puis de 1962 à 1965 à la faculté d′Alger et s′occupe d′activités

culturelles dans le cadre d′organisations algériennes. De 1965 à 1974, elle

réside à Paris mais regagnera après sa patrie. En 1975, elle divorce d′Ahmed

Ould Rouïs. En 1980, elle se marrie avec le poète Malek Alloula et s′installe

dans la banlieue parisienne.

Assia Djebar a fait ses débuts comme femme écrivain avec le roman

La Soif

(1957), écrit en deux mois pendant le mouvement des étudiants de 1956. De

peur que le roman provoque le mécontentement de son père, elle a pris un

pseudonyme qu′elle a gardé jusqu′aujourd′hui. Nadja, la protagoniste du

roman est mi-française mi-algérienne. Elle mène une vie tranquille et essaie de

séduire le mari d′une de ses amies dans l′intention de rendre son propre

compagnon jaloux. Dans l′oeuvre

Les impatients

(1958), qui se déroule avant la

guerre d′indépendance, il s′agit d′une jeune femme dénommée Dalila, qui se

sent emprisonnée dans une famille caractérisée par la dominance des hommes

et la frustration des femmes. Assia Djebar y relate la vie d′une prisonnière de

traditions ancestrales qui essaie de rompre le lien familial en nouant une liaison

amoureuse.

Les Enfants du nouveau monde

(1962) est une histoire de femmes

algériennes qui développent leurs propres revendications et l′héroïne du roman

participe à des actions collectives menant à un changement dans la politique.

Dans

Les Alouettes naïves

(1967), elle reprend les sujets déjà traités dans les

oeuvres précédentes, comme par exemple l′amour, la guerre, le passé et le

présent. Dans ce roman, il est question du soulèvement d′une jeune femme

contre le patriarcat. Les Alouettes naïves est le drame d′une « génération

perdue » établie dans une société de réfugiés.


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