Register or log in at GRIN

Your e-mail-address or password is wrong
Register now
For new authors: free, easy and fast
This will be used as your user name, please specify a valid e-mail address

Lost password

Your e-mail-address or password is wrong

Request a new password
"L'érotique" dans les sonnets de Louise Labé close

Please wait

Please install the Adobe Flash Player if no e-book is displayed.

"L'érotique" dans les sonnets de Louise Labé

Scholarly Paper (Advanced Seminar), 2003, 21 Pages
Author: Silvia Bannenberg
Subject: Romance Languages - French Literature

Details

Institution/College: Université Marc Bloch Strasbourg
Tags: Louise, Labé
Category: Scholarly Paper (Advanced Seminar)
Year: 2003
Pages: 21
Grade: 16/20 = noch sehr gut
Bibliography: ~ 12  Entries
Language: French
Archive No.: V50310
ISBN (E-book): 978-3-638-46555-7

File size: 176 KB


Excerpt (computer-generated)

Université Marc Bloch de Strasbourg
UFR des Lettres : Lettres Modernes, Licence
Littérature française, MLTF 10 F
2002/03, second semestre

"L′érotique" dans les sonnets de Louise Labé

von: Silvia Bannenberg

 


Table de matières

Introduction 3

1. Une poétesse de la Renaissance 4

1.1 La vie de Louise Labé 4
1.2 Les sonnets de Louise Labé dans le contexte intellectuel de l’histoire contemporaine 6

2. L’arrière-plan de « l’érotique » 8

2.1 Une définition 8
2.2 L’apparence et le rôle de l’érotique dans la littérature de la Renaissance 9

3. Une étude de l’érotique dans les sonnets de Louise Labé 11

3.1 Les sensations et le corps 11
3.2 L’âme éprouvante 14
3.3 L’écriture amoureuse 17

Conclusion 19

Références bibliographiques 21




 

Introduction

« Louise Labé était de m(?)urs et de vers trop faciles. Ses sonnets sont tels qu’on n’ose guère y toucher »1 – une opinion du XIXe siècle qui, surtout pendant cette époque-là, ne semble pas être rare. Elle s’est très probablement formée parce que « Louise Labé bousculait (…) le schéma des rôles établis »2. Caché par des initiales, déjà l’« Épître dédicatoire » des (?)uvres s’adresse à « Mademoiselle Clémence de Bourges, Lyonnaise »3 au lieu d’y nommer un protecteur masculin. Toute l’épître témoigne d’un certain féminisme : Louise Labé y affirme le désir de voir « notre sexe (…) non en beauté seulement, mais en science et vertu passer ou egaler les hommes »4 et refuse ainsi « les attributs traditionnels de la femmeobjet »5. Mais qu’est-ce qui justifie un avis tel de L. Veyrières concernant Louise Labé et ses sonnets ? S’agit-il, comme l’affirme Karine Berriot, du fait que (…) les hommes de la Renaissance n’ont pas réussi à surmonter le tabou, hérité de l’Antiquité, qui faisait de l’amour et du sexe deux domaines bien distincts ; la poétesse courtisane célébrant une passion sincère constituait une tentative d’unification indéniable, mais comme telle dangereuse en tant qu’elle mettait en cause la vieille structure – toujours implicitement admise – qui chez les Grecs distinguait l’épouse procréatrice de la concubine et de la prostituée6 ?

Quoi qu’il en soit, il existent également des voix louant Louise Labé et son écriture ; laissons ici la parole à Rainer Maria Rilke : Beauté, culture, douceur, bonté, aucune qualité ne fit défaut à la Belle Cordière (…). On s’étonne qu’elle ait pu passer, aux yeux de certains, pour une indigne courtisane. On ne saurait trouver dans toute notre littérature des poèmes d’amour plus pudiques.7 Ce travail aura pour but d’étudier et définir « l’objet de scandale » : l’érotique dans les sonnets amoureux de Louise Labé8.

1. Une poétesse de la Renaissance

1.1 La vie de Louise Labé

La naissance de Louise Labé, enfant du cordier Pierre Labé et de sa deuxième femme Etiennette Roybet, est située entre 1516 et 1523 (Rigolot) ou 1519 et 1524 (Giudici).9 La poétesse lyonnaise gardera le surnom de son père comme nom de plume, peut-être pour les mêmes raisons sociales à cause desquels son père l’avait repris de sa première épouse, veuve de Jacques Humbert, dit Labé. L’éducation de Louise Labé semble avoir été particulièrement soignée : peutêtre au couvent de La Déserte, elle apprend à lire et à écrire ainsi que le latin, l’italien, l’espagnol, l’art de broder, la musique et apparemment – aux côtés de son frère François – l’escrime et l’équitation. En 1542, après avoir repoussé l’amour d’un vieux « poète rommain », qui pourrait être Clément Marot, Louise Labé – tombée amoureuse d’un « homme de guerre », soit le dauphin, soit un homme de la suite royale – participe selon une ancienne biographie anonyme au siège de Perpignan.10 Entre 1543 et 1545, Louise Labé épouse le cordier Ennemond Perrin ; l’appellation de « Belle Cordière » lui vient donc du métier de son mari. Elle tient salon littéraire auquel participent des écrivains et intellectuels lyonnais, entre autres Maurice Scève, Jacques Peletier du Mans et des artistes de passage à Lyon comme Olivier de Magny.11

En 1548, Louise Labé commence très probablement à écrire le Débat de Folie et d’Amour ; ses sonnets suivront à partir de 1552 – aussi l’année des « allusions aux m(?)urs légères »12 de la poétesse. La composition des élégies I et III, on la suppose pour l’année 1553 ainsi qu’une possible liaison avec Olivier de Magny. En été 1555, après avoir écrit la deuxième élégie probablement un an plus tôt, Louise Labé publie ses (?)uvres sous la protection de Henri II13. Les textes des prétendre offrir une véritable réponse à la vaste-question de l’érotique dans les sonnets de Louise Labé ; par contre, il ne peut s’agir que d’une approche au sujet donné. (?)uvres, suppose-t-on, ont circulé longtemps avant d’être imprimés pour la première fois ; jusqu’à 1762, ils vivront cinq éditions.

[...]


1 L. Veyrières en 1869, cité d’après Koczorowski, Stanislaw Piotr : Louise Labé. Etude Littéraire, Paris : Champion 1925, p. 48.

2 Berriot, Karine : Louise Labé. La Belle Rebelle et le François nouveau. (?)uvres complètes, Paris : Éditions du seuil, 1985, p. 90.

3 Voir Labé, « Épître dédicatoire », et commentaire de Rigolot, dans : Labé, Louise : (?)uvres complètes, édition établie par François Rigolot, Paris : Flammarion, 1986, p. 41. 4 Voir Labé, « Épître dédicatoire », dans : Rigolot, 1986, p. 41.

5 « Préface » de Rigolot, dans : Rigolot, 1986, p. 8.

6 Berriot, 1985, p. 178.

7 Rilke, cité d’après Berriot, 1985, p. 201.

8 Les Sonnets de Louise Labé, pris des (?)uvres complètes (Rigolot, 1986) serviront la base à cette étude. Toute référence aux sonnets, surtout au cours du chapitre 3, ne sera donc pas indiquée supplémentairement. D’ailleurs, nous faisons remarquer que ce petit exposé ne peut guère

9 Voir la « Note biographique » de Giudici, dans : Labé, Louise : (?)uvres complètes. Édition critique et commentée, établie par Enzo Giudici, Genève : Librairie Droz S. A., 1981, p. 235, et la « Chronologie » dans Rigolot, 1986, p. 269.

10 Voir Guidici, 1981, p. 235, et : www2.ac-lyon.fr/enseigne/lettres/louise/lyon/biolab.html, site de l’Académie de Lyon (IUFM).

11 Voir www2.ac-lyon.fr/enseigne/lettres/louise/lyon/biolab.html.

12 « Chronologie », Rigolot, 1986, p. 272.

13 Voir le « Privilège du roi » commenté dans les annexes de : Berriot, 1985, pp. 238-239.


Comments

No comments yet

Add Comment
Your comment is reviewed before being published

Other users also were interested in the following titles:

Erstellen einer schriftlichen Hausarbeit

Author: Claudia Nickel
Presentations, Models, Tutorials, Instructions, 2006 Download as PDF-file for 4,99 EUR

Grundtechniken wissenschaftlichen Arbeitens

Author: Maik Philipp
Presentations, Models, Tutorials, Instructions, 2004 Download as PDF-file for 5,99 EUR

This text can be quoted and accessed from this url:

http://www.grin.com/e-book/50310/l-erotique-dans-les-sonnets-de-louise-labe
please wait Please wait