L’idéologie d’extrême droite en Europe occidentale close

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Détails

Evénement: Les institutions politiques étrangères
Institut: Université de Picardie Jules Verne, Amiens, France (la faculté de droit et de science politique)
Tags: L’idéologie, Europe
Catégorie: Dissertation / Travail de séminaire de deuxième cycle
Année: 2006
Pages: 15
Note: 1,7
Bibliographie: ~ 10  Entrées
Langue: Français
Taille d'un fichier: 179 KB
N° d'archive: V50572
ISBN (E-Book): 978-3-638-46767-4
ISBN (Livre): 978-3-638-77312-6

Résumé / Abstract

Globalement, la plupart des auteurs s’accordent sur l’existence de traits communs au processus réel de convergence au niveau européen, le recours aux même moteurs de mobilisation électorale et le réappropriation par ces partis de certains thèmes centraux du discours classique de l’extrême droite. Au fil de temps, on peut structurer l’idéologie commune d’extrême droite autours de quatre éléments centraux: a) en premier lieu, l’anti-immigration, plus précisément, la xénophobie comme méthode électorale: tous ces mouvements sans exception aucune ont exploité, avec plus ou moins de pugnacité, les questions liés à l’immigration; b) cette rhétorique xénophobe est associée à une forte composante autoritaire et sécuritaire, que l’on retrouve aujourd’hui de façon transversale dans la plupart de formations populistes à l’échelle européenne et qui constitue sans doute une seconde dimension notable; c) la proximité de beaucoup de partis extrême droite et de droite populiste sur un programme économique composite, synthèse des orientations néo-libérales, qui sont liés à la défense des systèmes nationaux de protection sociale et à l’hostilité à l’économie mondialisée et à l’intégration européenne; d) mais surtout, ces partis partagent une geste politique spécifique, une praxis du débat public dont l’essentiel est fondé sur l’utilisation récurrente du populisme anti-système, en tant que procède de récupération de toutes les formes existantes de ressentiment à l’encontre des grandes formations de gouvernements. Chacune de ces composantes idéologiques d’extrême droite et de la droite populiste ne s’exprime à l’évidence pas avec la même force, ni même un impact comparable selon les époques et les contextes nationaux, mais leur incorporation au sein de l’offre programmatique de partis les que le Vlaams Blok, le Front national, le Dansk Folkeparti, le Fremskridtspartiet, la Lega ou le FPÖ autrichien constitue sans doute un outil pertinent et somme toute assez efficace pour l’identification de ce type de mouvements.

Extrait de texte

Université de Picardie Jules Verne
la faculté de droit et de science
politique d’Amiens
Les institutions politiques étrangères

L’idéologie d’extrême droite
en Europe occidentale

Nataliya Gudz

Amiens 2006

 

Plan

L’introduction ... 3

1. L’anti-immigration ou la xénophobie comme méthode électorale ... 4
1.1. Refus du multiculturalisme ... 4
1.2. Une « préférence nationale » ... 5
2. Le schème autoritaire et sécuritaire ... 6

2.1. Mise en correspondance de la criminalité et de l’immigration ... 6
2.2. Une politique sécuritaire et répressive ... 8

3. Une synthèse économique composite: néo-libéralisme antifiscal et protectionnisme social ... 9
3.1. Faiblesse récurrente des questions économiques ... 9
3.2. Dès années 1990: une nouvelle synthèse économique ... 10

4. La dialectique populiste anti-système ... 12
4.1. L’opposition à l’établissement ... 12
4.2. Un populisme agressif ... 13

Conclusion ... 14
Bibliographie ... 15

 

L’introduction

Globalement, la plupart des auteurs s’accordent sur l’existence de traits communs au processus réel de convergence au niveau européen, le recours aux même moteurs de mobilisation électorale et le réappropriation par ces partis de certains thèmes centraux du discours classique de l’extrême droite.

Au fil de temps, on peut structurer l’idéologie commune d’extrême droite autours de quatre éléments centraux:


a) en premier lieu, l’anti-immigration, plus précisément, la xénophobie comme méthode électorale: tous ces mouvements sans exception aucune ont exploité, avec plus ou moins de pugnacité, les questions liés à l’immigration;

b) cette rhétorique xénophobe est associée à une forte composante autoritaire et sécuritaire, que l’on retrouve aujourd’hui de façon transversale dans la plupart de formations populistes à l’échelle européenne et qui constitue sans doute une seconde dimension notable;

c) la proximité de beaucoup de partis extrême droite et de droite populiste sur un programme économique composite, synthèse des orientations néo-libérales, qui sont liés à la défense des systèmes nationaux de protection sociale et à l’hostilité à l’économie mondialisée et à l’intégration européenne;

d) mais surtout, ces partis partagent une geste politique spécifique, une praxis du débat public dont l’essentiel est fondé sur l’utilisation récurrente du populisme anti-système, en tant que procède de récupération de toutes les formes existantes de ressentiment à l’encontre des grandes formations de gouvernements.

Chacune de ces composantes idéologiques d’extrême droite et de la droite populiste ne s’exprime à l’évidence pas avec la même force, ni même un impact comparable selon les époques et les contextes nationaux, mais leur incorporation au sein de l’offre programmatique de partis les que le Vlaams Blok, le Front national, le Dansk Folkeparti, le Fremskridtspartiet, la Lega ou le FPÖ autrichien constitue sans doute un outil pertinent et somme toute assez efficace pour l’identification de ce type de mouvements.

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