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Auteur: Jerome Bourdier
Matière: Sociologie - Médias, Art, Musique
Détails
Tags: Dans
Année: 2005
Pages: 83
Note: 1,5
Bibliographie: ~ 45 Entrées
Langue: Français
Taille d'un fichier: 503 KB
ISBN (E-Book): 978-3-638-54593-8
ISBN (Livre): 978-3-638-71504-1
Résumé / Abstract
Les premiers pas des médias ont débuté après l’invention de l’impression par Gutenberg. Les techniques de l’écrit sont donc le départ de l’histoire des médias. Dans ses rudiments le livre et la presse écrite, les premiers médias, étaient essentiellement un moyen de diffusion de la bible et d’autres œuvres importantes ainsi qu’une source d’information. Ces médias n’étaient pas accessible à tout le monde : « ...bien peu étaient en mesure de lire un livre. » (Fin 15ème siècle). La montée des médias s’est faite ensuite très rapidement depuis le 19ème siècle grâce à des évolutions techniques importantes. Le passé nous a démontré le rôle important des médias comme organe de contrôle de la politique, ainsi que de la justice (grâce aux découvertes révélations). Malheureusement l’information est devenue une marchandise, quelque fois à haut prix, et le journalisme est devenu une lutte pour l’actualité : aujourd’hui nous vivons dans une ère de communication, d’information. Les médias sont devenus omniprésents et nous occupent tous les jours. Leur pouvoir d’influence leur a donné un deuxième nom : le quatrième pouvoir. Pendant les deux siècles passés les médias ont rarement été mis en cause, il semble alors que les médias n’étaient pas considérés comme très influent, à cause du fait qu’une accusation doit passer par les médias pour atteindre un maximum de personnes et les médias ne vont pas s’accuser eux-mêmes. Balzac disait déjà de la presse : « si elle n’existait pas, il ne faudrait surtout pas l’inventer » et dans la Revue parisienne d’août 1840 : « ..elle attaque tout et personne ne l’attaque. Elle blâme à tort et à travers. ; ..ils (les hommes de la presse) font et disent des sottises effroyables, c’est leur droit ! Il est bien temps de discuter ces hommes inconnus et médiocres ». Les médias ont également fortement été mis en cause dans les années 1970, aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis. Entre ces deux époques (Balzac – 1969) les médias étaient « tranquilles » et de nos jours il semble que les esprits se sont calmé. Bien que quelques intellectuels, académiciens et politiciens soulignent toujours et d’autant plus l’influence des médias sur la société (en France plus qu’en Allemagne), le grand discours public ne se produit pas. Il semble que les médias profitent d’un statut spécial.
Extrait de texte
CESEM 4ème Année – Mémoire de fin d’études
Année académique 2004-2005
Dans quelle mesure les médias influencent-ils les opinions et les valeurs de notre société ?
Bourdier Jérôme – Allemand – cycle F/D
Volume 1 : Mémoire
Sommaire
I. L’éthique, les médias et la société ... 5
1. Introduction ... 5
2. La Morale ... 6
3. L’Ethique ... 7
4. La conversion ... 8
5. Les médias et l’auditoire ... 10
6. Les différents niveaux d’influence par média ... 11
A) La télévision ... 11
B) La radio ... 12
C) La presse écrite ... 13
D) Le cinéma ... 14
E) Le livre ... 15
F) L’Internet ... 16
7. La responsabilité des médias comme organe de contrôle ... 17
II. L’influence des médias sur l’opinion publique ... 20
1. La société d’information ... 20
2. L’imposition d’une éthique ... 22
3. L’opinion publique ... 25
4. Les différentes phases d’influence des médias au 20ème siècle ... 27
5. L’influence de l’opinion des médias sur la société ... 28
L’empire Berlusconi ... 29
6. La réciprocité entre l’opinion des médias et l’opinion de la société ... 32
7. Conclusion de cette partie ... 34
III. L’influence des médias sur les valeurs de la société ... 35
1. Les valeurs de la société et des médias ... 35
2. L’influence de l’image de la femme des médias sur la société ... 39
3. L’influence sur les enfants et mineurs ... 41
4. La presse people ... 42
5. La publicité : le porte-voix des entreprises ... 44
6. Les médias influencés par le monde des affaires ... 47
7. La réciprocité entre les valeurs dans les médias et les valeurs de la société ... 48
8. Conclusion de cette partie ... 49
IV. La concentration du pouvoir et l’homogénéisation dans les médias ... 51
1. La concentration du secteur des médias sur le plan global ... 51
A) Time Warner Inc. ... 52
B) Bertelsmann ... 54
C) Vivendi Universal ... 55
D) Walt Disney Company ... 57
E) Viacom ... 58
F) News Corporation ... 59
2. La concentration de la presse française ... 62
3. La disparition de la pluralité de l’information ... 66
4. Conclusion de cette partie ... 67
V. Synthèse et la question du contrôle des médias ... 69
1. L’influence des Etats-Unis sur notre culture de média ... 69
2. L’éthique journalistique comme solution ... 71
Les limites ... 72
3. Approche éthique (grecque) des points de vue moraux proposés par le monde des affaires et les médias ... 74
4. L’homme éthique – « l’organe » de contrôle futur des médias? ... 75
VI. Conclusion générale ... 78
VII. Bibliographie ... 80
I. L’éthique, les médias et la société
1. Introduction
Les premiers pas des médias ont débuté après l’invention de l’impression par Gutenberg. Les techniques de l’écrit sont donc le départ de l’histoire des médias. Dans ses rudiments le livre et la presse écrite, les premiers médias, étaient essentiellement un moyen de diffusion de la bible et d’autres oeuvres importantes ainsi qu’une source d’information. Ces médias n’étaient pas accessible à tout le monde : « ...bien peu étaient en mesure de lire un livre. »1 (Fin 15ème siècle). La montée des médias s’est faite ensuite très rapidement depuis le 19ème siècle grâce à des évolutions techniques importantes.
Le passé nous a démontré le rôle important des médias comme organe de contrôle de la politique, ainsi que de la justice (grâce aux découvertes révélations).
Malheureusement l’information est devenue une marchandise, quelque fois à haut prix, et le journalisme est devenu une lutte pour l’actualité : aujourd’hui nous vivons dans une ère de communication, d’information. Les médias sont devenus omniprésents et nous occupent tous les jours. Leur pouvoir d’influence leur a donné un deuxième nom : le quatrième pouvoir.
Pendant les deux siècles passés les médias ont rarement été mis en cause, il semble alors que les médias n’étaient pas considérés comme très influent, à cause du fait qu’une accusation doit passer par les médias pour atteindre un maximum de personnes et les médias ne vont pas s’accuser euxmêmes.
Balzac disait déjà de la presse : « si elle n’existait pas, il ne faudrait surtout pas l’inventer » et dans la Revue parisienne d’août 1840 : « ..elle attaque tout et personne ne l’attaque. Elle blâme à tort et à travers. ; ..ils (les hommes de la presse) font et disent des sottises effroyables, c’est leur droit ! Il est bien temps de discuter ces hommes inconnus et médiocres ».2
Les médias ont également fortement été mis en cause dans les années 1970, aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis. Entre ces deux époques (Balzac – 1969) les médias étaient « tranquilles » et de nos jours il semble que les esprits se sont calmé. Bien que quelques intellectuels, académiciens et politiciens soulignent toujours et d’autant plus l’influence des médias sur la société (en France plus qu’en Allemagne), le grand discours public ne se produit pas. Il semble que les médias profitent d’un statut spécial.
Le débat que je vais mener au long de mon mémoire est différent de celui qui existe à l’heure actuelle. Je vais tenter d’analyser le sujet avec une approche différente.
Ce travail ne constitue donc en aucun cas un discours contre les médias en général, mais une vue critique et approche éthique de ces derniers vis-à-vis de leur influence sur la société, à mon avis très importante et de plus en plus croissante. Je pense que cette influence est surtout inquiétante au niveau des « valeurs » matérielles et extérieures (les apparences) qui jouent de nos jours un rôle importantes dans la culture occidentale, ainsi qu’au niveau de l’opinion politique (et publique). Pour cette raison, je vais discuter ces deux points en particulier, puis parler de la concentration du pouvoir. Finalement, pour conclure ce mémoire, je ferai une synthèse avec des suggestions et propositions pour l’avenir.
Mon travail est basé sur les termes « éthique » et « morale » qui sont ici appliqués dans leur sens philosophique. Pour cela il est très important de bien distinguer les deux notions et de bien les comprendre. Je vais tenter ceci en premier.
2. La Morale
Définition du dictionnaire : 3
(Latin: moralis = moeurs)
- Ensemble de normes, conduite tenues pour universellement valables.
- PHILOSOPHIE : Théorie de règles de conduite propres à une société donnée.
- Ensemble des règles du bien et du mal, fixant par des énoncés normatifs les fins de l′action humaine.
Etant l’ensemble des normes dans notre société, la morale est omniprésente. Le philosophe Immanuel Kant l’appelle l’impératif catégorique car il s’agit d’une obligation absolue et permanente de suivre. Sa « loi des moeurs » (Sittengesetz) s’énonce comme suit : « Du sollst das Gute tun » (Tu dois faire le bon).4
Il s’agit donc de devoirs que je suis tenu d’accepter, même si « je ne veux pas ».
La morale est transcendante, ce qui veut dire dans ce cas là qu’elle vient d’en haut. Elle existe depuis toujours et ne connaît donc ni contrainte de temps ni d’espace. On ne peut pas voir la morale (le bien), elle est UNE est UNIVERSELLE. On ne peut définir LE bien. Il existe plusieurs (beaucoup de) sortes de bien. Par exemple, le protagoniste dans « Le bon homme de Sezuan » de Berthold Brecht fait beaucoup de bien, mais on ne peut pas dire qu’une de ces choses est LE bien.
Ses actions sont toutes « bien » de la même façon. Un autre exemple serait quelqu’un qui sauve une ou plusieurs personnes, il a fait une bonne action, mais ce n’est pas LE bien.
Contrairement au bien, le mal n’est pas un et universel. On peut le voir et le déterminer. Il est Multiple. Une guerre est par exemple LE mal, ainsi qu’un meurtre ou un viol. Toutes ces choses sont LE mal.
[...]
1 Balle Francis (2003), Médias et Sociétés, Librairie Générale de Droit et de Jurisprudence, Paris, p. 40
2 Balle Francis (2003), Médias et Sociétés, Librairie Générale de Droit et de Jurisprudence, Paris, p. 654
3 Le petit Larousse 2005, 100e édition
4 Friedlein Curt (1980), Geschichte der Philosophie, Berlin, p. 224
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