Sylvie de Gerard de NERVAL
von: Elisabeth Hecht
Plan
INTRODUCTION 3
I. Composition du texte: division en trois parties 3
1. Imparfait – passé simple et phrases longues – phrases courtes 4
2. Ponctuation 5
II. Prose poétique 5
1. Rime et rythme, une «prose cadencée» 5
2. Vocabulaire 6
III. Focalisation sur le «je» 6
1. «on» - «je» 6
2. Clichés: amour idéalisé, locus am(?)nus 7
CONCLUSION 8
Bibliographie 8
INTRODUCTION
Le texte que nous nous proposons d’analyser stylistiquement est extrait de Sylvie (1853) de Gérard de NERVAL. Ce court-récit est intégré aux Filles du feu en 1854 et le thème en est simple: «le narrateur – un jeune homme qui vit à Paris un amour chimérique pour une actrice – décide de revoir le Valois de son enfance. [...] En quelques heures, il revit des scènes analogues à celles d’autrefois. Ce va-et-vient subtil entre souvenir et réalité le conduit à comparer avec nostalgie «les chimères qui vous charment et vous égarent au matin de la vie» aux «douces réalités» à côté desquelles il est passé et qu’incarne le personnage de Sylvie.»1 Notre extrait est pris du chaptitre II qui est intitulé «Adrienne». Après une soirée théâtrale, lisant dans un journal l’annonce d’une fête dans le Valois, le narrateur se souvient d’un cortège villageois de jadis, puis d’une scène de ronde à laquelle participaient les jeunes filles et dans laquelle chantait une jeune aristocrate, Adrienne. L’étude de l’expressivité langagière montrera la facilité qu’a Nerval à décrire la réminiscence d’un rencontre romantique où le souvenir ne se distingue plus de l’imaginaire. Ce rêve éveillé est structuré de façons différentes: On va d’abord étudier la structure temporelle du texte, puis analyser le vocabulaire et le rythme qui montrent le langage poétique d’essence musicale (qui rappelle la ronde), pour enfin arriver à la focalisation sur le «je» qui est indéniable dans cet extrait, et qui prouve en plus que cette scène parle de l’amour idéalisé ou bien rêvé dans un locus am(?)nus du passé.
I. Composition du texte: division en trois parties
Notre extrait du récit autodiégétique est surtout structuré par l’usage de l’imparfait et du passé simple ainsi que par des phrases longues, mais simples qui altèrnent avec des phrases courtes au milieu de l’extrait. Je propose ainsi de diviser le corpus en trois parties selon trois critères (phrases longues vs. phrases courtes, ponctuation, «on» qui inclut vs. «on» qui exclut le «je») qu’on étudiera dans la suite. Dans les parties II. et III., je vais revenir sur cette division2 qui nous aidera à analyser surtout le rythme du texte d’une façon plus claire:
Partie A: «Je me représentais [...] – jusque-là!»
Partie B: «À peine avais-je [...] s’empara de moi. –»
Partie C: «La belle devait [...] des aïeules.»
1. Imparfait – passé simple, phrases longues – phrases courtes:
une imagination littéraire Le «je» nous introduit à la scène qui suit en utilisant l’imparfait qui «dénote un procès situé hors de l’actualité présente du locuteur»3. Déjà l’expression «[j]e me représentais» indique que l’histoire s’est passée avant le temps de narration et que le jeune homme se refigure ses souvenirs et fantasmes, remettant en scène une deuxième fois (voir le préfixe «re-») ce qu’il a vécu ou rêvé en étant, au moment de la narration, à la fois sujet («je») et objet («me») de l’action. (Car il est l’objet vu de lui-même à un moment ultérieur.) Le locuteur qui, lui, a déjà actualisé le souvenir de cette ronde enfantine, continue le récit avec trois phrases longues, mais simples. L’usage de l’imparfait qui peut indiquer qu’«une partie de l’observation est déjà réalisée, l’autre reste virtuelle»4 et ces phrases longues donnent alors une description exacte du lieu sans quitter l’espace virtuelle, voire imaginaire. Comme en présentant un tableau, l’auteur décrit en quelques phrases cette scène. «Des jeunes filles dansaient [...] en chantant» comme si elles chantent toujours, on voulait dire. Ici, l’imparfait a une valeur itérative (le gérondif dans la deuxième phrase soutient l’aspect durative de l’imparfait) et dévitalise en même temps l’action des filles qui, elles, ne sont d’ailleurs pas précisées. Le déterminant «des» peut être soit l’article indéfinitif pluriel soit un partitif – une ambiguité ou bien une imprécision comme elle est fréquente dans les rêves. Dans la deuxième phrase de la partie B, le narrateur change dans le passé simple ponctuel dont l’usage diffère sur le plan de l’aspect.
[...]
1 Azéma in: Nerval, Sylvie, Le Livre de Poche, 1999, p. 9
2 Dans la suite je vais indiquer le début et la fin des trois parties.
3 Riegel et alii, Grammaire méthodique du français, 1994, p. 305
4 Ibd.
Arbeit zitieren:
Elisabeth Hecht, 2003, 'Sylvie' de Gerard de NERVAL, München, GRIN Verlag GmbH
Dieser Text kann über folgende URL aufgerufen und zitiert werden:
Einbetten
DOI
Le rôle de la passion et ses effets destructifs dans la "Princess...
Romanistik - Französisch - Literatur
Hausarbeit, 16 Seiten
Albert Camus: une comparaison de L'etranger avec La peste
Romanistik - Französisch - Literatur
Seminararbeit, 29 Seiten
'Eine Kunst für die Kunst schaffen' Ästhetik als höchstes Gebo...
Germanistik - Neuere Deutsche Literatur
Hausarbeit, 12 Seiten
Muster persuasiver Kommunikation - und ihre Beweismittel, die Argument...
Hauptseminararbeit, 24 Seiten
Zum Verhältnis von Theologie und Musik bei Johann Sebastian Bach exem...
Examensarbeit, 107 Seiten
Zur Übersetzung des französischen Gérondif in deutschen Urteilsversion...
Diplomarbeit, 209 Seiten
Zu: Monika Marons "Flugasche" - der Sozialismus als ein Syst...
Germanistik - Neuere Deutsche Literatur
Hauptseminararbeit, 15 Seiten
Die Figuren in Arthur Schnitzlers Leutnant Gustl
Germanistik - Neuere Deutsche Literatur
Referat (Ausarbeitung), 8 Seiten
Ansichten zweier Vernunftsehen: Die Großen Regierungserklärungen von A...
Hauptseminararbeit, 24 Seiten
Schlagwörter im politischen Wahlkampf - Eine vergleichende Untersuchun...
Magisterarbeit, 107 Seiten
Elisabeth Hecht hat den Text 'Sylvie' de Gerard de NERVAL veröffentlicht
Elisabeth Hecht hat einen neuen Text hochgeladen
Imagination and Language: Collected Essays on Constant, Baudelaire, Ne...
Alison Fairlie, Malcolm Bowie
The Order of Mimesis: Balzac, Stendhal, Nerval and Flaubert
Christopher Prendergast, Michael Sheringham
Sylvie Boisseau, Frank Westermeyer
Chinesisch von Vorteil
0 Kommentare