Sommaire
I. Introduction
II. La stratégie narrative
dans Cherokee
III. L’attitude narrative de Jean Echenoz
par rapport au Cherokee
IV. Les images et les sons –
ou bien la micro-structure de Cherokee
V. Conclusion
Références bibliographiques VI.
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I. Introduction
Le film, en général, dispose d’un très grand potentiel narratif. Pour cette raison, il est entré en relation avec le roman. Tous les deux racontent des histoires qu’ils ornent par des détails, et qui sont racontés d’une certaine perspective dont chaque perspective pousse souvent l’ironie entre la narration et l’observateur. Le désavantage du roman envers le film se trouve dans les possibilités visuelles qui n’y existent guère ou pas du tout. Au contraire, le film souvent n’est pas capable de reproduire l’espace du temps du roman. Dans le roman, le lecteur voit et entend seulement ce que l’auteur le veut laisser voir et entendre.
Quelques romans se référent au film et ils accomplissent par cela les critères qualitatifs du référentiel, de la communication, de l’auto-réfléxion, de la structuration et de la dialectique. Le référentiel mesure l’intensité avec laquelle un texte se réfère à un autre, de quelle manière il le prend pour thème et il dénude ses particularités. La communication touche les liaisons pragmatiques, c’est-à-dire qu’elle décrit le degré de la conscience par rapport à la référence du texte chez l’auteur et le récipient, de l’intention et de la clarté du marquage dans le texte lui-même. L’auto-réfléxion offre les
possibilités l’intertextualité, la structuralité décrit l’intégration syntagmatique des prétextes dans le texte et la dialectique examine l’intensité intertextuelle du texte et le système du discours donné.
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Jean Echenoz se réfère fortement au film, spécialement au film noir, dans son roman
Cherokee.
Il pose sa caméra où il le veut et ainsi, il change à volonté la perspective et la distance des événements. A son avis, la ruse du roman consiste dans l’écriture cinématographique qui fait semblant au lecteur d’être un film et en
1 Voir: Tschilschke, Christian von: Roman und Film. Filmisches Schreiben im französischen
Roman der Postavantgarde. Mannheimer Beiträge zur Sprach -und
Literaturwissenschaft. Band 46.Gunter Narr Verlag, Tübingen, 2000. 118.
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même temps le ramener au fait qu’il ne s’agit pas d’un film mais d’un roman. 2
Pour la description des références cinématographiques ou bien de l’écriture cinématographique dans Cherokee il faut examiner la stratégie de la narration, c’est-à-dire comment l’auteur présente son roman aux lecteurs en regardant les catégories de l’action, des personnages, du lieu et du temps. En plus il faut observer l’attitude de la narration ou bien de quelle manière et de quels moyens l‘auteur présente son histoire. Cela concerne le traitement du temps, la situation narrative et la façon de la représenter. La reconnaissance des références cinématographiques dépend de leur clarté, alors, s’ils sont explicites ou implicites.
« Es gibt explizite und implizite Bezüge. Implizite Bezüge sind meistens komplex: Sie entstehen durch die Kofunktion mehrerer Textelemente. Jeder einzelne Bezug, ob explizit oder implizit, einfach oder komplex, kann gegenüber anderen Bezügen als Markierung auftreten. Aus der Kofunktion aller Einzelbezüge ergibt sich schließlich aus deren Gesamtheit die filmische Schreibweise. » (Roman und Film 112 ) 3
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Voir: Tschilschke, Christian von:
Roman und Film. Filmisches Schreiben im französischen
Roman der Postavantgarde. Mannheimer Beiträge zur Sprach -und
Literaturwissenschaft. Band 46.Gunter Narr Verlag, Tübingen, 2000. 119.
3 Voir: Tschilschke, Christian von: Roman und Film. Filmisches Schreiben im französischen
Roman der Postavantgarde. Mannheimer Beiträge zur Sprach -und
Literaturwissenschaft. Band 46.Gunter Narr Verlag, Tübingen, 2000. 112.
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II. La stratégie narrative dans Cherokee
Jean Echenoz reprend dans son roman Cherokee le schéma de la série noire ou mieux il se réfère à la série noire, spécialement au film noir.
Le roman noir, qui appartient à la série noire, se referait à l’origine seulement au roman horreur traditionnellement anglais, le « gothic novel ». Dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le roman noir marque aussi cette direction du roman policier qu’il faut ramener au « hard-boiled-school » américain. Le film noir s’orientait aux histoires policières du « hard-boiled-school » à l’occasion de quoi ce genre, qui, d’après l’opinion commune, était fondé par l’adoption cinématographique du Maltese Falcon de Dashiell Hammett. Une des marques distinctives la plus importante de la série noire, est l’action. Normalement, l’action d’un roman ou un film noir est très complexe et difficile à pénétrer. Elle lie plusieurs cordes d’action et elle est riche en hasards et surprises. En plus, cette action se concentre sur des situations de poursuite, de combat ainsi que sur l’arrestation et la libération. Souvent, l’auteur utilise un moyen dit « flash-back » pour créer une confusion supplémentaire. Au centre de tous ces événements il y a un héros tout à fait neuf : Le « hardboiled détective ». Celui-ci est d’un caractère désuet, cynique, célibataire et solitaire. Il se trouve du bon côté de la loi. Il lui arrive souvent de se retrouver du mauvais côté de la loi. La plupart du temps il est dirigé par deux principes : chercher l’argent et chercher la femme. Il a souvent un ou plusieurs rivaux qui essayent de le détourner de sa mission.
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Non seulement l’action au centre de laquelle se trouve ce nouvel héros, mais aussi la sélection des scènes sert à la création « der düsteren, pessimistischen Grundstimmung der allseitigen Täuschung, Unruhe, latenten Bedrohung und der Vergeblichkeit aller Anstrengungen » (Roman und Film 120)
du roman noir. L’action est transportée dans la grande ville et elle se déroule pendant la nuit dans des ruelles sombres dans n’importe quel quartier râpé. La grande ville doit représenter l’obscure et l’âme noire du détective.
L’écriture cinématographique, qui présente un roman noir comme film noir résulte pour la plupart du temps d’une façon de narrer en scènes et épisodes, d’un fréquent changement de scènes, de dialogues courts et proche de la réalité, qui semblent être enregistrés sur un ton original et avec une technique dite « caméraeye ». Par cette technique, le lecteur n’apprend ce qu’un observateur, présent à l’endroit convenu, pouvait effectivement voir et entendre. Au film, le monde intérieur est obscur et dans le roman il est possible de montrer les pensées ou les sentiments des personnages mais en utilisant cette technique de « camera-eye », ce fait disparaît. Cette façon de narrer est celle utilisé par Echenoz dans son roman Cherokee. Il fait sentir l’action comme un film en s’orientant très fort au schéma de la série noire.
Georges Chave, l’héros de l’œuvre, mène une vie simple à Paris. Un jour, il consulte une voyante et à partir de ce jour sa vie change : Chave rencontre Véronique avec qui il entame une relation très proche et il trouve un travail au cabinet des Contieux où il est censé éclaircir le mystère qui subsiste autour de l’héritage de Monsieur Ferro. Il a du succès au travail et investit beaucoup de temps à résoudre ses cas.
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Nadine Kröschel, 2005, Ceci n'est pas un film, c'est un roman - L'écriture cinématographique dans "Cherokee" de Jean Echenoz, Munich, GRIN Publishing GmbH
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