I N T R O D U C T I O N
P A R T I E P R I N C I P A L E 2
Les points communs
l e s u j e t 2
c) Galloudec 4 Le travail sur le temps 4 Le travail sur le souvenir 4 Le travail sur le deuil 5
Les différences
La construction d’ensemble 6
La priorité du récit: la mission 7
Caractère particulier de la pièce 7
a) Les deux phrases répétées 7
4.) L’image des femmes 9
C O N C L U S I O N 1 0
S O U R C E S U T I L I S É E S 1 2
ii
I) Introduction
« La révolution n’a plus de patrie (71)» dit Debuisson à ses deux camarades quand il est évident que leur mission n’a plus de commanditaire. L’histoire des trois émissaires qui essaient d’organiser une émeute d’esclaves à Jamaika est racontée dans le récit La lumière sur le gibet (paru en 1961) de l’une des écrivains les plus importants de la République Démocratique d’Allemagne, Anna Seghers (1900-1983). La plupart des personnages et événements est vraie : Pendant son exil à Mexico Anna Seghers en a lu plusieurs livres et s’est laissée inspirer de l’histoire des personnes comme Sasportas, Debuisson ou Cuffee. Quelques années plus tard son compatriote Heiner Müller en emprunte quelques motifs pour sa pièce La mission qu’il met en scène en 1982 à Bochum.
Dans ce devoir écrit seront traités les différences et points communs entre les deux œuvres et pour introduire, des parallèles entre les deux auteurs. Les deux Allemands ont vécu dans la RDA, Müller y grandit et Sehers vit à Berlin de 1925-1933 et de 1947 jusqu’à sa mort. Les deux écrivains sont victimes des persécutions. Comme Anna Seghers Heiner Müller critiquait le fascisme, mais aussi la réalité du socialisme de la RDA pourquoi il est exclu de l’association des écrivains prolétariens-révolutionnaires de la RDA. Anna Seghers, alias Netty Reiling, descend d’une famille israélite orthodoxe et fait partie de la même association et de la KPD (parti communiste d’Allemagne) dès 1928. C’est pourquoi elle part en exil quand Hitler devient en 1933 chancelier du Reich.
Les deux auteurs sont toujours contestés. Longtemps on refuse Anna Seghers parce qu’elle se réclame du communisme et parce qu’elle est membre de la SED. On reproche à Müller qu’il se prononce pour le socialisme, qu’il considère la RDA comme régime légitime et qu’il choisit des sujets mythiques pour éviter la critique de la SED. Le public est très déçu quand il apprend que l’écrivain est un membre du personnel inofficiel du ministère pour la sécurité de l’état. Pour leur œuvre important Müller et Seghers ont obtenu de nombreux prix, en commun le prix de Kleist (pour Seghers en 1928, pour Müller en 1985) et de Büchner (pour Seghers en 1947, pour Müller en 1990). Müller se fait un nom non seulement comme écrivain, mais aussi comme dramaturge, régisseur et administrateur. Pour ce travail il obtient le prix européen du théâtre en 1991 et passe pour le dramaturge al-
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lemand le plus important à côté de Bertolt Brecht. Anna Seghers s’est engagée beaucoup pour la paix et devient en membre du Conseil de la paix du monde. Bien que le régime socialiste ne rend pas la vie facile à eux, il honore et soutient les deux artistes: Anna Seghers obtient le prix national de la RDA en 1951, 1959 et 1971 ; Müller en 1986. Et quand le régime le reconnaît enfin dans les années 70, Müller reçoit un visa permanent pour voyager.
Dont les œuvres principaux de Müller se trouvent Der Lohndrücker (1957), Macbeth (1972) et die Hamletmaschine (1978), dont ceux de Seghers Das siebte Kreuz (1942), Die Entscheidung (1959) et Das Vertrauen (1968).
II) partie principale
A) LES POINTS COMMUNS
1.) le sujet
En 1794 le directoire français envoie au nom de la République française trois hommes à Jamaika pour organiser une émeute d’esclaves contre le pouvoir anglais. Les émissaires s’appellent Sasportas, Galloudec et Debuisson. Ils ont pas encore terminé leur mission quand ils apprennent que le directoire à Paris n’existe plus parce que Napoléon l’a aboli. Debuisson est d’avis qu’ils devraient abandonner leur mission tandis que Sasportas et Galloudec la veulent terminer à cause des raisons idéalistes. Mais ce plan échoue. Sasportas est trahi et pendu à Port Royal. Galloudec peut s’enfuir, mais est arrêté à Kuba et y meurt. Debuisson décide à passer aux aveux et obtient la liberté. Avant sa mort, Galloudec écrit une lettre à Antoine qui a travaillé dans le bureau qui les a donné les papiers pour la mission. Galloudec lui fait connaissance que la mission a échoué et lui raconte des conséquences pour les émissaires. Galloudec donne la lettre à un marin qui réussit seulement après plusieurs mois à la remettre à Antoine.
2.) Les trois personnages principaux
Müller garde les noms des personnages principaux de la nouvelle : Debuisson, Sas-portas et Galloudec. Anna Seghers nomme aussi les prénoms de Debuisson et Sas-portas : Victor et Jean. Chez Seghers on apprend plus de détails des traits caractéristiques des personnages et de leur intérieur. Cela serait chez Müller seulement possible avec de longs monologues ou si quelqu’un racontait d’eux. Dans le récit,
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l’optique semble être plus concentré sur Sasportas (le lecteur l’accompagne tout le temps et « vit » sa mort) dans la pièce plutôt sur Debuisson (une scène est consacrée à lui, voire II B, 3e). Le motif de la solitude de Galloudec et Sasportas est présent chez les deux auteurs.
a) Debuission
Debuisson est médecin et héritier d’une plantation, Müller précise : avec quatre cents esclaves. Chez Segers, Antoine se souvient du jour où Sasportas et Debuisson sont venus dans son bureau pour aller chercher les papiers pour Jamaika. Le citoyen Cervin raconte à Antoine ce qu’il sait de Debuisson : il est à demi Anglais et Français et a passé sa jeunesse à Jamaika. Après la mort de ses parents il lui reste seulement son grand-père un peu fou qui administre son héritage et qui essaie de le garder pour luimême. Debuisson devient médecin militaire aux services anglais. Quand les Anglais occupent la Guadeloupe, il passe aux Français. Chez Seghers Galloudec raconte que Debuisson s’est lié d’amitié avec Sasportas dans un hôpital militaire belge. Les deux parlent ensemble toutes les langues qu’on parle sur les Antilles. Chez les deux auteurs, Debuisson est le chef de la mission. Quand il apprend que le directoire n’existe plus, il devient évident qu’il pense d’abord à lui-même : il se décide contrairement à Sasportas de révéler des noms des participants de la mission pour sauver sa vie.
b) Sasportas
Dans la pièce de Müller, Sasportas est un ancien esclave noir et feint à Jamaika d’être à la fuite de la révolution à Haiti. Ils s’est joint à Debuisson parce Dieu l’a crée pour être un esclave. Dans la narration de Anna Seghers Sasportas est un juif espagnol et se présente à Jamaika comme un immigré français et auxiliaire médical de Debuisson. Chez Seghers Sasportas a par conséquent une position plus élevée. Dans la nouvelle de Seghers Antoine décrit Sasportas comme un garçon éveillé et amusant parlant de façon franche et qui s’enthousiasme pour l’idée de libérer les esclaves. Antoine a fait sa connaissance quand Sasportas était son élève dans une école fondé par une assemblée conventuelle. Sasportas a enseigné lui-même pour des cours du soir. Il a interrompu les études de médecin et est entré dans l’armée. Sasportas se révèle comme héros puisqu’il continue la mission et préfère mourir à trahir des noirs. Dans le récit, ses derniers mots avant d’être pendu sont : « Nègres, faites le même comme les esclaves à Haiti ! » (S., 244).
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Sonja Breining, 2002, Vergleich von Anna Seghers "La lumière sur le gibet" und Heiner Müllers "la mission", Munich, GRIN Publishing GmbH
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laura Tirandaz now follows Vergleich von Anna Seghers "La lumière sur le gibet" und Heiner Müllers "la mission"
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