La révolte des étudiants en mai 1968. Les raisons, les acteurs et la chronologie des événements


Exposé / Rédaction (Scolaire), 2001
16 Pages
Anonyme

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Table of Contents

- Introduction

- pourqoui la révotle, les raisons pour le mouvement du mai 68

- la pensée 68

- les acteurs

- la chronologie des evenements

- des femmes libérées

- les jeunes d`aujourd hui

- indication de la source

1. Introduction

Dans toute L`Europe, en Amerique latine aux Etats-Unis, les murs du vieux monde ont tremblé. La révolte des étudiants, qui se produit dans de nombreux pays industrialisés, atteint la France; les universités où ils sont de plus en plus nombreux, ne sont pas préparées à les recevoir. Des affrontements avec les forces de l'ordre se produisent, surtout à Paris en mai 1968. Une vague de grèves ouvrières, sans précédent depuis 1936, constitue une menace pour le gouvernement.

Un discours ferme du général de Gaulle, la mobilisation de ses partisans et l'appel aux électeurs, après la dissolution de l'Assemblée nationale, rétablissent la situation en juin 1968. moins d'un an plus tard cependant, de Gaulle quitte définitivement le pouvoir après l'échec d'un référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat, le 28 avril 1969.

2. Pourqoui la révolte ?

La convergenve des mouvements du mai 68 trouve ses origines profondes dans la remise en cause de l`ordre mondial de l`après-guerre.

En périod de plein emploi, dans une France prospère et pantouflarde, enfin libérée des guerres coloniales. Cèst dans une France qui s`ennuyait. Une génération née après la guerre prenait la parole contre ses aînés. Au cours des années soixante, les profondes mutations de l'économie française suscitent des inquiétudes et des aspirations sociales nouvelles, auxquelles la multiplication de nouveaux médias (radio à transistor, développement de la télévision) contribue à donner aussitôt un écho national. Les événements de mai-juin 1968 vont les catalyser.

La génértation du baby-boom a vingt ans

Mai 68 c`est dàbord une affaire de jeunes qui se reconnaissent. En 1968 il y a deux fois plus étudiants qu`en 1960. Les structures autant que les mentalités de la vieille Université sont inadaptées à l`arrivée des nouveaux venus. La cécité (Blindheit) des responsables politiques autant que la surdité (Taubheit) des mandarins universitaires va précipiter la rencontre de la masse étudiante, plutôt apolitique avec la minorité d`extreme gauche

L`Internationonlae Étudiante

- Le rouge our naître à Barcelone/Le noir pour mourir à Pairs. » La référence international et à la révolte est bein présente dans ce graffiti de la faculté de Censier. Les manifestations contre la guerre du Viêt-nam sont nombreuses à Paris et commencent déjà en 1966 devant l`ambassade des Etats Unis. L`année 1968 connaît une agitation étudiante exceptionnelle : Etats Unis, Brèsil, Mexique, Japon, mais aussi Allemagne Belggique, Plogne, Tschécoslovaquie. En Espagne, en France et en Italie, le révolte gagne le monde ouvrier.

Les pères sont-ils des fascistes ?

Le policier, le patron, le professeur, le père constituaient des ennemis. Pis encore, ils incarnaient le fascisme éternel, tout obstacle potentiel au libre arbitre étant décrété fasciste.

Les parents ne devaient plus imposer de règles de vie, mais acquiescer aux pulsions de l’enfant. L’école n’avait plus pour fonction de transmettre des connaissances, mais d’assurer l’épanouissement de l’élève. Il appartenait à l’Université de s’ouvrir à tous : la sélection trahissait une philosophie rétrograde : ouvriers ou paysans, débarrassés de toute hiérarchie, avaient à s’autogérer. La délinquance n’exprimant que la revanche des inégalités sociales, la justice devait s’incliner devant la lutte des classes.

Un discours ferme du général de Gaulle, la mobilisation de ses partisans et l'appel aux électeurs, après la dissolution de l'Assemblée nationale, rétablissent la situation en juin 1968. moins d'un an plus tard cependant, de Gaulle quitte définitivement le pouvoir après l'échec d'un référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat, le 28 avril 1969.

3. la pensée 68

Herbert Marcuse (1898-1979)

Herbert Marcuse, est un des deux membres fondateur est à côte de Horkheimer, Lukács et Adorno probablement le représentant le plus connu de "l'Ecole de Francfort (Institut für Sozialforschung). Marcuse était l`apôtre du mouvement de 68 en Allemagne et après en France.

Les débuts de la vie publique de Marcuse sont politiques plus que philosophiques. Il s'engagea, pendant la première guerre mondiale, dans la social-démocratie allemande, mais la complicité de cette formation politique à l'assassinat de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknecht l'aliéna définitivement de ce Parti, d'autant plus que Marcuse avait participé à un conseil de soldat pendant la révolution berlinoise de 1919.

Devenu professeur à l'université de San Diego en Californie, il devient un des référents de la Nouvelle Gauche. Ses interventions et débats où il prend position pour une révolte radicale (le Grand Refus) ne doivent pas faire penser à une formulation explicite d'une politique concrète: Il s'agit essentiellement d'un discours éthico-philosophique, que certains qualifient d'idéologique, période datent aussi ses textes consacrés à la "nouvelle sensibilité" (voir "Contre-révolution et révolte" et "la dimension esthétique", critique virulente du réalisme socialiste) caractéristique des mouvements radicaux des années 60 témoignent d'une pensée esthétique proche de celle d'Adorno. En Europe il s'est manifesté lors des débats tenus à l'Université Libre de Berlin-Ouest en 1967 et lors du Colloque de l'Unesco en 1968 et aux XXIIme rencontres internationales de Genève en 1969. Il s'éteint en 1978.

Dans la pensée de Marcuse, les instincts occupent une place de choix, il rappelle que la tendance naturelle porte l'homme vers la recherche du plaisir maximal, l'inconscient est dirigé par le principe du plaisir. Cette recherche du plaisir se heurte au principe de réalité. Un report de satisfaction devient donc indissociable de la maitrise d'un futur que l'homme privilégie au dépens du présent. La répression des instincts est indissociable de la civilisation

La civilisation commence quand l'objectif du ça (la satisfaction intégrale des besoins, des plaisirs) est abandonné par le surmoi (produit de l'éducation, de la société). Marcuse est convaincu du caractère surrépressif de la société de consommation. Cette société oblige l'homme à travailler au-delà de la satisfaction de ses besoins vitaux en créant des besoins artificiels qui aliène l'homme, Il passe l'essentiel son existence à produire des gadgets inutiles qui le détourne des problèmes essentiels, la pensée individuelle disparaît victime de l'endoctrinement des médias.

La société de consommation n'exerce pas de brutalité sur l'homme mais l'aliène dans le rôle d'objet, l'homme à perdu sa liberté dans la production et la consommation de biens inutiles.

Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine (1814-1876), révolutionnaire anarchiste. Né en 1814 près de Moscou, issu d'une famille aristocratique, il fit ses études à l'école militaire de Saint-Pétersbourg avant de devenir officier d'artillerie en 1835. De plus en plus critique vis-à-vis de son milieu d'origine, il démissionna pour mener une vie de bohême. En 1840, il se rendit à Berlin où il approfondit la philosophie de Hegel et se lia d'amitié avec les hégéliens de gauche. Arrivé à Paris en 1844, il fréquenta les émigrés allemands, dont Karl Marx, et connut l'influence de Proudhon!; il participa aux barricades de 1848 à Paris puis à l'insurrection de Dresde de 1849. Arrêté et livré à la Russie, déporté en Sibérie, il s'évada en 1861 par le Japon et les États-Unis pour se réfugier à Londres. Il s'engagea alors dans toutes les luttes ouvrières d'Europe. Adhérent de l'Association internationale des travailleurs (la Ire Internationale), animée notamment par Marx, il créa en 1868 en Italie une société secrète, l'Alliance de la démocratie socialiste. En 1870, il soutint la Commune de Paris. Critiquant le socialisme autoritaire qui dominait au sein de l'Internationale, prônant la suppression immédiate et radicale de l'État par la révolution, Bakounine s'opposa ouvertement à Marx. Au congrès de La Haye en 1872, Bakounine et ses partisans furent expulsés de l'Internationale. Fatigué des luttes politiques, il se retira alors en Suisse. Harcelé par ses créanciers, Bakounine y mena une vie de plus en plus difficile. Prônant une forme d'anarchisme plus violente que celle de Proudhon, la doctrine de Bakounine inspira notamment le terrorisme anarchiste de la fin du XIX e siècle.

4. Les Acteurs

Les leaders étudiants

- Daniel Cohn-Bendit

ll a 23 ans en 1968 et étudie la sociologie à Nanterre. "Dany le Rouge" (surnom du à la couleur de ses cheveux) est le principal animateur du mouvement du 22 mars.

De nationalité allemande, il est expulsé de France le 22 mai et devra attendre 10 ans que l'interdiction du territoire qui le touche soit levée.

Aujourd'hui, il est adjoint au maire de Francfort et député européen du Parti des verts allemands depuis 1994.

- Alain Geismar

Il a alors 29 ans et est maître-assistant à la faculté des sciences de Paris.

Ex-militant du PSU, il est secrétaire général du syndicat étudiant SNESUP.

Après 68, il fonde la "Gauche prolétarienne" (maoïste), passe dans la clandestinité en 1970, est emprisonné puis libéré, radié puis réintégré à l'Education nationale où il entreprend une carrière universitaire.

Devenu inspecteur de l'Education nationale, Alain Geismar est entré au cabinet des ministres Claude Allègre et Ségolène Royal en juillet dernier.

- Jacques Sauvageot

Il a 25 ans, est inscrit en troisième cycle d'histoire de l'art. Membre des étudiants PSU, il dirige l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) par interim depuis avril.

Aujourd'hui directeur de l'école des Beaux-Arts de Rennes, il se défend de toute nostalgie et assure avoir longtemps souffert de son image d'ancien leader des barricades.

- Alain Krivine

26 ans, a déjà un passé actif de militant.

Après huit ans aux Jeunesses Communistes, il est exclu du PCF en 1966 pour avoir critiqué sa direction.

Il fonde alors les "Jeunesses communistes révolutionnaires" (JCR), d'inspiration trotskiste.

Son mouvement sera dissout en juin 1968.

Fidèle à ses convictions, Alain Krivine demeure le leader de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

La classe politique

L'ensemble de la classe politique a été ébranlée par le mouvement étudiant

La gauche

- François Mitterrand

Le futur Président de la république tente alors, à 51 ans, de

récupérer le pouvoir atteint par la révolte étudiante et les grèves. Le 28, il annonce qu'il est prêt à prendre ses responsabilités en cas de vacance du pouvoir et lance le nom de Mendès-France pour diriger un gouvernement provisoire.

- Pierre Mendès-France

Agé alors de 61 ans, il est le seul responsable politique de

premier plan à s'être mêlé aux manifestations étudiantes où il bénéficie d'un préjugé favorable en raison de son éloignement des partis traditionnels.

Le 24 au soir, il fait irruption à la Sorbonne: "Je suis venu sur les lieux des combats pour être un témoin".

Il assiste, le 27, au meeting du stade Charléty mais refuse de prendre la parole.

Au lendemain de la déclaration de François Mitterrand il déclare, le 29 mai: "Je ne refuserai pas les responsabilités qui pourraient m'être confiées par l'ensemble de la gauche".

Il perdra son siège de député en juin.

- Michel Rocard

37 ans, il dirige le PSU depuis un an. Son mouvement participe activement aux "événements".

Le 24, il est au premier rang de la manifestation de soutien à Cohn-Bendit (expulsé de France) aux côtés notamment d'Alain Krivine, Alain Geismar et Jacques Sauvageot, manifestation violemment réprimée par les forces de l'ordre. Ils se retrouvent le 27, au stade Charléty.

Michel Rocard se présentera à la présidentielle de 1969, où il obtient le modeste score de 3,6%.

La Droite et les représentants de l'Etat

- Charles de Gaulle

A 77 ans, il est président de la République depuis dix ans. Du 14 au 18 mai, il est en voyage officiel en Roumanie. Le 19, il s'exclame "la réforme, oui; la chienlit, non". Le 24, il annonce un référendum pour juin. "Au cas où votre réponse serait "non", il va de soi que je n'assumerai pas plus longtemps ma fonction".

Le 29, il fait annuler le conseil des ministres et quitte Paris en hélicoptère dans le plus grand secret pour rencontrer le général Massu à Baden-Baden (Allemagne). "Je ne me retirerai pas", déclare t-il dans un bref discours radio-diffusé.

Le 30: il dissout l'Assemblée nationale et reporte le référendum.

- Georges Pompidou

Le Premier ministre (56 ans) est en voyage officiel lors des premiers troubles.

Rentré à Paris le 11, il prend des mesures d'apaisement, ordonne la réouverture des facultés, annonce l'amnistie pour les étudiants mais proclame sa volonté de maintenir l'ordre.

Le 25 au matin, il évoque une "tentative évidente de déclencher un début de guerre civile".

Le 27, il signe les accords de Grenelle.

Après les législatives de juin, il sera remplacé par Maurice Couve de Murville.

- Christian Fouchet

56 ans, est ministre de l'Intérieur.

Chargé de l'Education nationale jusqu'en 1967, il est l'auteur

d'une réforme de l'enseignement supérieur qui alimente l'agitation étudiante de Mai 68.

Pendant les "événements", il conseille vainement la manière forte au Premier ministre.

Dans la nuit du 24 au 25, il qualifie les manifestants de "pègre qui sort des bas-fonds de Paris et qui est véritablement enragée, dissimulée derrière les étudiants..."

Il sera remplacé le 31 mai par Raymond Marcellin, qui se forgera la réputation de "passionné de l'ordre".

- Alain Peyrefitte

42 ans, est ministre de l'Education Nationale depuis un an.

Chargé d'appliquer la réforme de son prédécesseur, il est l'une des personnalités au pouvoir les plus critiquées par les manifestants. Il démissionnera le 28 mai.

- Maurice Grimaud

Préfet de police de Paris de 54 ans, il succède à Maurice Papon. Adepte du dialogue, il est, sur le terrain, l'unique porte-parole d'un Etat invisible.

Prônant la modération aussi bien à ses hommes (à qui il rappelle dans une circulaire qu'"on ne frappe pas un homme à terre") qu'aux manifestants, on lui attribue généralement d'avoir évité un bain de sang.

- Jacques Chirac

L'actuel Président de la République a alors 35 ans et occupe le poste de secrétaire d'Etat aux Affaires sociales, chargé des problèmes de l'emploi.

- Edouard Balladur

A 39 ans, il est conseiller économique à Matignon.

Fidèles entre les fidèles de Georges Pompidou, Jacques Chirac et Edouard Balladur participent activement à la négociation des accords de Grenelle.

5. Chronologie des evenemnts

8 janvier 68 Altercation entre François Missoffe (ministre de la Jeunesse et des Sports) et Daniel Cohn-Bendit

lors de l'inauguration de la piscine de Nanterre.

14 février 68 "Affaire Langlois", 3 000 manifestants contre la police à la Cinémathèque française.

22 mars 68 Les étudiants occupent la faculté de Nanterre. Création du "Mouvement du 22 mars" avec Cohn-Bendit.

28 mars 68 A Nanterre, suspension des cours jusqu'au 1 avril.

11 avril 68 Rudi Dutscke est abattu de trois balles de revolver.

1 mai 68 Défilé CGT, PC et PSU de la place de la République à la Bastille.

2 mai 68 Pompidou part pour l'Iran et l'Afghanistan.

Les cours sont suspendus à la faculté de Nanterre.

3 mai: les étudiants de Nanterre organisent un meeting à la Sorbonne, évacuée par les forces de l'ordre. 600 arrestations. Manifestations au quartier latin.

6 mai: échauffourées au quartier latin. 600 blessés et 422 interpellations. Le mouvement gagne les universités de province. Aux côtés de Cohn-Bendit, Jacques Sauvageot, étudiant et vice-président de l'UNEF, membre du PSU, et Alain Geismar, assistant à la faculté, secrétaire général du Syndicat national de l'enseignement supérieur-SNESUP, également du PSU.

5 mai 68 Les manifestants du 3 mai sont condamnés à des peines de prison.

6 mai, Cohn-Bendit, Alain Geismar et Jacques Sauvageot. Début des troubles dans les universités de province. Premieres barricardes du quartier latin.

7 mai Avant de négocier, les étudiants exigent la libération des emprisonnés, la réouverture de la Sorbonne et le retrait de la police du quartier Latin. Manifestation de la place DenfertRochereau à l'Etoile.

8 mai 68 Fermeture des lycées les uns après les autres.

10 mai 68 Barricades dans le quartier Latin, attaquées vers 2 heures du matin par les CRS.

11 mai 68 Georges Pompidou revient d'Afghanistan et fait libérer les manifestants. Les étudiants occupent Censier.

13 mai 68 Grève générale. 300 000 personnes manifestent de la Gare de l'Est à DenfertRochereau. la Sorbonne occupée par les étudiants.

14 mai 68 Le général de Gaulle part en visite officielle en Roumanie.

15 mai 68 Les étudiants occupent l'Odéon et les ouvriers, l'usine Renault de Cléon.

16 mai 68 Grève à l'usine Renault de Flins.

17 mai 68 Grève à l'usine Renault de Boulogne-Billancourt.

18 mai 68 Le général de Gaulle rentre de Roumanie

On dénombre entre 3 et 6 millions de grévistes en France.

21 mai 68 Cohn-Bendit est interdit de séjour en France.

22 mai 68 Les étudiants condamnés sont amnistiés.

Toute la nuit, manifestations contre l'expulsion de Cohn-Bendit.

24 mai 68 Dans une allocution télévisée, le général de Gaulle annonce un référendum. Nouvelle nuit des barricades au quartier Latin.

La France compte 9 millions de grévistes.

25 mai 68 Ouverture des négociations de Grenelle entre le gouvernement et les syndicats.

27 mai 68 Signature des accords de Grenelle. Le protocole est rejeté par les ouvriers de Renault et de Citroën. Meeting au stade Charléty en présence de Pierre Mendès France.

28 mai 68 Retour clandestin de Daniel Cohn-Bendit. Mitterrand propose un gouvernement de transition présidé par Mendès France.

29 mai 68 Rencontre secrète du général de Gaulle avec le général Massu à Baden-Baden (Allemagne). Manifestation CGT de la Bastille à Saint-Lazare (300 à 400 000 personnes).

30 mai 68 Dans un discours à la radio, le président de la République dissout l'Assemblée nationale. Manifestation de soutien au général de Gaulle, 800 000 personnes remontent les Champs-Elysées.

3l mai 68 Les pompes à essence sont réapprovisionnées pour le week-end de la Pentecôte.

5-7 juin 68 Début de la reprise du travail en France.

10 juin 68 Noyade de Gilles Tautin à Flins, poursuivi par les forces de l'ordre.

11 juin 68 Manifestations après la mort de Gilles Tautin. Nuit des barricades au quartier Latin.

30 juin 68 Raz-de-marée gaulliste aux élections législatives.

10 juillet 68 Maurice Couve de Murville forme le nouveau gouvernement.

6. Les femmes libérées

- Libération des femmes année zéro » (la revue partisans 1968)

Les femmes sont patrout en mai 68, non pas au poste de chef ou au premier rang dans des bureaucraties groupusculaires mais ailleurs. Le pouvoir ne les tente pas encore. Il faut bien reconnaître de olus que les guérilleros en herbe ont du plaisir à le détenir.

En mai 1968 la liberté sexuelle est encore un sujet tabou. Dans les années De Gaulle on ne badine des choses du sexe et la liberté amoureuse. Il y en France une double attitude faite d`une verteuse hypocrisie et de tolérance pour la « bagatelle » contôlée par les hommes. L`avortement reste und délit et les jeunes filles ou les femmes ne disposent pas de moyens sûrs ou d`informations sur la contraception ou encore la prévention de la grossesse. Il faudra attndre 1967 pour que le député Lucien Neuwirth fasse voter une loi autorisant la contracepotion.

C`est lors des élections législatives de 1945 que les femmes votent pour la première fois en France. Sur les 545 députantés , 35 femmes sont élues. De 1945 à 1968 le nombre des femmes à l`Assemblée nationale ne cesse de décroître pour se réduire à 1,6% de la représentation parlementaire en 1968. Citoyennes de fraîche date, dans des situations subalternes au plan profsessionnel, fort peu émancipées de la tutelle martiale les femmes découvrent leur pouvoir en 1968. Elles conquièrent la parole, la capacité de décider pour elles-mêmes et par elles-mêmes, y compris dans les groupes gauchistes les plus radicaux.

les mouvements

En 1970 le MLF (mouvement de libération de la femme) trouve sa source dans les premières mifestations féminists. La même année , à Paris un groupe de femmes dépose une gerbe sous l`Arc de triomphe dédiée « À la femme inconnu du soldat » avec la mention « un homme sur deux et une femme ».

Grâce à L`action du Mlac (mouvement pour la liberté de `avortement et de la contraception) la loi Veil sur l`IVG (interruption volontaire de grossesse) est adoptée en 1974.

7. Les jeunes d`aujourd hui

Isolement social

Les jeunes surout en sont des victimes

Moins spectaclauire qu`une flambée de violenc urbaine, trop mulifomrepour êrte résumée par un seul chiffre, la pauverté des jeunes n`en inquiéte pas moins les pouvoirs publics, les associations ou les travailleurs sociaux. Tous convergent sur un constat : les moins de vingtcinq ans sont de plus en plus nombreux à cumuler échec solaire, ruptures familiales, chômage et absence de revenu ou de logement.

Faute de statitiques precises, ces faits ne peuvent être étayés que par un faisceau d`indices. Dans une enquête récente, l`Observatoire de l`action siciale décentralisée (ODAS) note ainsi que les jeunes sont passés depuis 1985, du cinqième au premier rang de prioritès dans l`action des municipalitès. A partir des conclusions d`un rapport de 1993 sur « la grande exclusion sociale », complété, depuis, par des enquêtes de terrain, la Fédération nationale des associations d`accuil et de rédaptation sociale (Fnars) estime, quant à elle, à trois cent mille le nombre de seize à vingt-cinq ans ne bénéficant d`aucune mesure d`insertion. Parmi eux, deux cent mille seraient en grande difficulté.

Le nombre de jeunes ch1omezrs bon couverts par l`allocation-chômage a, en outre, fortement augemté ces quinze dernières années. « En 1984 ils représentaient la moitié des quinze-vingt-cinq ans sans emploi, constate Oliveier Galland, de l`Observatoire sociologique du changement. Es 1997 ils en constituaient les trois quarts. »

Dans le même temps seoln l`enquête « emploi » de l`Insee, le nombre des quinze-vingt neuf ans qui cumulent chômage et islement a doublé pour atteindre cent quarante-deux mille jeunes en 1997. « Leur situation s`est aggravée, mais ils restent très minoritaires das leur tranche d`age », précise Oilivier Galland, pour qui la protection minimale d`un toit commun avec les parents continue de fonctionner.

Ces derniers chiffres ne prennent pas en compte ceux qui, en rupture totale avec la sociéte, se sont réfugiés dans l`errance. « Leur nombre est en augmentation, même s`il ne peut être quantifié précisément, indique Gilbert Berlioz, consutant sur les questions d`erance pour le ministère de l`emploi et de la solidarité. Cela contribue à faire de ce phénomène un révélateur sérieux de l`aggravation de la situation des jeunes en général. » Toujours selon Gilbert Berlioz près de la moitié des errants en France aurainet actuellement moins de vingt -cinq ans, 3 à 4 % d`entre eux étant des mineurs.

le Rap et la Violence

Dans une chanson prémonitoire un jeune rappeur d`Evry expliquait L`assassinat de Romuald, 14 ans, par des jeunes venus d`une cité voisine. Par leur Langue codé et leur style ces gavroches des cités dénoncent depuis plus de quinze ans les mêmes plais : violence, racismes, pauvereté et ghettoisation. Des mots qui ne cessent de blesser !

Il ya quelques mois quand un jeune des aunettes, un quartier de la ville d`Evry (Essonne)

dans la banlieue de Paris se fait tabasser par une quinzaine d`agresseurs non identifiés. La nouvelle fait immédiatement le tour de la cité. Le rumeur aussi : aucun doute se sont ceux du « Canal », un quartier de Courcouronnes, la ville voisine d`Evry, est l`ennemi mortel des Aunettes. Une guerre sans merci les oppose depuis tellement longtemps qu`un ne sait même plus pourquoi. Air connu des cités à problèmes. A ceci près que, ce mercredi 8 novombre, la guéguerre dérape. Quatre justiciers -dont deux, interpellés depuis, sont âgés de 13 ans et demi et 17 ans-décident de monter une expédition punitive contre le « Canal » de Courcouronnes pour venger l`honneur des Aunettes. A 19h30, à proximité d`un square de Courcouonnes, leur chemin croise par hasard celui de Romuald, 14 ans, un collégien d`origine antillaise. Ils décident qu`il doit payer pour son quatier et lui tirent dessus. Romuald meurt sur le coup, d`une d´echarge de innocente d`une vendetta à laquelle il était étranger et qui avait déjà fait deux blessés avant son assassinat.

- Putain tout ca pour rien, Pour prouver que t`es une pute et qu`ton quartier c`est pas rien », comme l`explique dans une chanson prémonitoire Disiz la Peste, jeue rappeur de 22 ans. Originaire d`eVry justement. Et qui brocarde dans sa chanson, le Poisson rouge, tirée de l`album éponyme sorti à peine trois semaines avant la mort de Romuald : » Putain y a embrouille !/Prmier fois que ja vois autant de monde au quartier/Une atmoaspère tendue électique s`est instalée/Cette place est noire de monde, mais tout ce monde dicute/Ce gnere de discussion où toutes les phrases finissent en « fild de pute »/L`heure est grave : un petit est à l`hopital/Six coups de couteau l`ont perforé devant le entre commercial/Sa mère le corps plein de larmes, est en face de nous/Regade dans le vide, crie sur nous »…..

L`épilogue livre l`expication : « Dans le quartier, il y a environ deux ans, il y a une mère de chez nous qui a acheté du poisson à une mèrede eux qui revenait du bled. Le problème c`est qu`elle a dit qu`elle paierait plus tard. Puis elle a fait des feinters pendant quelque temps. Jusqu`au jour où, l`autre, elle en a eu marre et elle a dit à son fils d`aller récupérer le gen-ar (l`argent). Ca s`est mal passé, ils sont entrés, ils ont insulté sa famille. Bref, le fils quand il est rentré chez lui, le soir, et qu`il a vu sa mère en pleurs, c`est parti en sucette direct. La suite tu connais…. »

Moralité : les affrntements entre cités trouvent toujours leur origine dans des bisbilles sans importance. Disiz la Peste ne cryait pas si bien dire….Dans les bureaux de sa maison de diques, le jeune rappeur ignore encore que, dans quelque jours, Romuald va mourir, et que sa chanson le Poisson rouge aura un aussi sinistre rtentissement à Courcouronnes. « C`est difficle pour les jeunes des cités de rester en dehors d`une rivalité danot ils entendent parler tous le jour, explique le rappeur. Certains ne sont pas allées passer le BEP ou le bac de peur de traverser le quartier rival . » raconte-t-il.

Anant d`ajouter qur lui même , pendant quatre ans, s`est demandé sur qui il allait pouvoir tomber chaque fois qu`il prenait le train pour aller à Paris. D`ailleurs, à en croire un récent article du Journal du dimanche consacré au meurtre de Romuald, certains, à Courcouronnes, en veulent beaucoup à Disiz d`avoir écrit le Poisson rouge, d`avoir tourné en dérision leur sacro-sainte « guerre des quartiers ». Pourtant, le rappeur, même s`il n`hésite pas à condamner les dérives des quartiers, revendique son appartenance à la cité : « Bien sûr, depuis quelques années, les armes se muliplient dans les cités : couteaux, fusils à grenaille etc. Mais la banlieue c`est pas que des vitres cassées. Ma cité elle est bien. C`est pas non plus comme dans le XVIe. Il faut arrêter de croire qu`en banlieue il n`y a que des grandes tours, des vitres cassées, des pipis le long de tous les murs. Bien sûr, il y a de cela, mais il y a aussi d`autres choses. Moi, j`habite dans la périphérie du quartier des Epinettes à Evry, dans un coin tranquille. A Evry il n`y a pas de grandes tours, c`est étalé, c`est agité dans cetrains coins et tranquille dans d`aurtes. Je suis sûr que c`set partout pareil : aucune ville n`est entièrement peuplée d`Al Capone. »

8. Indication de la source

- mai 68 jour et nuit (christine Fauré)

- Nous l`avons tant aimée la révolution (Daniel Cohn-Bendit)

- mai 68 la révolution fiction (Jacques Tarnero)

- écoute Ausgabe märz 99 (Cohn-Bendit)

- Der Aufruhr der 68er (Gerhard Fels)

- des pages internet sur le mai 68

- quelques articles d`Institut francaise de Vienne (L`express, le monde etc.)

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Résumé des informations

Titre
La révolte des étudiants en mai 1968. Les raisons, les acteurs et la chronologie des événements
Année
2001
Pages
16
N° de catalogue
V102615
Taille d'un fichier
400 KB
Langue
Français
Citation du texte
Anonyme, 2001, La révolte des étudiants en mai 1968. Les raisons, les acteurs et la chronologie des événements, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/102615

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