L'idustrialisation dans la littérature allemande et francaise: Le symbole du chemin de fer dans "Bahnwärter Thiel" et "La bête humaine"


Facharbeit (Schule), 2005
22 Seiten, Note: 15 Punkte

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1) Introduction

J’ai eu l’idée pour la thématique de mon travail quand on parlait en cours de français du développement d’une ville, particulièrement du développement de Paris, la capitale française. Par conséquent on travaillait aussi sur la révolution industrielle au 19esiècle qui était très importante pour la genèse de la métropole d’aujourd’hui

Dans ce contexte nous avons lu des extraits de textes différents et nous avons réfléchi beaucoup sur leur effet et leur signification relative à l’époque à laquelle les textes appartiennent

La méthode pour découvrir une époque en analysant sa littérature me fascinait beaucoup et j’ai décidé de travailler de façon plus profonde sur l’époque de l’industrialisation européenne en utilisant cette méthode

De plus, il m’intéressait si la réponse à la révolution industrielle en France peut être généralisée pour l’Europe du 19esiècle. Donc, j’ai décidé de comparer la littérature française à la littérature allemande pour découvrir s’il y avait des oppositions fondamentales à l’égard de l’accueil de ces changements immenses

Malgré que ce ne soit pas toujours le cas que les écrivains veulent refléter l’esprit de leur siècle, on peut pourtant prendre cela comme point de départ en ce qui concerne l’époque du naturalisme (environ 1880-1900), parce que le naturalisme avait le but de décrire la réalité avec exactitude

Il en résulte qu’on peut utiliser la littérature naturaliste non seulement pour le divertissement, mais aussi comme document de l’époque dont un peut déduire les conclusions quant à la réponse dans la société

C’est pourquoi les deux œuvres que j’ai choisies ont été écrites par les grands naturalistes en France et en Allemagne : Emile Zola (1840-1902) et Gerhart Hauptmann (1862-1946)

En analysant leurs livres je voulais découvrir des points communs et des différences quant à la réponse à l’industrialisation. Le « fil conducteur » pour l’interprétation était donc la question : Quel correlation y a-t-il entre la révolution industrielle et le destin des protagonistes des deux textes ?

Le choix des œuvres était aussi important pour la limitation du thème de mon travail ; par conséquent il fallait de m’en tenir à un seul aspect de l’industrialisation. C’est pourquoi j’ai choisi « La bête humaine » d’Emile Zola et « Bahnwärter Thiel » (« Le garde-barrière Thiel ») de Gerhart Hauptmann, car le symbole central dans ces deux livres est le chemin de fer. Je trouvais cet aspect bien propre au thème de mon travail puisque le chemin de fer est aussi symbole de l’industrialisation. – Pourquoi ?

Sans anticiper mes élaborations dans la partie principale je peux déjà constater que le chemin de fer était premièrement l’invention la plus importante de la révolution industrielle, mais en même temps seulement cette invention rendait possible tout l’essor de l’industrialisation

Par conséquent la société était beaucoup influencée par le chemin de fer – comme les protagonistes de « La bête humaine » et de « Bahnwärter Thiel » que je vais analyser dans mon travail qui s’appelle « L’industrialisation dans la littérature allemande et française : Le symbole du chemin de fer dans « Bahnwärter Thiel » de Gerhart Hauptmann et « La bête humaine » d’Emile Zola»

2) La révolution industrielle

Pour mon travail sur la littérature française et allemande pendant la révolution industrielle j’ai besoin des informations historiques. C’est la raison pour laquelle il faut d’abord définir l’expression « révolution industrielle » qu’on trouvera fréquemment dans mon travail

Commençons par la définition générale de ces deux mots : une révolution industrielle est « un processus qui bouleverse les techniques de production » (http://de.wikipedia.org/wiki/Industrialisierung) . Prenons l’exemple de la « révolution néolithique»: Il y a 20.000 ans lorsque les hommes ont arrêté de chasser, de ramasser et de pêcher et qu’ils ont commencé à faire l’agriculture et l’élevage

Arnold Gehlen a mis l’importance de la révolution industrielle au 19e siècle au même niveau avec cette révolution néolithique

Eh bien, pendant l’industrialisation au 19e siècle tout était changé à cause du passage d’un système artisanal et manuel à une production avec l’aide de l’énergie des machines :

L’industrialisation commence en Angleterre déjà vers 1770-1780 quand on se met à utiliser les machines à vapeur qui sont alimentées par le charbon de terre (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_industrielle). L’Angleterre devient le numéro un dans l’industrie jusqu’à la fin du 19e siècle

Le modèle anglais de la révolution industrielle se propage dans l’Europe de l’Ouest à partir de 1820 : premièrement la Belgique, la Hollande et la Suisse deviennent des Etats industriels, puis, en 1825 la France entre aussi dans ce processus avec la généralisation des métiers à tisser

De plus, la France commence à construire des voies de chemin de fer sous Louis-Phlilippe

Pendant la deuxième moitié du 19e siècle, l’Allemagne enfin rejoint le reste de l’Europe en ce qui concerne l’évolution industrielle. Ce pays qui n’avait pas une politique économique commune avant l’industrialisation, prend maintenant la technique avancée de l’Angleterre, de la France et de la Belgique

Dans la première phase de 1835 à 1890 l’industrie textile est très importante pour l’exportation allemande. Dès 1875 l’essor est donnée par les métiers à tisser mécaniques

Majoritairement, ce « processus caractérisé par l’accélération de la croissance » (http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_industrielle) s’effectue

de la même façon partout en Europe : la production à la machine se répand, les grands centres industriels naissent et entraînent l’urbanisation, plusieurs entreprises se fédèrent aux trusts

En outre, il y a un grand exode rural et une croissance démographique qui ont pour conséquence l’agrandissement des villes

Etant donné que les nouvelles techniques apportent beaucoup de nouveautés, la vie quotidienne de tous les gens change considérable. Mais le changement le plus grand se passe dans les entreprises qui, maintenant, ont besoin d’une réorganisation : l’organisation scientifique du travail veut améliorer la productivité de la main-d’œuvre avec de nouvelles méthodes de travail ; on sépare les tâches, on travaille à la chaîne pour produire en grande série et en qualité homogène. (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_industrielle)

On peut aussi constater un progrès du niveau de vie : en France, le salaire des ouvriers double entre 1850 et 1914. Quand même, les différences entre les classes s’élargissent et la quatrième classe des ouvriers pauvres, le prolétariat, se forme. Par conséquent, la critique de la société est renforcée

Pour mon travail, un aspect de l’industrialisation est le plus important : le développement du chemin de fer et son rôle dans la révolution industrielle

En fait, il y a un rapport très étroit entre le développement industriel et l’extension de voies de communication, car le transport d’un grand nombre des matières premières et des produits finis était une tâche principale de l’époque industrielle. C’est pourquoi le chemin de fer est le symbole de ce temps, ou plus précisément, le symbole des changements frappants : Cette nouvelle technologie révolutionaire a totalement changé la vie économique et sociale des états industriels

A 1825 la « locomotion » de l’Anglais George Stephenson roule la première fois. Dix ans après, il y a aussi la première voie de chemin de fer en Allemagne, entre Nuremberg et Fürth

A 1850 il y a un réseau de lignes de 6.000 kilomètres en Allemagne

Les avantages du chemin de fer sont responsables de son importance comme force motrice de l’industrialsisation : le chemin de fer baisse le coût et il augmente la vitesse du transport. En outre, il ne dépend pas du temps qu’il fait et ainsi, il rend possible un transport régulier et ponctuel. De plus, la construction des locomotives forme un grand débouché pour la construction mécanique. Donc, le chemin de fer contribue aussi à la naissance des grands centres industriels, car il peut compenser le désavantage de localisation des entreprises

Les locomotives deviennent aussi importantes pour le développement des grandes banques et de la bourse, puisque 20% du capital sont investits dans leur construction

D’ailleurs, le chemin de fer propose beaucoup de lieux d’emplois : on a besoin de spécialistes pour la construction et pour la conduite, il faut d’employer des mécaniciens, du personnel à la gare et des gardes-barrières

En résumé, d’un côté le chemin de fer était un produit très important de la révolution industrielle. D’autre côté le chemin de fer était juste le moteur de l’industrialisation dont celle-ci dépendait

3) «Bahnwärter Thiel» de Gerhart Hauptmann:

3.1) Résumé

Dans la nouvelle « Bahnwärter Thiel » de Gerhart Hauptmann, publiée à 1888, il s’agit d’un garde-barrière qui échoue dans sa vie, ne peut pas la supporter et enfin tue sa femme et son fils

Le protagoniste Thiel habite au petit village allemand »Schön-Schornstein » près du fleuve « Spree ». Il y travaille comme garde-barrière depuis dix ans. Il est un ouvrier consciencieux et il va régulièrement à l’église. Sa première épouse Minna, une femme maladive et frêle est morte pendant l’accouchement de leur fils Tobias. Minna et Thiel étaient liés par un amour mental. Par conséquent, Thiel pleure la perte de sa femme. Quand même, il se marie encore une fois à cause de Tobias qui a besoin d’une mère et à cause des travaux des champs. Lene, une paysanne robuste, est querelleuse et dominatrice dans le mariage. Quand elle aussi accouche d’un garçon, elle ne s’occupe plus de Tobias. Thiel s’en aperçoit et il souffre beaucoup, mais il ne résiste pas à cause de son caractère flegmatique et parce qu’il dépend sexuellement de Lene. Donc, son travail devient son lieu de refuge, parce que pendant ce temps, il peut réfléchir à Minna sans être dérangé

Mais un jour, Lene entre dans son lieu de refuge parce que leur nouveau champ se trouve du passage à niveau où il travaille

Pendant son travail sur le champ Lene ne prend pas garde à Tobias qui court sur les voies et est écrasé par le chemin de fer. Thiel ne peut pas supporter la mort de son fils aimé. A la maison, il tue sa femme et son autre fils avant de s’enfuir. Le lendemain matin il est trouvé sur les voies avec le bonnet de Tobias. On le met à l’asyle d’aliénés

3.2) Interprétation

« Bahnwärter Thiel », la nouvelle de Gerhart Hauptmann, a été publiée en 1888, pendant l’époque littéraire du naturalisme (environ 1880-1895). Un trait caractéristique de cette époque était, par exemple, le thème de l’ouvrier et de son milieu. C’est exactement le thème qu’on retrouve dans la nouvelle « Bahnwärter Thiel ». Cette « étude psychologique » nous montre la transformation d’un bon ouvrier consciencieux à un double assassin qui perd la raison

Malgré qu’en premier lieu, ce développement semble être absurde, Gerhart Hauptmann a créé un lien causal sans lacunes psychologiques : Les naturalistes comme Hauptmann pensaient que l’homme est influencé ou même déterminé par les trois facteurs suivants : La race, donc les données génétiques, puis le milieu, c’est-à-dire toutes les influences sociales et enfin le moment historique. C’était la théorie d’Hippolyte Taine (1828-1893) qu’on retrouve fréquemment dans la littérature européenne du 19e siècle

C’est la raison pour laquelle les informations sur les circonstances de la vie extérieure et intérieure de Thiel nous intéressent beaucoup. Les premières pages de la nouvelle nous racontent les conditions de vie du garde-barrière

Peu à peu le lecteur est introduit dans le monde intérieur de Thiel :

Thiel est un homme simple qui sort d’une classe inférieure de la société. Il est sans éducation, maladroit et même primitif parce qu’il sent et agit par instinct. Comme il est inhabitué à réfléchir, il ne peut pas comprendre les lois qui règlent sa vie. A cause de cette maladresse il a besoin d’une orientation stricte. C’est pourquoi, dans sa vie quotidienne, il a de profondes racines dans la religion et le travail qui lui donnent une certe stabilité. Donc, il apprécie l’ordre, la paix et la tranquillité

Thiel est content de sa vie simple jusqu’à la mort de sa première femme Minna qu’il a adorée de façon non-sensuelle, mais d’un pur amour

La perte de Minna entraîne la perte de l’équilibre dans sa vie quotidienne. Il se trouve dans une nouvelle situation qu’il comprend mal

S’inquiétant de son fils Tobias et des travaux agricoles il épouse, sans y réfléchir, Lene, une femme dominatrice et brutale. Malgré que Thiel ne puisse pas se débrouiller dans les nouvelles conditions, il ne se révolte pas contre ces conditions-là.. Au lieu de cela il se soumet à la volonté de sa femme, parce que ses pulsions le dominent. Car Thiel dépend de la sexualité sauvage de Lene. Bien qu’il souffre de la violence de sa deuxième femme, il la convoite instinctivemment. En outre, c’est son caractère flegmatique qui l’empêche de résister

Parallèlement à la vie extérieure avec Lene, pleine de pulsions et de passions, Thiel a la nostalgie de l’amour avec sa femme morte. Minna lui avait donné un sentiment de quelque chose d’innocent, de moral et presque de saint. Comme il regrette beaucoup son absence, toute son âme est remplie des pensées à Minna. En conflit avec lui-même, Thiel veut séparer sa vie intérieure, les pensées à Minna, de sa vie extérieure, le désir instinctif. Par conséquent, la petite maison du garde-barrière devient non seulement un lieu de refuge loin de Lene, mais aussi un lieu commémoratif où Thiel peut penser à Minna sans être dérangé. Mais Thiel ne réussit pas à vivre longuement dans cette « double existence », car il agit encore une fois à la légère quand il accepte le champ près de son lieu de travail. Il en résulte que Lene entre dans sa vie intérieure : « Elle, la réalité, est plus forte. » (cf. Martini 1970, 53)

Thiel échoue à ce double rôle, parce que sa vie extérieure réelle se mélange avec sa vie psychique. En même temps il souffre, parce qu’il est coupable des peines de son fils qui est totalement défavorisé par Lene. Ce sont ces sentiments de culpabilité qui produisent les cauchemars de Thiel dans lesquels il voit sa femme morte qui s’enfuit avec son fils sanglant. Quand cette vision se réalise dans l’accident mortel de Tobias, les sentiments de la colère, de la culpabilité et aussi de la détresse qui étaient retenus dans son subconscient tout à coup se déchargent tout d’un coup

Bref, c’est la dépression nerveuse définitive d’une ruine psychique. Le double assassinat brutal de Lene et de son autre fils est la vengeance atroce de Thiel. Le subconscient s’empare du protagoniste jusqu’à ce qu’il détruise sa conscience : Thiel perd la raison

L’aspect de l’interprétation qui m’intéresse le plus pour mon travail, c’est la symbolique de la nouvelle. A cause du caractère hébété de Thiel, les images sont très importantes dans le récit. Car Thiel, lui, est inaccessible à la pensée rationnelle, mais il est ouvert pour tout ce qui est imagé. (cf. Cowen 1981 , 48)

Le choix du symbole central, le chemin de fer, peut être expliqué sur le plan historique : Une des grandes œuvres du 19e siècle, c’est-à-dire de l’industrialisation, était l’extension d’un réseau du chemin de fer – une nouvelle technologie révolutionaire

Le chemin de fer dans « Bahnwärter Thiel » est le symbole pour toute la nouvelle technique du 19e siècle : chaotique, incompréhensible et même inquiétante. (cf. http://www.ratsgymnasium-gladbeck.de/schuelerprojekte/bahnwaerterthiel/)

De plus, l’imageextérieurede la locomotive reflète la vieintérieurede Thiel. Donc, les descriptions longues du chemin de fer deviennent l’écran pour les sentiments de Thiel. Premièrement, la symbolique produit un sentiment de tristesse chez le lecteur – il prend Thiel en pitié, parce qu’on s’aperçoit de sa destinée inévitable. Ce sont les champs sémantiques qui produisent cet effet :

„feurig“(p.19), „glühen“(p.19), „schwarz“(p.19), „Ungetüm“(p.25), „fest wie ein Netz“(p.17), „fesselnd“(p.17), „erschlaffend“(p.17), „Netzmasche“(p.19), „klebten“(p.19), „erstickt“(p.22), „taumelnd“(p.35, Hauptmann 1970)

Ces mots sont signicatifs pour un sentiment de la déstruction et du trouble. Cela nous fait penser à la situation du protagoniste : Thiel, lui, il est aussi en dépendance, car il est à la merci de son destin

(cf. http://www.ratsgymnasium-gladbeck.de/schuelerprojekte/bahnwaerterthiel/)

Par conséquent, le chemin de fer devient l’image d’une force majeure qui s’abat fatalemment sur la vie des gens, ici sur la vie de Thiel

A cause des déroulements totalement mécaniques d’une locomotive elle est un bon symbole pour la force surhumaine des choses avec laquelle Thiel court à sa perte. (cf. Ott 1987, 88-90)

D’abord, la ligne de chemin de fer est seulement le lieu de travail de Thiel. Il y trouve sa tranquillité et son ordre. Mais plus tard, quand Thiel ne peut plus se débrouiller dans sa vie, il s’aperçoit des aspects démoniaques du chemin de fer qui est décrit comme « schwarzes schnaubendes Ungetüm »(Hauptmann 1970, 20). Les voies ferrées comme « feurige Schlangen »(p.19) annoncent la chute de Thiel. (cf. Bahr 1988, 116)

De plus, la ligne du chemin de fer où Thiel travaille devient le lieu de tous les événements tragiques qui se passent dans la vie de Thiel. Prenons le passage suivant : Quand Thiel a la vision de sa femme morte sur les voies, le chemin de fer marque l’intersection de son monde extérieur et intérieur : « Zwei rote, runde Lichter durchdrangen wie die Glotzaugen eines riesigen Ungetüms die Dunkelheit » (Hauptmann 1970, 26) Comme le subconscient entre dans la conscience de Thiel, le chemin de fer, décrit comme quelque chose de diabolique, entre par force dans l’idylle de Thiel

En résumé on peut dire que Gerhart Hauptmann voyait le chemin de fer comme signe de temps - c’est incontestable, étant donné qu’il est le symbole central de la nouvelle

Mais le naturaliste était bien loin de s’enthousiasmer de cette technologie révolutionaire, car la locomotive produit un effet très négatif dans son « Bahnwärter Thiel »

Il y voyait plutôt la grande ambivalence de la nouvelle technique en général. Il s’est aperçu non seulement du triomphe de la modernité, mais aussi que ses ordres et mécanismes comportent des périls incomréhensibles et difficiles à évaluer à prévoir

Par conséquent, le chemin de fer lui donnait l’impression de quelque chose de mysthique et même démoniaque qui avait aussi une grande influence sur les gens de cette époque révolutionaire : C’est exactement le facteur du « moment » dans la théorie de Taine, donc les événements historiques qui sont importants pour le développement humain

4) « La bête humaine » d’Emile Zola:

4.1) Résumé

Dans le roman « La bête humaine », écrit par Emile Zola en 1890, il s’agit de Jacques Lantier qui a la lourde hérédité d’une folie homicide et qui pourtant tombe amoureux en espérant être ainsi guéri – en vain, malheureusement..

Un certain soir, dans un wagon de l’Express Paris – Le Havre, Roubaud, le sous-chef de la gare, assassine le président Grandmorin avec l’aide de sa femme Séverine, car il ne supporte pas que Séverine ait été abusée de lui quand elle était jeune. Par hasard, Jacques Lantier, un mécanicien et conducteur de locomotives, particulièrement de la locomotive surnommée « Lison », regarde l’assassinat en se promenant près du tunnel de Malaunay. Mais il ne sait pas exactement ce qu’il a vu, parce qu’à ce moment il se trouve dans un état de grande confusion : à cause d’une maladie génétique, le désir de tuer les femmes, il a dû s’enfuir de sa cousine Flore qui a voulu se donner à lui

A la cour de justice, Jacques découvre la culpabilité de Roubaud et sa femme au regard terrifié de Séverine. Mais il ne la révèle pas parce qu’il est attiré par Séverine. Peu après, celle-ci tombe aussi amoureuse de Jacques et ils deviennent des amants

Un jour, les voyageurs de l’Express duquel Jacques est responsable, sont contraints de passer une journée chez Flore et Phasie, la tante de Jacques, parce qu’une tempête de neige a recouvert les rails. Les passagers, entre eux aussi Séverine, doivent donc attendre qu’on dégage la voie. Flore, ce jour-là, surprend un baiser entre Jacques et Séverine et comprend qu’ils sont amants. Mais ce n’est pas une surprise pour elle, car elle avait eu des soupçons en apercevant systématiquement Séverine dans le train de vendredi

Un autre jour, tante Phasie est assassinée par son propre mari, l’aiguilleur Misard qui met de la mort au rat dans son liquide de lavement. Il espère récupérer ainsi mille francs que la tante a reçu d’un héritage et qu’elle a dissimulés

A cause de l’amour intensif avec Séverine, Jacques pense être guéri de sa maladie, mais Séverine lui raconte du meurtre de Grandmorin sur lequel elle s’étend avec beaucoup de détails. Les pulsions meurtières de Jacques s’éveillent et il doit fuir la chambre pour ne pas tuer Séverine. Pour se venger du fait que Jacques a choisi une autre, Flore décide de faire dérailler l’Express du vendredi, parce que les deux amants y sont toujours. Le train déraille et provoque un massacre effroyable : de nombreux voyageurs sont tués ou blessés. Mais comme Jacques et Séverine survivent, Flore se sucide en marchant au milieu des voies dans le tunnel

Puisque le premier essai de tuer Roubaud, le seul obstacle entre les amants, a échoué, les deux décident de revenir à la charge : Ils l’attendent à la maison en pensant pouvoir enfin le supprimer : Séverine l’a attiré sous un prétexte, et Jacques pense qu’il pourra ainsi assouvrir son désir de meurtre et s’en délivrer. Mais sa folie meurtière est trop forte, et, au lieu de Roubaud, il poignarde Séverine et s’enfuit

Après la mort de Séverine, Jacques devient l’amant de Philomène, la maîtresse de son chauffeur Pecqueux. Ce dernier devine tout et, fou de jalousie, il se bat avec Jacques dans la cabine de la locomotive. Ils tombent du train et la locomotive roule très vite sans aucune conduite vers la mort..

(cf. http://serieslitteraires.org/publication/article.php3?id_article=502)

4.2) Interprétation

« La bête humaine » est la dix-septième œuvre de la série des « Rougon-Macquart. Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire » (1871-1893). Dans le cycle de vingt tomes Emile Zola voulait raconter l’histoire d’une famille en déclin qui vient du milieu ouvrier. Il voulait montrer la réalité de la société contemporaine avec une exactitude scientifique. Car Zola a été influencé par la science des recherches différentes : cétait la théorie d’Hippolyte Taine (cf. 3.2) « Bahnwärter Thiel » : Interprétation), la génétique du darwinisme et les lois de l’hérédité et de la physiologie des passions du docteur Lucas

Par conséquent, Emile Zola, fondateur du mouvement naturaliste, était le premier ecrivain qui n’ait pas décrit l’homme comme un être intellectuel. Il ne croyait pas au libre arbirtre de l’homme. Au lieu de cela, il était sûr que l’homme est déterminé par des facteurs différents et que son comportement est adapté au circonstances de la société. (cf. Hamann/Hermand 1972, 216)

Donc, pour écrire ses romans, il avait besoin d’une observation exacte de la réalité en tenant compte des faits et des particularités de la race, du milieu et du moment. (cf. Brockmeier,Wetzel 1982, 210-211) Avec ce rapport du milieu en détail, Zola a créé une « base materielle » pour ses personnages. Il en résultent aussi les raisons pour le comportement du protagoniste dans « La bête humaine », c’est-à-dire les raisons pour le meurtre de Séverine, la femme qu’il adore :

Jacques Lantier, un mécanicien conscienceíeux qui travaille bien et beaucoup, est influencé par les trois facteurs « race », « milieu » et « moment ». D’abord, « sa folie homicide est le produit de la transmission héréditaire » (http://www.dialogus2.org/ZOL/labetehumaine.html-)

Jacques parle des « générations d’ivrognes » (Zola 1984, 70), car sa famille était pleine d’alcooliques

Sa tare héréditaire, le désir du meurtre, semble être fatale, parce que même les privations d’alcool n’atténuent pas son mal. Jacques ne peut rien faire contre sa

« métamorphose animalière ». (http://www.ac-reunion.fr/pedagogie/lyvergerp/FRANCAIS/EAF_2001_Syntheses/Naturalisme/valsa_BH.htm). Ainsi, les deux composantes du naturalisme – l’hérédité et la fatalité – sont abordées par Zola dans « La bête humaine » : «Le titre de l’oeuvre fait allusion à la sauvagerie des hommes, donc à la « bête sauvage » tapie dans chacun de nous. » (http://www.ac-reunion.fr/pedagogie/lyvergerp/FRANCAIS/EAF_2001_Syntheses/Naturalisme/JR_Bete.htm)

Le deuxième facteur qui influence la personnalité de Jacques est l’atmosphère dans laquelle Jacques a passé son enfance : Il a grandi chez des parents éloignés qui ne créaient qu’une atmosphère de méfiance

Mais avant tout, Jacques est déterminé par son temps présent – c’est l’aspect qui m’intéresse le plus au sens strict du titre de mon travail : Jacques vit dans l’époque de la révolution industrielle où l’homme est déterminé par l’ordre et par un emploi du temps sévère : L’évolution industrielle fait vivre l’homme dans le règlement et avoir de profondes racines dans son travail quotidien. Ainsi, la vie des gens est plutôt contrôlée. Dans cette vie on n’a aucune chance de montrer ses sentiments et d’exprimer sa frustration. Mais dans chacun de nous il y a encore la « bête » naturelle, c’est-à-dire le comportement de l’homme des cavernes. Et dans les moments particuliers, cette « bête » s’éveille et on agit instinctivement comme une machine. Donc, Jacques, victime d’un temps du développement rapide, doit ravaler toute sa colère et tout ses passions. Mais de temps en temps les pulsions doivent s’échapper de la cave. Jean-Paul Sartre a dit sur le roman « La bête humaine » d’Emile Zola, que c’était la machine humanisée et en même temps c’était l’homme avec ses besoins animaliers, et la machine qui empruntait une vie parasitaire de l’homme. (cf. Korn 1980, 280)

Cette interprétation explique aussi le choix du symbole de la locomotive dans l’œuvre : La locomotive, une machine d’une vitesse énorme, représente le progrès irrésistble au 19e siècle. Le progrès de la vitesse et de la puissance de surmonter les distances, ce sont les avantages dont les gens profitent. Zola, lui-même a dit que le chemin de fer avait pour conséquence l’échange des idées, le changement des ethnies, le mélange des races et le mouvement de l’histoire vers l’unité. (cf. Korn 1980, 277)

Ces aspects positifs se montrent quand Zola nous raconte la relation entre Jacques et sa locomotive par le discours indirect libre: « Il ne vivait tranquille, heureux, détaché du monde, que sur sa machine :[...] Il aimait si fort sa machine, à l’égal d’une maîtresse apaisante, dont il n’attendait que du bonheur. » (p.71) Jacques personnifie ou même féminise la machine en lui donnant le nom « Lison ». Mais la machine est seulement aimée aussi longtemps qu’elle est docile et contrôlable, parce que la locomotive qu’il conduit plus tard ne lui plaît pas : « Sa nouvelle machine [...] n’était pas commode, rétive, fantasque [...] Il jurait souvent contre elle, regrettant la Lison ; » (p.387)

Le chemin de fer comporte les puissances immenses : Ce sont les mêmes qualités positives dont les gens profitent qui se retournent contre eux au moment qu’on n’a plus la contrôle de la machine. Prenons l’exemple de l’accident que Flore provoque. Jacques ne peut rien faire pour l’éviter :

Il faisait machine arrière, il s’était pendu, d’une main inconsciente, au bouton du sifflet, dans la volonté impuissante et furieuse d’avertir, d’écarter la barricade géante, là-bas

[...] la Lison n’obéissait pas, allait quand même, à peine talentie. Elle n’était plus la docile d’autrefois [...] Elle soufflait, se cabrait sous le frein, allait, allait toujours, dans l’entêtement alourdi de sa masse. (p.336)

Ce sont les forces destructives que l’auteur révèle dans son roman

L’habilité particulière d’Emile Zola consiste à l’ambiguïté du symbole central : D’un côté, le chemin de fer rerprésente la technique révolutionaire et le progrès pendant l’industrialisation en France. Autrement dit, le chemin de fer symbolise ses propres forces énormes, destructives et incompréhensibles. Le meilleur exemple pour prouver cela est la fin du roman (p.422-424) : Après que Jacques et Pecqueux sont tombés de la locomotive, cette dernière continue sa route :

Et la machine , libre de toute direction, roulait, roulait toujours [...] la pression monta follement, la vitesse devint effrayante [...] On traversa Maromme, en coup de foudre [...] C’était le galop tout droit, la bête que fonçait tête basse et muette, parmi les obstacles. (p.422/423)

Le train roule vers la mort. L’accident n’est plus décrit , mais le lecteur sait exactement ce qui va se passer avec les soldats chantant dans le train : une catastrophe ferroviaire entraînant les morts en masse. Ainsi, Emile Zola a crée une fin apocalyptique qui peut être comprise comme un augure sombre pour l’avenir plein de progrès

D’autre côté, la locomotive de ce roman reflète les forces immenses qui sont tapies dans les hommes. Zola transfère la violence incomréhensible, la « bête » dans les gens, au chemin de fer. Cela se voit à la caractérisation animalière de la machine qu’on fréquemment trouve au cours du roman, par exemple à la page 57 où tante Phasie dit :

Ah ! c’est une belle invention, il n’y a pas à dire. On va vite, on est plus savant...Mais les bêtes sauvages restent des bêtes sauvages, et on aura beau inventer des mécaniques meilleures encore, il y aura quand même des bêtes sauvages dessous

Donc, les insincts animaliers n’ont pas cédé à la civilisation et au progrès, mais ils se sont adaptés aux nouvelles conditions de vie. La technologie n’a pas surmonté les atavismes de l’homme – elle les a refoulés et ainsi elle, la technique, a provoqué la régression à la bestialité. (cf. Korn 1980, 280)

En résumé, on peut dire que Zola avait une attitude négative et pessimiste concernant la révoluiton industrielle. Dans son œuvre « La bête humaine » il a réuni la théorie naturaliste du rôle important de l’hérédité sur l’individu avec un pessimisme à l’égard de la civilisation qui a été poussée par le progrès en 19e siècle

5) La comparaison de « Bahnwärter Thiel » avec « La bête humaine »

Au cours de mon travail sur les livres « Bahnwärter Thiel » de Gerhart Hauptmann et « La bête humaine » d’Emile Zola j’ai trouvé beaucoup de parallèles entre les deux œuvres. Cela m’a surprise, parce que les deux auteurs ne se connaissaient pas et habitaient dans d’ autres pays. Quand même, ils ont choisi le même symbole central : la locomotive qui est à la fois l’agent

D’ailleurs, Zola et Hauptmann ont écrit leurs œuvres presque en même temps : « Bahnwärter Thiel » a été publié en 1888, « La bête humaine » en 1890. Je suppose que Zola n’a pas lu la nouvelle de Hauptmann, qu’il ne connaissait pas

Eh bien, les deux ont choisi la locomotive comme symbole central, sans aucun doute, un symbole très fort qui représente l’industrialisation qui était un processus européen. Il est frappant que la signification du symbole est la même : Zola et Hauptmann font le train représenter la violence surhumaine qui s’abat fatalement sur l’homme. (cf. : Ott 1987, 88-90) Avec la symbolisation de la force des choses ils veulent expliquer le comportement des protagonistes Thiel et Jacques : ils sont à la merci de leur destin qui est déterminé par leur milieu et le temps dans lequel ils vivent. D’ailleurs, les pulsions de Jacques sont aussi expliquées par l’hérédité

Ce qui compte, c’est que dans les deux livres la locomotive est mythisée et même diabolisée. Un effet très négatif est produit chez le lecteur, car la locomotive est décrite comme incompréhensible, inquiétante et pétulante. Cette caractérisation de la locomotive ou plus précisément de la technique, révèle l’attitude des deux auteurs envers la révolution industrielle : Par opposition à beaucoup d’autres auteurs français et allemands qui ont précédé, Zola et Hauptmann ne voyaient pas seulement les avantages de l’évolution : La locomotive, ce n’était pas exclusivement une merveille technique pour améliorer le monde. Les écrivains et intellectuels précédants, par exemple Eduard Mörike, étaient enthousiasmés par la locomotive et ils la célébraient comme l’expression du progrès industriel, alors que Zola et Hauptmann y voyaient aussi les problèmes : Dans les deux œuvres on n’a plus l’impression de l’optimisme qui régnait chez les écrivains précédants

A l’encontre de la plupart de leurs contemporains, Zola et Hauptmann étaient sûrs : Même si le travail et le commerce (Handel ?? OUI) pouvaient être mieux organisés depuis la révolution industrielle, il y avait toujours des choses qu’on ne pouvait pas contrôler; ce sont les pulsions, les instincts animaliers de l’homme qu’on ne peut pas plannifier. C’est la raison pour laquelle la locomotive est mythisée : elle devient une créature qui se retourne contre l’homme – son propre créateur. Cela reflète un grand pessimisme des auteurs à l’égard de la civilisation, car il ont l’impression que le temps présent les « bouscule » avec tout le progrès qui, en fait, n’améliore rien. Car les problèmes de la société restent ou même s’aggravent, par exemple, le développement du prolétariat, donc de la quatrième classe des ouvriers très pauvres

Particulièrement Zola était une personne faisaint une critique de la société : dans « La bête humaine » tous les personnages qui échouent viennent du milieu du chemin de fer – ceux qui ont du succès sont bourgeois

Mais ils sont aussi les ecrocs et les canailles de l’histoire, par exemple le juge ou le secrétaire du Ministre

Hauptmann, lui aussi, a créé un personnage marginal comme héros : Thiel fait aussi partie à la quatrième classe à cause de son métier de garde-barrière qui n’était pas estimé dans la société

Les parallèles nombreuses prouvent que les structures de pensées au 19e siècle étaient internationales. Aujourd’hui, on dirait probablement « Il y a quelque chose dans l’air. »

Malgré tous les points communs, il y a aussi des différences. Mais elles ne sont pas très importantes pour l’intention principale :

Premièrement, « Bahnwärter Thiel » est une nouvelle qui veut nous montrer un cas typique d’une victime de l’époque. Par contre, « La bête humaine » est un roman et en même temps une partie du cycle « Les Rougon-Macquart » dans lequel Zola voulait présenter l’homme dans son ensemble de la société, au lieu de montrer un cas individuel. D’ailleurs l’auteur français a écrit le cycle à l’exemple de Balzac, donc il avait déjà un modèle

Hauptmann n’avait pas ce modèle, parce que la littérature allemande se développait dans une autre direction

Les deux auteurs avaient d’autres conditions en écrivant leurs œuvres, c’est la raison pour laquelle les deux histoires ont les scènes différentes :

Zola qui a placé l’histoire tragique de Jacques Lantier à Paris, vivait aussi dans la capitale française. Donc, il y avait beaucoup de contacts et il connaissait bien le milieu d’une grande ville

Hauptmann qui a grandi dans la province silésienne a placé son étude dans un petit village avec environ vingt habitants. A cause de sa vie dans la province, Gerhart Hauptmann n’a pas fait l’expérience de toutes les choses qu’Emile Zola a apprises. L’origine contraire des auteurs justifie aussi les différences en ce qui concerne l’intellect des protagonistes : Thiel est le stéréotype d’un ouvrier provincial: primitif, instinctif et sans éducation

Malgré que Jacques soit aussi ouvrier de la quatrième classe sociale, il est plein de talent et nous donne l’impression d’un homme sortable. Par conséquent, « La bête humaine » semble être une histoire moins détachée, provinciale et bornée que « Bahnwärter Thiel »

Il y a une autre différence qui, à mon avis, est frappante et très intéressante, mais difficile à interpréter : Dans les deux œuvres on trouve le train comme le symbole central avec la même signification. Mais ce qui ne se ressemble pas, ce sont les rélations respectives entre le protagoniste et la machine :

Thiel est garde-barrière, donc il travaille près du chemin de fer. Chaque jour, il voit la locomotive passer devant lui, mais il ne fait pas vraiment partie de cette technique révolutionaire. Thiel est distancé du progrès et de la civilisation en 19e siècle – tout cela bien au contraire à Jacques Lantier : il est mécanicien et il conduit la « Lison », il féminise sa locomotive. Par conséquent, il y a une grande proximité entre le protagoniste et la technique. D’ailleurs, la « Lison » est une « femme suppléante » pour Jacques qui l’adore à cause de son caractère docile

On peut avancer une théorie sur cette différence, mais elle ne s’appuit que sur des

spéculations :

La distance de Thiel envers la locomotive peut être interprétée comme le sentiment qui est (ou était) typique des Allemands : l’Allemand vit loin de la société et de la modernisation, il se retire dans sa vie privée et il ne s’intéresse pas à ce qui se passe dans son pays. Un bon symbole dans la nouvelle est le petit champ de Thiel qui se trouve à côté des voies du chemin de fer : Le champ représente l’existence modeste d’un petit bourgeois et le train signifie le temps et le monde moderne qui passe devant l’homme sans l’intéresser beaucoup

Les Français se distinguent énormément des Allemands sur ce point : Ils ont beaucoup de contact avec leur vie extérieure, parce qu’ils sont plus reliés avec leur société et leur histoire

Probablement, l’esprit des Français est totalement différent des Allemands à cause d’un événement historique que les Français ont provoqué ensemble : la Révolution Française en 1789. Ce succès a produit un grand effet positif sur l’attitude des Français

Je concède que ja n’ai pas fait beaucoup de recherches sur ce point pour éviter qu’il s’étend trop. Pour prouver la théorie il faudrait chercher plus d’informations sur l’esprit allemand et français et puis regarder les deux textes plus exactement à l’égard de cet aspect

Mais peut-être que cette tâche intéressante deviendra le sujet d’un autre TPE ?

6) Bibliographie

1) Alker, Ernst (1969³).Die deutsche Literatur im 19.Jahrhundert, 1832-1914. Stuttgart

2) Bahr, Ehrhard (Hrsg.) (1988).Geschichte der deutschen Literatur, 3 Vom Realismus bis zur Gegenwartsliteratur.Tübingen

3) Bark, Joachim, Steinbach, Dietrich, Wittenberg, Hildegard (Hrsg.) (1984).Geschichte der deutschen Literatur, Vom Naturalismus zum Expressionismus, Literatur des Kaiserreichs. Stuttgart

4) Brockmeier, Peter, Wetzel, Hermann H. (Hrsg.) (1982).Französische Literatur in Einzeldarstellungen, Band 2, Von Stendhal bis Zola.Stuttgart

5) Cowen, Roy C. (1981).Hauptmann, Kommentar zum nichtdramatischen Werk. München

6) Goerlitz, Erich, Immisch, Joachim (Hrsg.) (1983).Zeiten und Menschen, Neue Ausgabe B, Band 3, Das Werden der modernen Welt, Von der Aufklärung bis zum Ende des Ersten Weltkrieges.Paderborn

7) Hamann, Richard, Hermand, Jost (1972).Naturalismus, Epochen deutscher Kultur von 1870 bis zur Gegenwart, Band 2.München

8) Hauptmann, Gerhart (1970).Bahnwärter Thiel.Stuttgart

9) Korn, Karl (1989).Zola in seiner Zeit. Frankfurt a. M

10) Lange, Wolf-Dieter (Hrsg.) (1980).Französische Literatur des 19.Jahrhunderts, III Naturalismus und Symbolismus.Heidelberg

11) Martini, Fritz.Nachwortin: Hauptmann, Gerhart (1970).Bahnwärter Thiel.Stuttgart

12) Mickel, Wolfgang W. (1994³).Geschichte Politik und Gesellschaft, Bnad 1, Von der Französischen Revolution bis zum Ende des Zweiten Weltkrieges.Berlin

13) Ott, Ulrich (Hrsg.) (1987).Literatur im Industriezeitalter 1.Marbach a.N

14) Scheuer, Helmut (Hrsg.) (1974). Naturalismus, Bürgerliche Dichtung und soziales Engagement.Stuttgart

15) Zola, Emile (1984).La bête humaine.Paris: Fasquelle

16) http://de.wikipedia.org/wiki/Industrialisierung - lu le 11 février

17) http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_industrielle – lu le 11 février

18) http://geogate.geographie.uni-marburg.de/vgt/deutsch/brd/module/m2/u7.htm - lu le 11 février

19) http://serieslitteraires.org/publication/article.php3?id_article=502lu le 11 février

20) http://www.ac-reunion.fr/pedagogie/lyvergerp/FRANCAIS/EAF_2001_Syntheses/Naturalisme/JR_Bete .htm - lu le 11 février

21) http://www.dialogus2.org/ZOL/labetehumaine.html - lu le 11 février

22) http://www.dieterwunderlich.de/Hauptmann_Thiel.htm - lu le 11 février

23) http://www.dradio.de/dlf/sendungen/fazit/222660/?drucken – lu le 11 février

24) http://www.francite.net/education/lecture/page44.html - lu le 11 février

25) http://www.ratsgymnasium-gladbeck.de/schuelerprojekte/bahnwaerterthiel/ - lu le 11 février

26) http://www.scuolaservice.it/Civiltà%20delle%20macchine/civiltadellemacchine/index.htm - lu le 11 février

27) http://www.zum.de/Faecher/D/BW/gym/Novellen/hauptman.htm - lu le 11 février

7) Déclaration de l’autonomie – Erklärung zur Eigenständigkeit

„Ich erkläre, dass ich die Facharbeit ohne fremde Hilfe angefertigt und nur die im Literaturverzeichnis angeführten Quellen und Hilfsmittel benutzt habe.“

Krefeld, den 14.02.2005,

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Details

Titel
L'idustrialisation dans la littérature allemande et francaise: Le symbole du chemin de fer dans "Bahnwärter Thiel" et "La bête humaine"
Veranstaltung
Farnzösisch-Leistungskurs
Note
15 Punkte
Autor
Jahr
2005
Seiten
22
Katalognummer
V109644
Dateigröße
392 KB
Sprache
Deutsch
Schlagworte
Bahnwärter, Thiel, Farnzösisch-Leistungskurs
Arbeit zitieren
Xenja Bossowa (Autor), 2005, L'idustrialisation dans la littérature allemande et francaise: Le symbole du chemin de fer dans "Bahnwärter Thiel" et "La bête humaine", München, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/109644

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