Crises familiales chez Jean-Luc Lagarce


Thèse de Bachelor, 2021

40 Pages, Note: 1,7


Extrait

Sommaire

1. Introduction

2. Présentations
2.1 Présentation de l’auteur Jean-Luc Lagarce
2.2 Présentation des œuvres traitées
2.2.1 Juste la fin du monde
2.2.2 Le pays lointain
2.3 Présentations de la fratrie
2.3.1 Louis
2.3.2 Antoine
2.3.3 Suzanne

3. Cadre méthodologique

4. Partie théorique
4.1 Aspects autobiographiques
4.1.1 Éléments familiaux
4.1.2 Éléments symboliques
4.1.3 Mise en perspective
4.2 Les influences : passant de la Grèce antique, Peter Handke à la Bible
4.2.1 La Grèce antique
4.2.2 Peter Handke
4.2.3 Repères bibliques
4.2.4 Mise en perspective
4.3 Réécriture et intertextualité chez Lagarce

5. Conclusion

Bibliographie

1. Introduction

[…] Car celui-ci, ton frère, était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé […].1

Abel et Caïn, Antigone, la parabole du fils prodigue, Étéocle et Polynice, et ainsi de suite. Après les romances, le sujet de relations familiales (romanesques ou théâtrales), qu’elles soient conflictuelles ou d’une complicité, est surement un des sujets les plus présents dans la littérature. Jean-Luc Lagarce n’en fait pas dérogation. Il base ses œuvres Le pays lointain 2 et Juste la fin du monde 3 , entre autres, sur la relation entre le fils perdu revenu et sa famille, leurs conflits et leurs non-dits.

Jean-Luc Lagarce, « enfant élevé au biberon des valeurs protestantes, dominantes dans la région. »4 et appréciateur d’Anouilh5, de Shakespeare et de Aristophane6 est un écrivain contemporain n’ayant subi qu’un succès posthume. Cela fait maintenant 26 ans qu’il est décédé et jusqu’à aujourd’hui les inspirations (autobiographiques ou littéraires) pour ses rédactions sont encore trop peu rédigées et recherchées pour en retenir des analyses concrètes.

Il sera donc dans cette thèse la question de savoir comment, dans ses œuvres nommées plus avant, les relations familiales sont-elles formées, d’analyser les conflits entre chaque personnage et qu’elles en sont leurs influences autobiographiques et littéraires menant à de probables liens intertextuels.

Ces œuvres sont choisis en particulier pour la raison de leurs conceptions d’une façon simple et un mélange entre l’oralité et une langue écrite qui forment un classique contemporain parvenant en même temps à identifier une époque entière des années 1990 atteinte par la maladie du sida. Le sujet des classiques du retour du fils est repris et rédigé d’une façon moderne et la maladie et la mort de Lagarce constituent une réalité́ pour comprendre les pièces qui sont plus qu’un thème, car il s’agit d’un effet vécu par l’auteur même.

La structure de ce travail et sa partie théorique sur « Les crises familiales chez Lagarce », seront formées d’une comparaison autobiographique avec ses œuvres ultimes, une comparaison avec de probables orientations classiques, et son orientation par la parabole biblique comme la filiation avec Peter Handke, qui auront probablement mené à une intertextualité d’un sujet repris maintes fois au long de l’histoire littéraire.

2. Présentations

2.1 Présentation de l’auteur Jean-Luc Lagarce

Jean-Luc Lagarce est né le jour de la Saint-Valentin en 1957 à Héricourt en Haute-Saône. Suivi d’un frère et d’une sœur, il est l’ainé de la famille. Il se partageait une chambre dans le sous-sol avec son frère, qui semblait être totalement diffèrent, d’après la description de Thibaudat : « Les deux frères ne s’accordaient pas, se chamaillaient beaucoup, Francis avait toujours le dessus. »7. Il a été élevé dans une famille protestante et « contrairement à son frère et sa sœur, Jean-Luc a tout fait : les années de catéchisme et la confirmation […] »8. Jusqu’à l’année de son bac, sa famille avait comme rite de sortir ensemble les dimanches même si selon sa sœur, cette activité n’était pas aimée par le futur écrivain. Après son bac, il part à Besançon pour s’inscrire à la fac de philosophie et s’éloigne du cocon familial sans couper totalement le contact avec ses parents. En 1977, il fonde l’association s’appelant « La Roulotte », qui sera plus tard en 1981 une compagnie de théâtre professionnelle, poussé par l’envie de Lagarce d’en faire plus que les quatre heures par semaines enseignées par son professeur et de travailler avec les autres étudiants.9 En 1978, après avoir eu deux certificats sur trois de licence, lui manquant donc un, il passe l’été chez ses parents, pour travailler sur deux projets de spectacles : Clytemnestre et L’Odyssée. De retour à Besançon, il continue en février 1979 ses études en s’inscrivant en maîtrise de « Théâtre et pouvoir en Occident » avec sa licence incomplète. Pendant son absence, il écrit des cartes postales à ses parents et à sa petite sœur mais jamais de lettres : « Je vais bien. Il parait que j’ai de belles couleurs et de bonnes joues (ce doit être le vent et le soleil). Nous jouons presque tous les jours et je dois dire que je m’amuse beaucoup. Je vous embrasse très forts. Jean-Luc »10. Pendant tout ce temps, il suit un journal qu’il garde tout le temps sur lui et qu’il écrit quand bon lui semble pour noter les évènements et ses rencontres.

En parallèle, il vit sa vie amoureuse ayant des relations avec des hommes et des femmes11. Quand il rencontre des hommes, il note juste leurs prénoms dans son journal, voir même il ne leur demande pas leurs noms. « Être homosexuel, je ne dis jamais ce mot-là, l’écrire encore moins. »12 . Il apprend en 1988 qu’il est atteint du sida : « J’ai le sida. Ma destinée, c’est le cimetière […] »13, annonce-t-il à ses amis mais pas à sa famille.

De plus, à l’âge de 29 ans, il s’inscrit sur les listes électorales à Paris, son domicile de l’époque (il s‘y est installé en 1986), car il ne supporte pas l’idée de voir Le Pen en tête.14

En 1990, Jean-Luc Lagarce écrit sa pièce Juste la fin du monde à Berlin. Néanmoins, le manuscrit ne suscite aucun intérêt dans le milieu littéraire : « C’est ma dernière pièce aussi […] après celle-là̀, si je la termine, les choses seront différentes. »15. Alors, quelques années plus tard et quelques mois avant sa mort il écrit Le Pays lointain racontant la même histoire mais plus vaste et paradoxalement différente à Juste la fin du monde. Seulement après la mort de Lagarce, Juste la fin du monde sera mise en scène et connaitra un grand succès. « Jean-Luc aura du mal à se faire entendre dans la profession. Comme si ses pièces n’étaient pas au diapason. »16 ).

Aujourd’hui il est l’auteur dramatique le plus joué en France avec Molière et Shakespeare.

Trois ans avant sa mort, en 1992, il fonde la maison d’édition Solitaires intempestifs avec François Berreur, par raison de vouloir publier des textes aimés qui ne trouvent pas d’éditeurs.

Il atteint seulement ses 38 ans car il meurt en 1995 du sida. Aujourd’hui, ses textes sont traduits en vingt-cinq langues et sont jouées dans de nombreux pays, il devient un propre personnage dans la pièce d’Oliver Py « le Poète mort trop tôt »17 et une esplanade à Besançon a été inaugurée à son nom.

2.2 Présentation des œuvres traitées

2.2.1 Juste la fin du monde

La pièce de théâtre Juste la fin du monde18 de Jean-Luc Lagarce, publiée en 1999, traite du personnage de Louis, 34 ans, fils ainé et nomade. Il va rendre visite à sa famille après des années d’absence, dans la maison de sa mère et de sa sœur Suzanne pour annoncer sa mort. Dans la pièce, on y retrouve non seulement Louis, sa mère et Suzanne, mais aussi son frère, Antoine, et sa belle-sœur Catherine. La pièce se passe durant une seule journée, de manière appropriée à la tragédie classique – un huit clos oppressant durant un dimanche, structuré par une inflation d’épanorthoses et de chiasme. Tous les membres de la famille se disputent et font ouvrir la boite de Pandore qui avait occultée pendant longtemps des blessures presque oubliées. Il repart finalement sans n’avoir rien dit.

« C’est ma dernière pièce aussi, ou encore, si on veut être plus optimiste : après celle-là, si je la termine, les choses seront différentes. »19. Plus tard, la pièce rentre en 2008 dans le répertoire de la Comédie française et a été adaptée au cinéma par Xavier Dolan, sortie en 2016 et récompensée au festival de Cannes.

2.2.2 Le pays lointain

Les deux pièces s’ouvrent sur les mêmes mots, ‘l’année d’après’, mais alors que la première laisse la référence temporelle dans l’indétermination, la seconde la précise aussitôt, s’imposant d’emblée, de manière indicative, comme la reprise, l’interruption, le prolongement et le commentaire de la précédente20

Dans Le pays lointain 21, comme le titre l’évoque, Louis rentre dans son pays lointain, celui où il est né mais qu’il a quitté, car il veut annoncer à sa famille qu’il va mourir. La même histoire est traitée dans Juste la fin du monde, mais avec des personnages et fantômes supplémentaires avec lesquels il parvient à parler : Longue Date ; L’amant (mort déjà), un garçon, tous les garçons ; Le Guerrier, tous Les Guerriers ; Le Père (mort déjà) ; La Mère ; Antoine (le frère), Suzanne (la sœur) ; Catherine (la femme d’Antoine) et Hélène22.

2.3 Présentations de la fratrie

Dans JLFDM et LPL il s’agit surtout de la confrontation familiale notamment celle entre frères et sœurs. Celle-ci oppose les deux frères Louis et Antoine qui se disputent également avec Suzanne avant tout dû à l’incompréhension des trois. C’est pour cela qu’il est important de commencer par la présentation du trio, avant de pouvoir aborder leur possible origine.

2.3.1 Louis

Le caractère principal de cette pièce est, comme déjà mentionné auparavant (voir chapitre 2.2.1), nommé Louis. Il est le fils ainé de la famille, écrivain, nomade ayant quitté le cercle familial depuis plusieurs années, sorti de son milieu social d’origine et ayant laissé les autres. Il est le personnage le plus présent sur scène et JLFDM « s’écrit selon son point de vue, son regard, son écoute »23. Il partage au moment de l’œuvre plusieurs points communs avec Jean-Luc Lagarce, ceux d’être écrivain, et d’être atteint d’une maladie fatale24. Sa démarche pour annoncer la mauvaise nouvelle à sa famille est le cœur de l’action qui rappelle à la parabole du fils prodigue avec l’intention de confesser ce qui ne se réalisera pas : « S’il ne se passe rien, c’est parce que le temps présent de la scène est sans cesse envahi par un mouvement narratif et rétrospectif, une remémoration, qui empêche l’événement et in fine le dénouement. » 25. Il est donc la figure centrale comme une figure étoile avec les autres membres tournant autour et concentrés sur lui ou, pour utiliser l’interprétation de Vinuesa Muñoz qui compare les figures lagarciennes avec une forme cylindrique avec Louis représentant le milieu : « Enfin, le volume compris à l’intérieur du cylindre sera la transversalité et la convergence des forces opposées constitutives de la figure lagarcienne »26. On apprend dans la pièce qu’il a beaucoup voyagé durant sa vie, qu’il se déplace sans cesse et les autres ne peuvent qu’imaginer des choses à son sujet puisqu’ils ne connaissent pas en détail ses expériences, car ils reçoivent uniquement des cartes postales. Il est représenté en tant qu’homme calme, poli, aimable et autocritique. Dû à sa mort proche, il se rend compte des blessures qu’il a laissées derrière lui (« il a dû vous prévenir contre moi »27 ) et sa décision de partir par égoïsme a pu créer des atteintes au sein de sa famille. Le père étant défunt au moment de la pièce, c’est lui qui occupera désormais le rôle du patriarche mais il le dénie au moment où il prend la décision d’entamer son propre chemin et de s’en aller. Jusqu’au bout, il tente d’annoncer sa mort mais n’y arrive pas et repart sans avoir rien dit.

[…] il y a chez Lagarce, dans l’écriture comme dans l’amour une nécessité artistique, philosophique, existentielle de passer par l’échec, de rechercher opiniâtrement une certaine forme d’échec, de n’accéder à ce qu’on appelle la réussite qu’à travers une longue et profonde expérience de l’échec.28

2.3.2 Antoine

Antoine est le frère cadet, ou comme la Mère le désigne « l’autre fils »29. Il semble être l’opposé de son frère. Il n’a jamais quitté le cocon familial, travaille « dans une petite usine d’outillage », et contrairement à son frère il domine avec sa prise de parole. Il semble être agressif30, insulte, parait désagréable envers les autres, interrompt, parle par impératif, se moque, mime sarcastiquement son entourage et utilise beaucoup de phrases exclamatives (« Ta gueule Suzanne »31, « Laisse ça, tu l’ennuies »32 ou « on ne croirait pas mais il est un homme en colère »33 ). De plus, la moquerie et son aire ironique expriment d’après la Mère « son mauvais caractère ». Il est caractérisé par sa colère qui est liée à une blessure qui remonte à l’enfance et au sentiment de persécution et que les autres soient tous contre lui, alors qu’il a pris la place de son frère ainé, quand celui-ci est parti, en tant que protecteur de la famille. De ce fait, la présence soudaine de son frère le gène, le met mal-à-l’aise et réactive des complexes d’infériorité, des passions et de la jalousie. Leurs échanges dégénèrent jusqu’à en venir à un affrontement physique et une menace de mort « Tu me touches : je te tue »34. De plus, son empathie et la pression de vouloir protéger sa famille d’une manière dominante lui semble être devenue un fardeau au cours des années : « nous n’étions pas bons avec toi […] ; j’étais convaincu que tu manquais d’amours […] cette peur me rendait malheureux à mon tour. »35. Ainsi, il semble ressentir que l’arrivée de son frère a une raison mais il a peur de l’entendre.

Les deux frères semblent s’opposer comme deux frères ennemis comparable à Abel et Caïn ou comme deux aimants avec des pôles différents qui se déplacent dès que l’on bouge et approche l’un des deux à l’autre. « La parole est action (et on l’appelle parole-action) quand elle change la situation, autrement dit, quand elle provoque un mouvement d’une position à une autre, d’un état à l’autre. »36

2.3.3 Suzanne

La sœur est séparée de plusieurs années d’âge avec ses frères aussi bien dans les pièces du dramaturge que Patricia Lagarce, la sœur de Lagarce, en réalité. Dans l’œuvre elle ne connait pas vraiment son frère ainé, car il a quitté le milieu familial quand elle était encore trop jeune. « Lorsque tu es parti -je ne me souviens pas de toi- [...]. J’étais petite, jeune, ce qu’on dit, j’étais petite. »37. Cependant elle manifeste un grand intérêt pour lui et elle l’admire, rêvant de pouvoir mieux le connaitre ou de pouvoir faire partie de sa vie : « […] que tu dises à Suzanne de venir parfois ».38 C’est pour cela qu’en même temps elle semble lui reprocher de s’être absenté ci-longtemps. Elle-même vit chez sa mère et c’est elle qui mentionne les cartes postales que son frère envoie à la famille. Ses approches sont plus directes. Sa naïveté et sa jeunesse, la rendent plus vulnérable aux classements hiérarchiques de ses deux frères qui la poussent à une position inférieure sans droit de regard.

3. Cadre méthodologique

Avant de passer à la partie théorique de ce travail il est important d’éclairer le statut sur les recherches actuelles concernant les œuvres lagarciennes :

Le critique et reporter Thibaudat, a suivi le parcours de Jean-Luc Lagarce à travers des témoignages et des archives pour rédiger plusieurs biographies. Dans sa publication de 2020, il évoque des similitudes de la vie de l’auteur à ses œuvres.39 Thibaudat témoigne, grâce à ses recherches, que Lagarce « puise sa vie, mais travestit, recompose, imagine, met en musique. « Louis, c’est Louis. Qui se souvient de Jean-Luc »40. Il sera donc, dans ce travail, possible de rechercher à base des ouvrages de Thibaudat et grâce aux journaux lagarciens, les similitudes et les influences autobiographiques qui auront inspirées l’auteur pour ces œuvres ultimes.

Par ailleurs, Le texte Juste la fin du monde est au programme national d'œuvres pour l'enseignement de français de l'année scolaire 2020-2021, ce qui donne accès à d’autres dossiers sur sa passion envers la grecque antique.41 Notamment, celui de Charvel qui met en comparaison Lagarce et la grèce antique : « Jean-Luc Lagarce promenait en effet le reflet grec de ses lectures sur tout ce qui l’entourait, avec le sentiment que se jouait là, pour son destin personnel, une révélation intime. »42 Non seulement s’est-il influencé par les Atrides mais aussi par d’autres œuvres littéraires, comme Über die Dörfer de Peter Handke, qui lui ont apparu au long de sa vie. Dans la seconde partie de ce travail, seront représentés les influences littéraires possibles pour la rédaction des drames de Lagarce.

Finalement, la comparaison de JLFDM et LPL avec la parabole du fils prodigue va presque de même pour définir la situation du contenu de l’histoire traitée. Cependant, la littérature traitant l’aspect de l’intertextualité est encore très rare, mis-à-part, celle de Bülent Çaglakpinar qui met en perspective les définitions de l’intertextualité de Genette, Riffaterre et Kristeva et ses propres renvois sur Juste la fin du monde. De plus, Zobenbuller en vient à la conclusion que Lagarce s’est orienté pour la création de ses personnages à d’autres écrivains « pour surmonter sa panne d’inspiration. »43. Elle y constate des références de l’auteur qui donne des traces intertextuelles.

4. Partie théorique

D’après Lejeune, la définition de l’autobiographie serait un : « Récit rétrospectif en prose qu’une personne réelle fait de sa propre existence, lorsqu’elle met l’accent sur la vie individuelle, en particulier sur l’histoire de sa personnalité. »44 Son enquête est seulement basée sur la littérature romanesque, mais nous pourrons constater qu’elle s’applique aussi bien sur la littérature de drames. De plus, il insiste sur le fait que dans le cas d’un nom fictif, « il arrive que le lecteur aurait des raisons de penser que l’histoire vécue par le personnage est exactement celle de l’auteur. » Ici, s’agirait donc plutôt d’une ressemblance 45 simplement impliquée par le spectateur (dans ce contexte, parlant de drames) qui comporte différents degrés qui iraient de l’apparence quasi autobiographique, jusqu’à simplement un « air de famille ». 46

[...]


1 Luc 15, 33-36

2 Lagarce, Jean-Luc (1999) Le pays lointain. In : Besançon, Les Solitaires Intempestifs.

3 Lagarce Jean-Luc (2020) Juste la fin du monde. In : Besançon, Les Solitaires Intempestifs.

4 Thibaudat 2020 : p. 13

5 « Ce qui l’intéresse chez Anouilh, c’est la façon dont les personnages de la tragédie grecque descendent de leur piédestal et deviennent des êtres ordinaires. » Thibaudat 2010 : p. 99

6 À l’âge de 18 ans, Jean-Luc Lagarce avait déjà des gouts concrets « Auteurs que j’aime bien : Shaekespeare [sic], Aristophane, Pirandello, Sartre, Vian, Anouilh, Ionesco, Giraudoux, Williams. Auteurs que je n’aime pas : Claudel, Vigny, Mariveaux [sic] » Ibid : p. 20

7 Cf. Thibaudat 2020: p. 12.

8 Cf. Ibid. p. 13.

9 Les autres étudiants sont : Sylvie Combet, Mireille Herbstmeyer, Pierre Simon, Sylvie Simon et Marie-Odile Mauchamp.

10 Jean- Luc Lagarce 1979, cité selon Thibaudat 2020 : p. 30.

11 Les liaisons amoureuses de Lagarce pourraient avoir servi d’inspirations pour son œuvre Derniers remords avant l’oubli: « Entre Sandra, je ne l’aime pas assez, et le sourire de François et sa tendresse involontaire. » Lagarce 2007 : p. 64. Cette interprétation est destinée à une autre recherche sur les œuvres de Lagarce ayant comme orientation des aspects autobiographiques.

12 Jean-Luc Lagarce 1978 cité selon Thibaudat 2020 : p. 89.

13 Cf. Jean-Luc Lagarce 1988 cité selon Thibaudat 2020 : p. 106.

14 Il meurt avant de le voir au second tour d’une élection présidentielle.

15 Lagarce 1990 : p. 120.

16 Rancillac cité selon Thibaudat 2020 : p. 66.

17 Py est le premier auteur publié par Solitaires Intempestifs.

18 Sera abrévié JLFDM à continuation.

19 Lagarce 1990 cité selon Thibaudat 2020 : p. 122.

20 Christophe Bident : 2010 : p. 58.

21 Sera abrévié LPL à continuation.

22 Certains noms comme celui d‘Hélène font réapparitions dans plusieurs de ses œuvres.

23 Sarrazac 2007 : p. 10.

24 Lagarce ne mentionne pas une maladie précise dont lequel Louis est atteint, mais le lecteur comprend que Louis est lui aussi surement séropositif : « On pense bien sûr à une maladie et, avec Lagarce, en ces années, au sida, mais aucun mot n’est jamais prononcé. La cause de la mort reste ainsi inexpliquée. On ne saurait exclure le suicide, un suicide programmé, qui accompagnerait la condamnation par la maladie et mettrait fin au désespoir. » Christophe Bident 2010 : p. 58

25 Rabot 2020 : Kindle Position 200-202

26 Cf. Vinuesa Muñoz 2012 : p. 402.

27 Lagarce 2020 : p. 52.

28 Sarrazac 2010 : p. 4.

29 Lagarce 2020 : p. 27.

30 Les autres caractères le désignent de brutal et de désagréable

31 Lagarce 2020: p. 85

32 Ibid. p. 30

33 Ibid. p. 58

34 Ibid. : p. 93.

35 Lagarce 2020 : p. 97.

36 Vinaver 2000 cité selon Vinuesa Muñoz 2012 : p. 384.

37 Lagarce 1999 : p. 36.

38 Lagarce 1999 : p. 60.

39 Cf. Thibaudat 2020 : p. 189

40 Ibid: p. 189

41 Notamment celle de l’Odysseum sur eduscol.education.fr « JUSTE LA FIN DU MONDE DE JEAN-LUC LAGARCE : UN THÉÂTRE DE LA CRISE »

42 Cf. Charvet 2020

43 Zobenbuller 2016 : p. 37

44 Cf. Lejeune 1975 : p. 14.

45 Définition par Lejeune : p. 25 « j’appellerais ainsi, tous les textes de fiction dans lesquels le lecteur peut avoir des raisons de soupçonner, à partir des ressemblances, qu’il croit deviner, qu’il y a une identité de l’auteur et du personnage, alors que l’auteur, lui, a choisi de nier cette identité, ou du moins ne l’a pas affirmée. »

46 Définition par Lejeune 1975 : p. 25

Fin de l'extrait de 40 pages

Résumé des informations

Titre
Crises familiales chez Jean-Luc Lagarce
Université
University of Wuppertal
Note
1,7
Auteur
Année
2021
Pages
40
N° de catalogue
V1138171
ISBN (ebook)
9783346510938
ISBN (Livre)
9783346510945
Langue
Français
mots-clé
crises, jean-luc, lagarce
Citation du texte
Lisa Embarck (Auteur), 2021, Crises familiales chez Jean-Luc Lagarce, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/1138171

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