Assia Djebar: "Femmes d’Alger dans leur appartement "

Éclairage biographique & Résumé et analyse de l’œuvre


Exposé Écrit pour un Séminaire / Cours, 2004
16 Pages, Note: 2,7

Extrait

Table des matières

1. Introduction

2. Biographie

3. Résumé

4. Analyse
4.1. Structure du texte
4.2. La société d’avant la guerre
4.3. La guerre d’Algérie
4.4. La société d’après la guerre d’Algérie
4.5. Relation entre mari et femme

5. Conclusion

6. Bibliographie

1. Introduction

«Femmes d’Alger dans leur appartement» est également le titre d’une oeuvre de la femme écrivain Assia Djebar et des deux tableaux du peintre Eugène Delacroix. En 1832, pendant un court séjour à Alger, Delacroix a l’occasion de visiter un harem. Inspiré par cette expérience orientale, il peint la toile intitulée «Femmes d’Alger dans leur appartement» qui montre quatre femmes dont deux sont assises, la troisième à demi allongée et la quatrième est une servante. Ces personnages à la fois présents et lointains donnent l’impression d’être des prisonnières résignées d’un lieu clos qui s’éclaire d’une sorte de lumière de rêve venue de nulle part.

En 1849, Delacroix décrit une seconde version des Femme d’Alger. La composition est à peu près identique, mais cette fois-ci les traits des personnages sont plus précis, les éléments du décor moins fouillés, l’angle de vision s’est élargi. Quelques années plus tard, Picasso poursuit l’idée du second tableau de Delacroix et transforme les femmes emprisonnées en porteuses de bombes. (cf. Assia Djebar, Femmes d’Alger dans leur appartement, 1980, p.148)

Comparable aux deux toiles de Delacroix, le livre d’Assia Djebar comporte deux parties intitulées «Aujourd’hui» et «Hier» qui représentent les deux époques de l’évolution de la femme algérienne concernant son rôle dans une société extrêmement patriarcale. D’un côté, nous voyons la vie quotidienne de la femme algérienne avant la guerre d’indépendance, et de l’autre, sa situation pendant et surtout après la guerre.

2. Biographie

Assia Djebar, de son vrai nom, Fatima-Zohra Imalyène est née en 1936 à Cherchell, une petite ville située à la côte de la méditerranée près d’Alger. Elle a fréquenté l’école coranique et l’école primaire française à Mouzaïa dans laquelle son père était professeur de Français. Comme première femme algérienne admise à l’École Normale Supérieure de Sèvres à Paris, elle poursuit ses études en faculté et obtient sa licence d’histoire en 1958. Puis, elle prépare un Diplôme d’Études Approfondies d’histoire DEA. En 1956, deux ans après le début de la guerre d’Algérie (1954-1962), elle participe à la grève des étudiants algériens et collabore comme journaliste aux côtés de Frantz Fanon au Moudjahid du FLN. En 1957 elle se rend au Maroc et en 1958, elle se marie avec Ahmed Ould Rouïs, un membre du mouvement de résistance. De 1959 à 1962, elle enseigne comme assistante l’histoire de l’Afrique à l’université de Rabat, puis de 1962 à 1965 à la faculté d’Alger et s’occupe d’activités culturelles dans le cadre d’organisations algériennes. De 1965 à 1974, elle réside à Paris mais regagnera après sa patrie. En 1975, elle divorce d’Ahmed Ould Rouïs. En 1980, elle se marrie avec le poète Malek Alloula et s’installe dans la banlieue parisienne.[1]

Assia Djebar a fait ses débuts comme femme écrivain avec le roman La Soif (1957), écrit en deux mois pendant le mouvement des étudiants de 1956. De peur que le roman provoque le mécontentement de son père, elle a pris un pseudonyme qu’elle a gardé jusqu’aujourd’hui. Nadja, la protagoniste du roman est mi-française mi-algérienne. Elle mène une vie tranquille et essaie de séduire le mari d’une de ses amies dans l’intention de rendre son propre compagnon jaloux. Dans l’œuvre Les impatients (1958), qui se déroule avant la guerre d’indépendance, il s’agit d’une jeune femme dénommée Dalila, qui se sent emprisonnée dans une famille caractérisée par la dominance des hommes et la frustration des femmes. Assia Djebar y relate la vie d’une prisonnière de traditions ancestrales qui essaie de rompre le lien familial en nouant une liaison amoureuse. Les Enfants du nouveau monde (1962) est une histoire de femmes algériennes qui développent leurs propres revendications et l’héroïne du roman participe à des actions collectives menant à un changement dans la politique. Dans Les Alouettes naïves (1967), elle reprend les sujets déjà traités dans les œuvres précédentes, comme par exemple l’amour, la guerre, le passé et le présent. Dans ce roman, il est question du soulèvement d’une jeune femme contre le patriarcat. Les Alouettes naïves est le drame d’une «génération perdue» établie dans une société de réfugiés.

Après l’indépendance de l’Algérie Assia Djebar a essuyé beaucoup de critiques pour avoir rédigé ses romans en français alors que le mouvement nationaliste appelait les écrivains à écrire en arabe.

Au début des années soixante-dix, Assia Djebar commence à étudier l’arabe classique pour élargir son champ d’expression. Dans les romans qu’elle a écrits par la suite, elle enrichit la langue française de sonorités et de rythmes empruntés à cette langue. Pour atteindre le public non littéraire, elle se consacre aussi à d’autres formes d’expression artistique, au théâtre et notamment au cinéma. Grâce à son premier film La Nouba des femmes du mont Chenoua, elle gagne le Prix de la Biennale du Film de Venise en 1979 et son deuxième film, La Zerda ou les chants de l’oubli, une chronique de la vie au Maghreb dans la deuxième moitié du vingtième siècle, lui vaut le Prix de la Berlinale en 1982 à Berlin dans la catégorie du meilleur film d’histoire.

Après un silence littéraire de dix ans, Assia Djebar revient à l’écriture et publie Les femmes d’Alger dans leur appartement. Le titre est une allusion à deux tableaux de Delacroix. Son roman L’amour, la fantasia (1985) évoque un passé lointain qu’elle mêle à ses propres souvenirs et expériences d’enfance: la conquête de l’Algérie par les Français en 1830, la guerre d’indépendance et la participation des femmes aux combats. Ce roman est la première partie d’une tétralogie complétée par les œuvres Ombre sultane (1987) et Loin de Médine (1991). Ombre sultane présente la vie de deux femmes qui ne sont ni rivales, ni complices bien qu’ayant épousé le même homme. Le roman Loin de Médine décrit la place de la femme dans la vie de Mohammed (PSL). Le roman Vaste est la prison (1995) fait le rapprochement entre une Algérienne moderne et cultivée et des personnages féminines excellents dans l’histoire du Maghreb et la grande civilisation de Carthage. Dans Le blanc de l’Algérie (1996) Assia Djebar s’approche, par des expériences personnelles, de la tragédie politique en Algérie des dernières années. Le fait que le lieu de l’action des Nuits à Strasbourg (1997) est situé au milieu de l’Europe, qui est aussi marqué par des souvenirs à des crevasses historiques, donne l’impression qu’elle veut prendre recul. Une histoire d’amour intense, passionnée et érotique est le sujet central de cette œuvre. Quant aux nouvelles Oran, langue morte (1999), elles témoignent des événements qui ont ensanglanté l’Algérie durant cette période et proposent plusieurs récits effrayants, chroniques d’attentats… . Au cours de la même année elle a publié une collection d’essais autobiographiques sur l’acte d’écrire qui explore les voix multiples qui ont nourri son oeuvre, intitulée Ces voix qui m’assiègent. Dans cette œuvre Assia Djebar se sert de trois langues différentes: l’arabe dialectal, le berbère des femmes qui ont bercé son enfance et le français classique de son éducation.

Toutes les œuvres d’Assia Djebar reflètent la lutte de son peuple et celui de l’engagement des femmes algériennes à qui elle donne la parole à travers ses romans et auxquelles elle permet de prendre conscience de leur condition de femmes arabes. Son œuvre comprend au total 12 romans, des pièces de théâtre, plusieurs films, un drame musical Filles d’Ismaël dans le vent et la tempête et des essais.

Aujourd’hui, Assia Djebar appartient au corps enseignant de l’université de Bâton Rouge, en Louisiane (USA).

[...]


[1] Dans la biographie les sites d’Internet http://www.unionsverlag.ch/authors/djebar/djebar_bio.htm ,
http://www.arts.uwa.edu.au/MotsPluriels/MP1701phf.html et
http://www.limag.refer.org/Textes/Manuref/Djebar.htm ont étaient évalués.

Fin de l'extrait de 16 pages

Résumé des informations

Titre
Assia Djebar: "Femmes d’Alger dans leur appartement "
Sous-titre
Éclairage biographique & Résumé et analyse de l’œuvre
Université
Johannes Gutenberg University Mainz
Note
2,7
Auteur
Année
2004
Pages
16
N° de catalogue
V115708
ISBN (ebook)
9783640170876
ISBN (Livre)
9783656489481
Taille d'un fichier
437 KB
Langue
Français
mots-clé
Assia, Djebar, Femmes
Citation du texte
Sarah Breitkopf (Auteur), 2004, Assia Djebar: "Femmes d’Alger dans leur appartement ", Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/115708

Commentaires

  • invité le 12/8/2015

    Méprise totale: J'ai confondu le texte lui-même avec son analyse. 12,99€ pour une trentaine de pages c'est vraiment très cher la ligne. Le titre est de nature à induire l'erreur !

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Titre: Assia Djebar: "Femmes d’Alger dans leur appartement "


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