L’objectif de la présente étude est d’analyser l’effet de la politique fiscale sur la performance des entreprises (manufacturières et de services) en Afrique. Pour atteindre cet objectif, nous avons utilisé un modèle de production de type Cobb-Douglas, estimé au moyen de la méthode des moindres carrées ordinaires. Les estimations montrent que l’administration fiscale et le taux d’imposition influencent positivement la performance des entreprises en Afrique.
Table des matières
INTRODUCTION
Section 1 : Cadre théorique
Paragraphe 1 : Problématique, objectifs et hypothèses
B- Objectifs de recherche
C- Hypothèses de recherche
Paragraphe 2 : Survol de la revue de littérature
✓ Fiscalité comme levier de la performance des entreprises
✓ Fiscalité comme fardeau à la performance des entreprises
Section 2 : Cadre Méthodologique
Paragraphe 1 : Cadre Conceptuel
Paragraphe 2 : Cadre empirique
Section 1 : Présentation et analyse des résultats
Paragraphe 1 : Résultats des politiques fiscales mises en œuvre dans la CEMAC et dans l’UEMOA
A- Analyse de l’effet de la politique fiscale de l’UEMOA sur les recettes fiscales et la pression fiscale
PARAGRAPHE 2 : Analyse des résultats
A- Analyses descriptives
B- Analyses économétriques
Section 2 : Suggestions
Objectifs et thèmes de recherche
Cette étude a pour objectif principal d'analyser l'impact de la politique fiscale sur la performance des entreprises africaines, en examinant spécifiquement le rôle de l'administration fiscale, du taux d'imposition et de la corruption dans la dynamique de croissance des firmes.
- Évaluation de la relation entre la fiscalité et la productivité des entreprises.
- Analyse de l'effet dissuasif ou incitatif des politiques fiscales nationales.
- Impact de la corruption institutionnelle sur l'efficacité de la fiscalité.
- Comparaison des performances entre entreprises de différentes zones économiques (UEMOA, CEMAC, SADC).
- Détermination d'un niveau d'imposition optimal pour favoriser la croissance économique.
Auszug aus dem Buch
Fiscalité comme fardeau à la performance des entreprises
La fiscalité des entreprises a un impact sur les décisions des investisseurs et donc sur la croissance économique et l’emploi. Un impôt complexe et excessif dissuade les investisseurs étrangers, fait fuir les investisseurs nationaux, freine l’entrepreneuriat et entraîne des pertes sèches à cause du coût de la conformité fiscale et de l’évitement fiscal. Les régimes fiscaux plus favorables, à l’inverse, élargissent l’assiette fiscale en attirant l’investissement étranger, en encourageant l’investissement national et en stimulant la création d’entreprise, ce qui entraîne un plus grand respect de l’impôt.
L’impact négatif de la fiscalité sur la performance des entreprises se déploie à travers de nombreux mécanismes. L’impôt sur les sociétés, par exemple, pèse sur l’épargne non seulement au travers des entreprises, mais aussi par le biais de leurs actionnaires, fréquemment soumis à la double imposition. Le même revenu est d’abord imposé au titre de l’impôt sur les sociétés en tant que bénéfice de l’entreprise, avant de tomber sous le coup de l’impôt sur le revenu une fois distribué sous forme de dividendes. En France, la double imposition peut facilement s’élever à 60 % des plus-values brutes des parts détenues par un investisseur dans une entreprise, soit le taux le plus élevé de tous les pays de l’OCDE (Martin, 2015).
Résumé des chapitres
CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE : Ce chapitre pose les fondements théoriques des liens entre fiscalité et performance des entreprises tout en détaillant le modèle de production Cobb-Douglas et les méthodes économétriques retenues pour l'étude.
CHAPITRE 2 : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS : Ce chapitre présente l'évolution des recettes et de la pression fiscale dans les zones UEMOA et CEMAC, tout en exposant les résultats des estimations économétriques sur les données d'entreprises.
Mots-clés
Fiscalité, Entreprises, Afrique, Performance, Corruption, Administration fiscale, Productivité du travail, Modèle Cobb-Douglas, UEMOA, CEMAC, SADC, Investissement, Politiques fiscales, Croissance économique, Évasion fiscale.
Questions fréquemment posées
Quels sont les objectifs fondamentaux de cette recherche ?
La thèse vise à analyser l'impact de la politique fiscale sur la performance des entreprises en Afrique, en cherchant à comprendre si la fiscalité agit comme un levier de croissance ou comme un fardeau pour le secteur privé.
Quels sont les principaux champs thématiques abordés ?
Les thèmes principaux incluent la fiscalité optimale, la perception de la corruption au sein de l'administration fiscale, l'impact des taux d'imposition et les différences de performance selon la localisation géographique des entreprises.
Quelle est la problématique centrale de l'étude ?
La problématique interroge les relations causales entre la mobilisation des recettes fiscales par l'État et la capacité des entreprises à innover, investir et maintenir une productivité compétitive.
Quelle approche méthodologique a été adoptée ?
L'auteur utilise une approche combinant analyse statistique descriptive et modélisation économétrique de type Cobb-Douglas, appliquée à des données transversales provenant de la Banque mondiale.
Quels éléments sont traités dans le corps du document ?
Le corps du texte traite de la revue de la littérature théorique sur la fiscalité, de la présentation des données collectées, de l'estimation des modèles économétriques et d'une discussion détaillée sur les résultats obtenus.
Quelles sont les caractéristiques clés de cette recherche ?
La recherche se distingue par son approche axée sur les pays en développement, l'intégration des variables sociopolitiques comme la corruption et l'utilisation de tests de robustesse pour valider les effets de la fiscalité.
Comment l'instabilité politique influence-t-elle les résultats ?
L'étude souligne que l'instabilité politique est une variable déterminante qui, aux côtés de la perception de la corruption, entrave significativement la performance des entreprises et leur croissance.
Quelle conclusion principale se dégage concernant la corruption ?
Il ressort que la corruption affaiblit l'effet positif que pourrait avoir la fiscalité sur la croissance ; la fiscalité est perçue comme plus favorable aux entreprises lorsqu'elle est exempte de pratiques corruptives.
- Arbeit zitieren
- Ghislain Gnidehou (Autor:in), 2019, Fiscalité et performance des entreprises en Afrique. Influence de l’administration fiscale et du taux d’imposition, München, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/1164299