L’étude suivante intitulée "L’influence de l’écriture inclusive: entre mots épicènes, doubles flexions et points médians" a été réalisée dans le but de comparer les effets et les conséquences de deux conventions d’écriture : l’écriture non inclusive et l’écriture inclusive. Cette étude comparative a été effectuée avec la collaboration de deux classes d’une école de secondaire I du canton de Fribourg. Les fondements de l’étude en question se basent sur des résultats obtenus par la réalisation de deux tests distincts : un premier test dit non inclusif (A) rédigé en masculin générique et un second test dit inclusif (B) formulé avec des marques d’inclusion tels que des mots épicènes, des doubles flexions ou encore des points médians.
Table des matières
Résumé
Introduction
Méthode
Matériel utilisé
Participants
Récolte des données
Analyse des données
Résultats et discussion
Question 1)
Présentation des résultats
Discussion des résultats
Question 2)
Présentation des résultats
Discussion des résultats
Question 3)
Présentation des résultats
Discussion des résultats
Question 4)
Présentation des résultats
Discussion des résultats
Question 5)
Présentation des résultats
Discussion des résultats
Question 6)
Présentation des résultats
Discussion des résultats
Question 7)
Présentation des résultats
Discussion des résultats
Question 8)
Présentation des résultats
Discussion des résultats
Conclusion
Objectifs et thématiques
Cette étude vise à analyser l'influence de l'écriture inclusive sur la représentation mentale des genres. En comparant les effets du masculin générique face aux marques d'inclusion (mots épicènes, doubles flexions, points médians), l'auteur cherche à déterminer si ces conventions linguistiques modifient la perception de la féminité et de la masculinité dans des contextes scolaires.
- Évaluation de l'impact du masculin générique vs écriture inclusive.
- Analyse des réponses à des tests impliquant des personnalités et des stéréotypes de genre.
- Observation des habitudes rédactionnelles des élèves après exposition à diverses formes d'écriture.
- Réflexion sur les implications pédagogiques des normes de genre dans le langage.
- Comparaison des résultats quantitatifs entre classes de secondaire I.
Auszug aus dem Buch
Introduction
Des premiers symboles cunéiformes provenant des péninsules mésopotamiennes aux patois ruraux et langages argotiques urbains, la langue et l’écriture n’ont cessé d’évoluer et de s’adapter au fil du temps. Au cours du XVIIe siècle, sous le règne de François Ier, l’Académie française est créée afin d’établir un principe d’universalité de la langue française. L’écriture est alors soumise à des normes strictes et définies. Depuis cet événement jusqu’à notre temps, de nombreuses réformes se sont multipliés concernant de l’ajout de mots tel que le mot « révolutionnaire » en 1798 ou encore la simplification d’accords ou de règles grammaticales. Néanmoins, depuis quelques années, une épineuse question est au cœur de nombreux débats : « Est-ce que l’emploi générique de la langue française n’a-t-il pas effacé certaines minorités du discours ? »
En effet, la question de l’usage d’une langue inclusive oppose traditionnalistes grammairiens et réformateurs linguistiques. Le langage dit inclusif est une façon d’écrire et de parler qui n’exclut personne pour son genre, son âge, son ethnie ou son orientation sexuelle. Le but de ce type de langage est de visibiliser les minorités au quotidien. La pratique de ce langage à l’écrit est connue sous l’appellation d’écriture inclusive. Cette dite écriture désigne l’ensemble des attentions graphiques et syntaxiques qui permettent d’assurer une égalité de représentations des deux sexes. Elle s’oppose à l’emploi d’un masculin générique et à la primauté du masculin sur le féminin dans les accords de genre. L’écriture inclusive existe sous diverses formes, cependant les mots épicènes, les doubles flexions et les points médians forment les principaux piliers de cette convention linguistique.
Résumé des chapitres
Introduction: Présente l'évolution historique de la langue française et expose les débats contemporains autour de l'usage de l'écriture inclusive pour visibiliser les minorités.
Méthode: Détaille le protocole expérimental basé sur deux questionnaires distincts (test A non inclusif et test B inclusif) distribués dans deux classes de secondaire I du canton de Fribourg.
Résultats et discussion: Analyse les données recueillies pour chaque question posée, comparant les taux de réponse incluant des références au genre selon la convention d'écriture employée.
Conclusion: Synthétise les résultats ambigus de l'enquête et ouvre la réflexion sur les enjeux pédagogiques et les rapports de force linguistiques liés à l'adoption de l'écriture inclusive en milieu scolaire.
Mots-clés
écriture inclusive, masculin générique, linguistique, genre, mots épicènes, doubles flexions, points médians, didactique du français, école, représentation, questionnaire, stéréotypes, égalité, inclusion, sociolinguistique.
Questions fréquemment posées
Quel est le sujet principal de cette étude ?
L'étude analyse l'influence de l'écriture inclusive sur la perception du genre en comparant les résultats obtenus par des élèves utilisant soit le masculin générique, soit des formes inclusives comme les points médians ou les doubles flexions.
Quelles sont les thématiques traitées ?
L'étude traite des conventions rédactionnelles, de la visibilité des genres, des stéréotypes liés à la nationalité ou à la profession, ainsi que de l'impact des normes linguistiques sur le comportement rédactionnel des élèves.
Quel est l'objectif ou la question de recherche ?
L'objectif est de vérifier si l'usage de l'écriture inclusive permet une meilleure représentation du genre féminin dans les réponses des élèves, par rapport à l'utilisation du masculin générique.
Quelle méthode scientifique a été utilisée ?
L'auteur a mené une expérimentation comparative en distribuant deux types de tests (A pour non inclusif, B pour inclusif) à des élèves de secondaire I et en analysant quantitativement la nature des réponses fournies.
Qu'est-ce qui est abordé dans le corps de la recherche ?
Le corps du travail présente l'analyse détaillée de huit questions posées aux élèves, portant sur divers sujets tels que le cinéma, l'influence sur les réseaux sociaux, le sport, l'histoire et une tâche de réécriture épistolaire.
Quels sont les mots-clés essentiels ?
Les termes centraux sont : écriture inclusive, masculin générique, genre, didactique du français, représentations sociolinguistiques et expérimentation scolaire.
Pourquoi le choix des classes dans le canton de Fribourg est-il significatif ?
Le choix s'inscrit dans un cadre scolaire réel (secondaire I) permettant d'observer comment des adolescents de 13 à 14 ans réagissent naturellement aux différentes formes d'écriture sans altérer l'expérimentation.
Quelles conclusions l'auteur tire-t-il sur l'écriture inclusive ?
Les conclusions sont plutôt ambigües : hormis pour une question spécifique, les différences entre les deux types d'écriture sont minimes, ce qui rend difficile l'idée qu'une convention soit nettement plus bénéfique que l'autre pour la visibilité des genres.
- Citation du texte
- Sylvain Andrey (Auteur), 2021, L’influence de l’écriture inclusive entre mots épicènes, doubles flexions et points médians, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/1250920