Effet des doses croissantes de DAP et de l’apport de la matière organique sur la croissance et le rendement de deux variétés de riz pluvial (Oryza sativa) en conditions d’une serre en plastique


Akademische Arbeit

50 Seiten


Leseprobe

TABLE DES MATIERES

PRELUDE

IN MEMORIUM

DEDICACE

REMERCIEMENTS

TABLE DES MATIERES

LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES FIGURES

SIGLES ET ABREVIATIONS

RESUME

ABSTRACT

INTRODUTION

CHAPITRE I. REVUE DE LA LITTÉRATURE
1.1. Généralité sur la culture de riz
1.1.1. L'importance de la culture de riz
1.1.2. Description morphologique
1.1.3. Cycle de développement du riz
1.1.4. Ecologie de la culture
1.1.5. Exigences écologiques de la culture de Riz
1.1.6. Les systèmes de production
1.1.7. Fertilisation du riz
1.1.8. Les rôles de quelques éléments minéraux sur la culture du riz

CHAPITRE II. MILIEU D'ETUDE, MATERIELS ET METHODES
2.1. Milieu d'étude
2.2. Matériels
2.2.1. Matériel végétal
2.2.2. Matériels non végétaux
2.3. Méthodes
2.3.1. Dispositif expérimental
2.3.2. Conduite de l'expérimentation
2.3.3. Paramètres de croissance et de rendement mesurés
2.3.4. Analyses statistiques des données

CHAPITRE III. RESULTATS ET DISCUSSION
3.1. Présentation des résultats
3.1.1. Effets des facteurs sur la croissance des deux variétés de riz
3.1.2. Effets des facteurs sur le rendement des deux variétés de riz
3.1.3. Effets des facteurs sur l'absorption des nutriments de deux variétés de riz

DISCUSSION

CONCLUSION

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

ANNEXES

PRELUDE

« Ecoutes l'instruction de ton père et ne rejettes pas l'enseignement de ta mère car ce sera une couronne de grâce pour ta tête et un collier pour ton cou ».

Proverbes 1 :8 ; 9

IN MEMORIUM

Dans le monde, la vie étant comme une guerre, une pièce de théâtre où chacun vient jouer son rôle et disparaît, c'est ainsi que vous, notre très chère mère MUKUNDE MULANGALI ; vous avez terminé votre rôle dans la soirée du le 10 décembre 2017.

La mort nous a arraché cruellement votre existence. Vous que le très haut a jugé bon de cueillir pendant que nous avions encore besoin de vous.

Hooooohhhhh !!!!!!!!!!

A Dieu notre mère, Voilà maintenant vous ne goûtez pas le fruit de nos efforts.

NDAGORA TUYE

DEDICACE

A mon père Tuye Bisasagu pour votre amour, pour tant de sacrifices et d'encouragements que vous ne cessez de conjuguer pour faire de moi l'homme de demain.

A la famille de Papa Antoine Bahati et celle d'Amani honnête, pour votre amour et compagnie durant notre parcours ;

A mes frères et sœurs : Mutabazi Tuye, Muganuzi Tuye Etienne, Kety Tuye Kevin, Shukuru Tuye, Matunda Tuye Joseph, Malipo Tuye James, Furaha Nderekezo Joyce et Lukongo Mulangaliro Grace ; Vous êtes très chers pour moi et je vous adore beaucoup. Que notre fraternité se perpétue.

A tous mes cousins, cousines, oncles et tantes.

Merci d'avoir cru en moi. Aujourd'hui est l'expression du fruit de tous vos efforts. Je vous aime ma famille.

A tous mes amis et connaissances.

A tous mes compagnons de lutte,

A tous ceux qui militent pour le progrès et la perfection,

Je dédie ce travail.

NDAGORA TUYE

REMERCIEMENTS

L'accomplissement de cette étude ne serait pas possible sans l'appui du Dieu tout puissant, maitre de temps et de circonstances pour le privilège nous accordé dans l'accomplissement de ce travail et de certains humains envers qui nous éprouvons de profonds sentiments de redevabilité.

Aux autorités académiques et scientifiques de l'Université Evangélique en Afrique et de manière particulière la faculté de sciences agronomiques et environnement qui a milité pour notre formation.

Au Professeur Ir. Dr. MUSHAGALUSA NACHIGERA Gustave et à Msc. BYAMUNGU NDEKO Adrien, qui, malgré leurs multiples tâches, ont accepté d‘encadrer ce travail mais surtout pour votre souci et dévouement dont vous avez fait preuve pour faire de nous des cadres dont l'avenir a besoin.

A mes ami(e)s et camarades : Ntagulwanguma Lumière, Kahasha Akonkwa Thierry, Isaac Bishikwabo, Fadhili Bisimwa Bienfait, Akila Bisimwa, Merveille Mango, qu'ils trouvent ici l'expression de notre profonde gratitude.

A tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à la réalisation de ce travail et à tous ceux dont les noms ne sont pas cités, qu'ils trouvent ici l'expression de notre profonde gratitude.

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Températures nécessaires à la culture du riz en fonction des stades phrénologiques

Tableau 2: Les caractéristiques des variétés de riz utilisées dans l'expérimentation

Tableau 3 : Influence des doses de DAP sur la croissance des deux variétés de riz

Tableau 4: Influence de la matière organique sur la croissance et à la récolte des deux variétés de riz

Tableau 5: Influence des doses de DAP et de la matière organique sur les paramètres de croissance à la récolte des deux variétés de riz

Tableau 6: Influence des doses de DAP sur le rendement des deux variétés de riz

Tableau 7: Influence de la matière organique sur le rendement et les paramètres de rendement des deux variétés de riz

Tableau 8: Influence des doses de DAP et de la matière organique sur le rendement et les paramètres de rendement des deux variétés de riz

Tableau 9: Influence des doses de DAP sur l'absorption des nutriments des deux variétés de riz

Tableau 10: Influence des doses de DAP et de matière organique sur l'absorption des nutriments des deux variétés de riz

LISTE DES FIGURES

Figure 1 . Quelques photos de notre essai

SIGLES ET ABREVIATIONS

ADRAO : Centre du riz pour l'Afrique (ex. Association pour le Développement de la Riziculture en Afrique de l'ouest)

CAID : Cellule d'Analyses des Indicateurs de Développement

CARD : Coalition pour le Développement de la Riziculture en Afrique

CCR-B : Conseil de Concertation des Riziculteurs du Bénin

DAP : Diamonium Phosphate

DT : Diamètre de la tige

FAO : Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture

HP : Hauteur de plante

IFDC : Centre International pour la Fertilité des sols et le Développement Agricole

Kg : Kilogramme ;

LF : Longueur de feuille

LSD : Least Significance Difference

MS: Matière sèche

NEP : Nombre d'épillet par plante

NERICA : Nouveau Riz pour l'Afrique

NEV : Nombre d'épillet vide

NF : Nombre de feuille

NPP : Nombre de panicule par plante

NT : Nombre de talle

Pds : Poids ;

PMG : Poids de mille graines

PNR : Programme National de Riz ;

Ppm : Partie par million

RDC : République Démocratique du Congo

Rdm : Rendement

SENASEME : Service National de Semences

TI : Taux d'infertilité

UEA : Université Evangélique en Afrique

RESUME

La perte de rendement en riziculture constitue une contrainte majeure pour la plupart des producteurs de la RDC en général et du Sud-Kivu en particulier. Cela étant, l'emploi des engrais chimiques et organiques à cause de leurs actions bénéfiques sur la productivité des cultures céréalières et la sélection des matériels génétiques à forte capacité de répondre à la fertilisation serait une solution en vue d'accroitre la productivité. Cette étude a été initiée dans le but d'étudier la réponse des variétés de riz à la fertilisation organo minérale afin d'identifier les matériel qui répondrait mieux aux apports d'engrais et que l'on pourrait tester en milieu réel. L'étude a été réalisée sous un dispositif complètement randomisé comprenant deux variétés de riz pluvial, quatre doses de DAP et deux niveaux de la fertilisation organique. Les résultats montrent que les paramètres de croissance ont significativement variés en fonction des doses de DAP quel que soit la variété. L'application de la dose de 150kg/ha a permis d'accroitre le nombre feuilles par plant, la longueur des feuilles et le nombre des talles par plant. L'interaction des doses avec les variétés ont permis d'obtenir des plants de grande taille par rapport au témoin. Quel que soit la variété, la matière organique a permis d'accroitre le nombre des feuilles par plant, le diamètre de tige et le nombre des talles par plant. L'apport de la matière organique a permis d'accroitre le nombre des panicules le nombre d'épillets, et le poids de cent grains. L'interaction entre les variétés, les doses d'engrais et la matière organique a permis d'accroitre le nombre des panicules par plant qui est un paramètre clé de rendement chez le riz. Le plus grand nombre des panicules a été obtenu avec la variété NERICA 4 en appliquant le DAP à une dose de 150 Kg/ha et la matière organique. La variété NERICA 4 a présenté une forte capacité d'absorption de l'azote et du phosphore teneurs par rapport à la variété FOFIFA 173 quel que soit la dose appliqué. La matière organique a tendance à améliorer l'absorption de ces nutriments.

Mots- clés: Fertilisation, DAP, Matière organique, Riz

ABSTRACT

The loss of rice yields is a major constraint for most producers in the DRC in general and in South Kivu in particular. However, the use of chemical and organic fertilizers because of their beneficial actions on the productivity of cereal crops and the selection of genetic materials with a high capacity to respond to fertilization would be a solution to increase productivity. This study was initiated with the aim of studying the response of rice varieties to organo-mineral fertilization in order to identify the material which would respond better to fertilizer inputs and which could be tested in a real environment. The study was carried out under a completely randomized device comprising two varieties of rain-fed rice, four doses of DAP and two levels of organic fertilization. The results show that the growth parameters varied significantly according to the doses of DAP whatever the variety. The application of the dose of 150 kg / ha made it possible to increase the number of leaves per plant, the length of the leaves and the number of tillers per plant. The interaction of the doses with the varieties made it possible to obtain large plants compared to the control. Regardless of the variety, organic matter increased the number of leaves per plant, the diameter of the stem and the number of tillers per plant. The addition of organic matter made it possible to increase the number of panicles, the number of spikelets, and the weight of a hundred grains. The interaction between varieties, fertilizer rates and organic matter has increased the number of panicles per plant which is a key yield parameter in rice. The greatest number of panicles was obtained with the NERICA 4 variety by applying DAP at a rate of 150 Kg / ha and organic matter. The NERICA 4 variety showed a high nitrogen and phosphorus absorption capacity compared to the FOFIFA 173 variety whatever the dose applied. Organic matter tends to improve the absorption of these nutrients.

Keys words: Fertilization, DAP, Organic matter, Rice

INTRODUTION

Dans le monde, le riz (Oryza sativa L.) est la culture céréalière la plus importante et constitue la denrée alimentaire de base pour plus de la moitié de la population du globe (Fall et al., 2008). Le riz assure 27% de la disponibilité des aliments énergétiques et 20% des apports protéiques (FAOSTAT, 2012). En Afrique le riz fait partie intégrante des systèmes de production agricole et sa valeur ne cesse de croître, tant au plan alimentaire qu'économique (Totin et al., 2012). Il contribue à la sécurité alimentaire et permet de réduire la pauvreté dans quelques pays africains (Fagade, 2000 ; Totin et al., 2013). En 2018 l'augmentation de la production du riz en Afrique de l'Ouest et Centrale est de 6%, cela est due en partie à la croissance démographique et à l'addition de la part du riz dans le régime alimentaire. En dépit de son importance économique et alimentaire, la production locale du riz reste largement insuffisante par rapport aux besoins de la population et dont 60 % de besoins de riz en Afrique sont couverts par les importations (Nguetta, 2006).

En RDC, la culture de riz occupe la septième place après le manioc, la banane plantain, les fruits, le maïs, l'arachide et les légumes (CARD, 2013). Mais au niveau de la production céréalière, il est classé au deuxième niveau après le maïs (Abel, 2009). Le riz constitue également la deuxième céréale consommée par la population congolaise après le maïs (CCR-B, 2011). Au cours des années 2017- 2018, la RDC a produit environ0.6 millions de tonnes de rizalors qu'en 2016-2017, la RDC a connu une baisse de la production du riz d'environ 64% (CAID, 2018) pourtant dans plusieurs villes du pays, parmi lesquelles la ville de Bukavu, le riz est devenu un aliment de base car il contribue significativement à la sécurité alimentaire en fournissant des revenus à la population (Saliboko, 2017).

Dans la région du Kivu et des grands lacs, la culture de riz fait face à plusieurs contraintes de production dont les principales sont les maladies et ravageurs des cultures, la rareté des semences vivrières performantes, le manque d'intrants agricoles, agricoles. A cela s'ajoute la dégradation des sols et la baisse fertilité des sols (Lunze, 2000). Au Sud-Kivu en particulier, la rareté de terres due à une forte croissance démographique et la faible utilisation des engrais minéraux constituent les principales contraintes de production du riz (Baudry, 2017). Une bonne utilisation des engrais minéraux parait être une solution durable pour accroitre la production du riz. Des études ont montré que l'application des engrais minéraux permet une augmentation des rendements des cultures. En particulier, pour le riz, Hari (1997) et Baudry (2017) montré que la culture de riz pluvial présente une grande faible teneur en matières minéraux que l'organique. L'utilisation de ces deux facilités une petite dose de la matière minérale apport à la plante, en favorisent une croissance vigoureuse des plants de riz ainsi que la production de feuilles et d'un grand nombre de talles et panicules. L'application de matière minérale combinée par la matière organique s'est révélée très importante dans l'amélioration des rendements de riz.

Dans un tel contexte, la fertilisation organique devrait constituer une solution appropriée pour la restauration de la fertilité des sols. Et que les amendements jouent un rôle important sur diverses propriétés du sol, ce qui permet de justifier leur utilisation (Jama et al. 2000 ; N'Dayegamiye et al., 2005; N'Dienor, 2006 ; Mukalay et al., 2008 ; Kaho et al. 2011 ; Mulaji, 2011 ; Islam et al., 2012 ; Kasongo et al., 2013 ; Useni et al., 2013 ) ont montré que l'apport de matières organiques permet d'améliorer considérablement le niveau de nutriments dans les sols. Vu leur disponibilité, pourrait être une solution aux problèmes de fertilisation des sols dont la matière organique constituent un bon substitut au fumier et surtout aux engrais (N'Dienor, 2006).

Cependant En culture de riz pluvial strict, les sols de la RDC sont pauvres en azote et en phosphore disponible dont l'application des engrais organiques et minéraux améliore la fertilité du sol ainsi que la productivité et dont l'azote est très important dans l'amélioration des rendements du riz (Baudry, 2010). En République Démocratique du Congo la riziculture pluviale est très peu réalisée surtout au Sud-Kivu dont dans les années précédentes, les agriculteurs s'intéressaient à la riziculture irriguée, alors les Arabes étaient plus intéressés pour introduire la riziculture pluviale depuis le quinzième siècle en disant que celle-ci peut rendre les systèmes de production du riz plus meilleurs dans la province du Sud-Kivu et augmenter le rendement (CARD, 2013). Selon Ikunji, 2013 ; Gala et al., 2007 et CARD, 2013 montre que l'insuffisance de l'utilisation des variétés améliorées et l'absence des connaissances sur la fertilisation du sol (mesure d'engrais ou doses) donne un faible rendement dans la riziculture pluviale. D'où cette étude propose d'évaluer l'effet des doses croissantes du DAP seules ou combinées à la matière organique sur les performances de deux variétés de riz pluviale.

Ainsi, notre étude s'inscrit dans la liste des travaux en cours visant à tester la productivité du riz vis-à-vis de l'application de différentes doses croissantes d'azote sous forme de DAP en combinaisons avec la matière organique en serre. Annick et al. (2006) montrent que les agriculteurs qui font recours aux apports d'engrais minéraux, appliquent des doses standards ne reposant pas sur de bases agronomiques prouvées. Une étude des effets de doses de DAP et de la matière organique serait importante de déterminer la dose de DAP susceptible d'améliorer significativement le rendement de riz.

Pour pouvoir trouver une solution, nous nous sommes posé quelques questions de départ entre autres :

- Quel serait la réponse des variétés de riz pluvial à l'apport des doses croissantes de DAP et la matière organique ?
- Quel serait l'effet de la combinaison de différentes doses de DAP avec la matière organique sur les paramètres de croissance et le rendement des variétés de riz pluvial ?
- Quel serait l'effet de l'apport de la matière organique et des doses croissantes de DAP sur l'allocation de l'azote et de phosphore chez les variétés de riz pluvial ?
L'objectif de ce travail est de contribuer à l'amélioration de la productivité de riz dans la province du Sud-Kivu à travers l'évaluation de la réponse des variétés aux engrais DAP et à la matière organique. D'une façon plus spécifique, ce travail vise à ;
- Déterminer la réponse de deux variétés de riz pluvial à l'apport des doses croissantes de DAP et la matière organique ;
- Evaluer l'effet de la combinaison de différentes doses de DAP avec la matière organique sur les paramètres de croissance et le rendement des variétés de riz ;
- Evaluer l'effet de l'interaction variété et les doses de DAP sur l'allocation de l'azote et de phosphore chez les variétés de riz.

Mise à part l'introduction et la conclusion, le présent travail s'articule sur trois chapitres ; Le premier chapitre porte sur la revue de la littérature, le deuxième porte sur une brève description du milieu d'étude, présente différents matériels utilisés dans cette étude ainsi que la méthodologie de travail. Enfin le troisième chapitre présente les résultats obtenus, leurs interprétations et la discussion.

CHAPITRE I. REVUE DE LA LITTÉRATURE

1.1. Généralité sur la culture de riz

1.1.1. L'importance de la culture de riz

La culture du riz est en train de prendre une expansion de plus en plus considérable en RDC en raison de son entrée progressive dans les habitudes alimentaires et le circuit industriel. Le riz constitue ainsi une culture d'avenir et de sécurité alimentaire pour le pays. A Kinshasa, la consommation de riz local a progressé de 4,91 kg/capita en 1975 à 13,09 kg en 2000, soit une hausse de 270%; celle du riz importé est passée de 3,50 kg à 8,42kg, soit une augmentation de 240%. La consommation du riz a fortement augmenté en importance. On peut donc affirmer que le riz est une culture d'avenir. Heureusement que la RDC se prête parfaitement bien à la riziculture, aussi bien pluviale (Bumba en Province de l'Equateur, Maniema), irriguée (vallée de la Ruzizi, pool Malebo, etc.) que de bas-fonds (toutes les provinces). Le potentiel en riziculture pluviale (ou de montagne) est particulièrement important dans la cuvette centrale (Merveille, 2017).

1.1.2. Description morphologique

Le riz est une plante herbacée annuelle avec une tige ronde recouverte de feuilles sessiles plates en forme de lame et une panicule terminale (Sié et al., 2009). C'est une plante très souple qui pousse aussi bien en zone inondée qu'en zone non-inondée. La plante du riz comprend des 5 organes végétatifs (racines, tige, feuilles) et des organes reproducteurs à savoir la panicule constituée d'un ensemble d'épillets.

a. Racines

Le système racinaire du riz est fasciculé. Il est constitué de racines secondaires et de poils absorbants. Le développement du système racinaire dépend surtout du type de sol (Raemaekers, 2001).

b. Tiges ou chaumes

La tige du riz est constituée d'un certain nombre de nœuds et d'entre-nœuds dans un ordre successif (Lacharme, 2001b). Les entre nœuds ronds et creux sont extrêmement réduits à la base de la tige, mais s'allongent au fur et à mesure que le pied de riz grandit.

c. Feuilles

La feuille de riz est essentiellement constituée de deux parties qui sont la gaine foliaire qui enveloppe la totalité de l'entrenœud et même dans certains cas le nœud suivant et le limbe. La première feuille est appelée le prophyllum et la dernière feuille sous la panicule est la feuille paniculaire ou feuille drapeau. Son limbe est plus court et plus large que celui des autres feuilles (Raemaekers, 2001).

d. Inflorescence du riz

L'inflorescence du riz est une panicule formée d'un groupe d'épillets qui se développe sur le dernier nœud de la tige. Elle est composée d'un pédoncule prolongé par un rachis aux nœuds plus ou moins rapprochés (Soma, 2014). Le riz est une plante autogame (ADRAO, 2008).

e. Grain du riz ou paddy

Le fruit ou le riz paddy est un caryopse comprenant des enveloppes (glumes, glumelles ou paléa et lemma) ; dans ces enveloppes se trouve l'endosperme qui sert de source alimentaire à l'embryon qui est lui-même fusionné avec l'endosperme (ADRAO, 2008). Les glumelles sont intimement reliées l'une à l'autre après la pollinisation et leur réunion forme l'apex. Le grain de riz ainsi enveloppé est dénommé "paddy".

1.1.3. Cycle de développement du riz

La période de croissance du plant de riz comprend dix stades repartis de 0 à 9 (Sié et al., 2009). Le stade 0 correspond au stade de germination et le stade 9 à celui de la maturité. Le cycle du riz comprend trois phases: la phase végétative, la phase reproductive et la phase de maturation.

- Phase végétative

La phase végétative va de la germination à l'initiation paniculaire. Selon Sié et al. (2009), la longueur de cette phase différencie les variétés à cycle court, moyen ou long. Elle comprend la germination, la levée et le tallage. Sa durée varie en fonction de la température (Sié et al., 2009). Le tallage commence au stade 5 feuilles mais sa durée varie en fonction du climat et de la variété. Il s'arrête à partir de l'initiation paniculaire (Lacharme, 2001b).

- Phase reproductive

La phase reproductive va de l'initiation paniculaire à la fécondation. Elle comprend l'initiation paniculaire, la montaison, l'épiaison et la fécondation (Sié et al., 2009). Elle est très sensible aux basses températures, à la sécheresse et à la salinité qui peuvent occasionner la stérilité des organes reproducteurs; ce qui se traduit par des grains vides (Moukoumbi, 2001).

- Phase de maturation

La phase de remplissage se manifeste par un mouvement des éléments nutritifs de la plante vers les grains. Les grains passent des stades de grains laiteux à grains pâteux et enfin à grains dures.

Le dernier stade est atteint lorsque 80 à 90 % des grains de la panicule sont mûrs (ADRAO, 2008). La durée de cette phase dépend des conditions de température et d'humidité du milieu (Sié et al., 2009).

1.1.4. Ecologie de la culture

La culture de riz se fait sans problèmes dans l'environnement les plus viables différencié sur toutes les autres plantes cultivées. Sous l'observation des latitudes extrêmes du riz, la Chine (Aixel) est située à 50o Nord et l'Australie (nouvelles galles sud) à 30o Sud (Arraudeau, 1998 et Schalbroeck, 2001).

La culture de riz s'engendre surtout dans les marais qui se trouvent en dessous de 1500m d'altitudes, appartient à des régions des terres d'altitude d'Afrique centrale et Orientale. Toutefois, on remarque que dans certains pays, il existe des variétés qu'on peut cultivées au- delà de la présence de cette hauteur et même jusqu'à 3000m et lus comme au Népal dans l'Himalaya. Une grande partie des surfaces cultivées se situe entre le niveau de la mer et 3000m (Lacharme, 2001).

1.1.5. Exigences écologiques de la culture de Riz

a. Latitude et altitude

A l'intermédiaire de la température, ces deux paramètres réagissent sur la culture de riz. Par l'intermédiaire de la photosynthèse, l'altitude fait agir de plus, la culture de riz cultivé depuis le 40o au Sud, en Argentine, jusqu'à 53o au Nord, en Chine dont l'Asie intertropicale est sa principale zone de culture. La plus haute altitude de culture de riz se trouve au Népal à plus de 3000m, dont une grande partie de surfaces cultivées se situe au-dessous de 3000m (Ahmadi et al., 2002).

b. Température

A chaque étape de développement du plant de riz, on trouve les différentes variations de la température de l'air favorable qui sont présentées dans le tableau suivant :

Tableau 1: Températures nécessaires à la culture du riz en fonction des stades

Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

Source : (Ahmadi et al., 2002).

La température de l'eau en culture aquatique est également importante, dont le minimum est de 13-14°C, l'optimum de 30-34°C et le maximum de 38-40°C. À 50°C la plante meurt (Lacharme, 2001)

c. Hygrométrie, Vent et la lumière

On obtient les rendements très élevés en culture irriguée de riz sous les climats secs comme en Egypte et en Californie (Arraudeau, 1998). La floraison, phase la plus sensible, nécessite une humidité de 70 à 80 %. Une humidité élevée favorise le développement des maladies (Ahmadi et al., 2002).

A un léger climat, le vent a un effet favorable car il accélère la transpiration, a un fort climat, le vent peut arracher les jeunes plants ou provoquer la verse et l'échaudage à la maturité (Ratsimba, 2005).

La lumière intervient fortement dans la croissance et la productivité du riz en favorisant le tallage et augmentant le nombre d'épillets par panicule (Selon le Mémento de l'agronome, 2006). Les rendements les plus élevés du riz sont obtenus sous forte luminosité, 400 Cal/jour/cm[2], dont en zone équatoriale où le ciel est quelque fois couvert, les faibles luminosités retardent l'épiaison et la maturation des variétés précoces mais avancent légèrement la date de la maturation des variétés tardives (Siri, 2012).

d. Les besoins en eau

À chaque stade de développement du riz correspond un besoin spécifique en eau. Le non­respect de ces besoins peut entraîner des chutes très importantes en rendement (Wopereis et al., 2008). Le riz a besoin de peu d'eau durant la phase végétative à la floraison, de beaucoup d'eau durant toute la phase reproductive et la première moitié de la phase de maturation mais n'a plus besoin d'eau durant la dernière moitié de la phase de maturation. La phase d'initiation paniculaire est particulièrement sensible (Ahmadi et al., 2002). Durant cette phase et jusqu'au stade pâteux, la lame d'eau doit être maintenue à 10 cm pour assurer le besoin de riz et pendant la phase végétative, la lame d'eau doit être égale à 5 cm. Les pluviosités élevées sont nuisibles par leurs effets mécaniques, notamment en période de floraison et de récolte, et par la nébulosité qui les accompagnent (Kone, 2010).

e. Sol

Dans la culture aquatique, les sols les plus à Uréetés par la culture de riz sont ceux à texture argilo-limoneuse (70% d'élément fins), matière organique riche avec un pH de 6 à 7. Les bas- fonds des sols alluvionnaires ou colluvionnaires, des plaines inondables et de deltas de grands fleuves sont particulièrement à Uréetés. Mais le riz est aussi cultivée sur des sols très organiques (anciennes tourbières), sur des sols salés (jusqu'à 1% de salinité) ou en présence d'ion sulfate dans certaines zones de mangrove. Le riz supporte un pH variant entre 4 à 8. Par ailleurs la culture de riz a une bonne tolérance à l'acidité avec un pH optimal de 5,5 à 6 (Ahmadi et al., 2002 ; Kone, 2010).

1.1.6. Les systèmes de production

Il y a trois (3) systèmes de production du riz en RDC avec leurs caractéristiques. Il s'agit du :

- Riz pluvial

C'est un type de culture qui ne représente qu'une très faible proportion de la production mondiale. Il est pratiqué notamment dans certains pays d'Afrique et d'Amérique latine, sur des terrains généralement peu fertiles que l'on ensemence à sec et où les récoltes dépendent fortement des régimes de pluies. Mais on y recourt aussi en Asie, sur les rives des fleuves, lorsque les eaux se retirent à la fin de la saison des pluies (SNDR, 2012).

- Riz inondée

Dans ce type de culture, les rizières ne sont plus irriguées mais alimentées par les eaux de pluie, par le ruissellement d'eaux provenant d'un réservoir ou par simple gravitation d'une parcelle à une autre. La culture de riz pluvial de bas-fond, de rendement assez faible, est évidemment beaucoup plus exposée aux risques de sécheresses prolongées ou d'inondations subites (SNDR, 2012).

- Riz irrigué

Ici, l'eau de culture est fournie par les crues des rivières et des fleuves ou par les marées qui touchent les embouchures des grands deltas (comme celui du Mékong). La profondeur de l'eau peut parfois dépasser les 5 mètres et la fertilité des sols est régulièrement renouvelée par les substances minérales et organiques déposées sous forme de limons par les fleuves. Le riz est semé à la volée sur des sols labourés assez grossièrement, rarement protégés par des digues et rapidement recouverts d'eau lorsque commence la mousson. Là aussi les rendements tributaires de la météo restent assez bas. Peu à peu, ces régions sont alors transformées en zones irriguées faisant appel à des aménagements hydrauliques importants (Meertens, 2014).

1.1.7. Fertilisation du riz

Selon Falisse et Lambert (1994), la fertilisation est un ensemble de pratiques culturales coordonnées ayant pour objectif d'assurer aux plantes cultivées une alimentation correcte en éléments nutritifs par des apports de matières fertilisantes (engrais). Elle revêt une grande importance en riziculture car elle permet un bon développement de la plante, une bonne fructification et un bon remplissage des panicules. En fertilisation, une bonne connaissance de l'état physique et chimique du sol est nécessaire pour rechercher et corriger les carences. Deux

(2) types de fumures sont alors conseillés: la fumure organique et celle minérale. La fumure en riziculture a plusieurs objectifs (Angladette, 1966):

- pallier les carences ou les déficiences des sols de rizière en certains éléments majeurs (N, P, K) ou mineurs (Mg, Ca, S);
- accroitre le potentiel global de fertilité du sol;
- compenser les exportations d'éléments par les récoltes;
- modifier la composition chimique et par voie de conséquence, la valeur nutritive du grain.

1.1.7.1. Fertilisation organique

Il s'agit de l'apport de matières organiques dans le sol. Ces apports sont essentiellement assurés par les résidus de récoltes, les pailles, le compost, le fumier et les engrais verts (Ouattara, 2014). La matière organique est reconnue être le facteur principal des agrosystèmes car elle crée un environnement favorable à la production végétale à travers son impact sur les paramètres physiques (maintien de la structure), chimiques (constitution de réserves d'éléments nutritifs disponibles pour les plantes) et biologiques (constitution de réserves d'éléments énergétiques pour la faune du sol et la microflore) du sol (Traoré, 2012). Pour ces raisons, la matière organique est considérée comme un indicateur important participant à la définition de la fertilité des sols (Traoré, 2012). En outre, l'utilisation de la matière organique permet d'améliorer la disponibilité en phosphore (P) et de ce fait entraine une meilleure croissance racinaire; Elle protège les plantules contre l'ensevelissement lors de tempêtes et réduit l'encroûtement de la couche superficielle du sol (Bationo et Buerkert, 2001). La fumure organique est apportée au moment du labour à raison de 5 à 10 tonnes à l'hectare (APRAO, 2011).

1.1.7.2. Fertilisation minérale

La fertilisation minérale est la fourniture en éléments minéraux à la plante. Elle est généralement réalisée à travers les engrais minéraux azotés (NPK, urée, le sulfate d'ammonium), phosphatés (le TSP, les phosphates naturels), potassiques (chlorure de potassium, sulfate de potassium), et aussi la chaux magnésienne (Ouattara, 2014). L'apport d'engrais minéraux est nécessaire en riziculture pluviale pour couvrir les besoins nutritifs de la plante. Les engrais minéraux constituent un puissant moyen d'intensification de la production. Les exigences du riz en éléments nutritifs dépendent de ses différentes phases de croissance et de développement (Segda, 2002). Selon ADRAO, (2008), presque tous les sols de riz pluvial strict ont une faible teneur en azote; les engrais azotés favorisent une croissance vigoureuse des plants de riz, la production de feuilles vertes et d'un grand nombre de talles et panicules. Toutefois les apports en trop grandes quantités ont pour conséquences la trop forte croissance végétative, un taux élevé de talles non reproductives et la verse. S'agissant de la fertilisation, les quantités d'engrais minéraux à apporter peuvent être réduites, mais ne doivent pas être supprimées par l'apport d'engrais organiques ou d'engrais verts (ADRAO, 2008). Ainsi, pour les quantités d'engrais minéraux en riziculture pluviale, la recherche agronomique recommande d'apporter 150-200 kg de NPK par hectare comme fumure de fond, avant le semis, et en couverture 100 kg d'urée en deux (2) fractions soit 35 kg 15 jours après le semis et 65 kg à l'initiation paniculaire (Séré et al., 1997).

Les leçons qu'on peut tirer des essais à long terme du maintien de la fertilité des sols établis dans la zone sud soudanienne permettent de conclure que l'utilisation des engrais minéraux sans le recyclage des résidus organiques résulte en une baisse des rendements avec le temps (Bationo et Mokwunye, 1991; Pichot et al., 1981). Avec seulement l'application des engrais minéraux, on assiste à une baisse de la matière organique du sol, un lessivage des bases échangeables et l'acidification des sols (Mokwunye, 1981). L'intensification ne procède jamais durablement d'une fertilisation exclusivement minérale et s'accompagne toujours d'un développement de la fumure organique, condition de la valorisation des engrais.

1.1.8. Les rôles de quelques éléments minéraux sur la culture du riz

> N : L'azote permet une augmentation du nombre de talles et de la croissance en hauteur; l'augmentation de la surface foliaire; la formation d'épillets fertiles par panicule et la teneur des grains en protéine (ADRAO, 1995). Il joue un rôle fondamental dans la formation des tissus végétatifs et des organes reproducteurs (Tankoano, 2014).

> P : Le phosphore permet une meilleure croissance racinaire, favorise un tallage plus actif avec des talles fertiles et agit sur le bon développement des grains en élevant leur valeur alimentaire (Segda, 2002).

> K : Le potassium favorise le tallage et augmente la taille et le poids des grains ; augmente la réponse au phosphore; joue un rôle dans l'ouverture, la fermeture des stomates et la tolérance aux conditions climatiques défavorables; permet aux plantes de résister aux maladies telles que la pyriculariose et l'helminthosporiose (Lacharme, 2001).

CHAPITRE II. MILIEU D'ETUDE, MATERIELS ET METHODES

2.1. Milieu d'étude

L'étude a été conduite sous une serre installée au sein de la colline de l'UEA située en province du Sud-Kivu à l'Est de la République Démocratique du Congo ; plus précisément dans la commune d'Ibanda, au quartier Panzi situé à 2°32'36" de latitude sud, 28° 51' 33" de longitude Est et à 1661 m d'altitude (Mondo et al., 2016). La ville de Bukavu en général et la commune d'Ibanda en particulier jouit d'un climat tropical humide influencé par l'altitude. Il est du type Af selon la classification de Koppen-Geiger. Les précipitations y sont importantes avec une moyenne annuelle de 1542 mm et une température moyenne annuelle de 21,0°C (fr.climate-data.org, 2017).

2.2. Matériels

2.2.1. Matériel végétal

Deux variétés de riz (Oryza sativa L) ont été utilisées comme matériels végétal dans ce travail. Il s'agit de la variété NERICA4 venant du SENASEME et la variété FOFIFA173 obtenu de l'ONG « Anti-Bwaki » œuvrant à Bukavu. Le tableau ci-dessous représente les caractéristiques des variétés de riz utilisées dans notre expérimentation.

Tableau 2: Les caractéristiques des variétés de riz utilisées dans l'expérimentation

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Details

Titel
Effet des doses croissantes de DAP et de l’apport de la matière organique sur la croissance et le rendement de deux variétés de riz pluvial (Oryza sativa) en conditions d’une serre en plastique
Autor
Seiten
50
Katalognummer
V1280646
ISBN (Buch)
9783346736239
Sprache
Deutsch
Schlagworte
effet, oryza
Arbeit zitieren
Ndagora Tuye (Autor:in), Effet des doses croissantes de DAP et de l’apport de la matière organique sur la croissance et le rendement de deux variétés de riz pluvial (Oryza sativa) en conditions d’une serre en plastique, München, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/1280646

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