Organisation Catholique pour le Développement et la Solidarité (OCADES) du diocèse de Ouagadougou et développement local au Burkina Faso


Etude Scientifique, 2023

45 Pages


Extrait


TABLE DES MATIÈRES

PRÉSENTATION DES AUTEURS

REMERCIEMENTS

LISTE DES ILLUSTAIONS

RESUMÉ

INTRODUCTION

PREMIÈRE PARTIE: PRÉSENTATION DE L’OCADES ET DE LA DÉMARCHE MÉTHODOLOGIQUE DE LA RECHERCHE
1.1. BREF APERCU SUR L’OCADES BURKINA FASO
1.1.1. Présentation de l’OCADES CARITAS BURKINA
1.1.2. Organisation et fonctionnement de l’association
1.1.3. Présentation du secrétariat exécutif diocésain de Ouagadougou
1.2. DÉMARCHE MÉTHODOLOGIQUE DE LA RECHERCHE
1.2.1. Présentation des zones de collecte de données de terrain
1.2.1.1. Commune de Boussé
1.2.1.2. Commune de Dapélogo
1.2.2. La collecte et le traitement des données sur le terrain

DEUXIÈME PARTIE: PRÉSENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS
2.1. LES RÉALISATIONS DU SECRÉTARIAT EXÉCUTIF DIOCÉSAIN DE OUAGADOUGOU
2.1.1. Dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage
2.1.2. Dans le domaine de l’environnement
2.1.4. Dans le domaine humanitaire et financier
2.2. EFFETS DES ACTIONS SUR LA VIE DES BÉNÉFICIAIRES
2.2.1. Effets des actions sur les conditions sociales
2.2.1.1. Sur les plans sanitaires et de la sécurité alimentaire
2.2.1.2. Sur le plan de l’offre éducative et de l’alphabétisation
2.2.1.3. Secteurs de l’accès à l’eau potable et à un environnement sain
2.2.2. Effets des actions sur les conditions économiques de la population
2.2. Difficultés et limites des interventions de l’OCADES
2.3. Quelques suggestions pour la pérennisation des acquis et l’amélioration des futures interventions pour le développement local

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

PRÉSENTATION DES AUTEURS

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Dr Vincent ZOMA est un enseignant-chercheur au Département de géographie de l’Université Joseph KI-ZERBO. Ses recherches scientifiques portent actuellement sur les problématiques du transport, de l’intégration régionale, des migrations, du changement climatique, de l’aménagement du territoire et sur la gestion des ressources naturelles.

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Titulaire d’un master en management et gestion des collectivités territoriales, Aline SAVADOGO/BAMBARA est administrateur civil. Elle est actuellement au Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS) du Burkina Faso.

REMERCIEMENTS

Ce travail est le fruit de la contribution de plusieurs personnes qui méritent notre reconnaissance. Ainsi, nous exprimons notre profonde gratitude à nos parents qui ont consenti d’énormes sacrifices pour nous durant toutes ces années. Nous pensons particulièrement au Pr Richard SAWADOGO et à son épouse (qui sont un père et une mère pour nous et surtout des modèles), aux membres de nos familles respectives qui nous ont soutenu et nous ont supporté durant les longues heures de travail.

Nos remerciements à Abbé Cyril SAM ainsi qu’à Abbé Jean-Baptiste SANOU pour leur grand soutien dans la collecte des données.

Nous remercions également messieurs Emile ZIDOUEMBA, Isaac Malassi DOMBA pour leur accompagnement dans la réalisation de cette recherche.

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

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LISTE DES ILLUSTAIONS TABLEAUX

Tableau 1: Zone d’intervention de l’OCADES

Tableau 2: Répartition des bénéficiaires par localité et par sexe

Tableau 4: Bilan de la campagne 2019-2020 en maraîchère culture

Tableau 5: Soutien dans le domaine de l’élevage à Dapélogo (2020-2021)

Tableau 6: Bilan de l’activité de reboisement au cours de la campagne de 2018-2019

Tableau 7: Bilan des activités de formation à Dapéologo

Tableau 8: Bilan des activités menées dans le domaine humanitaire

Tableau 9: Bilan des activités de soutien aux Personnes Déplacées Internes (PDI)

Tableau 10: Bilan des acquis enregistrés dans le domaine des actions de la formation

LISTE DES PHOTOS

Photo 1: Magasin construit à Boussé par l’OCADES du diocèse de Ouagadougou

Photo 2: Pompe réalisée à Boussé par l’OCADES du diocèse de Ouagadougou

RESUMÉ

Le mouvement associatif au Burkina Faso enregistre une dynamique remarquable du fait du nombre pléthorique des associations existantes. Cependant, malgré leur nombre pléthorique et leur accompagnement dans la mise en œuvre des politiques de développement, de nombreux défis restent à relever en matière de développement local dans ce pays. Ainsi, la présente investigation qui porte sur les associations et le développement local analyse l’apport des associations, notamment celui de l’Organisation Catholique pour le Développement et la Solidarité (OCADES) au développement local au Burkina Faso. À travers une revue de la littérature, complétée par l’observation directe et la collecte des données quantitatives et qualitatives sur le terrain, l’ouvrage présente les actions menées par cette association dans sa zone d’intervention notamment à Boussé et à Dapélogo. Il met également en exergue les principaux apports et les difficultés rencontrées par cette association en matière de développement à la base. Ainsi, des suggestions sont proposées en vue de sa meilleure participation au développement local.

Mots clés: OCADES, développement local, Boussé, Dapélogo, Burkina Faso.

INTRODUCTION

De 1960 jusqu'en 1990, la politique économique au Burkina Faso a été marquée par une intervention de l'État dans l’économie. En effet, Z. Kassoum et al. (2004) affirment que les régimes politiques qui se sont succédés durant cette période se sont efforcés à s’attaquer aux difficultés économiques du pays. Mais, malgré quelques succès relatifs enregistrés, ces politiques n’ont pas permis d'inverser les tendances à savoir restructurer profondément l'économie et la placer sur un sentier de croissance durable. Dans ce contexte, on notait la persistance des déséquilibres macroéconomiques à la fin des années 1980. Suite à ces politiques d’ajustement endogènes, le Burkina Faso a adopté son premier programme d’ajustement structurel (PAS) en 1991. Au total quatre (04) PAS ont été adoptés entre 1991 et 2002. L’objectif de ces PAS était la correction des déséquilibres macroéconomiques et la création des conditions d’une croissance durable.

Comme les politiques d’ajustement endogènes, les PAS également n’ont pas permis d’inverser la tendance en ce qui concerne la lutte contre la pauvreté. Par ailleurs, B. Ko (2013) souligne que leur application appelait à un désengagement de l’État. Cette dynamique, offrait l’opportunité d’expérimenter une nouvelle forme de gouvernance qui met les acteurs locaux au cœur de la gestion des affaires publiques au niveau local.

C’est dans ce contexte qu’en 1991, le Burkina Faso a enclenché une réforme institutionnelle par la mise en place progressive des collectivités locales. En effet, les cinq (05) premières lois de la décentralisation furent adoptées en 1993. S’en est suivie en 1998, l’adoption des textes d’orientation de la décentralisation. Ainsi, avec l’adoption du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) en 2004, et la tenue des élections municipales de 2006, le processus de décentralisation a connu un tournant décisif. Il est désormais caractérisé par la couverture totale du territoire en communes et la mise en place des régions collectivités territoriales (MATD1, 2018).

Le Code Général des Collectivités Territoriales définit les compétences à transférer aux Collectivités Territoriales dont le développement économique et la planification. Dès lors les collectivités territoriales qui venaient d’être créées devraient désormais gérer leurs propres affaires en vue de promouvoir le développement à la base. Elles sont accompagnées dans cette noble mission par plusieurs acteurs dont l’État et les autres partenaires au développement. Au titre des autres acteurs se trouve notamment les organisations de la société civile (les associations, les Organisations Non Gouvernementales, les Syndicats, etc.) qui jouent un rôle important dans le développement socio-économique du Burkina Faso. Comme le souligne M. Derra (2013), les associations étaient régies par la loi française de 1901 et ceci jusqu’au 15 décembre 1992. Cependant, grâce à l’engagement du Burkina Faso dans le processus de démocratisation, l’adoption de la constitution du 02 juin 1991 a favorisé la liberté d’association. Elle dispose en son article 21 que: « l a liberté d'association est garantie. Toute personne a le droit de constituer des associations et de participer librement aux activités des associations créées. Le fonctionnement des associations doit se conformer aux lois et règlements en vigueur. La liberté syndicale est garantie ».

C’est ainsi que la loi n°10/92 ADP portant liberté d’association fut adoptée le 15 décembre 1992. Elle a à l’époque permis d’adapter le régime juridique des associations aux spécificités locales. Toutefois, pour assainir le monde associatif par la maitrise du nombre des associations, le Burkina-Faso a procédé en 2015 à la relecture de la loi n°10/92/ADP du 15 décembre 1992 relative à la liberté d’association. La loi n°064-2015/CNT du 20 octobre 2015 portant liberté d’association qui a été adoptée et publiée abroge celle suscitée. Celle-ci a introduit plusieurs innovations qui obligent les associations créées sous l’empire de son ancêtre à se faire ré immatriculer. Elle définit en son article 3 les associations comme:

Tout groupe de personnes physiques ou morales, nationales ou étrangères, à vocation permanente, à but non lucratif et ayant pour objet la réalisation d’objectifs communs, notamment dans les domaines culturel, sportif, social, spirituel, religieux, scientifique, professionnel ou socio-économique.

Cependant, depuis l’adoption de la nouvelle loi régissant les associations, le constat fait est la création presque quotidienne des associations; ce qui justifie le nombre pléthorique des associations. Le nombre d’associations déclarées entre 2016 à avril 2022 est plus de 135002. Ainsi, la création des associations a pris une ampleur effrénée et certainement grâce au contexte juridique favorable au développement participatif. Les associations se créent avec une volonté d’agir, que ce soit pour organiser ou changer les choses, ou plus simplement pratiquer un loisir dans l’optique de contribuer au développement socio-économique du pays. Elles accompagnent alors l’État dans ses différentes politiques de développement socio-économiques. Leur atout majeur est lié au fait qu’elles sont plus proches des populations. En effet, depuis l’adoption de la loi n°064-2015/CNT du 20 octobre 2015 jusqu’à la fin du mois de janvier 2023, 15337 associations ont été enrôlées3. Ce chiffre représente celles enregistrées au niveau central sans prendre en compte celles régionales et provinciales à travers tout le pays.

L’un des constats majeurs fait au niveau de l’administration en charge du suivi des organisations et associations de la société civile est la création presque quotidienne des associations. Ces associations, à travers l’ensemble de leurs actions, entendent développer auprès des populations une mission d’aide et de soutien afin de leur assurer une meilleure qualité de vie. Cependant, malgré ces actions, de nombreux défis en matière de développement local restent à relever dans des collectivités territoriales au sein desquelles elles évoluent (A. Bambara, 2017). Les collectivités territoriales ne disposent pas suffisamment de ressources propres pour conduire efficacement les politiques de développement local. Ainsi, grâce à certaines associations, les citoyens se regroupent, s’unissent dans le but de participer au développement à la base. De ce fait, les associations sont considérées comme des acteurs de développement local pouvant regrouper des personnes d’une même localité, d’une même génération, du même sexe ou des personnes partageant un même fait social. Mais, nonobstant leur nombre pléthorique et leur accompagnement dans la mise en œuvre des politiques de développement, de nombreux défis restent à relever tant sur le plan économique que social comme il a été déjà évoqué. Ce constat justifie la présente recherche intitulée « Organisation Catholique pour le Développement et la Solidarité (OCADES) du diocèse de Ouagadougou et développement local au Burkina Faso ». Ce présent travail est structuré en deux parties. La première présente l’OCADES et la démarche méthodologique tandis que la seconde partie met en exergue les résultats de la recherche.

PREMIÈRE PARTIE: PRÉSENTATION DE L’OCADES ET DE LA DÉMARCHE MÉTHODOLOGIQUE DE LA RECHERCHE

Cette première partie de l’ouvrage fait un bref aperçu sur l’OCADES Burkina Faso d’une part et d’autre part, présente la démarche méthodologique de la recherche.

1.1. BREF APERCU SUR L’OCADES BURKINA FASO

Cette section présente l’OCADES CARITAS Burkina Faso, son organisation et son fonctionnement, avant surtout de présenter le Secrétariat Exécutif Diocésain (SED) de Ouagadougou.

1.1.1. Présentation de l’OCADES CARITAS BURKINA

L’OCADES CARITAS Burkina créée en 1961 est un réseau national représenté dans tous les 15 diocèses du Burkina Faso et est chargé d’animer et d’accompagner les communautés humaines au développement humain intégral. Elle s’implique donc dans le capital, le spirituel, le politique, l’économique, le social et le culturel afin de travailler à plus de mieux être et de dignité de la personne humaine (OCADES,2015).

Cette association s’inspire des valeurs évangéliques et des principes directeurs de l’enseignement Social de l’Église a pour buts:

- De renforcer au sein de la famille humaine au Burkina Faso et ailleurs, un réel esprit d’amour et de solidarité à travers une pastorale de promotion humaine intégrale;
- D’œuvrer dans le développement en vue du bien-être des personnes et des communautés humaines selon les valeurs évangéliques;
- De veiller autant que faire se peut au respect et à la sauvegarde de la nature (OCADES,2015, p.14).

Pour réaliser ses buts, l’OCADES CARITAS Burkina conformément à ses statuts s’est fixé comme objectifs de:

- Promouvoir le développement humain intégral de toute personne humaine et de toutes les communautés;
- Faire rayonner la charité chrétienne à travers la solidarité et le partage;
- Promouvoir une prise en charge responsable des institutions, des initiatives et œuvres de promotion humaine par les baptisés et les personnes de bonne volonté.

En outre, pour atteindre ses objectifs, cette structure s’est donnée pour missions:

- D’appuyer et de coordonner toute initiative de développement intégral des personnes et des communautés;
- De susciter des initiatives et d’élaborer des stratégies d’interventions responsables dans les actions de pastorale au Burkina Faso;
- D’assurer une meilleure maîtrise des méthodes et techniques de gestion du développement;
- D’assurer la communication au développement humain intégral et l’éducation des populations à l’auto-prise en charge;
- De représenter l’Église catholique auprès des institutions de l’État et auprès des structures locales, régionales et internationales œuvrant dans le développement humain intégral;
- De développer un système d’information et de recherche en matière de développement humain intégral permettant de suivre et de faire évoluer positivement les actions de terrains (OCADES, 2015, p 15).

L’OCADES Caritas Burkina assure sa mission en faveur de toutes les communautés à la base sans distinction de religion et d’ethnie.

Au niveau du réseau Caritas, l’OCADES Caritas Burkina est membre de Caritas International et fait partie de la zone Caritas Afrique. Au niveau national, depuis 1998 l’OCADES Caritas est membre du Secrétariat Permanent des Organisations Non Gouvernementales (SPONG) qui est le premier collectif des ONG et Associations œuvrant au Burkina Faso. Cette association s’inspire des valeurs évangéliques et des principes directeurs de l’Enseignement Social de l’Église Catholique.

1.1.2. Organisation et fonctionnement de l’association

L’OCADES CARITAS Burkina est présente sur tout le territoire national. Elle est représentée dans chaque diocèse par un Secrétariat Exécutif Diocésain (SED). Il est un vaste réseau de 15 Secrétariats Exécutifs Diocésains avec plus de 150 démembrements paroissiaux couvrant l’ensemble du territoire burkinabé. Les activités sont exécutées par plus de 800 techniciens permanents compétents et des milliers de bénévoles généreux.

La Conférence des évêques du Burkina est son organe de tutelle morale et juridique. Elle est l’autorité et l’instance de décision. Les autres organes de l’OCADES Caritas Burkina agissent par délégation et selon le principe de subsidiarité. Ils sont composés:

- Au niveau national: du Conseil National de l’OCADES (CNO), du Comité Exécutif de l’OCADES (CEO) et du Secrétariat Général (SG ;
- Au niveau diocésain : du Conseil Diocésain de l’OCADES (CDO), du Conseil de Gestion (CG) et du Secrétariat Exécutif Diocésain de l’OCADES (SED);
- Au niveau paroissial: du Conseil Paroissial de l’OCADES (CPO), de l’équipe paroissiale d’animation de l’OCADES (EPA) et des délégués OCADES des Communautés Catholiques de Base (DOC).

Le Secrétariat Général est constitué de trois (03) départements opérationnels et des services:

- Le Département Promotion Humaine;
- Le Département Solidarité Humaine;
- Le Département Femme Jeunesse et Famille.

L’administration de l’OCADES est dirigée par le Secrétaire Général au niveau national et par des Secrétaires Exécutifs Diocésains au niveau des diocèses.

Les activités de l’OCADES couvrent les treize (13) régions du Burkina Faso et visent la réinsertion/réhabilitation, le secours d'urgence et la promotion du développement. Elles couvrent les 15 diocèses, les 13 régions et les 45 provinces du Burkina Faso.

L’OCADES articule ses interventions suivant le découpage de la Direction Générale de la Coopération (DGCOOP) que sont:

- Des secteurs de production: agriculture, élevage, environnement;
- Des secteurs de soutien à la production: hydraulique (eau de production), énergie (mécanique, électrique, renouvelable), formation professionnelle, micro finance / Activités Génératrices de revenus;
- Des secteurs sociaux: alphabétisation, éducation, santé / nutrition, hydraulique (eau potable), assainissement/hygiène, action sociale/urgence;
- Des secteurs de la gouvernance : sensibilisation / formation, organisation.

Les types de capitaux mis en exergue par le cadre de Développement Humain Intégral (DHI) sont:

- Le capital humain: alphabétisation, éducation, santé / nutrition, protection sociale et urgences, formation technique et professionnelle, WASH (Eau potable, Hygiène et Assainissement), femme et jeunesse, réhabilitation à base communautaire (RBC);
- Le capital social: cohésion sociale et peace building, mobilité humaine (migration et immigration), famille, solidarité, partenariat, organisation, sensibilisation, formation des groupes;
- Le capital politique: gouvernance locale, gouvernance institutionnelle;
- Le capital physique: infrastructures (habitat, scolaire, sanitaire, hydraulique), équipements, énergie (mécanique, électrique, renouvelable);
- Le capital financier: agriculture, élevage, microfinance (épargne, crédit), activités génératrices de revenus, chaîne de valeurs;
- Le capital naturel : environnement, protection des berges, forêt et bosquet.

Pour le bon fonctionnement de la structure, l’OCADES Caritas Burkina définit périodiquement un plan stratégique quinquennal qui oriente l’ensemble de ses interventions. À partir de cette orientation centrale, elle met en œuvre des plans de développement, des programmes et des projets.

Pour une bonne appropriation et une prise en main des réalisations par les populations bénéficiaires, l’intervention de l’OCADES repose sur une approche participative qui se développe à travers :

- L’implication des communautés à la base à la réflexion, à la conception et à la réalisation de leurs projets ;
- L’animation permanente pour une réelle prise de conscience des populations de la nécessité d’être les acteurs de leur propre développement ;
- La recherche de l’équité entre les humains ;
- L’adoption progressive d’une démarche de planification du développement local à partir d’une animation basée sur la Méthode Active de Recherche Participative (MARP).

Cette stratégie est soutenue par une philosophie chère à l’OCADES qui est de conscientiser les populations à se prendre en charge elles-mêmes en aidant les plus pauvres à se réhabiliter économiquement et en combattant l’esprit d’assistance perpétuelle. Ainsi, l’accent est mis sur des projets d’autopromotion œuvrant dans le sens d’un développement humain intégral. Avec l’OCADES, il s’agit de « faire avec les bénéficiaires, pour les bénéficiaires ».

Dans le cadre de la présente investigation, l’OCADES du diocèse de Ouagadougou a été choisi comme étude de cas.

1.1.3. Présentation d u secrétariat exécutif diocésain de Ouagadougou

L’OCADES Caritas Burkina est représentée dans chaque diocèse par un secrétariat exécutif diocésain (SED). Le SED est chargé de la mise en œuvre des actions de l’OCADES dans les quinze (15) diocèses que compte le Burkina Faso.

Le SED de Ouagadougou a été créé par acte signé le 15 avril 1999 par Monseigneur Jean-Marie Untani COMPAORÉ, sur la base des textes fondamentaux de l’OCADES Caritas Burkina. Il est membre du réseau OCADES Caritas du Burkina Faso et est chargé de la mise en œuvre de la pastorale sociale de l’Église famille de l’archidiocèse de Ouagadougou.

L’OCADES du diocèse de Ouagadougou se donne pour mission de traduire en actions sur le terrain les axes de promotion humaine intégrale définis par l’autorité ecclésiastique et le Conseil Diocésain de la Pastorale Sociale.

Le SED intervient dans trois (03) régions, quatre (04) provinces et vingt-six (26) communes urbaines et rurales, trente (30) paroisses territoriales, trois (03) paroisses non territoriales, 9601 Km² avec une population de 3.770.671 habitants4 représentés dans le tableau ci-après.

Tableau 1: Zone d’intervention de l’OCADES

Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

Source : Travaux terrain auprès du SED /Ouagadougou

L’OCADES du diocèse de Ouagadougou intervient dans les mêmes domaines que l’OCADES Caritas Burkina Faso. Par ailleurs, les domaines d’intervention sont définis suivant les axes du plan stratégique en cours de l’OCADES Caritas Burkina, et ceux-ci sont relatifs aux activités orientées vers le public cible.

Les populations bénéficiaires des actions du SED, sont les communautés les plus démunies et les plus défavorisées, les personnes vulnérables de la société. Un accent particulier est mis sur les femmes, les enfants, les jeunes, les malades, les personnes vivant avec un handicap, les victimes de catastrophes et de conflits en situation d’urgence humanitaire et tout cela sur la base du principe de non-discrimination entre les personnes (sexe, race, religion, ethnie), du partage et du dialogue de vie entre les communautés.

En ce qui concerne l’identification des bénéficiaires des actions, le projet est élaboré sur la base des besoins exprimés dans le PCD/AEPA; après obtention du financement, le projet est présenté aux responsables communaux. S’il s’agit d’un projet qui concerne plusieurs villages, il est présenté à tous les leaders (CVD, chefs coutumiers, leaders religieux, personnes ressources) des villages de la commune à partir d’un atelier qui se tient au chef-lieu de la commune. Si le projet concerne un village, il est présenté au village bénéficiaire qui est retenu. Le CVD et les personnes ressources sont les portes paroles d’entrée dans le village et restent les responsables de la mise en œuvre des activités.

À propos du suivi des réalisations de l’OCADES, il est fait à la base par les comités qui sont sur place (comité de gestion, les AUE, le CVD, les conseillers, l’équipe paroissiale d’animation (EPA), la Mairie et par l’OCADES elle-même à travers les responsables de projet selon un calendrier défini pour le suivi.

Concernant les partenaires de l’OCADES du diocèse de Ouagadougou, les interventions de l’OCADES sont soutenues par des partenaires financiers externes et des partenaires locaux et ceci sous forme de projet ou appui ponctuel5.

Après ce bref aperçu sur l’association objet de l’étude cas, il convient de présenter la démarche méthodologique de la recherche.

1.2. DÉMARCHE MÉTHODOLOGIQUE DE LA RECHERCHE

Dans cette sous partie, il est présenté d’une part les zones d’étude et d’autre part, la collecte et le traitement des données sur le terrain

1.2.1. Présentation des zones de collecte de données de terrain

La collecte des données sur le terrain s’est effectuée dans les communes de Boussé et de Dapélogo au Burkina Faso qui relève de la zone d’intervention du secrétariat exécutif diocésain de Ouagadougou de l’OCADES Caritas Burkina.

1.2.1.1. Commune de Boussé

La commune urbaine de Boussé fait partie des cinq (05) communes que compte la province du Kourwéogo dans la région du plateau central. Boussé, chef-lieu de la province est situé à 100km de Ziniaré chef-lieu de la région du plateau-central par l’axe Boussé-Ouagadougou-Ziniaré (N. Sawadogo, 2018). Elle est distante de 55km de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso et se trouve sur la route nationale n°2. Elle est limitée au nord par la commune de Toéghin, au nord-est par la province de l’Oubritenga, au nord-ouest par la commune de Niou. Au sud-est elle limitée par la province du Kadiogo, au sud par la commune de Laye et à l’ouest par la province du Boulkiemdé.

La commune compte seize (16) villages et cinq (05) secteurs. Selon le recensement Général de la Population et de l’Habitat(INSD,2006), sa population était de quarante-trois mille quatre cent cinquante-deux (43.452) habitants, avec une superficie de 484 km².

Au plan éducatif, la commune compte 43 écoles primaires publiques avec environ 9 908 élèves encadrés par 290 enseignants et 06 écoles privées avec environ 560 élèves conduits par 23 enseignants repartis entre deux circonscriptions d’éducation de base (CEB). Cependant, dans le domaine de l’éducation, Boussé est confronté à plusieurs difficultés dont les principales se résument à l’insuffisance de salles de classes, le nombre pléthorique des effectifs dans certaines écoles, la tenue des cours sous des paillotes dans certaines localités de la commune et l’insuffisance du matériel de travail (tables bancs, chaises, bureaux).

Le secteur de l’enseignement secondaire, de la commune compte deux (02) établissements publics (un lycée provincial et un lycée communal) et deux (02) lycées privés. À ces établissements s’ajoutent aussi sept (07) collèges publics d’enseignement général (CEG) et quatre (04) collèges privés d’enseignement général.

Sur le plan sanitaire, la commune dispose de douze (12) Centres de Santé et de Promotion Sociale (CSPS), tous dotés de dépôt pharmaceutique, d’un district sanitaire, d’un Centre Médical avec antenne chirurgicale (CMA) rattaché au district sanitaire de Boussé. À ces centres de santé publics il convient de noter l’existence d’une clinique privée, de deux (02) dépôts pharmaceutiques privés et d’une pharmacie.

À Boussé le commerce se déroule surtout sur les grands axes routiers. Les grands marchés sont ceux de Boussé, Koui, Kaonghin et Sao. Ce sont de véritables points d’échanges grâce auxquels l’essor économique de cette collectivité territoriale s’est décollé. En effet, de plus en plus, on assiste à l’animation de la vie économique par des citoyens résidents et des commerçants qui arrivent de divers horizons (intérieur et extérieur du pays). Cet essor commercial s’explique en partie par la proximité de la commune avec quelques centres urbains tels que Yako, Ouagadougou et Ziniaré. Cette position géographique facilite l’écoulement des produits commerciaux. Outre les marchés, la mairie de Boussé dispose d’infrastructures marchandes qui génèrent des recettes substantielles au budget communal. Ces infrastructures sont entre autres les boutiques qui sont destinées à la location par les commerçants du marché. Le centre populaire de loisir est aussi une source de recettes par sa mise en location.

Dans le secteur de l’agriculture, la population de la commune de Boussé est fortement agricole. D’une part, son agriculture est dominée par les cultures vivrières (le sorgho, le mil, le maïs, le riz). D’autre part, il y a l’intérêt de la population pour le maraîchage, les cultures de rente telles que les arachides, le niébé, le sésame.

Concernant l’élevage, ce secteur constitue la deuxième activité des populations. Les principales espèces élevées sont les caprins, les ovins, les porcins et la volaille destinés à la vente.

Par ailleurs, pour l’artisanat et le tourisme, depuis quelques années, l’artisanat connait une promotion considérable à la faveur de l’importance qu’accordent les jeunes de la commune au programme spécial de création d’emploi (PSCE) entrepris par le gouvernement. Les artisans de la commune se sont même regroupés en association en vue d’une synergie d’action pour promouvoir leurs activités.

1.2.1.2. Commune de Dapélogo

La commune de Dapélogo fait partie de la province de l’Oubritenga, située dans la région du plateau central. Elle est limitée au Nord par la commune de Téma-Bokin (province de Passoré), au Sud-Ouest par la commune de Pabré (province du Kadiogo), au Sud par la commune de Loumbila, au Sud-Est par la commune de Ziniaré, au Nord-Ouest par les communes de Niou et de Toéghin (province du Kourwéogo), à l’Est par les communes de Ourgou-Manega et de Zitenga et à l’Ouest par la commune de Boussé (province du Kourwéogo) (T. Soré, 2022).

Dapélogo, chef-lieu de la commune se trouve à 29 km de la ville de Ziniaré, chef-lieu de la province de l’Oubritenga et de la région du Plateau Central accessible par la route départementale 148 (RD 148). Elle est distante de Ouagadougou d’environ 35 km, la capitale administrative du Burkina Faso à laquelle l’on accède par la route nationale 22 (RN 22).

La commune couvre une superficie de 437 km². En 2019, elle avait une population estimée à 44 948 habitants (INSD,2022). Cette population est repartie dans les trente (30) villages. La principale langue parlée est le mooré.

Dans le secteur de l’éducation notamment dans l’enseignement préscolaire et primaire, la Circonscription d’Education de base (CEB) de Dapélogo compte quarante-trois (43) écoles. Il s’agit de trente-trois (33) écoles primaires publiques, six (06) écoles primaires privées franco-arabes et quatre (04) écoles bilingues.

L’effectif des élèves est de neuf mille neuf cent cinquante-deux (9 952) dont quatre mille neuf cent trente-cinq (4 935) filles et cinq mille dix-sept (5 017) garçons. Ces élèves sont encadrés par deux cent cinquante-quatre (254) enseignants. Le personnel au bureau est composé de vingt-deux (22) agents. En 2021, les écoles de la CEB ont enregistré un taux de succès global de 67,8% au Certificat d’Etudes Primaires. Par ailleurs, la commune compte neuf (09) établissements d’enseignement secondaire.

Dans le domaine sanitaire, cette commune compte un (01) centre médical et huit (08) Centres de Santé pour la Promotion Sociale dont un (01) privé, rattaché au district sanitaire de Ziniaré.

En matière d’eau potable, la commune dispose de deux (02) adductions d’eau potable simplifiées (AEPS) toutes réalisées en 2016 avec onze (11) bornes fontaines, deux (02) postes d’eau autonomes (PEA) et cent vingt-deux (122) forages pompes à motricité humaine (PMH).

D’une manière générale, l’agriculture est la principale activité économique de la population de Dapélogo. C’est une agriculture de subsistance de type extensif qui se pratique essentiellement en saison pluvieuse. Les principales variétés spéculatives de la commune rurale sont par ordre d’importance le sorgho, le mil, le maïs et le riz. À côté de ces spéculations, on note la contribution des cultures de rente telles que l’arachide, le sésame, le niébé, le Kapok et le gombo qui permettent d’assurer des revenus financiers aux populations.

En outre, l’élevage constitue la deuxième activité économique des populations. Les principales espèces élevées sont les caprins, les ovins, les bovins, les asines, les porcins et la volaille. La volaille représente l’effectif le plus élevé avec environ 50% du cheptel. Le système d’élevage est de type extensif avec une alimentation basée sur les pâturages naturels, dont les aires sont de plus en plus réduites à cause de l’augmentation des surfaces cultivées. L’embouche est peu importante dans la commune à cause d’une non maîtrise des techniques d’embouches.

Par ailleurs, le secteur du commerce est une activité importante de la commune. Avec la proximité de Ziniaré et de Ouagadougou, d’importants flux d’échanges se font entre les commerçants de la commune et ces villes. Les principaux produits d’échange sont les manufacturiers, les céréales, les maraîchers et les produits d’élevage. Au niveau local, le marché de Dapélogo fait office de pôle de convergence des commerçants de la commune. L’activité commerciale se mène dans les boutiques construites au marché et aux moyens d’autres supports tels que les étalages.

Pour l’artisanat, il s’agit d’un domaine assez fournit en quantité mais la qualité des produits reste insatisfaisante. Les producteurs se livrent aux activités comme la cordonnerie, la tannerie, la teinture, la poterie et la forge qui génèrent des revenus substantiels.

Concernant le secteur du transport, des sociétés de transport en commun assurent Ouaga-Kongoussi-Djibo en passant par Dapélogo.

Sur le plan climatique, ces dernières années, la saison des pluies s’est déroulée difficilement. La commune a connu une sévère poche de sécheresse de juillet à septembre. Cette rareté a impacté négativement la production agricole.

Dans le secteur de la sécurité, il existe un commissariat de police à Dapélogo centre. Les principaux types d’infractions enregistrées sont: les contraventions pour excès de vitesse, non payement des taxes agrégats et les délits (violences physiques). Au regard de la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays actuellement (V. Zoma et al., 2022), les populations sont de plus en plus inquiètes. En effet, on enregistre à nos jours plusieurs personnes déplacées internes (PDI) dû à la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays.

1.2.2. La collecte et le traitement des données sur le terrain

La collecte des données primaires a consisté à la réalisation d’une enquête auprès des bénéficiaires et des points focaux dans les communes ci-dessus évoquées. Boussé et Dapélogo ont été choisies car elles sont des communes de la région du plateau central. En outre, ces communes ont bénéficié des réalisations de l’OCADES en faveur du développement à la base.

La collecte des données sur le terrain combine à la fois, l’observation directe, une enquête quantitative et des entretiens (qualitatifs). En effet, avant la réalisation des enquêtes, une sortie pré-enquête a été faite. La première sortie a été à l’OCADES, le 04 mars 2022. Au cours de cette sortie, il a été possible de rencontrer le Secrétaire exécutif de l’OCADES de Ouagadougou. Une deuxième rencontre s’est tenue le 30 mars 2022. C’est pendant cette rencontre qu’un rendez-vous a été pris avec le chargé de projet de l’Association qui a surtout fourni la documentation pour cette recherche. Après ces rencontres, des guides d’entretiens et une fiche d’enquête ont été élaborés comme outils de collecte de données sur le terrain. Ces deux rencontres ont permis de choisir les points focaux et les bénéficiaires comme des acteurs importants pour la collecte des données en rapport avec la participation de l’OCADES dans le développement local.

Concernant la taille de la population pour l’enquête, elle était de trente-six personnes pour les deux (02) communes. Ce nombre se justifie par la difficulté qu’ont les points focaux à convoquer les bénéficiaires. Aussi, il n’a pas été possible de connaitre le nombre exact des bénéficiaires dans les deux communes. Dans ce contexte, la présente investigation s’est basée sur un choix raisonné non probabiliste. Le tableau suivant présente la composition de la population enquêtée par localité et par sexe.

Tableau 2: Répartition des bénéficiaires par localité et par sexe

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Source : travaux de terrain (2022)

À Dapélogo il a été possible de rencontrer vingt-neuf (29) bénéficiaires dont vingt (20) femmes et neuf (09) hommes. Les chiffres présentent un nombre élevé de femmes qui ont accepté de répondre au questionnaire. Il en est de même pour Boussé. Par ailleurs, à Boussé les points focaux n’ont pu mobiliser que sept (07) bénéficiaires pour l’étude. En effet, la plupart sont dans des villages et il était difficile de les regrouper pendant la période de la collecte des données. À Dapélogo, le point focal a pu mobiliser vingt-neuf bénéficiaires. Dans ce contexte, en plus des bénéficiaires, des entretiens ont été effectués avec les points focaux des deux localités afin de mieux cerner les réalisations en faveurs des populations à la base.

La population enquêtée était composée de veuves, d’orphelins, d’enfant malade (handicapé à la charge de sa grand-mère, car abandonné par sa mère), de personnes déplacées internes.

Au terme des travaux de terrain, il a été procédé à un traitement des données. Ainsi, des tableaux ont été réalisés grâce à Excel dans lesquels sont regroupé les informations recueillies pour les données quantitatives et une transcription a été réalisé pour les données qualitatives en vue de l’analyse sur les principaux apports de cette association dans le développement local.

En somme, cette première partie a surtout permis de présenter l’association faisant l’objet de l’étude de cas et de décrire la démarche méthodologique de la recherche. La seconde partie présente les résultats issus de la collecte des données.

DEUXIÈME PARTIE:PRÉSENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS

Cette seconde partie montre les principales réalisations, leurs effets sur la vie des bénéficiaires, les principales difficultés rencontrées par l’OCADES et des suggestions pour le renforcement du développement local.

2.1. LES RÉALISATIONS DU SECRÉTARIAT EXÉCUTIF DIOCÉSAIN DE OUAGADOUGOU

Cette section traite des actions réalisées par le secrétariat exécutif diocésain de Ouagadougou entre 2017 et 2021 au profit des bénéficiaires de sa zone d’intervention. En effet, leurs interventions varient d’une localité à une autre. Elles tiennent compte des réalités du milieu, des besoins de la population, du programme de développement de la commune. Les activités menées ont trait essentiellement à l’agriculture, à l’élevage, à l’environnement, à l’éducation et l’alphabétisation, à la santé, à la sensibilisation, à la formation, à l’eau et l’assainissement et à l’aide humanitaire.

2.1.1. Dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage

L’agriculture constitue la principale activité de la population au Burkina Faso. Dans ce pays selon le 5e recensement général de la population et de l’habitat de 2019 (INSD6,2022, p.90), « un peu plus de six individus sur dix (63,0%) travaillent dans la branche agriculture, l’élevage, la chasse et les activités de soutiens ». Il s’agit d’une agriculture de type pluvial rythmée par l’alternance de la saison sèche (novembre à avril en moyenne) et de la saison des pluies (juin à septembre en moyenne), les mois de mai et octobre étant des mois de transition. La durée de chacune des saisons varie cependant selon les zones. La durée de la saison sèche augmente lorsqu’on remonte vers la zone sahélienne du nord.

Les agriculteurs Burkinabé pratiquent donc une agriculture extensive pluviale de subsistance. Ce secteur, malgré les progrès réalisés au cours des dernières années à travers les différentes politiques et programmes agricoles initiés par l’État, souffre d’une faible productivité. Cela s’explique par plusieurs facteurs défavorables: aléas climatiques, baisse de la fertilité des sols, faiblesse des infrastructures notamment des routes, manque d’organisation des filières, faiblesse des investissements, insuffisance de formation des ressources humaines. C’est dans ce sens que certaines organisations de la société civile mènent de plus en plus diverses actions pour rendre ce secteur rentable, en accompagnant les populations rurales de certaines collectivités territoriales.

Comme réalisation dans ce secteur, l’OCADES aménage des périmètres pour la culture des produits maraîchers. À tire d’illustration, il y a le périmètre maraîcher d’une superficie de 15 hectares à Goumsa, dans la commune rurale de Kayao à Kombissiri dans la région du Centre-sud. Une partie de cette superficie est destinée à la production des légumes et l’autre partie pour des fruits. Il y est produit essentiellement des oignons, de la tomate et des tangelos. Toutefois afin de redynamiser la production des ouvriers temporaires au nombre de deux (O2) ont été recrutés, ce qui permet le bon déroulement des activités de repiquage et la mise en place des pépinières pour les prochains cycles de production7. Le tableau n°3 présente le bilan de la campagne 2019-2020.

Tableau 3: Bilan de la campagne 2019-2020 en maraîchère culture

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Source : OCADES Ouagadougou, 2019-2020

La campagne de 2020-2021 a donné les résultats ci-dessous:

- Production d’oignon (cent trente-six (136) sacs de 50 kg produits) ;
- Production de tangelos (mille cent quatre-vingt-un (1 181) kg de tangelos produits)8.

Les fonds issus de ces campagnes permettent à l’OCADES de se prendre en charge et d’accompagner les populations. Toutefois, il est ressorti des entretiens que l’OCADES ne mène pas des actions dans ce domaine à Boussé. Par contre des actions telles que la construction de cordon pierreux sont menées dans ce domaine à Dapélogo.

Comme autre activité, au cours de la campagne 2020-2021, l’OCADES a construit un bassin collecteur d’eau de ruissellement dans la commune rurale de Sourougoubila dans le plateau central (dans le village de Damsi). Cette infrastructure permet de mobiliser des ressources en eau pour l’irrigation d’appoint en cas de poche de sécheresse ou d’entreprendre le maraîchage avec la réserve en eau.

Par ailleurs, au Burkina Faso, l’élevage occupe une fraction très importante de la population active (près de 86%) et contribue à renforcer les moyens de subsistance des populations rurales pauvres (FAO, 2018). Malgré les efforts du gouvernement, ce secteur demeure confronté à des contraintes de diverses natures. L'augmentation de la demande de protéines animales offre à cette population une opportunité d'améliorer leurs moyens de subsistance. Dans ce domaine, les actions de soutien du Secrétariat Exécutif Diocésain (SED) au profit des personnes vulnérables se résument aux sessions de formations en élevage. Le SED les accompagne aussi avec les ressources nécessaires pour pratiquer cette activité. Il s’agit de l’élevage de volailles et de porc. Entre 2020-2021 à Dapélogo, cent (100) ménages ont bénéficié chacun de dix (10) poules et d’un (01) coq après avoir suivi une formation accélérée de trois (O3) jours (tableau n°4).

Tableau 4: Soutien dans le domaine de l’élevage à Dapélogo (2020-2021)

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Source : OCADES Ouagadougou, 2020-2021

Au cours de la même campagne, cent (100) autres personnes de la paroisse Notre Dame de Lourdes de Saponé ont été formées en élevage de porc. L’activité d’élevage a été lancée en novembre 2021 à Dapélogo par le SED et avec pour objectif la production de mille (1000) poules de races locales améliorées chaque quatre (04) mois soit trois mille (3000) poules en une année.

Outre les secteurs de l’agriculture et de l’élevage, plusieurs autres actions de développement ont été réalisés dans le domaine de l’environnement.

2.1.2. Dans le domaine de l’environnement

Les effets des aléas climatiques sont de plus en plus vécus dans les zones rurales. Ces phénomènes menacent les moyens de subsistance des habitants, avec pour conséquence la famine. Dans un tel contexte, le Burkina Faso envisage à travers des politiques de développement, inverser la tendance à la dégradation de l'environnement et assurer durablement la gestion des ressources naturelles et environnementales. Le SED soutient cette ambition avec des actions de formation, de sensibilisation et de reboisement.

Au titre des formations/sensibilisations en juin 20189, la troupe théâtrale « Bienvenue-Théâtre du Bazèga » a animé cinq (05) séances de théâtres forum sur les thèmes:

- Les conséquences néfastes de la destruction de l’environnement (changement climatique, désertification, réduction de la pluviométrie);
- La promotion de l’environnement (plantation régulière d’arbre, régénération naturelle assistée, aménagement de bosquets protégés);
- Les pratiques en matière de protection de l’environnement (entretien des arbres, règlementation de la coupe du bois, utilisation des foyers améliorés et des énergies renouvelables);
- La nécessité de sauvegarder l’environnement (rôle des arbres pour l’équilibre environnemental).

Comme action en matière de reboisement, au cours de la campagne 2018-201910, onze (11) villages (06 villages de koubri et 05 de Kombissiri) ont bénéficié de la plantation d’arbres. Le nombre d’arbres mis en terre était de deux cent soixante (260) mais cent douze (112) sont restés vivants. La particularité de cette activité a consisté d’une part, à associer la gestion des points d’eau à la protection de l’environnement par la plantation et l’entretien d’arbres au niveau de chaque point d’eau et d’autre part, à responsabiliser les Associations des Usagers d’Eau (AUE) de ces villages pour l’entretien des arbres plantés. La répartition des arbres par village est donnée dans le tableau n°5.

Tableau 5: Bilan de l’activité de reboisement au cours de la campagne de 2018-2019

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Source : OCADES Ouagadougou, 2018-2019

Au-delà de la plantation d’arbres, des mesures ont été prises pour les protéger à travers la remise de kits d’insecticides pour le traitement des plants. D’après le rapport de la Conférence Episcopale Burkina-Niger & Archidiocèse de Ouagadougou (2020, p.6), le SED par le biais de son projet agroécologie qui intervient à Sourgoubila, Donsin, Dapélogo et Koubri a mené les activités ci-après:

- L’organisation des séances de sensibilisation sur les effets de l’utilisation des produits chimiques sur l’environnement et l’homme;
- Le suivi et l’accompagnement technique des producteurs pour l’adoption et la pratique des techniques de conservation et de restauration des sols à savoir l’utilisation des bio fertilisants et des pesticides.

En plus du domaine de l’environnement, des actions en faveur du développement local ont été menées dans les secteurs de l’éducation, de l’alphabétisation, de la santé, de la sensibilisation, de la formation, de l’eau et de l’assainissement.

2.1.3. Dans le domaine de l’éducation, de l’alphabétisation, de la santé, de la sensibilisation, de la formation, de l’eau et de l’assainissement

L’éducation au Burkina Faso, concerne l’ensemble des institutions publiques et privées ayant pour fonction d’assurer et de développer le système éducatif. Cependant, ce système est confronté à de grave dysfonctionnement qui l’empêche d’assurer un accès à l’éducation sur l’ensemble du territoire. Toutefois, l’intervention des partenaires aide à développer ce secteur. Ainsi, dans ce domaine, le SED apporte sa contribution à travers la prise en charge de frais de scolarités des élèves issus de familles pauvres, des familles des personnes déplacées ou vulnérables et des orphelins. Il soutient aussi ce domaine à travers la dotation en vivre alimentaire à des cantines scolaires, les fournitures scolaires et la construction de centres d’alphabétisations. À Dapélogo pendant les travaux de terrain, deux cas ont été rencontrés: le premier concerne une jeune fille de 21 ans, orpheline de père qui fait la classe de terminale. Elle bénéficie de la prise en charge de ses frais de scolarité et des fournitures scolaires. Pour ce qui concerne le deuxième cas, il s’agit aussi d’orphelin de père, élève du primaire qui bénéficie du soutien du SED à travers la prise en charge des frais de scolarité et des fournitures scolaires.

Concernant le domaine de l’alphabétisation, les actions du SED sont principalement axées sur la construction des centres d’alphabétisations.

Par ailleurs, dans les domaines de la santé, de la sensibilisation et de la formation, il convient de montrer que concernant le domaine de la santé, l’OCADES intervient à travers la prise en charge des frais de santé. Le SED a mené des actions à travers des dons de matériels sanitaires à des Centres de Santé et de Promotion Sociale. En outre, il a mené des actions de sensibilisation sur les bonnes pratiques d’hygiène. En plus, les sensibilisations sont un moyen que l’OCADES utilise pour transmettre des messages qui concernent les divers domaines dans lesquels elle intervient (Santé, environnement, éducation…). Quant au domaine de la formation, l’OCADES soutient ses bénéficiaires avec des sessions de formations pour le renforcement de capacité et l’apprentissage de métier (tableau n°6).

Tableau 6: Bilan des activités de formation à Dapéologo

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Source : travaux de terrain (2022)

À Dapélogo par exemple, le SED a assuré la formation des jeunes en coiffure et en restauration.

En plus, l’eau potable est une denrée précieuse. Elle est une préoccupation majeure des populations. En termes de réalisation dans ce domaine, l’OCADES soutient les populations avec la construction des latrines familiales et communautaires et des forages (photo n°1).

Photo 1: Pompe réalisée à Boussé par l’OCADES du diocèse de Ouagadougou

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Source : travaux de terrain (2022)

Cette association mène aussi des actions de sensibilisation en hygiène et assainissement. Comme action menée, d’après l’un des points focaux de Boussé, un magasin (Photo n°2) a été construit et un forage implanté à Boussé ; il en ait de même à Dapélogo.

Photo 2: Magasin construit à Boussé par l’OCADES du diocèse de Ouagadougou

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Source : travaux de terrain (2022)

Outre les réalisations dans les domaines de l’éducation, de l’alphabétisation, de la santé, de la sensibilisation, de la formation, de l’eau et de l’assainissement, l’OCADES n’a pas occulté les secteurs de l’humanitaire et des financiers dans le développement à la base.

2.1.4. Dans le domaine humanitaire et financier

D’après la collecte des données sur le terrain, l’OCADES soutient les nécessiteux, les personnes âgées, les pauvres, les veuves, et les orphelins avec des vivres, des vêtements, des moyens de déplacement (pour les handicapés) et des logements. En effet, l’un des points focaux de l’OCADES de Boussé relate qu’en 2018, le SED a soutenu quatre cent (400) ménages avec des vivres alimentaires ; en 2019 il a soutenu aussi quatre cent (400) ménages à Dapélogo. Chaque ménage avait droit à un soutien en vivres d’une hauteur de 30.000 FCFA et d’un bon de 5.000 FCFA pour assurer l’achat des condiments. Le tableau n°7 présente les actions du SED entre 2020-2021.

Tableau 7: Bilan des activités menées dans le domaine humanitaire

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Source : OCADES du diocèse de Ouagadougou, 2020-2021

Le tableau n°7 montre que les demandes adressées à OCADES ne sont pas honorées à 100% dans tous les domaines, sauf les demandes de soutien dans le domaine alimentaire et le transport. Après ce domaine, c’est la scolarité avec 88,40%, ensuite la santé avec 76%, suivie du logement avec 75%, des dons en moyens de déplacements (handicapés, orphelins, femmes) 66% et enfin le soutien dans le domaine de l’emploi qui est de 44,44%. N’ayant pas suffisamment de ressources pour répondre à toutes les sollicitations, le SED semble répondre par ordre d’importance des besoins. L’OCADES apporte son soutien aussi aux personnes déplacées internes (tableau n°8).

Tableau 8: Bilan des activités de soutien aux Personnes Déplacées Internes (PDI)

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Source : OCADES du diocèse de Ouagadougou, 2020-2021

Concernant l’aide alimentaire, il est ressorti des informations collectées que le SED a soutenu dans le mois d’avril 2022, les PDI de Dapélogo avec 40 sacs de 25 kg de riz, 12 sacs de 100 kg de petit mil.

Par ailleurs, cette association a apporté des appuis financiers par des structures de micro finances aux jeunes et aux femmes. Cet appui leur permet de développer des activités ou de renforcer leurs capacités en matière d’entreprenariat. Cela permet de lutter contre le chômage, de promouvoir les activités génératrices de revenus.

En somme les activités de l’OCADES sont variées. Il y a d’une part, celles qui permettent de soulager les besoins immédiats des populations (vivres, vêtements, soins, logements…) et d’autre part, celles qui permettent d’assurer une autonomisation des bénéficiaires (formations /sensibilisations, apprentissage de métiers…) en vue du développement à la base. L’OCADES a développé une politique de mobilisation de ressources à travers la conduite d’activités. Ce qui lui permet en dehors des apports des partenaires techniques et financiers de faire face non seulement à ses besoins de fonctionnement, mais aussi aux besoins exprimés par les communautés. Il s’agit essentiellement des réalisations de forages à la demande des particuliers, de la mise en location des magasins, des boutiques et de la production agro-pastorale. Cette stratégie de mobilisation de ressources locales du SED de Ouagadougou garantit une indépendance financière à la structure étant donné que l’accompagnement des partenaires s’avère souvent insuffisant.

Nonobstant ces multiples actions, il importe d’apprécier davantage l’apport réel de l’OCADES de Ouagadougou au développement local.

2.2. EFFETS DES ACTIONS SUR LA VIE DES BÉNÉFICIAIRES

Les acquis enregistrés par l’OCADES du diocèse de Ouagadougou se mesurent en termes d’amélioration des conditions sociales et économiques.

2.2.1. Effets des actions sur les conditions sociales

Dans le cadre de ce travail, les effets des actions de cette association sur les conditions sociales concernent les domaines de la santé, l’éducation, l’eau potable et l’assainissement.

2.2.1.1. Sur les plans sanitaires et de la sécurité alimentaire

Les différentes actions de l’OCADES dans le secteur de la santé concernent essentiellement des soutiens au frais de soins sanitaires, des sensibilisations (contre certaines maladies, sur l’hygiène du point d’eau, l’hygiène de l’eau de boisson, l’hygiène du cadre de vie et entretien des latrines). Elles contribuent sans doute à la réduction de certaines maladies qui sévissaient dans des villages. Selon le rapport de la Conférence Episcopale Burkina-Niger & Archidiocèse de Ouagadougou (2019), au total mille quarante-deux (1042) personnes dont trois cent trois (303) hommes, six cent quatre-vingt-dix-neuf (699) femmes et quarante (40) enfants ont été touchés lors des sensibilisations sur l’hygiène et la salubrité. Cette activité pourrait contribuer à une baisse significative des maladies comme la toux chronique, les maladies diarrhéiques, la dysenterie qui font beaucoup de victimes.

Pour ce qui concerne la réalisation d’ouvrages d’assainissement on note 36 nouvelles latrines construites, O4 latrines en cours de finalisation et 28 anciennes latrines finalisées (Conférence Episcopale Burkina-Niger & Archidiocèse de Ouagadougou, 2020).

Les sensibilisations quant à elles permettent l’ouverture des consciences des populations sur la nécessité de l’utilisation des latrines communautaires et familiales qui pourrait contribuer à la préservation de la santé des ménages. Par ailleurs, l’accessibilité à l’eau potable grâce aux forages jouerait un rôle important dans la diminution des maladies d’origine hydrique.

Ces appuis au développement local dans le secteur de la santé sont importants car une meilleure santé renforce ou accroit la capacité productive des acteurs du développement.

Dans le domaine de la sécurité alimentaire, l’OCADES participe à la sécurité et à la souveraineté alimentaire de sa zone d’intervention à travers l’augmentation de la production des cultures de rente et des fruits et légumes, l’intensification des cultures de contre-saison, la lutte contre la faim, la diversification des sources de revenus des populations et, la valorisation des produits locaux qui crée et renforce un sentiment de patriotisme.

Cependant, l’un des points focaux du SED à Boussé a confié que ce volet n’est pas expérimenté dans la localité à cause de l’insuffisance de points d’eau. À Dapélogo par contre, les activités menées dans ce domaine comme le jardinage soulagent des familles. Toutefois, l’OCADES soutient les familles pauvres, vulnérables avec des vivres. Une bénéficiaire des actions de l’OCADES depuis 2007 a cité les vivres alimentaires dans les aides qu’elle a déjà eu de l’association. Selon le témoignage d’un déplacé interne (qui bénéficie de vivres alimentaires et de vêtements), il assure que ces soutiens soulagent toute sa famille et leur donne de la joie. Il en est de même à Dapélogo, où selon plusieurs bénéficiaires dans ce domaine, les soutiens de cette structure sont beaucoup appréciés par les bénéficiaires. Une dame qui bénéficie de vivres grâce à son petit-fils malade et abandonné par sa belle-fille, explique que sans ce don, elle ne voit pas par quel moyen elle peut avoir un sac de riz. Elle n’est d’ailleurs pas la seule à faire un pareil témoignage. Ces témoignages montrent combien ces dons soulagent les bénéficiaires.

2.2.1.2. Sur le plan de l’offre éducative et de l’alphabétisation

L’éducation est un puissant facteur de changement. Elle améliore la santé et les moyens de subsistance. Elle contribue à la stabilité sociale et stimule la croissance économique à long terme. En effet, comme le souligne Partenariat Mondial pour l’Éducation (PME,2023)11:

Lorsque l’accès à l’éducation et à l’apprentissage s’améliore, les effets d’entrainements sur les communautés et les pays sont remarquables. 420 millions de personnes sortiraient de la pauvreté si elles bénéficiaient d’une éducation du niveau secondaire. Un enfant dont la mère sait lire a 50% de chances de plus de vivre au-delà de l’âge de 5ans ; une année d’étude de plus peut augmenter les revenus d’une femme de jusqu’à 20%.

Pour ce qui concerne l’alphabétisation, le SED avec l’appui du Fonds pour l’Alphabétisation et l’Education Non Formelle (FONAENF) a réalisé des centres d’alphabétisation au nombre de quatorze (14) dans certaines de ces zones d’interventions.

D’une manière générale, les actions de l’OCADES à travers la prise en charge des frais de scolarité et des fournitures scolaires permettent d’éviter la déscolarisation de certains élèves. Il en est de même des soutiens des cantines scolaires de certaines écoles. Toutes ces actions contribuent à améliorer le taux de scolarisation, de garantir l’assiduité des élèves dans les salles de classes. Par exemple, dans la province du Bazèga (région du Centre-sud), l’appui en vivres alimentaires apporté aux cantines scolaires, six (6) années après a contribué à ce que l’école de Goumsa puisse obtenir un taux de réussite de 68% au CEP et un taux de 60% à l’école de Sancé. Ces différents taux de succès enregistrés au niveau de ces écoles bénéficiaires sont au-delà de la moyenne nationale qui est de 55,11%12. Quant à l’alphabétisation elle contribue à l’éveil des consciences des alphabétisés et à l’insertion socioprofessionnelle d’un bon nombre de personnes.

Concernant la dotation en fournitures scolaires, le matériel scolaire pour les élèves nécessiteux est stocké à la paroisse, et quand un élève dans le besoin est identifié c’est en ce moment qu’il est mis à sa disposition ce dont il lui faut pour pouvoir reprendre les cours13.

Ainsi, l’éducation contribue fortement à asseoir les bases du développement à la base comme aussi les interventions pour l’accès à l’eau potable et à un environnement sain.

2.2.1.3. Secteurs de l’accès à l’eau potable et à un environnement sain

L’accès à l’eau potable est une préoccupation de la population dans certains villages de Boussé et de Dapélogo. Selon des bénéficiaires, la réalisation des forages au nombre de deux (02) dans la commune de Boussé et d’un à Dapélogo a été une bouffée d’oxygène dans la mesure où ces investissements ont amélioré leur condition de vie. En effet, les bénéficiaires ont estimé que l’acquisition de ces infrastructures a eu pour effet:

- L’augmentation de leur capacité d’accès à l’eau potable;
- La réduction de la corvée d’eau;
- La réduction des cas de maladies hydriques;
- La réduction des distances parcourues surtout par les femmes à la recherche de l’eau potable;
- L’amélioration de l’hygiène corporelle et vestimentaire des populations.

Un bénéficiaire à Dapélogo affirme que « l’implantation des forages a beaucoup soulagé la population surtout les femmes. Les animaux également peuvent s’abreuver suffisamment désormais ». L’accès à l’eau les aide aussi dans les travaux de construction. Toutefois, il ajoute qu’il n’y a que quatre pompes à Dapélogo et la population souhaite en avoir plus.

Concernant l’accès à un environnement sain, la construction des latrines communautaires et familiales aurait contribué à améliorer la qualité de l’hygiène dans les ménages. En d’autres termes, selon le président du conseil villageois de développement (CVD) de Boussé, grâce à l’accessibilité aux latrines et les actions de sensibilisation, les populations ne font plus leurs besoins à l’air libre dans la nature; ce qui contribue à améliorer la santé de la population. Une autre femme dans cette commune affirme que « avant la réalisation de ces latrines, les excréments et leur puanteur empestaient la nature et étaient une source de prolifération de maladies. La construction des latrines a contribué à une réduction de ces risques ». Les latrines familiales soulageraient plus les femmes dans la prise en charge de l’hygiène des nourrissons et les vieilles personnes n’auront plus à parcourir une grande distance pour faire leurs besoins.

Quant aux activités de sauvegarde de l’environnement, elles ont permis à la population de se faire une meilleure idée sur la dégradation avancée du couvert végétal grâce aux actions de sensibilisations et d’appréhender leur responsabilité dans la dégradation avancée de l’environnement.

Hormis ces différents effets positifs sur les conditions sociales, il convient également de prendre en compte les conditions économiques de la population.

2.2.2. Effets des actions sur les conditions économiques de la population

Dans cette section, il est examiné les effets des actions du secteur de production, du secteur de soutien à la production, et celui des actions des secteurs sociaux sur les conditions de vie des bénéficiaires.

Les actions menées dans le secteur de la production participent à la lutte contre la faim et assurent une sécurité alimentaire des zones de production et au-delà. L’augmentation de la production des fruits et des légumes, des cultures de rente, des cultures de contre saison et leur écoulement est une source de revenus pour la population et participe à la valorisation des produits locaux. Outre l’agriculture, il y a les produits de l’élevage de poules améliorées lancés en 2021 avec une prévision de production de mille (1000) poules de races locales améliorées chaque quatre (04) mois, des porcs et les œufs dont l’écoulement pourraient procurer également des revenus supplémentaires aux ménages.

Au total deux cent (200) ménages (100 à Dapélogo et 100 à Boussé) ont bénéficié de dix (10) poules et un (01) coq pour entreprendre l’élevage. Avec la compétence que ces bénéficiaires ont eue grâce à la formation en élevage, ils pourraient faire prospérer cette activité dans les jours à venir. Ainsi, les bénéficiaires rencontrés pendant les travaux de terrain sont satisfaits et espèrent en tirer profit. Une veuve et mère de quatre enfants affirme qu’avec ce soutien: « j’espère plus tard vendre les produits pour avoir de quoi assurer la scolarité de mes enfants ».

D’une manière générale, ces actions visent plus tard à améliorer les revenues des populations voire leurs conditions de vie dont la finalité est la réduction de la pauvreté en leur sein. En effet, cette association participe au développement local à travers également des actions de soutien à la production. Des sessions de formation ont été tenues à l’endroit des producteurs en techniques de productions de plants de reboisement et en technique d’entretien de plants. Ces activités permettraient aux bénéficiaires d’avoir une activité génératrice de revenus grâce à la production et la vente de plants de reboisements. Pour ce qui concerne l’hydraulique, la réalisation des forages permet aux bénéficiaires d’avoir accès à l’eau potable à des distances non loin des habitations. Ils pourraient aussi pratiquer aisément la culture maraîchère même pendant la saison sèche. Ces actions contribueraient à la lutte contre le sous-emploi et le chômage des jeunes et des femmes. Par ailleurs, les activités d’insertion socioprofessionnelle grâce à l’apprentissage de métiers comme la restauration, la coiffure, la transformation de produits locaux sont également une source d’indépendance financière pour la jeunesse. Entre 2018 et 2021 au total trois cent (300) personnes en ont bénéficié (tableau n°9).

Tableau 9: Bilan des acquis enregistrés dans le domaine des actions de la formation

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Source : travaux de terrain (2022)

Par exemple, une femme bénéficiaire à Boussé affirme avoir reçu après une formation en restauration du matériel (des plats, des verres, des couteaux, des cuillères, des plateaux et de l’argent) pour démarrer son activité. Actuellement elle mène cette activité. Elle affirme que les revenus issus de cette activité lui permettent de satisfaire ses besoins vitaux. À Dapélogo également, d’autres femmes ont bénéficié de soutien en coiffure et en restauration. Elles ont aussi attesté que leurs activités ont prospéré grâce aux connaissances qu’elles ont acquises lors de la formation. Selon une femme qui a bénéficié de soutiens en coiffure, en élevage et en saponification: « j’ai maintenant plus des connaissances acquises, et un revenu me permettant désormais de prendre en charge certaines dépenses de ma famille (les frais de fournitures scolaires de mes enfants, les frais de scolarités et mes propres besoins) ». En outre, deux autres femmes ayant bénéficié de la formation en coiffure ont affirmé avoir reçu du matériel après la formation. Ce matériel complémentaire a contribué à renforcer leurs activités.

En plus, une autre action est l’octroi de crédits aux femmes et aux jeunes qui désirent se lancer dans l’auto emploi ou développer leurs activités. Grâce à ces appuis, l’image de la femme est redorée compte tenu du fait qu’elle peut obtenir un poids économique à partir des activités génératrices de revenus qu’elle développe. Selon le point focal de Boussé:

L’accompagnement de la jeunesse par l’apprentissage de métier pourrait permettre de réduire la migration des jeunes vers les autres villes à la recherche de meilleures conditions de vie, quand on sait que la contribution des ressources humaines responsables et engagées est incontournable pour le développement de la société.

Pour les actions des secteurs sociaux, les actions de l’OCADES dans ce volet contribuent à l’amélioration des conditions économiques des populations. Les différentes activités menées dans le domaine de la santé à travers les actions de sensibilisation sur les thèmes qui ont trait à l’hygiène, à l’eau et à l’assainissement, les bonnes pratiques sanitaires sont un atout pour le développement local. La pratique des connaissances acquises dans ces domaines contribuerait à améliorer la santé de la population. En effet, les ménages dépenseraient moins dans la prise en charge sanitaire et pourraient économiser pour investir.

En dépit des résultats bien appréciés des interventions de l’OCADES par les bénéficiaires d’après la collecte des données sur le terrain, des difficultés ont été relevées.

2.2. Difficultés et limites des interventions de l’OCADES

D’après les résultats des travaux sur le terrain, les difficultés sont de deux (02) ordres: celles qui sont internes à l’OCADES et celles qui lui sont externes. En effet, les principales difficultés internes de l’OCADES dans la mise en œuvre de ses activités sont la surcharge de travail, le manque de temps matériel pour le suivi régulier des activités, l’insuffisance de ressources financières et l’insuffisance du matériel de travail au niveau du SED. Les difficultés d’ordre externe rencontrées dans la mise en œuvre des activités de cette association se résument:

- À l’insuffisance d’implication des responsables communaux (le SED justifie cela par la lenteur administrative et les contraintes d’emploi du temps qui font que l’autorité communale n’est pas toujours en phase avec le calendrier d’exécution des activités);
- À la faible mobilisation des apprenants dans le domaine de l’alphabétisation;
- À la prolifération des insectes qui attaquent intensément les cultures;
- À la faible mobilisation des populations bénéficiaires et des acteurs de mise en œuvre dans certaines zones;
- Aux retards de transferts de fonds par les partenaires de certains projets;
- À l’insuffisance d’accompagnement des partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre des projets et programmes;
- À l’inexistence ou la non révision des Plans communaux de développement (PCD) de certaines communes (cette situation rend difficile l’intervention des partenaires au développement dans les communes);
- À la difficulté de collecte de données auprès des services déconcentrés de l’État.

D’une manière générale, les interventions du SED sont appréciées positivement par les bénéficiaires. Néanmoins, quelques insuffisances ont été relevées dont la principale concerne l’absence de communication sur certaines activités. L’un des cas les plus illustratifs est le défaut d’information ou de communication à l’endroit de la population notamment les femmes et les jeunes sur l’octroi de micro-crédit. Cet état de fait entraine comme conséquence la faible visibilité des actions de l’OCADES au sein des communes concernées alors qu’elles visent des objectifs nobles en matière de développement local. Par ailleurs, selon les travaux de terrain, environ 90% des bénéficiaires des actions de formation en coiffure, en restauration et en élevage demandent à être recyclés. Ils souhaitent également que les visites de l’OCADES soient plus rapprochées dans le temps. En outre, il ressort des informations collectées auprès des bénéficiaires de Dapélogo en élevage, que tous ont enregistré des pertes (au moins quatre poulets sont morts). Ce qui justifie la nécessité d’un suivi rapproché après les formations pendant un temps raisonnable afin de s’assurer de la pérennisation des activités. Il serait donc judicieux de faire des suggestions pour pallier les difficultés de l’association.

2.3. Quelques suggestions pour la pérennisation des acquis et l’amélioration des futures interventions pour le développement local

Dans le but de contribuer à la pérennisation des acquis et d’améliorer les futures interventions de l’association, des suggestions à l’endroit de l’État, des communes bénéficiaires et de l’OCADES sont formulées.

Au regard du nombre croissant des associations, l’État à travers ses structures techniques doit renforcer ses moyens de supervision des associations. En outre, les communes devraient surtout travailler à l’élaboration ou la mise à jour des plans communaux de développement (PCD). La mise en œuvre de cette suggestion permettrait une meilleure capitalisation des actions de l’OCADES par les communes. Les communes pourraient procéder à la signature d’une convention de collaboration avec l’OCADES. Cette démarche permettrait aux autorités communales de mieux accompagner l’OCADES dans la conduite de ses activités et de mieux les capitaliser.

Par ailleurs, au regard des difficultés rencontrées par l’OCADES, elle devrait élaborer ou réviser sa stratégie de communication en prenant en compte tous les principaux acteurs susceptibles de contribuer efficacement à l’atteinte de ses objectifs, organiser des missions de supervision des bénéficiaires des interventions, et organiser des sessions de formations pour recycler les bénéficiaires dans les activités comme la restauration, la coiffure, l’élevage.

CONCLUSION

Cette étude qui porte sur la contribution des associations au développement local au Burkina Faso à travers le cas de l’OCADES du diocèse de Ouagadougou montre que certaines associations comme celle étudiée dans cet ouvrage affichent une volonté d’œuvrer à l’amélioration des conditions de vie des populations dans l’optique de contribuer au développement à la base.

La présente recherche qui est une étude de cas a permis de recenser les principales actions menées par l’OCADES du diocèse de Ouagadougou dans sa zone d’intervention. Ces actions concernent essentiellement les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement, de l’éducation et de l’alphabétisation, de la santé, de la sensibilisation et de la formation, de l’eau et l’assainissement et de l’aide humanitaire. Elles sont surtout au profit des personnes vulnérables, défavorisées, des personnes déplacées internes. Ainsi, au-delà des effets des actions sur les conditions sociales des bénéficiaires, il y a des résultats positifs sur les conditions de vie des bénéficiaires au plan économique. Cependant, l’association rencontre des difficultés pour lesquelles des suggestions ont été faites en vue d’une meilleure participation au développement local.

BIBLIOGRAPHIE

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[...]


1 MATD: Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation

2 Source: Direction Générale de l’Administration du Territoire

3 Source: Direction Générale de l’Administration du Territoire

4Source : travaux terrain auprès du SED/Ouagadougou

5 Les partenaires de l’OCADES sont : les services gouvernementaux ; les services déconcentrés ; les organisations de la société civile ; les institutions nationales et internationales ; les organisations Non Gouvernementales (ONG) nationales et internationales; les Organisations à Base Communautaire (OBC) ; les organisations caritatives de l’Eglise catholique/ nationales et internationales ; les structures de l’Eglise famille du Burkina Faso ; le Secours Catholique-Caritas France ; la Conférence Episcopale Italienne ; la Caritas Italienne La Fondation Jean Paul II ; le Mouvement Shalom; le Réseau OCADES Burkina.

6 INSD :Institut national de la statistique et de la démographie

7 Conférence Episcopale Burkina-Niger & Archidiocèse de Ouagadougou (2020).

8 Conférence Episcopale Burkina-Niger & Archidiocèse de Ouagadougou (2021).

9 Conférence Episcopale Burkina-Niger & Archidiocèse de Ouagadougou (2019).

10 Conférence Episcopale Burkina-Niger & Archidiocèse de Ouagadougou (2019).

11 https://www.globalpartnership.org/fr/benefits-of-education, consulté le 28/01/2023

12 Conférence Episcopale Burkina-Niger & Archidiocèse de Ouagadougou (2019).

13 Source: travaux terrain auprès des points focaux.

Fin de l'extrait de 45 pages

Résumé des informations

Titre
Organisation Catholique pour le Développement et la Solidarité (OCADES) du diocèse de Ouagadougou et développement local au Burkina Faso
Auteurs
Année
2023
Pages
45
N° de catalogue
V1325584
ISBN (ebook)
9783346811219
ISBN (Livre)
9783346811226
Langue
français
Mots clés
OCADES, développement local, Boussé, Dapélogo, Burkina Fas
Citation du texte
Vincent Zoma (Auteur)Aline Savadogo/Bambara (Auteur), 2023, Organisation Catholique pour le Développement et la Solidarité (OCADES) du diocèse de Ouagadougou et développement local au Burkina Faso, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/1325584

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