En publiant son dernier recensement de la population en France en 2021, l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) donnait la décomposition de la population vivant en France selon le lieu de naissance et la nationalité.
On peut retenir que la population française était estimée à 67.626.000 d’habitants. Dans cet ensemble, 4.454.000 étaient de nationalités étrangères soit 6,6% de la population totale. L’Afrique se positionnait comme le continent le plus représenté avec près 2.318.000 de ressortissants sur le territoire français. Ces différents chiffres sur l’immigration ont une fois de plus interrogé et suscité la curiosité de bon nombre de français sur l’effectif d’étrangers sur leur territoire.
Mais aussi ont servi à animer les débats de la précédente élection présidentielle où l’immigration était l’un des thèmes majeurs du programme politique de chaque candidat. Certains candidats voyant dans l’immigration un danger social, économique et même identitaire, ont pointé du doigt le fait qu’il y avait trop d’étrangers en France. Soulignant au passage que la France n’arrivait plus à contrôler le flux migratoire sur son sol et par ricochet demandé une politique plus rigoureuse ou du moins plus ferme sur le sujet. D’autres, ne niant pas le fait d’une politique vieillissante face au phénomène migratoire ont suggéré un encadrement plus dynamique prenant en compte certaines réalités contemporaines.
Ainsi avec ces constats, le nombre d’étrangers vivant en France suscite des querelles et divergences sur la scène politique. Cependant si la France est considérée depuis plusieurs décennies comme le berceau des droits de l’homme et terre d’immigration, elle peine et semble impuissante à dépassionner le débat autour de l’immigration venant d’Afrique et en particulier subsaharienne.
Les étrangers surtout africains sont désignés pour comme être à l’origine des maux et crises que traversent la France depuis de nombreuses années en augmentant par conséquent le risque de précarité, d’endettement et la dégradation de l’image du pays. Le journaliste américain Mencken Henry Louis, disait à ce propos en 1924 : «Lorsqu’un pays va mal, il est facile de blâmer les étrangers plutôt que de chercher les vraies causes de la crise». Tous ces interrogations et polémiques que suscite l’immigration ne datent pas d’aujourd’hui. Elles tirent leur origine de la crise qu’a traversé la France dans les années 1970.
Inhaltsverzeichnis
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : LA CRISE ECONOMIQUE ET DURCISSEMENT DE LA POLITIQUE MIGRATOIRE FRANÇAISE (1974-1981)
A- La Droite au pouvoir et les premières mesures dites anti-immigration.
B-La renégociation des conventions de circulation avec le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Mali.
C-La volonté de rupture en matière d’immigration ouest-africaine.
DEUXIEUME PARTIE : LA GAUCHE AU POUVOIR ET LE REVIREMENT DANS LA POLITIQUE D’IMMIGRATION (1981-1990).
A- Les premiers choix d’une politique favorable à l’immigration.
B-La percée de la droite et le retour à la vigilance vis-à-vis de l’immigration.
C-Le renforcement des lois anti-immigrations.
TROISIME PARTIE : LE RENFORCEMENT DES CONTRÔLES ET DES FLUX MIGRATOIRES OUEST-AFRICAINS (1990-1995).
A-La redéfinition des conventions des années 1970 entre la France et la Côte d’ivoire, Mali et le Sénégal.
B-Le Choix d’une politique d’intégration des étrangers y compris Ivoiriens, Maliens et Sénégalais présents en France.
CONCLUSION
Zielsetzung & Themen
Die vorliegende Arbeit untersucht die französische Migrationspolitik zwischen 1974 und 1995 mit einem spezifischen Fokus auf die ehemaligen westafrikanischen Kolonien Côte d’Ivoire, Mali und Senegal. Das Ziel ist es, die institutionellen Prozesse der Steuerung und Kontrolle dieser Migrationsströme vor dem Hintergrund wirtschaftlicher Krisen und politischer Machtwechsel zu analysieren und dabei die Diskrepanz zwischen politischer Rhetorik und der tatsächlichen Entwicklung der Migrationsdynamiken aufzuzeigen.
- Historische Analyse der französischen Migrationspolitik (1974–1995)
- Renegozierung von zwischenstaatlichen Abkommen zur Personenfreizügigkeit
- Der Übergang von der Arbeitsmigration zum Familiennachzug
- Politische Steuerung durch Regierungswechsel (Rechts- vs. Linksregierungen)
- Die Rolle internationaler Abkommen und Migrationskontrollen
Auszug aus dem Buch
A- La Droite au pouvoir et les premières mesures dites anti-immigration.
Né le 2 février 1926 à Coblence en Allemagne, Valéry Giscard d’Estaing de son nom complet Valéry René Marie Georges Giscard d’Estaing, fut le troisième président de la Ve République française. Elu le 27 mai 1974 après avoir affronté le candidat de l’union de gauche François Mitterrand à une élection dont le taux de participation battait les records, il dirigea trois gouvernements successifs. Ces gouvernements furent placés sous les autorités de Jacques Chirac et Raymond Barre.
C’est dans un contexte bien particulier qu’il prend le pouvoir en 1974. En effet, sa venue au pouvoir s’insère dans une période de crises successives que traverse la plupart des pays industrialisés et en particulier la France : la crise monétaire de 1970 et surtout le choc pétrolier de 1973 avec ses nombreuses conséquences.
Dans le sillage de la guerre de Kippour, plusieurs grands pays seront frappés par une crise économique, l’inflation, la montée du chômage et la chute du taux de croissance. Cette crise en partie liée à l’augmentation du prix du baril de pétrole faite par les pays membres de l’OPEP, se ressent durement en France. La cause de cette augmentation est le reproche par ces pays membres de l’OPEP à l’égard des pays occidentaux d’avoir soutenu Israël pendant la guerre de Kippour.
Zusammenfassung der Kapitel
INTRODUCTION: Einführung in das Thema der französischen Migrationspolitik und Darlegung der zentralen Problemstellung hinsichtlich der Steuerung der Migration aus Westafrika.
PREMIERE PARTIE : LA CRISE ECONOMIQUE ET DURCISSEMENT DE LA POLITIQUE MIGRATOIRE FRANÇAISE (1974-1981): Analyse des wirtschaftlichen Kontextes der 1970er Jahre und der ersten restriktiven Maßnahmen der rechten Regierung unter Giscard d'Estaing.
DEUXIEUME PARTIE : LA GAUCHE AU POUVOIR ET LE REVIREMENT DANS LA POLITIQUE D’IMMIGRATION (1981-1990): Untersuchung der politischen Kehrtwende der sozialistischen Regierung ab 1981 und deren Maßnahmen zur Regularisierung von Migranten.
TROISIME PARTIE : LE RENFORCEMENT DES CONTRÔLES ET DES FLUX MIGRATOIRES OUEST-AFRICAINS (1990-1995): Darstellung des erneuten Anstiegs der Migrationskontrollen und der Neudefinition bilateraler Abkommen in den 1990er Jahren.
Schlüsselwörter
Migrationspolitik, Frankreich, Westafrika, Côte d'Ivoire, Mali, Senegal, Einwanderung, bilaterale Abkommen, Aufenthaltsrecht, Arbeitsmigration, Familiennachzug, Integrationspolitik, Wirtschaftskrise, 1974-1995, Arbeitserlaubnis.
Häufig gestellte Fragen
Worum geht es in dieser wissenschaftlichen Arbeit?
Die Arbeit befasst sich mit der Entwicklung und Gestaltung der französischen Migrationspolitik gegenüber den ehemaligen westafrikanischen Kolonien (Sénégal, Mali, Côte d'Ivoire) im Zeitraum zwischen 1974 und 1995.
Was sind die zentralen Themenfelder der Studie?
Zentral sind die Dynamiken zwischen ökonomischen Krisenzeiten, rechtlichen Anpassungen bilateraler Verträge und dem Spannungsfeld zwischen Arbeitsmigration und den Versuchen einer politischen Migrationskontrolle.
Welches wissenschaftliche Ziel verfolgt die Untersuchung?
Ziel ist es, zu verstehen, wie und warum die französische Politik auf die Migration aus diesen spezifischen Ländern reagierte, insbesondere unter dem Druck wirtschaftlicher Krisen und öffentlicher Debatten.
Welche Methodik kommt zum Einsatz?
Der Autor führt eine tiefgehende Analyse auf Basis von Archivdokumenten französischer Ministerien, offizieller Regierungsstatistiken sowie relevanter juristischer und historischer Quellen durch.
Was wird im Hauptteil der Arbeit behandelt?
Der Hauptteil ist chronologisch in drei Perioden unterteilt: die Ära Giscard d'Estaing (1974-1981), die Ära unter François Mitterrand (1981-1990) und die Phase der verschärften Kontrollen (1990-1995).
Was sind die charakteristischen Schlüsselbegriffe der Arbeit?
Die Arbeit lässt sich vor allem durch die Begriffe Migrationsabkommen, institutionelle Steuerung, politische Alternanz und die koloniale Vergangenheit als Kontextfaktor beschreiben.
Wie beeinflusste der "Plan Stoléru" die Migrationspolitik der 1970er Jahre?
Der Plan Stoléru war ein Versuch der Rückkehrhilfe auf freiwilliger Basis, der jedoch als Gesamtkonzept scheiterte, da nur eine geringe Zahl von Migranten aus den untersuchten westafrikanischen Ländern darauf einging.
Welche Rolle spielte die Affäre der "101 Maliens" im Jahr 1986?
Diese massenhafte Abschiebung per Charterflug markierte einen drastischen Wendepunkt, der die öffentliche Wahrnehmung von Migranten als "persona non grata" verschärfte und die erodierende Beziehung zwischen Frankreich und seinen ehemaligen Kolonien symbolisierte.
Warum wird in der Arbeit zwischen Arbeitsmigration und Familiennachzug unterschieden?
Die Arbeit zeigt auf, dass gesetzliche Beschränkungen der Arbeitsmigration in den 1970er Jahren dazu führten, dass Migranten in Frankreich blieben und verstärkt auf den Familiennachzug setzten, was die Migrationsstruktur dauerhaft veränderte.
- Arbeit zitieren
- Jean Abbey (Autor:in), 2023, La politique migratoire française entre 1974 et 1995. Cas des pays subsahariens (Côte d'Ivoire, Mali et Sénégal), München, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/1416097