Dans un contexte où les inégalités de genre persistent dans l’enseignement supérieur africain, la question du leadership et de la performance des femmes universitaires demeure un enjeu central de gouvernance dans le milieu universitaire. Cette recherche analyse le rôle de la communication managériale dans la construction du leadership féminin et dans l’optimisation de la performance académique des femmes universitaires à l’Université de Kindia en Guinée.
La problématique de cette recherche est : quels sont les facteurs expliquant la régression drastique de l’effectif des femmes évoluant dans le cursus académique vers la thèse et leur criarde infériorité numérique dans la graduation professionnelle post doctorale ? Cette préoccupation pourrait aussi illustrer les handicaps observés au niveau de leur capacité à prendre de décisions administratives dans les relations interpersonnelles dans un environnement académique encore marqué par des logiques de domination et de segmentation genrée.
L’objectif poursuivi par cette recherche est articulé autour de trois dimensions : rechercher les facteurs plombant la performance académique des femmes dans leurs cursus ; mettre en exergue la manière dont les pratiques communicationnelles des acteurs universitaires influencent les trajectoires professionnelles des femmes et identifier les freins à l’exercice du leadership féminin dans leurs cadres professionnels.
La méthodologie adoptée repose sur une approche mix (quantitative et qualitative) fondée sur un questionnaire d’enquêtes et un guide d’entretien administrés aux concernés retenus. Les résultats obtenus montrent que les insuffisances en communication managériale (liées aux processus décisionnels, faible valorisation des contributions féminines, accès inégal aux réseaux d’information) constituent des freins majeurs à l’émergence du leadership féminin et à la pleine expression de la performance académique des femmes universitaires. À l’inverse, une communication organisationnelle inclusive, participative et sensible au genre apparaît comme un facteur déterminant du leadership féminin et d’amélioration de la gouvernance universitaire.
Mots-clés : Communication managériale, Leadership féminin, Performance académique, Gouvernance universitaire, Trajectoire des femmes.
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- Codjo Wekegogo (Autor:in), Fanta Dioubate (Autor:in), Sènakpon Tobada (Autor:in), 2026, Communication managériale et leadership féminin, München, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/1735764