Napoléon et L´Allemagne


Dossier / Travail, 2010
18 Pages, Note: 1,3

Extrait

Table des matières

1 Introduction

2 Napoléon le Réformateur
2.1 La Territorialité
2.1.1 La préface : La première guerre de coalition
2.1.2 Napoléon, la confédération du Rhin et la fin du Reich
2.2 Société, administration et juridique

3 Napoléon l´ennemi
3.2 Les réformes prussiennes
3.3 Les romantiques et le nationalisme Allemand
3.4 La fin de l´Allemagne napoléonienne

4 Resumé

5 Indication des Sources

1 Introduction

Peu de personnages historiques ont influencé leur siècle autant que Napoléon le fit. Sous son règne la France soumit presque l´Europe entière. Avec son génie stratégique il humilia les forces militaires établis du continent. Il dicta des traités de paix aux monarques des anciens régimes et réorganisa la carte politique de l´Europe selon sa volonté. Ou ses armées et son administration firent imposées, l´esprit moderne de la Révolution Française, un esprit d´égalité et une société citoyenne actives s´étalèrent. Vue de ce point, l´importance de Napoléon Bonaparte pour l´histoire devient bien évident. Comme il influença la démarche politique de l´Europe entière, il changea en particulière les cours des pays européens. Par conséquence, nous ne pourrons pas comprendre, ni le développement de l´Allemagne dans le XIX siècle, ni la relation franco- allemande de la deuxième moitié du XIX et de la première moitié du XX siècle sans avoir analysé l´impact de la politique napoléonienne sur les pays allemands. Ainsi, ce travail essayera de montrer de quelle façon le règne de Napoléon a influencé l´Allemagne directe par ses actes politiques, et indirecte par les réactions des allemandsàsa politique. Napoléon sera étudié alors sous deux angles :

1. D’abord nous nous approcherons de lui comme personnage réformateur transformant le paysage politique de l´Allemagne
2. Puis comme ennemi provocant des réactions allemandes et la naissance du nationalisme allemand, qui influencera la course de l´histoire de l´Allemagne comme de la relation franco- allemande.

2 Napoléon le Réformateur

2.1 La Territorialité

2.1.1 Préface : La première guerre de coalition

La Révolution Française fut d´abord saluée par les intellectuels allemands. Tandis qu´ils étaient convaincus que, comme en Allemagne le despotisme n´avait pas pris telles allures qu´en France, une révolution allemande soit, ni nécessaire, ni désirable.1 Ils appréciaient les idéaux de la révolution et voyaient en eux, l´essai de soumettre la politique aux lois de la raison, ainsi qu’aux conquêtes de l´âge de la lumière.2

Néanmoins au niveau de la politique les relations franco-allemandes furent de plus en plus tendues. Comme l´Empereur de l´Allemagne soutenait les princes contre-révolutionnaires de l´Alsace qui se battaient contre les résolutions de l´Assemblée National, concernant l´abolition des privilèges de la noblesse, la Prusse soutenait ouvertement le roi français et des troupes des exilées menaient des attaques contre la France révolutionnaire des territoires allemandes, la France se sentait obligée de déclarer la guerre aux allemands.3

En même temps, l´image de la révolution des intellectuels allemands, avaient changé sous l´impression du régime de terreur des jacobins.4 La première guerre de coalition entre la France et les deux pouvoirs allemands, l´Autriche, dont le roi était identique avec celui de la Hongrie et de plus Empereur du Reich allemand et la Prusse, furent alors menéesàpartir de1792. Cependant « Officially, France was not at war with the Reich, as she had declared war on Habsburgs as kings of Hungary. The Reich lacked the internal consensus to resort to force, and this French diplomats exploited. »5

En fait, le Reich était depuis plusieurs siècles qu´une association désorganisée de territoires souverains unis que par un héritage commun, désassocier pourtant par des intérêts particuliers.6 « Since the early 1790s both Austria and Prussia had aimed at aggrandizement, which could only succeed at the expense of the smaller territories. »7 Une raison qui explique la collaboration volontaire qui signifie le comportement des territoires auprès du Rhin vers la France dans les années suivants.8

Les buts d´élargissement de la France révolutionnaires étaient modestes, la nation n´avait pas d’autres ambitions territoriales que ses limites naturelles, dite le Rhin.9

Dans le traité de paix de Basel, qui attribua en 1795 des compensations territoriales pour ses pertesàla rive gauche du Rhinàla Prusse, la France se décharge d´un de ses ennemis.10 Le coup finalàla première guerre de coalition, fut mené par les victoires glorieuses d´un jeune général en Italie, qui força l´Autriche en 1797 au traité de paix de Campo Formio dans lequel, elle aussi acceptât les pertes de la rive gauche du Rhin.11

Ainsi la France révolutionnaire se consolida au regarde des affaires extérieures en gagnant le Rhin comme frontière vers l´Allemagne, tandis qu’à l´intérieur, une toute autre consolidation eu lieu.

2.1.2 Napoléon, la confédération du Rhin et la fin du Reich

Déjà la deuxième coalition, anglo-autrichienne, se battit á partir de 1800 contre une nouvelle France, la France napoléonienne. Cette guerre duraàpeine un an et se termina avec la victoire de Napoléon, qui poursuivait dans les négociations de la paix de Lunéville ses propres intérêts continentaux. Le traité fixait le statut juridique de la rive gauche du Rhin comme territoire appartenantàla nation française, en compensant les princes rhénans comme l´Autriche et la Prusse, pour les pertes en leurs attribuant de petits territoires appartenantàl´église et des principautés minuscules par les moyens de sécularisation et médiation. Tous cela, en veillant que la Prusse soit favorisée pour renforcer le conflit prusso-autrichien et éloigner la Prusse de la Russie. Ainsi Napoléon comptait de rendre le rôle de la France en Europe centrale durable.12

Cette politique de sécularisation et médiation avait pourtant encore d’autres effets. « Größere politische Einheiten bildeten sich heraus, anstelle dieser „Konföderation der Zwerge“, aus der Deutschland außerhalb Preußens und Österreichs bestanden hatte. »13

« En 1801 déjà,àla suite de la paix de Lunéville, l´Allemagne avait perdu la rive gauche du Rhin et en 1803 elle avait été mortellement frappé dans ses anciennes structures par le «Recès de la députation d´Empire » (Reichsdeputationshauptausschuss). »14

Sous la bienveillance de Napoléon se déroula dans le Recès de la députation d´Empire le plus vaste regroupement territorial de l´histoire allemande depuis 1648. La concentration de territoires se trouvant entre la France, la Prusse et l´Autriche fut (encouragée par Napoléon) continuée par les princes dominants rhénans et ceux du sud de l´Allemagne.15

« Le sud et l´ouest de l´Allemagne étaient passés dans l´orbite français avec comme conséquence l´exclusion de l´Autriche et les prémices de misàmort du Saint Empire. »16

C´était exactement le plan politique comme Napoléon découvrit en 1805àTalleyrand, son ministre des affaires étrangers, qui les résumes en trois idées clés : « Plus d ´ Empereur d ´ Allemagne ! Trois empereurs en Allemagne : France, Autriche, Prusse ! Plus de Ratisbonne ! » 17 « Ce que l´Europe aurait pu accepter - les frontières de Rhin - étaient de loin dépassées. »18 Inquiet par l´expansion de l´influence française sur la rive droite du Rhin et sa subversion du Reich une troisième coalition ce leva. Cette fois ci, se composant, de la Russie et l´Autriche. La diplomatie napoléonienne savait éviter l´entrée de la Prusse dans cette coalition, qui aurait pu être fatale pour la France. En évitant les lignes de la coalition en Italie, Napoléon passa par le sud de l´Allemagne mit une piègeàAusterlitz et vainquit ainsi ses adversaires. Dans le cadre de la paix de Presbourg l´Autriche perdit ses derniers domaines dans l´Allemagne du sud et de l´ouest.19 La neutralité prussienne fut honorée de Napoléon par l´offre des territoires de Hanovre, propriété britannique sur le continent. Frédéric Guillaume III, roi la Prusse, fut assez naïve de ne pas voire l´intention de cette offre. Le lendemain de l´acceptation, l´Angleterre déclara la guerre á la Prusse qui était présentement complètement isolée.20

Cependant Napoléon poursuivait ces plans pour l´Europe centrale. Entre 1805 et 1806 il négociait avec les principautés du Rhin et celle du sud de l`Allemagne (Baden, Bavière, Wurtemberg) la création d´une fédération hors du Reich. Il accordait aux participants des élargissements de leurs territoires comme des nouveaux titres, vu qu´ils allaient perdre leurs anciens titres du Reich. Le 12. Juillet 1806 ils déclarèrent la constitution de la confédération des É tats du Rhin, qui se soumettait au protectorat de l´Empereur des Français.21

« Napoléon hatte die kleinsten und wenigst lebensfähigen Staaten […] vernichtet; die Zahl der Souveräne war von gegen 300 auf 38 gesunken, und zwar verblieben nur weltliche Herrscher. »22 Dans la première semaine d´août 1806, Napoléon déclara qu´avec la Confédération des É tats du Rhin dans ses yeux la constitution du Reich soit devenu obsolète et demandaàl´empereur de céder la couronne impériale ce que celui ci fit le 6 août 1806.23 « Die Nachricht vom Reichsende erschütterte ganz Deutschland. Die Reaktionen lassen sich generell mit den Begriffen Trauer, Scham und Wut beschreiben. »24

Pourtant ce n´étais pas la fin du Reich qui menaàla mobilisation des armées prussiennes, mais surtout le fait, que Napoléon promettait dans des négociations de rendre Hanovre au roi d´Angleterre pour apaiser celui ci, et que les armées napoléoniennes avancèrent vers le nord. La Prusse et la France se donnèrent alors rendez-vousàJena et Auerstedt.25 « Only ill-informed German patriots believed that Prussians had a good chance of victory. »26

Jusqu´en 1807 Napoléon conquit presque toute la Prusse. Pour la première fois les français rencontrèrent de la véritable résistanceàKolber au bord de la mer baltique, ou l´armée prussienne sous Gneisenau se trouvait renforcée par des citoyens patriotiques.27 « Zum ersten Mal stießen die französischen Eroberer auf einen militanten demokratischen Nationalismus, dessen Erfinder sie selber waren und der sich nun gegen sie kehrte. »28

Frédéric Guillaume III voulait continuer la lutte contre Napoléonàl´aide du tsar russe Alexandre I, qui lui confronta le 10. Juillet 1807 avec le fait accomplit du traité de paix de Tilsit qu´il avait signé avec Napoléon. Frédéric Guillaume III fut forcé d´accorder les conditions du traité, dictés par la France, qui signifiaient des pertes territoriales considérables pour la Prusse. Ainsi le Juillet 1807, Napoléon soumit l´Allemagne entière, en vainquant la dernière force capable de s´élever contre lui, et terminant ses manipulations territoriales en Allemagne.29

L`Europe centrale fut alors complètement regroupée par Napoléon, qui créa ainsi des unîtes étatiques plus grandes que celles qui existaient auparavant et rendit par conséquent le paysage politique plus intelligible ce que promut l´unification allemande qui suivait.30

2.2 Société, administration et juridiction

« À l´époque napoléonienne, il s´est accompli en Allemagne non seulement une transformation extérieure, qui se manifeste bien dans la Confédération du Rhin, mais aussi, presque tous les membres de cette Confédération entre 1806 et 1813, ont subi une métamorphose profonde de leur structure intérieure. »31 Les réformes intérieures de ce temps étaient indubitablement les pas les plus importants de l´Allemagne vers l´époque moderne. C´étaient de véritables révolutions sociales sans qu´il y eut eu un soulèvement populaire.32

[...]


1 Cf. :Burgdorf, Wolfgang, 1806. „Deutsche Katastrophe“?, dans : Fleming, Jens/ Krause Vilmar, Dietfried (Éd.), Westphalen als Napoleonischer Modellstaat, Kassel : 2009, p.26.

2 Cf. : Von Wartburg, Wolfgang, Revolutionäre Gestalten des 19. und 20. Jahrhunderts, Bern : 1958, p.46.

3 Cf. :Burgdorf, Wolfgang, 1806. „Deutsche Katastrophe, p.27.

4 Cf. : ibidem, p.26.

5 Rowe, Michael, From Reich to State. The Rheinland in the Revolutionary Age 1780-1830, Cambridge : 2003, p.20.

6 Cf. : Venohrs, Wolfgang, Napoleon in Deutschland. Tyrann und Reformator, Erlangen/ Bonn/ Wien: 1991, pp.28-29.

7 Whaley, Joachim, The German Lands bevor 1815, dans : Fulbrook, Mary (Éd.), German History science 1800, London : 1997, p.25.

8 Cf. : ibidem, pp.25-26.

9 Cf. : Lentz, Thierry, Nouvelle Histoire du Premier Empire, T. 3, La France et l´Europe de Napoléon 1804- 1814, Paris : 2007, p. 691.

10 Cf. : Rowe, Michael, From Reich to State, p.52.

11 Cf. : Venohrs, Wolfgang, Napoleon in Deutschland, p.25.

12 Cf. : ibidem, pp.27-33.

13 Freund, Michael, Napoleon und die Deutschen. Despot oder Held der Freiheit?, München : 1969, p.29.

14 Sieburg , Heinz-Otto, Napoléon et les transformations des institutions en Allemagne, dans, Révue d´histoire moderne et contemporaine (1954-). La France á l´époque Napoléonienne, vol. 17 (1970), No. 3, p.897.

15 Cf. : Venohrs, Wolfgang, Napoleon in Deutschland, p.36-36.

16 Lentz, Thierry, Nouvelle Histoire du Premier Empire, T. III, la France et l´Europe de Napoléon 1804-1814, Paris :2007, p.692.

17 Citation selon : Wierichs, Marion, Napoleon und das „Dritte Deutschland“ 1805/1806. Die Entstehung der Großherzogtümer Baden, Berg und Hessen, Frankfurt a.M. : 1978, p.16.

18 Lentz, Thierry, Nouvelle Histoire du Premier Empire, p.693.

19 Cf. : Wright, D.G., Napoleon and Europe, London: 1984, pp.46-48.

20 Cf. : Venohrs, Wolfgang, Napoleon in Deutschland, p.72.

21 Cf. : Wierichs, Marion, Napoleon und das „Dritte Deutschland“, pp.97-106.

22 Seignobos, Ch., Politische Geschichte des modernen Europa. Entwicklung der Parteien und Staatsformen 1814-1896, Leipzig : 1910, p.340.

23 Cf. :Burgdorf, Wolfgang, 1806. „Deutsche Katastrophe“?, p.32. 4

24 Burgdorf, Wolfgang, 1806. „Deutsche Katastrophe“?, p.32.

25 Cf. : Venohrs, Wolfgang, Napoleon in Deutschland, p.83.

26 Wright, D.G., Napoleon and Europe, London: 1984, p.48.

27 Cf. : Venohrs, Wolfgang, Napoleon in Deutschland, p.107.

28 Ibidem, p.108.

29 Cf. : ibidem, pp.113-118.

30 Cf. : Venohrs, Wolfgang, Napoleon in Deutschland, p.134.

31 Sieburg , Heinz-Otto, Napoléon et les transformations, p. 899.

32 Cf. : Whaley, Joachim, The German Lands bevor 1815, pp.15/20. 5

Fin de l'extrait de 18 pages

Résumé des informations

Titre
Napoléon et L´Allemagne
Université
http://www.uni-jena.de/  (Interkulturelle Wirtschaftskommunikation)
Note
1,3
Auteur
Année
2010
Pages
18
N° de catalogue
V182094
ISBN (ebook)
9783656054351
ISBN (Livre)
9783656054757
Taille d'un fichier
510 KB
Langue
Français
mots-clé
napoléon, l´allemagne
Citation du texte
René Goldschmidt (Auteur), 2010, Napoléon et L´Allemagne, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/182094

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