Le cannibalisme dans les contes et légendes


Dossier / Travail, 2013
14 Pages, Note: 15/20

Extrait

Teneur

Introduction

I. Catégories de cannibalisme
1. Le cannibalisme dans des situations extrêmes
2. Le cannibalisme institutionnalisé dans la culture
3. Le cannibalisme comme une métaphore du monde imaginaire des contes et légendes

II. Le cannibalisme dans les contes et légendes
1. Le cannibalisme dans des situations extrêmes
2. Le cannibalisme institutionnalisé dans la culture
2.1. Endocannibalisme
2.2. Exocannibalisme
2.3. Exocannibalisme en relation avec le vol
2.4. Ogres
3. Cannibalisme comme une métaphore du monde imaginaire des contes et légendes
3.1. Cannibalisme comme métaphore d’une tyrannie
3.2. Cannibalisme comme explication de la violence psychologique
Conclusion

Bibliographie

Introduction

L'anthropophagie, c’est le fait de manger de la chair humaine. Il s’agit d’une forme particulière de cannibalisme qui ne touche que les humains. Par la suite, les deux termes sont utilisés de manière interchangeable. Cannibalisme dans la culture humaine n’est pas généralement commun et c’est comme le tabou de l’inceste un tabou universel. Dans l’antiquité des cas de cannibalisme sont transmis, comme dans Hérodote (IV, 106), où il est question d’ androphages, probablement une forme syncopée d’ anthropophages. «Ils sont des nomades et portent des vêtements semblables à ceux des Scythes, mais ils ont leur propre langue, ce sont les seuls parmi ces peuples à manger la chair humaine» (Hérodote IV, 106, trad.).

Dans ce travail seuls les contes ont été envisagées dans lesquels le cannibalisme est pratiquée intentionnellement, pas ceux dans lesquels par exemple la chair humaine est servi à quelqu’un qui n’en est pas au courant. Bien sûr, il y’a encore de nombreux types de narration et ceux qui ont des variantes dans lesquelles le cannibalisme n’est pas au centre du récit. Ceux-ci n’ont pas été pris en compte. Les contes dans lesquels on parle de cannibalisme, sont certainement parmi les contes les plus anciens.*) Röhrich voit, par exemple, des restes de degrés de civilisations plus anciens dans les contes de fées. À cet effet, outre les rites d’initiation, ils comprennent le récit de l’homicide des vieillards (AaTh 981 [=Aarne/Thompson]), qui «semble avoir une référence directe à la réalité des pratiques primitives des peuples migrateurs ou nomades, mais aussi en général à toutes les situations extrêmes dans lesquelles il est conseillé de supprimer les vieillards, afin de survivre eux-mêmes» (Wehse 1990: 22, trad.).

Le suivant on va élaborer le sujet du cannibalisme dans les contes et légendes en commençant par le chapitre des catégories du cannibalisme avec ses sous-chapitres “Le cannibalisme dans des situations extrêmes“, “Le cannibalisme institutionnalisé dans la culture“ (on discernera l’endocannibalisme de l’exocannibalisme) et “Le cannibalisme comme une métaphore du monde imaginaire des contes et légendes“. Ces sous-chapitres seront repris dans le deuxième chapitre dans lequel on parlera du cannibalisme dans les contes et légendes.

I. Catégories de cannibalisme

1. Le cannibalisme dans des situations extrêmes

Cette forme de cannibalisme se produit afin de survivre lorsqu’il y’a la famine. Un exemple de cette forme de cannibalisme est déjà narré par César dans son œuvre De bello gallico. Il a indiqué que pendant le siège d’Alésia le noble gaulois Critognatus des Arvernes encourage ses concitoyens à se défendre en leur disant que les Gaulois au siège des Cimbres et les Teutons avaient consommé les anciens qui n’étaient plus apte au combat (cf. César: De bello gallico, VII, 77, 12). La consommation de cadavres pendant un siège, cependant, était attestée encore pendant le siège de Leningrad de 1941 à 1944 (voir: Jones, M.: Leningrad . State of Siege, London 2008), aussi dans les années de famine de la Russie soviétique s'est produit le cannibalisme.

2. Le cannibalisme institutionnalisé dans la culture

Ici, nous avons, si vous voulez, à voir avec la forme de cannibalisme ritualisé. La chair humaine n'est pas une alimentation quotidienne, elle sert d'abord et avant tout comme un aliment rituel. Le cannibalisme a lieu, considéré dans un contexte culturel, dans un cadre social bien défini. Il peut être nécessaire de distinguer ici endocannibalisme et exocannibalisme. Sous endocannibalisme on comprend «la consommation partielle ou totale de parents morts dans le cadre d’un rituel» (Hauser-Schäublin 1993: 940-941, trad.). Comparez à ce sujet certains attestations d’Hérodote (5e siècle avant notre ère): les galates, une tribu indienne qui a l’habitude de brûler leurs pères morts dans l’incendie et à les manger (III, 38). Les habitants des issedones, qui vivent probablement en Russie asiatique, le père décédé est haché et abattus avec des bovins, il a été porté par des proches des victimes. Ensuite, tout est cuit ensemble et mis dans le repas (IV, 26). Par contre, l’exocannibalisme «est associé à l’agressivité et à la violence, et correspond à la consommation partielle ou complète des ennemis, des prisonniers ou des esclaves» (Hauser-Schäublin 1993: 941, trad.). Souvent, un seul organe ou une partie seulement de l’ennemi est consommé, comme il est transmis, par exemple, dans le cycle thébaïne), où Amphiaraos tue le thébain Mélanippos, qu’il apporte alors à Tydée qui ouvre le crâne et puis mange le cerveau (cf. Grimal 2011 [1951]: 31, col. 2). En l’occurrence, un orendisme est à la base, donc l’idée que vous prenez de l’ennemi en le mangeant ou en mangeant une partie de son corps sa force. En fait, Tydée avait déjà été blessé par Mélanippos dans l’abdomen. Le fait de manger des prisonniers est bien connu de nombreux récits de voyage, dans lesquels les nations étrangères afin de légitimer leur propre conquête du pays, ont été généralement dépeints comme des cannibales et ont été stigmatisés. Ce type d’attribution nous est transmis depuis l’antiquité, généralement en relation avec des groupes et des peuples nomades. «Les tribus nomades de la vue géographique de l’antiquité [...] représentaient dans la conscience des Grecs un stade de développement plus ancien» (Baudy 1999: 229). Les sources littéraires représentent que les gens, une fois qu'ils sont devenus agriculteurs, ils ont cessé leur vie pastorale et ils «ont également surmonté l’état inculte de l’allelophagie [manger des membres de leur propre groupe]: Ils ont dédaigné à partir de maintenant de se manger les uns les autres» (ibid: 230; sources mythiques de l’Egypte et de la Grèce à voir à cet égard dans ibid., note 44). Que le nomadisme et le cannibalisme peuvent être misent en rapport du point de vue qui se rapport à l’histoire de la civilisation aussi bien qu’à l’ethnographie, Baudy en le témoigne par le fait que des sources grecques appelaient cannibales des bergers de l’empire du delta du Nil. Comme l’historien Dio Cassius rapporte, des bouviers (bukoloi) costumés tuent lors d’une révolte un centurion romain et ses compagnons. «Le dernier ils le sacrifièrent, ils jurèrent fidélité mutuelle sur ses intestins et en mangèrent» (ibid., trad.). Dans ce cas, nous avons un exemple d’exocannibalisme dans lequel on voulait incorporer la force de l’ennemi. En ce qui concerne le cannibalisme chez les bergers de l’antiquité grecque, dans ce contexte il apparaît d’importance que dans le roman Leucippe et Clitophon d’Achille Tatius (2e siècle de notre ère) des bergers voleurs mangent le foie d’un sacrifice humain, cependant, il fait semblant d’être mort (en fait, c’est le foie d’un animal sacrificiel) (ibid.: 235).

3. Le cannibalisme comme une métaphore du monde imaginaire des contes et légendes

Le cannibalisme peut, en particulier en ce qui concerne les contes, également être compris dans son sens métaphorique ou transposé, qui est déterminé par l’imagination et les craintes de l’homme ou d’une population. Premièrement on peut indiquer le pouvoir, l’exploitation du bien commun de la part des tyrans plein de soi. Deuxièmement, le cannibalisme peut être compris comme une illustration de la violence psychologique et l’intention de vouloir blesser quelqu’un au sein des relations familiales.

II. Le cannibalisme dans les contes et légendes

1. Le cannibalisme dans des situations extrêmes

Quant au cannibalisme dans des situations extrêmes, c’est-à-dire, le cannibalisme de faim, Burwick 2001 atteste pour les contes des frères Grimm que la faim était le sujet de certains contes et que par exemple dans le conte Hänsel et Gretel (KHM, n° 15)*) les deux enfants étaient abandonnés pendant une famine causée par une grande hausse des prix. Par ailleurs, la sorcière de ce conte est dans le domaine de l’ancien droit et de la superstition. Après la conquête des saxons "barbares" et l’expansion du christianisme, Charlemagne prohiba entre 775 et 790 avec rigueur le cannibalisme par un décret qui donnait la peine de mort (cf. Burwick 2001: 243-244). Dans le XVIIe siècle en Allemagne les sorcières étaient persécutées, puisqu’elles avaient la réputation d’être possédées du diable, donc elles étaient condamnées à mort à cause du déterrement d’enfants et de les avoir mangés (cf. ibid.). «Aussi dans les contes les sorcières sont liées au motif du cannibalisme» (ibid., trad.).**)

[...]


*) «Peuckert croit que l’on doit présupposer la culture du néolithique dans le méditerranée orientale comme le berceau de la tradition des contes populaires» (Wehse 1990: 21, trad.). Les contes populaires ont au moins un âge de 4000 ans et peuvent être associés aussi à la culture mégalithique (ibid.: 23). Il y’a deux principales directions de la détermination de l’âge: 1. les contes remontent à la préhistoire et protohistoire, 2. le conte doit être considéré comme une forme tardive de la poésie (cf. Wehse 1990: 26).

**) Les sorcières sont liées déjà dans l’antiquité grecque à l’aspect anthropophage et survécurent dans la tradition orale comme vieille superstition. À la différence de l’exemple mentionné en haut, à cet égard il n’y a pas des renseignements au sujet de la faim. Pour l’Italie méridionale dans les contes populaires il est attesté que les sorcières font main basse sur les entrailles des enfants et qu’elles fourrent la paille dans le trou du corps, une méthode qui nous est transmise dans Apuleios où on utilise une éponge en guise de la paille. Ou alors elles sucent le sang des enfants comme on le faisait autrefois chez la fille du roi latine de nom Proca (cf. Kaden 1880 : 28).

Fin de l'extrait de 14 pages

Résumé des informations

Titre
Le cannibalisme dans les contes et légendes
Cours
Histoire du goût et des comportements alimentaires
Note
15/20
Auteur
Année
2013
Pages
14
N° de catalogue
V230815
ISBN (ebook)
9783656463863
ISBN (Livre)
9783656466062
Taille d'un fichier
556 KB
Langue
Français
Annotations
Citation du texte
Paolo Parisi (Auteur), 2013, Le cannibalisme dans les contes et légendes, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/230815

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