Ethique professionnelle ou comment la philosophie vient au secours du management


Essai, 2012
7 Pages, Note: A+

Extrait

Présentation

Je suis en deuxième année à l’Ecole Supérieure de Commerce de Grenoble et étudie le management. Si j’ai dû faire des choix d’orientation tournés vers l’économie et les sciences (baccalauréat scientifique, classe préparatoire ECS), j’ai néanmoins toujours cultivé une vraie passion pour la philosophie. Mes lectures personnelles m’ont appris à prendre du recul et m’ont enseigné une nouvelle manière d’appréhender la vie, couplée à un désir d’avancer. Je suis convaincue que la philosophie m’aide au quotidien dans mes travaux de groupe et m’aidera également en tant que future manager. En école, nous apprenons à anticiper et analyser le monde dans lequel nous évoluons. Nous sommes formés pour savoir comprendre et gérer la complexité. Nous sommes alors capables de penser autrement. N’est-ce pas finalement le but même de la philosophie ? Ainsi, par ce projet, je désire montrer qu’il est possible de lier philosophie et management et que le climat économique et managérial actuel est propice aux lumières de la réflexion philosophique.

Résumé

En m’interrogeant sur l’environnement qui entoure le monde de l’entreprise aujourd’hui, j’ai pu faire deux constats. D’un côté, nous observons « une crise du management » comme l’appellent les experts, une perte de sens au travail, un manque de reconnaissance et de prise en compte des employés par les dirigeants. D’un autre côté, nous remarquons, en revanche, un effort accru pour intégrer des notions d’éthique professionnelle, de valeurs, de « slow management ». Ainsi, faut-il considérer l’une ou l’autre de ces idées ? Considérant que ces deux approches, combinées, permettraient une évolution managériale en entreprise, par quel moyen les rapprocher ? A travers cet essai, je souhaite montrer en quoi la philosophie peut jouer le rôle de synthèse, en apportant une réflexion sur le management, en replaçant l’homme au cœur de l’entreprise.

Bibliographie

Livres et articles

Les sciences de l’imprécis, Abraham Moles, Élisabeth Rohmer (Seuil, 1998)

Confucius : leçons de management éthique, Gérard Lelarge (Maxima, 2011)

Comment vivre en temps de crise ? Edgar Morin, Patrick Viveret (Bayard, 2010)

Introduction à la philosophie morale, Olivier Massin (Swiss Portal, 2008)

Quand la philosophie entre dans les entreprises, Bernard Guévorts (Consultant Authentis) Manager avec laphilo, EugénieVegleris (Organisation, 2006)

Le slow management, éloge du bien-être au travail, D.Steiler, J.Sadowsky et L.Roche (PUG, 2010) The Social Responsibility of Business is to Increase Its Profits, Milton Friedman (The New York Times Magazine, 1970)

The Reflective Practitioner: How Professionals Think In Action, Donald A. Schön (Ashgate, 1983) Cours surl’éthique de Raffi Duymedjian, professeur à Grenoble Ecole de Management

Sites internet

www.orse.org

www.philosophie-management.com

www.philosophies.tv

www.philolab.fr

www.authentis.be

www.symatop.com

Chaque jour, nous pouvons lire dans la presse les revendications d’employés qui ne se retrouvent plus dans leur emploi, qui perdent pied, qui ne se sentent pas reconnus par leur employeur. L’entreprise oublierait-elle alors ses fondamentaux : les hommes qui la composent ? Si la philosophie est un moyen pour parvenir à redonner de la vitalité au management, comment celle-ci peut-elle s’intégrer en entreprise ? Sous quelle forme l’appliquer ? Quelles sont les limites à prendre en compte ?

Et si le management était en crise ?

Nous sommes dans un contexte économique et social de crise mais au cœur même des entreprises, il existe une crise bien profonde, celle du management. Marx parlait d’aliénation au travail lorsqu’il y avait une perte du sens global, une répétition machinale de gestes et une perte totale de reconnaissance. A l’heure actuelle, les managers ne prennent plus le temps de saluer leurs collaborateurs, de les valoriser et de les écouter. Ces derniers perdent toute envie et valeur de leur travail. L’intensification du travail, le culte de la rentabilité, de la performance et la pression sont à lier aux nombreux drames faisant la une de l’actualité dans des entreprises telles que France Télécom, Renault, ou EDF. Le monde de l’entreprise est aujourd’hui pensé à travers le prisme de l’objectivisation et il existe une confusion nette entre image et chose. Dans son livre Les sciences de l’imprécis. Abraham Moles exprime l’idée selon laquelle nous pensons le monde par la métrologie, en ayant constamment en tête un souci de normalisation. Nous faisons confiance aux chiffres plus qu’à la réflexion qu’ils contiennent. Il apparait alors clairement le « danger de confondre la mesure et la chose, et de croire qu’il suffit de mesurer pour maîtriser, de connaître pourfaire, d’expliquer pour comprendre, en subissant dans cette conquête d’une connaissance, le mirage de la précision. » En entreprise, nous pouvons le lire dans les chartes, dans les objectifs des managers, l’homme n’est plus pensé en tant qu’individu mais en termes de connaissances et de compétences. Cela correspondrait-il alors à une éthique de la performance, de l’argent? Milton Friedman disait lui-même que « la responsabilité sociétale de l’entreprise est d’accroître ses profits ». Si les dirigeants et managers gardent en tête le but même d’une entreprise, il n’en demeure pas moins que le cadre actuel dans lequel évolue le management a basculé. Aujourd’hui, pour avancer dans le monde des affaires, les managers sont prêts à faire passer les chiffres et les objectifs avant le bien-être au travail des employés. Le fait est que la limite entre ce qui est moral et ce qui ne l’est pas, n’est pas définie. En effet, il semble que le résultat passe avant tout, comme le dit la directrice de publicité de l’agence Initiative : « On crée un lien avec les enfants et une fois adultes, on les tient. On m’a demandé est-ce moral ? Tu manipules ces enfants ! J’ai répondu, j’ignore si c’est moral, mais notre rôle à Initiative est de vendre des produits, et si on sait qu’on a vendu en faisant preuve de créativité, par la voie d’un média, alors on a fait notre boulot. » Ici réside une crise du sens du travail. Les individus ne regardent plus dans la même direction : managers et collaborateurs ne se comprennent plus et l’éthique est laissée de côté. Je parle ici d’éthique mise à l’écart comme Florence Noiville peut le dire dans son livre J’ai fait НЕС et je m’en excuse. Sans pour autant considérer que les écoles de commerce et de management pourraient devenir des semblants « d’académies platoniciennes » au sein desquelles l’éthique pourrait primer sur le profit des entreprises, je regrette le fait que ces dernières ne se penchent pas sur le sujet en profondeur. En effet, nous parlons d’éthique dans un sens global, sans pour autant intégrer des notions d’éthique managériale au sein de nos cours de troncs communs.

[...]

Fin de l'extrait de 7 pages

Résumé des informations

Titre
Ethique professionnelle ou comment la philosophie vient au secours du management
Université
Grenoble Ecole de Management  (Unesco - Rotary)
Cours
Competition Unesco
Note
A+
Auteur
Année
2012
Pages
7
N° de catalogue
V285859
ISBN (ebook)
9783656859192
ISBN (Livre)
9783656859208
Taille d'un fichier
412 KB
Langue
Français
mots-clé
ethique
Citation du texte
Lucy Cheramy (Auteur), 2012, Ethique professionnelle ou comment la philosophie vient au secours du management, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/285859

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