La bataille des langues en Belgique


Thèse Scolaire, 2014
19 Pages, Note: 1,0

Extrait

Table des matières

1 Préface : La francophonie une communauté forte

2 La question communautaire en Belgique
2.1 Démembrement actuel de la Belgique et langues parlées
2.1.1 La Flandre
2.1.2 La Wallonie
2.1.3 La région de Bruxelles-Capitale
2.1.4 La région germanophone en Belgique
2.2 L´histoire de la Belgique : développement du conflit linguistique
2.2.1 Le premier État belge
2.2.2 L’annexion de la Belgique par la France en 1794
2.2.3 Le Congrès de Vienne : l’affiliation obligatoire de la Belgique aux Pays-Bas
2.2.4 La révolution belge
2.2.5 Le mouvement flamand

3. Conclusion: regard sur l´avenir de la Belgique

4. La littérature critique

La bataille des langues en Belgique

1 Préface : La francophonie une communauté forte

La francophonie désigne l'ensemble des personnes et des institutions qui utilisent le français comme langue maternelle, langue d'usage, langue administrative, langue d'enseignement ou langue choisie.1 Le terme francophonie apparait pour la première fois vers 1880, lorsqu’un géographe français, Onésime Reclus, l’utilise pour désigner l’ensemble des personnes et des pays parlant le français2. Selon le dernier rapport en date de l’Observatoire de la langue française, publié en 2010, il y aurait aujourd’hui 220 millions de locuteurs répartis sur les cinq continents.3

La Francophonie incarne l’esprit de la révolution française de 1789 : l´égalité, la liberté et la fraternité sont des mots-clés pour la francophonie. La francophonie décrit une communauté, qui, face à l’hégémonie de l’anglais, défend la langue française et les cultures qu’elle représente. Avec la France comme point de départ et métropole, la francophonie donne la langue et culture française plus importance dans la monde entière.4 L’organisation internationale de la francophonie (OIF) a été créée en 1970. Elle a pour objectifs la promotion de la langue française et de la diversité culturelle et linguistique mais aussi la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l’Homme. En outre, elle se donne pour mission d’appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche et de développer la coopération au service du développement durable.5 Tous les deux ans, les chefs d’État ou de gouvernement des pays membres se réunissent pour un Sommet. Le Sommet de la Francophonie est l’instance suprême de la Francophonie. Il définit les orientations de la Francophonie afin d’assurer son rayonnement dans le monde. Il adopte toute résolution jugée nécessaire à son bon fonctionnement et à la réalisation de ses objectifs. De surcroit, il élit le Secrétaire général de la Francophonie, (actuellement Abdou Diouf).6

Si les institutions de la Francophonie sont puissantes et que beaucoup s’engagent pour atteindre les objectifs fixés par l’OIF, il n’en reste pas moins que dans certains pays la place du français est objet de vastes polémiques. Ainsi en est-il de la Belgique où les tensions entre Wallons et Flamands sont importantes. Alfred Minke a écrit : « La Belgique est une formation artificielle »7. Cela signifie que la Belgique se présente comme un État, alors qu’en réalité le pays est divisé depuis longtemps. Dans le guide de Baedeker de 1890 déjà, on déconseillait de visiter la Belgique à cause des tensions entre les groupes ethniques. 124 ans plus tard, le pays existe toujours, mais les dissensions entre les Flamands et les Wallons aussi. Le conflit linguistique est un sujet complexe et il faut regarder loin en arrière dans l’histoire pour comprendre la situation et l’origine des tensions. En effet, ces tensions sont liées à des événements historiques précis.8

2 La question communautaire en Belgique

La question communautaire en Belgique est étroitement liée à la situation linguistique du pays et aux tensions entre les habitants qui parlent le néerlandais et ceux qui parlent le français.9 Ce conflit existe depuis la fin du 18èmesiècle.10 Il est né de différences culturelles et politiques et a atteint son apogée au 20ème siècle.11 Aujourd’hui, la Belgique a trois langues officielles dont l'implantation est très territorialisée.12

2.1 Démembrement actuel de la Belgique et langues parlées

On ne peut affirmer que la Belgique est un pays uni, dans la mesure où il n’y a ni langue ni culture communes unissant les citoyens. Ainsi, les étrangers se posent la question de l'identité réelle de la Belgique. Il faut dire que la situation de la Belgique est complexe puisqu’elle comprend trois communautés: la communauté germanophone, la communauté flamande et la communauté française. En outre, elle est divisée en quatre régions linguistiques: la région de langue allemande, la région de langue française, la région de langue néerlandaise et la région bilingue de Bruxelles-Capitale.13

2.1.1 La Flandre

La région flamande est située dans le nord de la Belgique. Elle a une superficie d'environ 13 522 kilomètres carrés et compte 6,1 millions d´habitants, ce qui correspond à 59% de la population belge.14 La langue officielle et la langue écrite couramment utilisée en Flandre est le néerlandais standard. Ce néerlandais belge est légèrement différent de la langue utilisée aux Pays-Bas. Toutefois, les Flamands parlent principalement des variantes dialectales, et l’on distingue le flamand occidental, le flamand oriental, le brabançon et le limbourgeois.15 Anvers, Gand, Bruges et Louvain sont les villes plus importantes en Flandre.16

2.1.2 La Wallonie

La région wallonne regroupe géographiquement la moitié sud de la Belgique. Elle a une superficie de 16 845 kilomètres carrés et compte 3,4 millions d´habitants, ce qui correspond à environ 30% de la population belge.17 Le dialecte le plus important en Wallonie est le wallon, qui est une langue d’oïl, donc apparentée au français. Certains linguistes le considèrent comme une langue indépendante, mais la langue officielle de la région wallonne est français.18 La capitale est Namur, la plus grande ville est Charleroi et le centre culturel et économique actuel est Liège. Parmi les autres villes importantes, on peut citer Mons et Tournai.19

2.1.3 La région de Bruxelles-Capitale

La région de Bruxelles capitale est sur le ​​territoire flamand. Elle a une superficie de 161 kilomètres carrés avec une population d´un million d´habitants20, qui vivent dans 19 communautés dans et autour de Bruxelles. Les Bruxellois représentent donc 10% de la population belge. Bruxelles est bilingue, ce qui signifie que la population parle le français ou le néerlandais. Cependant le français domine21.

2.1.4 La région germanophone en Belgique

La région germanophone de Belgique comprend neuf communautés sur la frontière belgo-allemande, qui appartiennent toutes à la région wallonne.

22

Le territoire de la communauté germanophone est bordé au nord par la frontière tripartite Allemagne-Belgique-Pays-Bas et à l'est par l'Allemagne et le Luxembourg. Au sud et à l´ouest se trouve le territoire de la communauté française de Belgique.23 Du point de vue de la population, avec un peu plus de 74 000 habitants, c'est la plus petite des trois communautés en Belgique. Mais du point de vue territorial, avec une superficie de 854 kilomètres carrés, elle est plus vaste que la région de Bruxelles-Capitale. Les germanophones représentent moins de 1% de la population belge. La langue officielle est l´allemand. Les villes les plus importantes sont Eupen et Saint-Vith.24

2.2 L´histoire de la Belgique : développement du conflit linguistique

Depuis que l'État belge a été fondé en 1830, la communauté flamande et la communauté wallone, qui sont complètement différentes se trouvent face à face et peinent à fonder un État unitaire commun. En raison des différences idéologiques, linguistiques et culturelles, on définit la fusion entre les Flamands néerlandophones et les Wallons francophones comme un artefact pur. Les tensions entre Wallons et Flamands ne sont pas seulement dues aux différences linguistiques, mais aussi aux événements et aux choix politiques, ainsi qu’aux différences culturelles.25 Pour bien le comprendre, il convient de s’intéresser aux événements survenus depuis 1790, en effet, c’est à ce moment-là que l'histoire de la Belgique réunie commence.

2.2.1 Le premier État belge

A partir de1714, la Belgique fait partie des Pays-Bas autrichiens, qui comprennent le territoire de l'actuelle Belgique et le Luxembourg26. En 1764, Joseph II (1741-1790) devient empereur des Pays-Bas autrichiens. Il tente alors de réduire l'influence de la noblesse et du clergé et réussit, par exemple, à abolir le servage des paysans. Il entreprend également une série de réformes de grande envergure. Dans le domaine de la justice, de la médecine, de l'administration et de la politique religieuse, mais aussi dans le domaine du théâtre et particulièrement du théâtre musical, il a une influence positive, qui continue en partie pendant une longue période27. Mais les habitants du pays renâclent massivement devant les réformes centralistes et absolutistes de l'empereur Joseph II. Cette résistance aboutit en 1789 à la Révolution brabançonne, un mouvement qui prétend maintenir l'ordre social et le défendre contre Joseph II et son despotisme éclairé. Dans ce contexte, les provinces des Pays-Bas autrichiens développent un fort sentiment d'appartenance, qui culmine dans la première création d'un État belge, les États belgiques unis, le 11 Janvier 1790.28 Le frère et successeur de Joseph, Léopold II réussit à arrêter les émeutes, mais pas à surmonter les contradictions qui existent à l'époque entre la Flandre néerlandophone au nord et les Wallons francophones dans le sud.

2.2.2 L’annexion de la Belgique par la France en 1794

L’année 1794 marque un tournant : la France parvient en effet à occuper les Pays-Bas autrichiens et donc la Belgique d’aujourd’hui. En 1795, la Belgique est annexée à la France, une situation qui durera dix-neuf ans. A cette époque, on assiste à une modernisation de la vie publique en Belgique : ainsi, les anciennes unités politiques sont supprimées tandis que le système scolaire est dominé par le modèle français.29 Dans les écoles, on parle français, parce que c'est la langue des dirigeants et de la noblesse. Le néerlandais perd encore de son prestige et devient la langue des couches inférieures de la société.30 La Belgique étant française, le choix entre le français et le néerlandais ne se pose plus.

2.2.3 Le Congrès de Vienne : l’affiliation obligatoire de la Belgique aux Pays-Bas

Lors du Congrès de Vienne en 1815, on décide que la Belgique et les Pays-Bas doivent être réunis au sein d’un «Royaume uni des Pays-Bas ». Dans cette confédération, les députés belges conservent cependant de petits pouvoirs. Le souverain Guillaume Ier exerce un pouvoir autocratique et est peu ouvert aux valeurs libérales. Il s'attire les foudres des libertaires, car il limite fortement les libertés individuelles, et notamment la liberté de la presse.31 En outre, le roi Guillaume Ier prend parti pour la langue néerlandaise, ce qui provoque des résistances. Non seulement, la Wallonie veut conserver le français, mais c’est le cas aussi de la noblesse de Flandre. Ainsi, tandis que la couche supérieure de la société qui parle le français ne veut pas accepter la prédominance néerlandaise, les couches inférieures dénoncent la politique de Guillaume Ier.32 Finalement, les Wallons comme les Flamands s’opposent à l´affiliation obligatoire.33

2.2.4 La révolution belge

En raison du rejet commun du roi Guillaume Ier et des soulèvements contre lui, la bourgeoisie belge fait, dans un premier temps, front commun. Une certaine communauté politique voit alors le jour, ce qui sera déterminant pour la création d’une nation belge. La population belge veut être libre d'influences néerlandaises. Prenant exemple sur la Révolution de juillet à Paris, la Révolution belge éclate le 25 août 1830. Le 25 septembre 1830, un gouvernement provisoire belge est créé et l'indépendance de la Belgique est proclamée le 4 octobre 1830.34

2.2.4.1 La référence à la France

La référence à la France est en « quelque sorte une anomalie congénitale de la Belgique ».35 D’une part, la révolution belge prend pour modèle la Révolution française. D'autre part, les élections de 1830 témoignent de la faveur accordée à la langue française. Les premières élections du Congrès national belge ont lieu le 3 novembre 1830. Toutefois, seuls les censitaires et capacitaires ont le droit de voter, ce qui constitue 1% de la population. On peut dire que la nation belge de 1830 se limite en réalité à la population mâle et francophone : en effet, le français est la langue de la noblesse, c’est à dire de cette classe sociale qui constitue la majeure partie des électeurs. Autant dire qu’il y a là un fort potentiel de conflit36. Après la fondation de l'État, la « langue de la noblesse »est finalement désignée comme langue officielle. Cette décision avantage évidemment les Wallons et contribue à faire naître un sentiment d’hostilité chez les Flamands. I 37

2.2.4.2 Grandes différences sociales

A cause de la faveur accordée à la langue des couches supérieures de la société, un certain nombre de problèmes de communication entre la population et les instances étatiques se posent.38 En effet, les citoyens néerlandophones ne peuvent pas participer au processus politique, ni à la vie active. Leur accès à l’information est également plus difficile. Le prestige social de la classe supérieure s’accentue alors, n’étant plus seulement lié à la langue, mais aussi à la puissance économique. Peu à peu, l’écart entre les classes sociales s’aggrave en même temps que les relations entre Wallons et Flamands se détériorent. Le problème de la langue est donc, en même temps, un problème social.39

2.2.4.3 Le catholicisme contre le libéralisme

On peut considérer que la religion joue également un rôle dans les tensions entre Flamands et Wallons au cours du 19e siècle. Alors que la Wallonie s’est rapidement sécularisée, estimant que l'influence de l'Église était trop importante pour l'évolution de la société, la Flandre est restée dans une forte dépendance à l'Église.40 Le point litigieux principal est le système scolaire: les libéraux appellent à la mise en place d'un système scolaire parallèle et ne veulent plus que le système éducatif soit dominé par l'Église41. L´histoire appelle cet événement « la première guerre scolaire ». En 1879 le ministère belge crée une loi pour constater la dominante influence du gouvernement sur le système scolaire42. Dans ce conflit, la question linguistique n’est pas au premier plan, dans la mesure où les cours doivent dans les deux cas être dispensés en français, qui est encore la seule langue officielle.43 Néanmoins, les tensions affectent négativement les espoirs de paix en Belgique. Le conflit se poursuit jusqu’au 20esiècle.44

[...]


1 Voir: Fischer, W./ Le Plouhinec, A., Mots et contexte, Thematischer Oberstufenwortschatz Französisch, Ernst Klett Verlag, Stuttgart 2011, p. 198

2 Voir: Kolboom, I., Frankophonie: Der lange Weg eines Begriffs zur politischen Bewegung (1880-1998), dans: Kolboom, I./ Rill, B., Frankophonie- nationale und internationale Dimensionen, Hans- Seidel- Stiftung e.V., München 2002, p. 21

3 Voir: Organisation international de la francophonie (Hg.), Qu´est-ce que la francophonie, dans: http://www.francophonie.org/-Qu-est-ce-que-la-Francophonie-.html, du 09.09.2014

4 Voir: Kolboom, I., Frankophonie: Der lange Weg eines Begriffs zur politischen Bewegung (1880-1998), dans: Kolboom, I./ Rill, B., Frankophonie- nationale und internationale Dimensionen, Hans- Seidel- Stiftung e.V., München 2002, p. 22

5 Voir: Organisation international de la francophonie (Hg.), Qu´est-ce que la francophonie, dans: http://www.francophonie.org/-Qu-est-ce-que-la-Francophonie-.html, du 09.09.2014

6 Voir: Organisation internationale de la francophonie (Hg.), Qu´est-ce que la francophonie ?, dans: http://www.francophonie.org/Le-Sommet.html, du 09.09.2014

7 Voir: Minke, A., Flamen und Wallonen- Zerreißprobe für Belgien?, dans: Kolboom, I./ Rill, B., Frankophonie- nationale und internationale Dimensionen, Hans- Seidel- Stiftung e.V., München 2002, p. 77

8 Voir: ibid.

9 Voir : Sparrer, P., Brüssel, Sprachenstreit und Kulturkampf, Michael Müller Verlag GmbH, Erlangen 2011, p. 25

10 Voir: Minke, A., Flamen und Wallonen- Zerreißprobe für Belgien?, dans: Kolboom, I./ Rill, B., Frankophonie- nationale und internationale Dimensionen, Hans- Seidel- Stiftung e.V., München 2002, p. 77

11 Voir: Bündnis 90/Die Grünen (Franke, C.),Der flämisch-wallonische Konflikt und die Lösung über den europäischen Weg, dans: http://christian-franke.org/belgien-der-flamisch-wallonische-konflikt/2/, du 07.10.2014

12 Voir: Eisenschmid, R., Brüssel, Karl Baedecker Verlag, Ostfildern 2010, p.21

13 Voir: Ibid

14 Voir : Ballin, S., Bruckmayer, B., Durchholz, M., Floure, A., Herr, S., Herzberg, B., Lenz, H., Horizons, Ernst Klett Verlag, Leipzig, 2012, p. 78

15 Voir : Sueddeutsche.de, Flandern, dans: http://www.sueddeutsche.de/thema/Flandern, du 11.10.2014

16 Voir : Ballin, S., Bruckmayer, B., Durchholz, M., Floure, A., Herr, S., Herzberg, B., Lenz, H., Horizons, Ernst Klett Verlag, Leipzig, 2012, p. 78

17 Voir: Ibid

18 Voir: Sochorek (Sochorek, R.), Wallonisch-ein französischer Dialekt ?, dans: http://www.sochorek.cz/de/pr/blog/1137530770-wallonisch-ein-franzosischer-dialekt.htm, du 11.10.2014

19 Voir: Belgien Tourismus (Hg.), Städte in Südbelgien, dans: http://www.belgien-tourismus.de/contenus/stadte-in-sudbelgien/de/4985.html, du 10.10.2014

20 Voir: Sochorek (Sochorek, R.), Wallonisch-ein französischer Dialekt ?, dans: http://www.sochorek.cz/de/pr/blog/1137530770-wallonisch-ein-franzosischer-dialekt.htm, du 11.10.2014

21 Voir: Eisenschmid, R., Brüssel, Karl Baedecker Verlag, Ostfildern 2010, p.17

22 Voir :La Communauté germanophone de Belgique (Hg.), Carte de la communauté germanophone, dans : http://www.axl.cefan.ulaval.ca/europe/belgique_cartegermanophone.htm, du 11.10.2014

23 Voir: Michael, T., Diercke Weltatlas, Westermann Druck, Braunschweig, 2002, p. 68

24 Voir: Flaggenlexikon (Hrg.), Deutschsprachige Gemeinschaft in Belgien, dans: http://www.flaggenlexikon.de/fbelgd.htm#Zahlen, du 11.10.2014

25 Voir: Süßenbach, D., Der Flämisch-wallonische Konflikt: Ausschließlich ein Sprachenstreit?, Grin Verlag GmbH, Norderstedt, 2007, p. 3

26 Voir: Minke, A., Flamen und Wallonen- Zerreißprobe für Belgien?, dans: Kolboom, I./ Rill, B., Frankophonie- nationale und internationale Dimensionen, Hans- Seidel- Stiftung e.V., München 2002, p. 78

27 Voir: Die Welt der Habsburger (Hrg.), Joseph II., dans: http://www.habsburger.net/de/personen/habsburger-herrscher/joseph-ii, du 12.10.2014

28 Voir: Wissen.de, Januar 1790- Brabant, dans: http://www.wissen.de/brabant-januar-1790, du 12.10.2014

29 Voir: Minke, A., Flamen und Wallonen- Zerreißprobe für Belgien?, dans: Kolboom, I./ Rill, B., Frankophonie- nationale und internationale Dimensionen, Hans- Seidel- Stiftung e.V., München 2002, p. 78

30 Voir: Eisenschmid, R., Brüssel, Karl Baedecker Verlag, Ostfildern 2010, p.20

31 Voir: Süßenbach, D., Der Flämisch-wallonische Konflikt: Ausschließlich ein Sprachenstreit?, Grin Verlag GmbH, Norderstedt, 2007, p. 4

32 Voir: Krämer, P., Der innere Konflikt in Begien: Sprache und Politik,Verlag Dr. Müller, Saarbrücken, 2010, p. 23

33 Voir : Sparrer, P., Brüssel, Sprachenstreit und Kulturkampf, Michael Müller Verlag GmbH, Erlangen 2011, p. 25

34 Voir: Süßenbach, D., Der Flämisch-wallonische Konflikt: Ausschließlich ein Sprachenstreit?, Grin Verlag GmbH, Norderstedt, 2007, p. 4

35 Eisenschmid, R., Brüssel, Karl Baedecker Verlag, Ostfildern 2010, p. 20

36 Voir: Süßenbach, D., Der Flämisch-wallonische Konflikt: Ausschließlich ein Sprachenstreit?, Grin Verlag GmbH, Norderstedt, 2007, p. 4

37 Voir: Eisenschmid, R., Brüssel, Karl Baedecker Verlag, Ostfildern 2010, p. 20

38 Voir: Minke, A., Flamen und Wallonen- Zerreißprobe für Belgien?, dans: Kolboom, I./ Rill, B., Frankophonie- nationale und internationale Dimensionen, Hans- Seidel- Stiftung e.V., München 2002, p. 80

39 Voir: Krämer, P., Der innere Konflikt in Begien: Sprache und Politik,Verlag Dr. Müller, Saarbrücken, 2010, p. 12

40 Voir: Süßenbach, D., Der Flämisch-wallonische Konflikt: Ausschließlich ein Sprachenstreit?, Grin Verlag GmbH, Norderstedt, 2007, p. 8

41 Voir: Krämer, P., Der innere Konflikt in Begien: Sprache und Politik,Verlag Dr. Müller, Saarbrücken, 2010, p. 26

42 Voir: Le vif.be L´Express, Un oeil belge sur le conclave - Lorsque la guerre scolaire belge avait coupé le contact avec le Saint Siège, dans : http://www.levif.be/actualite/un-oeil-belge-sur-le-conclave-lorsque-la-guerre-scolaire-belge-avait-coupe-le-contact-avec-le-saint-siege/article-normal-143107.html, accès du 01.11.2014

43 Voir: Krämer, P., Der innere Konflikt in Begien: Sprache und Politik,Verlag Dr. Müller, Saarbrücken, 2010, p. 26

44 Voir: Krämer, P., Der innere Konflikt in Begien: Sprache und Politik,Verlag Dr. Müller, Saarbrücken, 2010, p. 26

Fin de l'extrait de 19 pages

Résumé des informations

Titre
La bataille des langues en Belgique
Université
Maria-Ward-Schule Aschaffenburg  (Gymnasium)
Cours
W-Seminar "La francophonie"
Note
1,0
Auteur
Année
2014
Pages
19
N° de catalogue
V289185
ISBN (ebook)
9783656894643
ISBN (Livre)
9783656894650
Taille d'un fichier
527 KB
Langue
Français
Annotations
Note in Punkten: 14,0
mots-clé
Sprachenstreit Belgien, bataille des langues en belgique, Belgien Geschichte, l´Histoire de la Belgique
Citation du texte
Tina Müller (Auteur), 2014, La bataille des langues en Belgique, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/289185

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