Victor Hugo's "Notre Dame de Paris". Le personnage d’Esméralda et le concept du sublime


Dossier / Travail, 2015

8 Pages, Note: 2,0


Extrait

I. Table des matières

1. Introduction

2. La Esméralda – personnage sublime?
2.1 Le personnage d‘Esméralda
2.2 Le concept du sublime
2.3 Adaptation de la théorie pour le roman historique

3. Conclusion

II. Bibliographie

1. Introduction

‹‹C’eût été partout un spectacle touchant que cette belle fille, fraîche, pure, charmante, et si faible en même temps, ainsi pieusement accourue au secours de tant de misère, de difformité et de méchanceté. Sur un pilori, ce spectacle était sublime.››[1]

Le devoir suivant analyse le roman historique Notre Dame de Paris en ce qui concerne le personnage d’Esméralda et le concept du sublime développé par Victor Hugo.

Premièrement, la bohémienne qui joue un rôle principal dans le livre doit être présentée. À ce sujet on se réfère à la scène de l’Esméralda dansant sur la place de Grève mettant l’accent sur le contenu, le style, l’atmosphère et l’effet qu’elle a aux spectateurs. Deuxièmement, ce devoir présente le concept du sublime, exposé dans la Préface de Cromwell, et analyse, en quelle manière Hugo présente Esméralda comme sublime. Le dernier chapitre s’occupe de l’adaptation de la théorie, développé pour le théâtre, pour le roman historique.

2. La Esméralda – personnage sublime?

2.1 Le personnage d‘Esméralda

Victor Hugo présente le personnage de la bohémienne Esméralda dansant sur la place de Grève entourée d’une foule. Le poète Pierre Gringoire l‘ y voit pour la première fois et la décrit en détail.[2]

Pour la description de l’apparence d’Esméralda, l’auteur emploie une anaphore de sorte qu’il commence chaque phrase par le mot ‹‹elle››.[3] D’abord, il aborde qu’elle semble plus grande qu’elle est vraiment, car elle a une taille fine. De plus, Gringoire pense qu‘elle a la peau brune et des cheveux noirs grâce à son origine andalouse. L’auteur ajoute qu’Esméralda est ‹‹une folle jeune fille de seize ans››[4]. Selon le poète, qui l’observe, les yeux noirs de la fille jettent des éclairs et elle danse joliment aux pieds légers. C’est la raison pour laquelle Gringoire la compare à une nymphe ou bien une déesse.[5] Ici, l’auteur utilise un climax pour satisfaire à sa beauté. Comme degré de comparaison plus haut, il l’appelle même ‹‹une surnaturelle créature››, jusqu’à ce moment où le poète remarque qu’elle est une bohémienne. En ce moment-là, il dit que ‹‹toute illusion avait disparu››.[6] Cette expression marque le statut de l’Esméralda et toutes les bohémiennes dans la société au Moyen Âge.

L’ambiance sur la place de Grève est premièrement très joyeuse, parce que tout le monde est captivé par la vue de la bohémienne dansant, chantant et présentant l’astuce de sa chèvre. Le lecteur gagne l’impression que le peuple aime bien le spectacle, puisqu’on ‹‹applaudit avec l‘amour››.[7] Tout le monde est ravi par la beauté de la danse et le chant. Même Gringoire, qui veut partir quand il remarque qu’elle est une bohémienne, est touché par le chant d’Esméralda. Pour cela l’auteur la décrit en utilisant beaucoup d’adjectifs :

‹‹Il en était de sa voix comme de sa danse, comme de sa beauté. C’était indéfinissable et charmant; quelque chose de pur, de sonore, d’ aérien, d’ ailé, pour ainsi dire.››[8] [Mise en relief par l’auteur]

L’atmosphère de la scène change soudain quand le prêtre commence à accuser Esméralda de la sorcellerie. En regardant la jeune fille, Claude Frollo est pris par une rêverie sombre et passionnée.[9] Pour tuer cette passion dans l’œuf, il essaye à interrompre le spectacle. Par ailleurs, les exclamations méchantes de la recluse de la Tour-Roland dérangent la bohémienne dans sa présentation. En conséquence, quelques-uns des spectateurs commencent à être favorables aux accusations et l’enthousiasme fait basculer en agression.[10]

Il faut ajouter que Victor Hugo représente le personnage d’Esméralda d’un côté comme une fille chaleureuse, car elle apporte de l’eau à Quasimodo.[11] De l’autre côté il met l’accent sur sa naϊveté et sa crédulité, parce que la bohémienne reste tombée amoureuse de Phöbus jusqu’à la fin.[12]

En résumé, la plupart du temps Esméralda est présentée comme un ange sublime dans le livre.

2.2 Le concept du sublime

Dans sa préface pour Cromwell, Victor Hugo qui était un auteur romantique explique son renouvellement du drame classique.[13] À cause d’une découverte religieuse, Hugo est d’avis que l’homme est composé de deux êtres, ainsi il croise aussi les deux types, le sublime et le grotesque, dans le drame, comme dans la vie réelle. Selon Hugo, cette bipartition existe dans chacun d’entre nous. Autrement dit, il y a une part éthéré et immortel et une part charnel et périssable.[14]

Dans Notre Dame de Paris Hugo présente le grotesque sous les traits de Quasimodo, qui est décrit laid et difformé.[15] Le personnage d’Esméralda, par contre, représente le sublime personnifiée: ‹‹ […] le sublime représentera l’âme telle qu’elle est, épurée par la morale chrétienne […] ››.[16] Cette perfection du sublime est encore renforcé par l’apparence monstrueuse du grotesque: ‹‹ […] le contact du difforme a donné au sublime moderne quelque chose de plus pur, de plus grand, de plus sublime enfin que le beau antique; […] ››.[17]

D’un côté, il est évident que l’auteur constitue la bohémienne comme sublime, parce qu’il utilise des mots comme ‹‹surnaturelle›› et ‹‹éblouissante›› pour la décrire. La citation plus haute montre très clairement que Victor Hugo utilise les mêmes mots pour représenter Esméralda qu’il écrit dans la préface de Cromwell [18] , telles que ‹‹pur›› et ‹‹beau››.[19] Ajouté à cela, il semble qu’Esméralda soit crédule, puisqu’elle est abstinente[20] et chaleureuse[21].

[...]


[1] Voir Victor Hugo: Notre Dame de Paris. Édition revue et augmentée par Gabrielle Chamarat. Paris: Pocket ²2013, p. 287.

[2] Voir Victor Hugo (2013), p.94.

[3] Victor Hugo (2013), p.94.

[4] Victor Hugo (2013), p.95.

[5] Voir Victor Hugo (2013), p.94.

[6] Voir Victor Hugo (2013), p.94.

[7] Voir Victor Hugo (2013), p.95.

[8] Victor Hugo (2013), p.98.

[9] Voir Victor Hugo (2013), p.95.

[10] Voir Victor Hugo (2013), p.97-99.

[11] Voir Victor Hugo (2013), p. 286.

[12] Voir Victor Hugo (2013), p.571.

[13] En ce qui concerne le genre, il préfère un mélange de comédie et tragédie. Pour cela, il combine aussi des termes grotesques et sublimes dans ses pièces.

[14] Voir Victor Hugo (2009), p.39.

[15] Voir Victor Hugo (2013), p.77.

[16] Gabrielle Chamarat: „Au fil du texte“ in: Victor Hugo Notre Dame de Paris (2013), p.XV.

[17] Gabrielle Chamarat: „Au fil du texte“ in: Victor Hugo Notre Dame de Paris (2013), p.XIV.

[18] Voir Gabrielle Chamarat: „Au fil du texte“ in: Victor Hugo Notre Dame de Paris (2013), p.XIV.

[19] Voir Victor Hugo (2013), p.98.

[20] Voir Victor Hugo (2013), p.356.

[21] Voir Victor Hugo (2013), p. 286.

Fin de l'extrait de 8 pages

Résumé des informations

Titre
Victor Hugo's "Notre Dame de Paris". Le personnage d’Esméralda et le concept du sublime
Université
Christian-Albrechts-University of Kiel
Note
2,0
Auteur
Année
2015
Pages
8
N° de catalogue
V303222
ISBN (ebook)
9783668018891
ISBN (Livre)
9783668018907
Taille d'un fichier
470 KB
Langue
Français
mots-clé
Notre Dame, Paris, sublime, Esméralda, Victor Hugo
Citation du texte
Valerie Till (Auteur), 2015, Victor Hugo's "Notre Dame de Paris". Le personnage d’Esméralda et le concept du sublime, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/303222

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