La libertine Mme de Merteuil dans "Les liaisons dangereuses"


Dossier / Travail, 2004
13 Pages, Note: 2,0

Extrait

Table des matières

1. Introduction

2. Le Libertinage – des définitions
2. 1. Généralités
2. 2. Oliver Blanc; « Liebe, Spiel und Guillotine »
2. 3. Denis Diderot; « Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers »
2.4. Antoine Furetière; « Dictionnaire universel »

3. Mme de Merteuil
3. 1. L` invention de soi – même
3. 1. 1. L` éducation de soi – même
3. 1. 2. Les expériences de la Marquise et le pacte libertin
3. 2. La découverte de soi – même ?
3. 2. 1. Le miroir – être et paraître
3. 2. 2. vaincre ou périr

4. Conclusion

5. Bibliographie

1. Introduction

La publication anonyme du roman épistolaire Les liaisons dangereuses en 1782 fit un scandale dans une société, qui était, en ces temps-là, dominée par le conformisme et la pruderie avant tout dans la noblesse. Le roman présente une analyse précise et satirique de cette société décadente et de l`usage à la cour à la veille de la Révolution Française. Le chef-d`œuvre de Choderlos de Laclos (1741 – 1803), qui est issu d`une famille de petite noblesse, démontre l`ambiguïté de Laclos. D`un côté, il était officier de carrière ainsi qu`un bon époux et père, mais de l`autre côté, il était l`auteur d`un roman si brûlant. Il place son ouvrage dans la continuation de la Nouvelle Héloïse de Rousseau dont il cite la préface: « J`ai vu les mœurs de ce siècle et j`ai publié ces lettres ». Avec sa façon satirique de voir les choses, Laclos a créé un roman classique sur le côté sombre des humains. L`œuvre découvre à l`aide des personnages principaux nobles, la Marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont, les machinations des libertins, séducteurs sans scrupules, et le comportement sexuel répandu dans de grandes parties de la noblesse. Dans une société qui suppose que tout le comportement humain est le résultat de la logique et suit ses lois, les libertins systématisent leurs intrigues et l`art de la séduction pour en tirer profit. Comme ils étaient des « scientifiques » de l`érotisme, ils font des expériences psychologiques. Le roman, qui se forme dans un courant antirationnel à la fin du XVIII ème siècle, élabore l`image cynique d`une raison instrumentalisée.

Les 175 lettres du roman révèlent au lecteur avant tout le faux jeu de la marquise. En conséquence, l`analyse suivante démontrera le personnage de Mme de Merteuil, une Libertine par conviction, qui emploie avec perfection l`attitude de l`« être et du paraître ». Nous verrons comment elle s`est créée elle-même en agissant sans scrupules.

2. Le Libertinage – des définitions

2. 1. Généralités

Au cour du XVIII ème siècle, la société commence de s`occuper de plus en plus de la femme et de son caractère. Avant, on la considérait et on la traitait comme un enfant; alors au début de la reconnaissance, son souhait d`être responsable de ses actes et égale en droits commence à augmenter.

Les femmes libertines se distinguent non seulement par le fait qu`elles ont des liaisons extraconjugales. Elles se créént une propre manière d`activité « professionnelle ». Pour la plus grande partie, elles gagnent leur argent avec la galanterie, une forme élevée de la prostitution. D`autres se font entretenir par un riche amant ou épousent un homme riche et déjà vieux, afin d`avoir la possibilité de vivre sans souci. Naturellement, la femme libertine était aussi libertine au sens original du mot. Elle disponse donc librement de son corps, de son esprit et de son cœur. Ainsi, il est tout à fait habituel, qu`une femme se marie pour des raisons financières, mais qu`elle a en plus un ou plusieurs amants.

« Nach den Précieuses, die noch der männlichen Autorität unterworfen waren, kamen Frauen, die sich in der Liebe keinerlei Vorschriften machen ließen. Die Macht des Königs und des Ehemanns ist nicht mehr so absolut, wie man es gerne hinstellt. König und Ehemann konnten ihre Wertvorstellung nicht mehr den Frauen aufzwingen, sondern müssen sich damit abfinden, dass die Frauen ihre eigenen Vorstellungen haben. »[1]

Cette manière de vivre reste, dans ces temps-là, réservée à la noblesse et à la bourgeoisie élévée.

2. 2. Oliver Blanc

Oliver Blanc définit comme suit le terme Libertinage:

« Das Wort Libertinage ist, so wie es in der Literatur und Presse am Ende des 18. Jahrhunderts gebraucht wird, vieldeutig. Vom Lateinischen libertinus, freigelassen, abgeleitet, erfuhr es eine Reihe von Veränderungen und Erweiterungen, um schließlich im Laufe des 17. Jahrhunderts eine mehr philosophische als religiöse Haltung zu bezeichnen, teils noch dem skeptischen Geist des 16., teils schon dem philosophischen des 18. verhaftet. Im Namen der Gedankenfreiheit beanspruchten die Libertins das Recht auf Ungläubigkeit. Unter Ludwig XIV hatte das Wort in der Literatur und im Theater dann bereits erotische Konnotationen, wie sie im Hauptwerk der libertinen Literatur, in Choderlos de Laclos` Roman „ Les liaisons dangereuses “ ihren vorbildlichen Ausdruck fanden. Von da an scheint Libertinage eindeutig Liebesverhältnisse außerhalb der Ehe zu bezeichnen.[2]

2. 3. Diderot

Selon Diderot, « LIBERTINAGE, s. m. (Mor.) c`est l`habitude de céder à l`instinct qui nous porte aux plaisirs des sens; il ne respecte pas les mœrs, mais il n`affecte pas de les braver; il est sans délicatesse, & n`est justifié de ses choix que par son inconstance; il tient le milieu entre la volupté et la débauche; quand il est l`effet de l`âge ou du tempérament, il n`exclud ni les talens ni un beau caractere [...]. Quand le libertinage tient à l`esprit, quand on cherche plus des besoins que des plaisirs, l`ame est nécessairement sans goût pour le beau, le grand & l`honnête. [...] »[3]

2. 4. Antoine Furetière

Libertinage: Vie ou conduite libertine. Le Libertinage des femmes est grand dans ce siècle, pour dire, leur coqueterie. [...]

Pour définir le terme « Libertin », il distingue entre les femmes et les hommes:

Libertin, ine: Qui ne veut pas s`assujettir aux loix, aux regles de bien vivre, à la discipline d`une Monastere. [...] Une fille est libertine, quand elle ne veut pas obeїr à sa mere ; une femme à son mary. [...][4]

Ses quatre extraits réflètent d`un côté le développement de la société et les changements des coutumes en général, avant tout les changements de la position de la femme dans cette société. De l`autre côté, ces définitions expliquent ce que le libertinage est au profond et montrent les conséquences de cette manière de vivre pour l`individu. En même temps, ils donnent la cause du comportement de la libertine Mme de Merteuil.

3. Mme de Merteuil

3. 1. L`invention de soi-même

3. 1. 1. L`éducation de soi-même

« Je puis dire que je suis mon ouvrage ». On peut dire que c`est une des phrases-clés de cet œuvre. La Marquise de Merteuil, le seul personnage dont on connaisse un peu le passé, se montre au cour de sa correspondance au Vicomte de Valmont, son seul confident et le seul témoin de ce qu`elle est au fond d`elle-même, froide, perfide, cynique et cruelle. Elle semble dominée et manipulée par une âme diabolique.[5] Le culte du moi, l`orgueil et le mépris caractérisent cette femme. Elle se place au-dessus du commun des mortels et célèbre la perfection de ses intrigues. On pourra mesurer l`orgueil de la marquise dans la lettre LXXXI, dans laquelle elle décrit avec tant d`amour-propre son éducation et son invention d`elle-même. Elle se montre comme une souveraine qui a la puissance de dominer les autres: « Ces Tyrans détrônés devenus mes esclaves ». Cette autosatisfaction se double d`un mépris pour les faibles et particulièrement pour les femmes: avec sa manière de vivre comme une femme indépendante des hommes ainsi que des sentiments, elle se démarque des femmes, qui – « imprudentes, qui, dans leur amant actuel, ne savent pas voir leur ennemi futur » - se laissent guider que trop par leurs intuitions.A partir du moment où elle prend conscience qu`elle est « vouée par état au silence et à l`inaction », et où, au lieu d`accepter passivement cette situation, elle décide « d`en profiter pour observer et réfléchir »[6]. Cette décision mène à la conscience, que sa pensée est son seul espace de liberté:

[...]


[1] Badinter, S. 35

[2] Blanc, S. 7

[3] Diderot : « Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers »

[4] Antoine Furetière: «Dictionnaire universel »

[5] vgl. Giovacchini: « resumé analytique » dans « Analyses et réflexions sur les liaisons dangereuses »,

[6] Lettre LXXXI

Fin de l'extrait de 13 pages

Résumé des informations

Titre
La libertine Mme de Merteuil dans "Les liaisons dangereuses"
Université
Johannes Gutenberg University Mainz
Note
2,0
Auteur
Année
2004
Pages
13
N° de catalogue
V32192
ISBN (ebook)
9783638329712
Taille d'un fichier
734 KB
Langue
Français
mots-clé
Merteuil
Citation du texte
Lea Flieger (Auteur), 2004, La libertine Mme de Merteuil dans "Les liaisons dangereuses", Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/32192

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