Par « influence de la langue latine savante sur la langue française au XVIe siècle » l'on entend l’influence que le latin écrit et le langage technique fixé par écrit ont exercé sur la langue française.
Dès les premiers textes considérés comme français (« Les Serments de Strasbourg » de 842, « Séquence de Sainte Eulalie » de 882/83), les Français empruntent des mots savants à des textes écrits en grec ou en latin. Ainsi des mots tels que « honestet, nobilitet, virginitet » ont été empruntés très tôt (voir la « Séquence de Sainte Eulalie »).
Au XIIe et XIIIe siècle, l’influence de la langue latine savante sur la langue française est considérable et augmente, désormais grâce à l’influence qu’elle exerce dans les domaines du droit, de l’église et des sciences.
L'influence atteint son apogée entre le XIVe et le XVIe siècle, « Renaissance » du XIIe siècle.
Les humanistes essayaient de restituer la langue latine dans sa pureté antique.
Table des matières
1. L’influence de la langue latine savante sur la langue française au XVIe siècle
1.1. Définition et contexte historique
1.2. Facteurs favorisant l’évolution
1.3. Rôle des langages techniques
2. L’humanisme et la traduction
2.1. Vulgarisation des connaissances
2.2. Traducteurs et réformateurs
2.3. Enrichissement du vocabulaire français
3. Typologie de l’influence latine
3.1. Les mots savants
3.2. Les mots demi-savants
3.3. Les relatinisations (externes et internes)
3.4. Doublets français
4. Les grécismes et l'évolution linguistique
Objectifs et thèmes de l'ouvrage
Cette étude analyse l'impact profond de la langue latine savante sur le français au XVIe siècle, une période charnière où l'humanisme et les besoins accrus du lexique technique ont transformé la langue vernaculaire. L'objectif est d'explorer comment les emprunts directs, les traductions et les processus de relatinisation ont permis de combler les carences linguistiques du français tout en structurant son évolution scientifique et littéraire.
- L'influence des textes classiques et des traductions humanistes.
- La distinction entre mots savants, demi-savants et relatinisations.
- Le mécanisme des doublets linguistiques dans l'enrichissement sémantique.
- Le rôle des poètes de la Pléiade et des méthodes de dérivation.
- L'intégration des grécismes et le déclin du latin comme langue vivante.
Extrait du livre
L’influence de la langue latine savante sur la langue française au XVIe siècle
Par « influence de la langue latine savante sur la langue française au XVIe siècle » l'on entend l’influence que le latin écrit et le langage technique fixé par écrit ont exercé sur la langue française.
Dès les premiers textes considérés comme français (« Les Serments de Strasbourg » de 842, « Séquence de Sainte Eulalie » de 882/83), les Français empruntent des mots savants à des textes écrits en grec ou en latin. Ainsi des mots tels que « honestet, nobilitet, virginitet » ont été empruntés très tôt (voir la « Séquence de Sainte Eulalie »).
Au XIIe et XIIIe siècle, l’influence de la langue latine savante sur la langue française est considérable et augmente, désormais grâce à l’influence qu’elle exerce dans les domaines du droit, de l’église et des sciences.
L'influence atteint son apogée entre le XIVe et le XVIe siècle, « Renaissance » du XIIe siècle. Les humanistes essayaient de restituer la langue latine dans sa pureté antique.
Résumé des chapitres
1. L’influence de la langue latine savante sur la langue française au XVIe siècle: Ce chapitre définit l'influence du latin écrit sur le français et souligne l'importance croissante des domaines techniques comme le droit et les sciences.
2. L’humanisme et la traduction: Ce chapitre examine comment le mouvement humaniste et la pratique de la traduction ont stimulé l'enrichissement du vocabulaire français pour répondre aux exigences des œuvres antiques.
3. Typologie de l’influence latine: Ce chapitre détaille les différentes catégories d'emprunts, incluant les mots savants, demi-savants et les mécanismes complexes de relatinisation externe et interne.
4. Les grécismes et l'évolution linguistique: Ce chapitre traite de l'apport de la langue grecque, souvent via le latin, et de la transformation du latin en une langue non plus vivante, mais savante.
Mots-clés
Latin savant, XVIe siècle, humanisme, traduction, mots savants, relatinisation, doublets, grécismes, Pléiade, dérivation, vocabulaire, linguistique historique, lexique technique, étymologie, langue française.
Questions fréquemment posées
Quel est le sujet fondamental de cette étude ?
L'ouvrage traite de l'évolution du français au XVIe siècle sous l'influence du latin savant et des textes grecs, documentant la manière dont ces apports ont enrichi la langue vernaculaire.
Quels sont les thèmes centraux abordés ?
Les thèmes principaux incluent la traduction humaniste, les processus de formation des mots (dérivation, composition), la distinction entre mots populaires et savants, ainsi que l'impact de ces changements sur la structure morphologique du français.
Quel est l'objectif principal de la recherche ?
L'objectif est d'expliquer pourquoi et comment le français a intégré des éléments latins pour pallier ses carences linguistiques, permettant ainsi d'exprimer des concepts plus abstraits et techniques.
Quelle approche méthodologique est employée ?
L'auteur adopte une approche de linguistique historique et étymologique, s'appuyant sur les travaux de référence de spécialistes comme Ferdinand Brunot, Pierre Guiraud et Arnulf Stefenelli.
Que traite le corps de l'ouvrage ?
Le corps du texte analyse l'histoire des emprunts depuis les premiers textes médiévaux jusqu'à l'apogée de la Renaissance, en passant par les méthodes des poètes de la Pléiade pour moderniser le lexique.
Quels mots-clés caractérisent le mieux ce travail ?
Les termes dominants sont latin savant, XVIe siècle, relatinisation, mots savants et traduction, car ils structurent toute l'analyse linguistique proposée.
En quoi consiste le phénomène des « doublets français » ?
Un doublet est l'existence de deux mots issus d'une même racine latine mais ayant évolué différemment : l'un est devenu populaire avec des changements phonétiques, l'autre est un emprunt savant resté proche de la forme latine originale.
Qu'est-ce qu'une « relatinisation » selon l'auteur ?
Il s'agit d'un processus où un mot français populaire est rapproché de son étymon latin originel, soit par sa forme (externe), soit par un glissement sémantique (interne), afin d'élever le niveau stylistique du langage.
- Arbeit zitieren
- Angelika Felser (Autor:in), 1998, L'influence de la langue latine savante sur la langue française au XVIe siècle, München, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/377998