Analyse de "Le quai de Ouistreham" de Florence Aubenas


Essai, 2012
14 Pages

Extrait

Table des matières

1. L’auteur et son œuvre
1.1. Brève biographie
1.2. Place de l’ouvrage dans la vie de l’auteur

2. Résumé de l’ouvrage
2.1. Plan de l’ouvrage
2.2. Principales étapes du raisonnement et principales conclusions

3. Commentaires critiques
3.1. Avis d’autres auteurs sur l’ouvrage
3.2. Avis de l’auteur de la fiche

4. Bibliographie de l’auteur

5. Références

Le quai de Ouistreham

Cette fiche de lecture a é t é r é alis é e dans le cadre du cours « Histoire de la critique » donn é par È ve Chiapello et Ludovic Fran ç ois au sein de la Majeure Alternative Management, sp é cialit é de troisi è me ann é e du programme Grande É cole d ’ HEC Paris.

[Éditions de l’olivier],2010

Résumé : En 2009, Florence Aubenas, journaliste et écrivain, décide de partir pour Caen, où elle s’inscrit au chômage et s’invente un passé de femme au foyer avec pour seul bagage un bac littéraire, afin de « vivre la crise de l’intérieur ». Dans ce livre, elle nous raconte sa quête d’un emploi stable, ses expériences en tant que femme de ménage, ses rencontres.

Mots-clés : Chômage, Crise, Précarité

A platform of Ouistreham

This review was presented in the “ Histoire de la critique ” course of È ve Chiapello and Ludovic Fran ç ois. This course is part of the “ Alternative Management ” specialization of the third-year HEC Paris business school program.

[Editions de l’olivier],2010

Abstract: In 2009, Florence Aubenas, journalist and writer, goes to Caen, where she registers as an unemployed person at Pôle Emploi, the French national agency for employment, with the aim of understanding the crisis from an insider perspective. In this book, she relates her job search, her experiences as a cleaning lady, and the story of the people she met.

Key words: Unemployment, Economic crisis, Job precariousness

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1. L’auteur et son œuvre

1.1. Brève biographie

Florence Aubenas est née en 1961 à Bruxelles. Elle a été pendant vingt ans journaliste à Libération, puis a rejoint le Nouvel Observateur en 2006. En tant que Grand Reporter, elle a travaillé au Kosovo, au Rwanda, en Afghanistan et en Irak, où elle a été retenue comme otage pendant plusieurs mois. Elle a également couvert de nombreux procès en France, dont le procès d’Outreau, où elle a été l’une des premières à éprouver des doutes sur la culpabilité des accusés. Aujourd’hui, elle est présidente de l’Observatoire international des prisons.

1.2. Place de l’ouvrage dans la vie de l’auteur

Ce livre a été écrit dans le contexte du début de crise économique en 2009. Florence Aubenas a pris un congé sabbatique, sans en révéler la véritable raison à son employeur, afin de se plonger anonymement dans le monde des travailleurs précaires à Caen.

Il s’agit donc d’un ouvrage journalistique, de 238 pages, structuré en 20 chapitres, retraçant chacun un événement marquant du séjour de Florence Aubenas à Caen.

2. Résumé de l’ouvrage

2.1. Plan de l’ouvrage

Chapitre 1 : le fond de la casserole

Chapitre 2 : l’abattage

Chapitre 3 : un déjeuner

Chapitre 4 : la bête

Chapitre 5 : la bonne

Chapitre 6 : l’annonce

Chapitre 7 : les toilettes

Chapitre 8 : les dents

Chapitre 9 : le cheval blanc

Chapitre 10 : le syndicat

Chapitre 11 : le pot d’adieu

Chapitre 12 : le rayon barbecue

Chapitre 13 : les passions

Chapitre 14 : la bande des crétines

Chapitre 15 : le pique-nique

Chapitre 16 : la toile d’araignée

Chapitre 17 : le train de l’emploi

Chapitre 18 : la ZAC

Chapitre 19 : Mimi

Chapitre 20 : le CDI

2.2. Principales étapes du raisonnement et principales conclusions

Florence Aubenas arrive à Caen en février 2009. Elle y restera six mois, jusqu’à ce qu’elle parvienne à obtenir une offre de contrat à durée indéterminée. Elle se fait passer pour une femme divorcée à la recherche d’un emploi, n’ayant jamais travaillé, ayant pour unique qualification un baccalauréat littéraire.

A Pôle Emploi, on lui conseille de devenir femme de ménage. Après des premiers temps de recherche infructueuse, elle parvient à obtenir plusieurs contrats courts et précaires, sur le ferry du quai de Ouistreham notamment, considéré comme le « pire endroit » où travailler par les travailleurs précaires et les demandeurs d’emploi.

Florence Aubenas relate dans ce livre ce qu’elle a observé et vécu durant cette immersion dans la précarité ; elle nous décrit le quotidien des travailleurs précaires, et plus particulièrement des femmes de ménages, des demandeurs d’emploi, mais aussi des salariés de Pôle Emploi, et bien d’autres encore.

La recherche d ’ emploi

Dans le cadre de sa recherche d’emploi, la journaliste nous fait part de ses observations concernant Pôle Emploi, la dégradation du service, la politique du chiffre, le mal-être des salariés.

Elle nous explique par exemple que les employés parlent d’ « abattage » au sujet du temps et de l’attention consacrés aux demandeurs d’emploi, que la Direction leur parle en ces termes :

« Vous n ’ê tes plus l à pour faire du social, cette é poque est finie. Il faut du chiffre. Apprenez à appeler « client » le demandeur d ’ emploi ».

La journaliste assiste aussi à des situations parfois absurdes. Par exemple, un demandeur d’emploi n’ayant plus de téléphone, qui a fait la queue au guichet pour demander un rendezvous, se voit répondre qu’il doit aller utiliser les téléphones du fond de l’agence, les rendezvous ne pouvant dorénavant se prendre que par téléphone, et qu’il faudra peut-être qu’il attende plusieurs heures car la ligne est saturée.

Florence Aubenas mentionne aussi la manipulation des chiffres, avec toutes sortes de réunions d’information et de « fausses » formations, destinées à radier les demandeurs d’emploi convoqués qui ne s’y rendraient pas.

Il n’y a quasiment jamais de propositions de contrat à durée indéterminée, ou de salaires supérieurs au SMIC. A ce sujet, un agent de Pôle Emploi dira :

« Ce type d ’ emploi n ’ existe tout simplement plus dans votre circuit à vous. Bient ô t, il n ’ existera peut- ê tre plus nulle part. On ne sait pas. »

Les chômeurs sont tous prêts à accepter n’importe quel poste, certains disent même vouloir accepter moins que le SMIC, tandis que les conseillers leur répètent que c’est illégal. Alors que la convention collective dans le ménage fixe un salaire très légèrement supérieur au SMIC (ce qui paraît la moindre des choses lorsque l’on sait que les travailleurs de ce secteur ne dépassent quasiment jamais les 20h hebdomadaires, car au-delà ils ne sont « plus rentables », et « ne tiennent plus physiquement »), cette règle n’est pas respectée, même dans les annonces publiées par Pôle Emploi, pourtant organisme d’État. Pôle Emploi dit ne rien pouvoir faire contre cela, car sinon les employeurs publieraient de toute manière leurs annonces ailleurs.

Le travail de femme de m é nage

En sus de sa recherche permanente d’ « heures », et non pas d’emploi, comme elle le précise, la journaliste nous décrit dans cet ouvrage son expérience en tant que femme de ménage, et toutes les facettes de ce métier difficile et ingrat : les contrats de une à deux heures par jour seulement, tôt le matin et tard le soir, les nuits extrêmement courtes, le mépris des employeurs et des salariés des entreprises, les heures supplémentaires non payées…

Le premier contrat que réussit à décrocher Florence Aubenas est sur le ferry du quai de Ouistreham, considéré par beaucoup à Caen comme l’endroit où il ne faut surtout pas travailler. Cette mauvaise réputation est une « aubaine » pour la journaliste, qui, malgré son dossier qualifié d’ « irr é cup é rable », n’a pour ce poste à faire face à aucune sélection.

Sur le ferry, le ménage a lieu pendant l’escale. L’équipe de ménage dispose d’une heure pour nettoyer le ferry de fond en comble (et notamment, de trois minutes par cabinet de toilettes). Les salariés ne sont payés qu’une heure par jour, soit 250 euros par mois ; il y a deux heures de trajet aller-retour pour une heure de travail ; il faut que les salariés fassent du covoiturage car sinon toute la paye passe dans le carburant.

[...]

Fin de l'extrait de 14 pages

Résumé des informations

Titre
Analyse de "Le quai de Ouistreham" de Florence Aubenas
Université
École des hautes études commerciales de Paris
Auteur
Année
2012
Pages
14
N° de catalogue
V386900
ISBN (ebook)
9783668610286
ISBN (Livre)
9783668610293
Taille d'un fichier
549 KB
Langue
Français
mots-clé
analyse, ouistreham, florence, aubenas
Citation du texte
Yashu LI (Auteur), 2012, Analyse de "Le quai de Ouistreham" de Florence Aubenas, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/386900

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