Le traitement de l'information bilingue - Les modèles de traitement


Dossier / Travail de Séminaire, 1996
22 Pages, Note: B+ (=1-)

Extrait

Table des matières

1. Introduction

2. Aperçu précis des modèles de traitement
2.1. Illustration des modèles
2.2. Commentaire

3. Présentation de l’article "A Test of Dual Coding for Bilingual Memory“
3.1. Analyse de l’interprétation du modèle de double codage
3.2. Analyse de l’expérience

4. Remarques

5. Abréviations

6. Bibliographie

1. Introduction

L'objectif de ce travail consiste en la présentation des différents modèles qui cherchent à expliquer comment l'information est organisée dans le sujet bilingue.

Le domaine du traitement inclut d'abord les mécanismes du cerveau qui permettent au bilingue de reconnaître à quelle de ses deux langues un stimulus appartient. Un traitement a aussi lieu lorsque le sujet choisit la langue dans laquelle il veut émettre une information. Finalement, l'organisation se déroule d'une manière spécifique lors de la mémorisation. Il y a de nombreuses théories qui se concentrent sur le décodage et l'encodage et d'autres qui s'intéressent plutôt à la mémoire. Ici, il suffit de mentionner seulement un ou deux représentants de chaque modèle, pour arriver après à une ample analyse d'une recherche plus récente. Celle-ci sera "A Test of Dual Coding for Bilingual Memory" de C. S. Arnedt et J. R. Gentile. J'ai choisi cet article parce qu'il s'occupe d'un modèle de traitement mnémonique. Ce problème englobe automatiquement le décodage et l'encodage, car les unités verbales doivent être reconnues pour être emmagasinées; et pour mesurer le rappel, les mots doivent être prononcés ou écrits.

En plus, c'est l'organisation de la mémoire qui était depuis longtemps au centre de l'intérêt de la science (comp p. 136, H/B et p.267, Hum.).

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2.2. Commentaire

Le plus simple modèle de décodage et encodage provient de Penfield et Roberts (1959). Ceux-ci ont pourtant initié la question de savoir comment les bilingues sont capables de parler dans une langue, si le contexte le demande, et dans l'autre, s'il y a un changement de situation. Leur idée était que le bilingue devait avoir un système de commutateur au cerveau qui active ou l’une des langues ou l’autre. De cette façon, ils expliquent le fait qu’il n’y a pas d’interférence quand le sujet décode ou encode un message dans une communication de tous les jours. Le commutateur mettrait hors de fonction le système linguistique dont le sujet ne se sert pas, de sorte qu’il n’aurait pas accès aux structures lexiques et sémantiques de ce système lorsqu’il parle dans l’autre langue. Pour y avoir de nouvel accès, il faut que l'entourage linguistique actionne encore le commutateur. Mais si on considère les résultats d'expériences différentes, on constate qu'en réalité les interférences chez le bilingue existent.

Pour éclaircir la présence de certaines interférences, Macnamara a développé son modèle à double commutateur en 1967. D’après lui, les systèmes du décodage et de l’encodage peuvent être simultanément activées. C’est-à-dire, les mécanismes du cerveau activent la deuxième langue lors du décodage si l’environnement l’utilise aussi. Mais lors de l’encodage, le sujet est libre à choisir ou l’une ou l’autre de ses systèmes linguistiques. Cette suggestion de propre contrôle sur l’output mettait un peu de lumière sur les résultats qui relataient que les bilingues avaient des difficultés à nommer par exemple en français les couleurs de l’encre des mots anglais GREEN, RED, BLUE. La sémantique ne correspondait pas à la couleur de l’encre. Si le sujet s’apercevait du sens de ces mots, comme le faisaient les monolingues dans la forme unilingue du test, ses deux langues devaient être engagé d’une certaine façon. Alors, Macnamara disait que l’input était déterminé par l’environnement, ici l’anglais, et le sujet a choisi le français pour émettre son output parce que le test le demandait ainsi (comparez p. 124, H/B).

Pourtant, dans une expérience on a fait écouter un texte parlé à des sujets qui n’étaient pas aptes à ignorer des informations dans l’une des langues quand ils ont entendu les deux en même temps dans une et dans l’autre oreille (v. p. 132, H/B).

Les bilingues sont donc sensibles à des facteurs sémantiques d’une langue quand, à ce moment, ils utilisent l’autre au même niveau, ici celui du décodage.

Dans une prochaine expérimentation, des sujets devaient indiquer si le créateur d’une liste de mots avait écrit un stimulus en français ou en néerlandais. Les investigateurs ont reçu plusieurs réponses erronées lorsque par exemple le mot NEERLANDAIS était écrit en français. Au lieu de dire que le stimulus était français, ils ont marqué néerlandais, car ils ne pouvaient pas séparer la sémantique du mot de sa structure linguistique. C'est-à-dire qu'au lieu de considérer le stimulus comme une forme extérieure sans sens, ils ont souvent aperçu seulement la sémantique et l'ont transféré sur leur perception de l'apparence. On a reçu presque la même issue avec le stimulus FLAMAND. Là encore, la réponse «néerlandais» était fréquente, parce que le signifiant «flamand» a le signifié «dialecte néerlandais» (v. p. 135, H/B).

Vue cette confusion, alors que le stimulus et la langue de la tâche étaient français, il semble que les individus ne se rendaient pas compte de la langue qu'ils parlaient actuellement. Equipés d'un système de commutateur, les bilingues sauraient toujours de quelle langue il s'agissait, parce que l'autre n'aurait pas d'influence sur leur pensée. Pour cela, le commutateur devrait être à moitié pressé ce qui excluait Macnamara.

Le modèle qui tient le mieux compte de ces données expérimentales (v. p. 136, H/B), est celui du dispositif de contrôle cérébral de Albert et Obler (1978). Ici, la perception commence par une absorption neutre des sons d'un énoncé. Dès que l'individu bilingue a reconnu les phonèmes, une phase d'analyse advient. Elle se déroule de façon comparable à celle d'un dispositif de contrôle de l'ordinateur. Les phonèmes apparaissent sur l'écran fictif où le mécanisme les classifie par exemple comme anglais ou français. Le dispositif travaille en excluant l'anglais quand un énoncé contient surtout des phonèmes, des chênes de phonèmes ou d'autres structures typiques du français. Après cette vérification, la division en unités lexicales dans la langue déterminée se met en marche.

[...]

Fin de l'extrait de 22 pages

Résumé des informations

Titre
Le traitement de l'information bilingue - Les modèles de traitement
Université
Université Laval  (Faculté des lettres)
Cours
Psycholinguistique et Contact des Langues
Note
B+ (=1-)
Auteur
Année
1996
Pages
22
N° de catalogue
V3927
ISBN (ebook)
9783638124379
Taille d'un fichier
1058 KB
Langue
Français
mots-clé
Zweisprachigkeit; Dual Coding Model
Citation du texte
Martina Ochs (Auteur), 1996, Le traitement de l'information bilingue - Les modèles de traitement, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/3927

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