L'évolution de la représentation de l'homosexualité chez André Gide. Une comparaison entre "L'Immoraliste" et "Corydon"


Dossier / Travail, 2018
18 Pages, Note: 2,3

Extrait

Table des matières

1. Introduction

2. Biographie

3. L'Immoraliste
3.1 L'histoire
3.2 Interpretation

4. Corydon
4.1 L'histoire
4.2 Interpretation

5. Comparaison

6. Conclusion

7. Bibliographie

1. Introduction

L'homosexualité n'est pas encore complètement acceptée dans notre société mais depuis 2013 nous pouvons dire que la France y a fait un grand pas : Le mariage entre deux hommes ainsi qu'entre deux femmes est finalement autorisé. Mais l'admission de l'homosexualité a traversé plusieurs étapes dans notre histoire : Dans l'Antiquité l'homosexualité faisait partie a la vie quotidienne et les homosexuels étaient traité comme des normaux. Pendant le Moyen Age la punition d'être homosexuel était l'incinération ou la décapitation ; l'homosexualité était vu comme une maladie. Maintenant, a l'Age moderne, nous sommes entre l'acceptation et la diffamation. Cela se reflète dans les différentes lois au monde. Dans quelques pays, par exemple en France et en Allemagne, un couple homosexuel a le droit des se marier. Par contre en Afrique et dans les pays d'ouest le mariage homosexuel n'est pas autorisé. Nous pouvons voir que l'homosexualité n’a jamais encore été un thème facile dans notre société. Dans ce mémoire nous nous spécialisons sur une époque de l'homosexualité dans le XXe siècle, plus précisément sur l'époque d'André Gide (1869-1951). C'était une époque ou les homosexuels n'ont pas du tout été tolérée en Europe. André Gide a publié plusieurs reuvres, mais ceux qui nous intéressent sont L'Immoraliste (1901) et Corydon (1924). Il y a quelques differences entre les livres concernant son « outing » ; donc déclarer officiellement son homosexualité. En publiant L'Immoraliste, personne n'était au courant de son homosexualité et a ce moment-la, personne n'a tout de suite identifié le protagoniste Michel avec André Gide. Mais avant la publication de Corydon il s'est avoué a son homosexualité dans son reuvre autobiographique Si le grain ne meurt. Même si l'reuvre n'a été publié qu'en 1926, quelques extraits ont été publié entre 1920 et 1921[1]. Avec cela, pendant la publication de Corydon, tout le monde savait de l'homosexualité d'André Gide. Le mémoire poursuit le but de questionner comment la situation extrêmement différente est visible dans ses reuvres.

Comme le contenu des deux reuvres analysés est lié a la biographie d'André Gide nous commenqons l'analyse avec un petit paragraphe sur son enfance et sur le début sa vie adulte. Après, nous présenterons les deux reuvres L'Immoraliste et Corydon en résumant le contenu et quelques passages des textes qui soulignent nos analyses et nos interpretations. Pour finir, nous allons comparer L'Immoraliste et Corydon du point de vue de son « outing » et aussi que les deux reuvres ont des différentes formes.

2. Biographie

André Gide est né le 22 novembre 1869 a Paris dans une famille très riche, religieuse et sévère.[2] Son père, un avocat, jouait un grand röle dans sa vie, parce qu'il l'amenait a la littérature. La mort prématurée de son père lui a donné un coup parce qu'après il vivait seul avec 3 femmes refrognées avec lesquelles il n'a pas eu une relation très proche : sa mère, sa tante et Anna Shakleton qui était accueilli par la famille. Il était toujours très protégé par les femmes a cause de ses maladies. Déja pendant son enfance et aussi plus tard dans sa vie il a souvent été malade. C'est la raison pour laquelle il n'allait a l'école que quelques années. Il profitait de l'absence de l'école et avec cela de la raillerie des autres enfants dans son école a cause son comportement extraordinaire. Pendant sa présence a l'école, il a vu qu'il avait des maladresses a faire des connaissances avec d'autres enfants. Il préférait être seul et tranquille. Comme il se sentait proche de sa cousine Madeleine et comme a cette époque-la, le fait d'être marié était une condition fixe pour vivre dans la société, il l'a demandé en mariage mais elle a refusé.[3]

En 1893, il est parti en Afrique du Nord, en compagnie de son copain Paul Laurens. En Afrique du Nord, il a fait ses premières expériences homosexuelles avec un garqon arabe. Suite a une relation avec une prostituée, il s'est rendu compte qu'il préfère être avec des hommes, surtout avec des garqons. Quelque temps plus tard, il est tombé malade de tuberculose et sa mère est venue en Afrique du Nord pour s'occuper de lui.[4]

D'un part, la mort de sa mère en 1895, l'a rendu dépressive, d'autre part, il était libre de ses tutelles. Il était quand même fidèle a la religion et restait en contact avec la famille en essayant de se marier avec sa cousine Madeleine qui, au début, n'était pas d'accord. Il ne l'a pas demandée en mariage parce qu'il le voulait et l'aimait mais parce qu'un docteur lui a dit que cela pourrait l'aider avec sa maladie de l'homosexualité.[5] Il n'était pas amoureux d'elle, c'était plutöt des sentiments d'amitié, mais un mariage pourrait l'aider a cacher son homosexualité qui n'était pas accepté du tout en France. Enfin, en la demandant la troisième fois, André Gide s'est fiancé en 1895 et a marié Madeleine.

3. L'Immoraliste

L'Immoraliste est un roman qui a été publié en 1902. En choisissant le titre L'Immoraliste, il joue un peu avec la compréhension de ses lecteurs. Le mot « moraliste » peut avoir une connotation positive : Cela décrit « un auteur qui dépeint les mreurs ou les caractères de son temps, qui réfléchit sur la condition de l'homme et sur les mécanismes sociaux. »>[6]. En même temps le terme a une connotation négative en décrivant un écrivain pédant et ennuyeux. Donc, en lisant le titre, le lecteur ne sait pas ce que Gide veut dire.[7] Mais Gide lui-même n'avait pas une définition fixe pour le mot « moral ». Pour lui cela signifiait juste d'être réconcilié avec tout. Dans L'Immoraliste, comme le nom le dit d'après cette définition de Gide, ce n'était pas le cas du tout.[8]

3.1 L'histoire

Dans L'Immoraliste il s'agit d'un homme, Michel, et de sa femme, Marceline. Le mariage, organisé par son père, est au début déclaré comme un mariage blanc parce qu'ils contractent le mariage en raison d'utilité. Michel aime bien voyager et alors il déménage avec sa femme pour quelques mois en Afrique du Nord, plus précisément en Algérie. Pendant l'arrivée Michel tombe déja malade de tuberculose. Sa femme s'occupe bien de lui et ces moments sont lesquelles ou Michel développe pour la première fois des sentiments pour sa femme, et sa femme pour lui. Ils s'approchent même physiquement. Michel voit quand même très vite qu'il préfère toujours des garqons. En se reposant de sa maladie, il passe beaucoup de temps avec les garqons algériens, surtout avec Moktir. Quelques mois après, il apprend de la grossesse de Marceline et il décide de redéménager en France pour le bien de l'enfant. Mais aussi en France, il oublie sa femme et il s'occupe avec des garqons dans sa cour. Malgré le fait que plusieurs amis remarquent ses préférences pour des garqons, il n'arrête pas. Marceline est très inquiétée quant au manque d'intérêt de son homme et avait une fausse couche. Marceline tombe aussi malade de la tuberculose et pour la guérison ils voyagent en Suisse et en Italie mais la santé de Marceline ne s'améliore pas. Michel ne se sent pas bien et veut retourner en Algérie. Le danger que sa femme ne se rétablira pas en tête, ils retournent en Algérie. A cause de la négligence de son homme et a cause du climat en Algérie, Marceline meurt. A la recherche d'un nouveau sens, Michel revoyage en France et commence encore une fois une liaison avec une prostituée. Mais de nouveau, il ne s'intéresse pas a la femme mais il admire son petit frère.

3.2 Interpretation

Dans l'reuvre L'immoraliste on peut voir beaucoup de parallèles entre le protagoniste Michel et l'auteur André Gide : Le mariage blanc, le voyage en Afrique du Nord comme fuite, la maladie de la tuberculose de Michel et de Gide, le contact avec des jeunes garqons arabes et l'essai de cacher l'homosexualité. Malgré tous ces semblances, il est important de faire la différence entre le protagoniste Michel et l'auteur André Gide. La différence la plus grande et importante est celle de la criminalité. Contrairement a Michel, André Gide n'était jamais criminel. Dans l'reuvre il y a une scène qui parle du vol d'une paire de petits ciseaux par Moktir, un des garqons de Michel. Michel observe le délit par un miroir mais ne dit rien. Pas parce qu'il veut le mal pour Marceline en perdant son ciseau, mais parce qu'il a peur de le punir.[9] A ce moment-la, le miroir est la vision du comportement immorale dans la future de Michel comme nous pouvons lire dans la première phrase de ce paragraphe : « Un matin j'eus une curieuse révélation sur soi-même : [...] »[10]. Nous voyons que Michel comprend que son comportement n'est pas correct dans cette situation. Mais a cause de ses sentiments pour le garqon Moktir, il n'arrive pas a lui faire mal en le punissant.

Malgré la différence décrite en haut, il y a plus de parallèles entre André Gide et Michel. Au début, Gide utilise Michel pour se cacher derrière lui. A la fin du livre il est écrit : « C'est une clarté presque effrayante. On ne peut pas s'en cacher. »[11]. Nous pouvons lire que, Gide a peut-être mis ses propres pensées. Nous savons qu'après L'Immoraliste il n'y a pas longtemps de son « outing ». Peut-être, a ce points-la, il sait qu'il faut présenter son homosexualité et qu'il ne faut plus se cacher. Il écrit l'reuvre pour assimiler toutes ses propres expériences dans sa vie, pour mieux gérer avec et pour se trouver soi-même en accord avec son homosexualité. Il ne veut jamais être comme Michel, un immoraliste, mais s'il n'avait pas écrit l'reuvre, peut-être qu' il serait devenu un. Il savait bien qu'il était sur le chemin d'en devenir mais il ne le voulait pas, donc il écrivait L'Immoraliste pour se protéger de soi-même.[12]

Dans la troisième partie on peut également trouver quelques mots de Michel qui pourraient être d'André Gide : « Ou vais-je ? Ou veux-je aller ? »[13]. Comme déja écrit dans le paragraphe ci-dessus, Gide est toujours en recherche de soi-même. C'est possible qu'il s'identifie avec Michel a ce moment-la. Il ne sait pas encore ou il veut aller un jour. Est-ce qu'il va se montrer au monde ou va-t-il vivre en se cachant toute sa vie ? Dans les deux citations nous pouvons voir les deux avis différents : La première citation montre que c'est « une clarté » de se déclarer comme homosexuel. Cependant, la deuxième prouve qu'il n'est plus sür si c'est la bonne idée.

[...]


[1] cf. Eva Ahlstedt, André Gide et le débat sur l'homosexualité, p. 19.

[2] cf. Léon Pierre-Quint, André Gide, p. 11.

[3] cf. Léon Pierre-Quint, André Gide, p. 12.

[4] cf. Christopher Bettinson, André Gide : a study, p. 2.

[5] cf. Christopher Bettinson, André Gide : a study, p. 2.

[6] Eva Ahlstedt, André Gide et le débat sur l'homosexualité, p. 17

[7] cf. Eva Ahlstedt, André Gide et le débat sur l'homosexualité, p. 17.

[8] cf. Günter Krebber, Untersuchungen zur Ästhetik und Kritik André Gide's, p. 15f.

[9] cf. André Gide, L'Immoraliste, p. 72.

[10] André Gide, L'Immoraliste, p. 72.

[11] André Gide, L'Immoraliste, p. 246.

[12] cf. George Painter, André Gide - A critical Biography, p. 43.

[13] André Gide, L'Immoraliste, p. 246.

Fin de l'extrait de 18 pages

Résumé des informations

Titre
L'évolution de la représentation de l'homosexualité chez André Gide. Une comparaison entre "L'Immoraliste" et "Corydon"
Université
http://www.uni-jena.de/  (Romanistisches Institut)
Cours
Literaturwissenschaft Französisch
Note
2,3
Auteur
Année
2018
Pages
18
N° de catalogue
V508796
ISBN (ebook)
9783346073396
Langue
Français
mots-clé
l´homosexualité, André Gide, L´immoraliste, Corydon, comparaison
Citation du texte
Luisa Petatz (Auteur), 2018, L'évolution de la représentation de l'homosexualité chez André Gide. Une comparaison entre "L'Immoraliste" et "Corydon", Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/508796

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