La frontière Cameroun-République Centrafricaine face au retour des migrants camerounais


Etude Scientifique, 2020
13 Pages, Note: manque

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RESUME

Habituée à des turbulences sociopolitiques et des conflits armés, l’Afrique centrale connait par ce fait, des mouvements migratoires incessants de ces populations. Le Cameroun et la République Centrafricaine, deux Etats limitrophes de cette sphère continentale, connaissent un afflux massif de populations le long de leur frontière commune. Dans ce conglomérat de populations figure des Centrafricains, des Tchadiens, des Congolais mais aussi des Camerounais fuyant les affres de l’instabilité centrafricaine. Au regard de leurs implications à diverses activités criminelles frontalières, la présente réflexion, Adossée sur une approche transnationaliste, vise à démontrer en idée maitresse, que le retour massif de ces migrants camerounais participe à l’expansion des crises sécuritaires le long de cette frontière.

Mots clés: Frontière, migrant, Criminalité transfrontalière,

INTRODUCTION

La République Centrafricaine est secouée par une instabilité politique qui embrigade tout effort de développement. Omniprésence des groupes armés, départ des populations et prolifération des armes à travers le pays, sont là quelques effets du tourment que vit ce pays situé au cœur de l’Afrique. Partageant une frontière de 850 kilomètres avec la République Centrafricaine, le Cameroun est en première ligne des répercussions des crises politiques qui affectent son voisin centrafricain. Ces différentes crises occasionnant un départ massif des migrants camerounais, contribuent à accroitre la courbe de la criminalité le long de la frontière séparant les deux pays. L’idée maîtresse de cette réflexion est de démontrer que l’installation massive des migrants camerounais fuyant les affrontements armés en République Centrafricaine, participe à l’expansion des crises sécuritaires que connait cette zone frontalière.

En dehors du recours à diverses sources d’informations1, la présente analyse s’appuie sur le courant transnationaliste et l’approche déductive. Le transnationalisme est une théorie des relations internationales qui nait de l’essoufflement de la suprématie américaine acquise après la deuxième guerre mondiale, mais aussi du déclin de l’ère bipolaire de la scène internationale orchestrée par l’ex URSS et les États-Unis. Ce concept donne lieu à une transformation des relations internationales qui voient émerger de nouveaux acteurs : les entreprises multinationales, les organisations internationales et régionales, des groupes criminels2 … La particularité de cette théorie est qu’elle rompt définitivement la singularité des acteurs des relations internationales pour les introduire dans un communautarisme où, les secousses subies par l’un, influencent tout le reste. Le recours à cette théorie des relations internationales fait suite au caractère contigu des deux Etats où, la frontière séparant le Cameroun de son voisin centrafricain, subit les répercussions des conflits armés que connait la Centrafrique.

La déduction quant à elle, est un mode de raisonnement qui consiste à établir des résultats, des conclusions ou des conséquences en partant d’un principe ou une hypothèse. Au regard du regain de la criminalité transfrontalière suite au retour massif des migrants camerounais, notre analyse s’y adosse afin de décrire le caractère inhérent de l’omniprésence des activités criminelles et l’afflux des migrants d’origine camerounaise. Pour ce faire, notre analyse repose sur trois principaux axes :

- L’influence de l’instabilité politique en RCA et l’afflux des migrants camerounais vers la frontière.
- L’impact de la configuration géographique et culturelle sur la réinstallation des migrants camerounais le long de cette frontière
- L’implication des migrants camerounais au sein de la criminalité transfrontalière

I- Instabilité politique en République Centrafricaine et afflux des migrants camerounais vers la frontière.

Les différentes crises politiques en République Centrafricaine ont toujours flirté avec des désastres humanitaires dus aux exactions des différents groupes armés. Du renversement du premier président David Dacko en 1966, à l’investiture de l’actuel chef d’Etat, Faustin archange Touadéra, ce pays d’Afrique centrale a vu se pérenniser sur son sol deux fléaux dont elle a du mal à s’en défaire : la pléthore des groupes armés et la présence incontrôlée des armes légères et de petit calibre3. Ces fléaux sont intimement liés aux luttes de pouvoir qui rythment l’existence de cet Etat.

En effet, l’avènement au pouvoir de Jean Bedel Bokassa4 par un coup de force sonna le coup d’envoi de l’instabilité politique en jetant les bases d’une propagation des armes au sein de la population. De son départ forcé en 1979 au retour en force de David Dacko puis d’André Kolingba à la tête du pays, la RCA commença à se familiariser avec les coups d’Etats à répétition.

C’est avec la venue d’Ange Félix Patassé que la RCA ouvrit la porte aux groupes armés. Voyant sa survie personnelle et politique menacée, il mit en place trois milices basées à Bangui : Karako, Balawa, Sarawa. Cette initiative prit appui sur son inquiétude de voir la garde présidentielle assurée sa protection de façon optimale5. Dès son départ forcé attribué à François Bozizé en 2003, de nouvelles milices armées virent le jour et sembleraient contrôler près de 80% du territoire aujourd’hui6. Ayant adopté la violence comme source de revenu7, ces groupes armés s’inscrivent comme des véritables plaques tournantes de l’alternance au pouvoir. La Séléka ayant renversé le président François Bozizé le 24 mars 2013 ; les Anti-Balakas, formés en réaction aux attaques de la Séléka sur les populations ; le FPRC (Front Populaire pour la Renaissance de la RCA) ; le MPC (Mouvement Patriotique pour la Centrafrique)… représentent quelques unes des bandes armées8 responsables des désastres humanitaires et du départ des populations vers les pays voisins.

Même si la venue de Faustin Archange Touadéra à la tête du pays donne des lueurs d’espoir d’un Etat stable, la vie en République Centrafricaine rythme entre calme précaire et violence armée inhérente à l’accès aisé aux armes par les populations. Cette situation dramatique place cette population au premier rang des victimes. Obligées de s’enfuir pour leur survie, celles-ci trouvent au sein des espaces frontaliers des Etats limitrophes, des zones de repli de premier choix.

Pour preuve, la récente crise de 2013 en RCA a vu le départ de près de 16 000 migrants camerounais dont 4000 par voie aérienne et 12000 par voie terrestre9. Les vagues de migrants ayant bénéficié du pont aérien initié par le gouvernement camerounais sont présentés au sein du tableau ci-après.

Tableau 1: Chiffres du rapatriement par le pont aérien Bangui-Douala.

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Source : H. Yambene Bomono, “ Cameroon fiel work report…”, p.18.

Les 12000 migrants ayant choisi la voie terrestre ont bénéficié de la configuration géographique de l’espace frontalier entre les deux pays et des affinités ethno-linguistiques des peuples limitrophes.

II- Configuration géographique et culturelle : deux atouts de la réinstallation des migrants camerounais le long de la frontière.

Née du découpage colonial, la frontière entre le Cameroun et la RCA est le fruit de plusieurs accords passés entre Allemands et français durant la période coloniale. La configuration de cette ligne de démarcation lui confère des multiples points d’entrée inhérents à sa porosité et à son caractère artificiel10. L’immense forêt équatoriale qui la supplante couplée à son relief escarpé, permettent des entrées-sorties des populations loin de tout contrôle sécuritaire. C’est fort de cet état de chose que les différents migrants camerounais fuyant les affrontements armés en République centrafricaine, pénètrent le territoire camerounais à divers endroits. La carte ci-après illustre amplement les divers axes d’entrée des réfugiés et migrants fuyant les méfaits des bandes armées.

Carte : axes d’entrée des migrants et réfugiés centrafricains à la frontière camerounaise.

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Source : Pierre Kamdem, “ Scolarisation et vulnérabilité : les enfants réfugiés centrafricains dans la région de l’Est-Cameroun”, Espace populations sociétés, 2016/3, 2017. Cité par Alphonse Zozime Tamekamta, “ Le Cameroun face aux réfugiés centrafricains. Comprendre la crise migratoire et les résiliences subséquentes, note d’analyse sociopolitiques, nº01, 01 avril 2018, CARPADD, Montréal, p.6.

L’observation de cette carte justifie à souhait ce constat de l’observatoire de la prospective humanitaire qui envisageait “plus de 80 point de passage utilisés par les réfugiés centrafricains11 ” de même que les migrants camerounais. Aussi, cette proximité des deux pays à laquelle se greffent d’énormes profits liés à la pratique du commerce12 en RCA, est la cause première du départ des migrants camerounais vers cet Etat voisin.

Les affinités ethno-linguistiques quant à elles, représentent une raison de poids de l’installation le long de cette frontière de migrants aussi bien camerounais que centrafricains. En croire Albert Pascal Temgoua :

Les affinités ethno-linguistiques dans les zones frontalières du Cameroun ont été responsables de la fluidité des migrations. Elles ont permis aux populations de poser un autre défi aux frontières coloniales. Ce défi n’est autre chose que le contrôle des mouvements transfrontaliers. Que se soit pendant ou après la colonisation, toutes les mesures prises par les administrations pour la circulation se sont avérées vaines dans les zones frontalières. Dans le meilleur des cas, elles n’ont fait que la ralentir légèrement13.

Cette scission orchestrée durant la période coloniale fut la cause de la séparation des Gbaya et des Mpyemo, deux ethnies présentes aussi bien au Cameroun qu’en RCA. Malgré cette séparation, ces peuples transfrontaliers ont continué de mettre en avant leurs pratiques familiales. Raison pour laquelle, la plupart des migrants camerounais de retour du pays voisin, sont originaires des régions camerounaises limitrophes à la République Centrafricaine.

Figure: Origine des migrants camerounais de retour de la RCA.

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Source : H. Yambene Bomono, “Cameroon fiel work report”…, p.11.

Alors, la configuration géographique de cette frontière associée aux liens ethniques transfrontaliers constitue des atouts justifiant la réinstallation des migrants camerounais le long de cet espace frontalier.

III- Les migrants camerounais au cœur de la criminalité transfrontalière : une reconversion lucrative par défaut.

La permanence de la criminalité le long de cette frontière impliquant les migrants camerounais fuyant les conflits armés en RCA, repose sur les affinités ethno-linguistiques, la proximité des deux Etats et les retombées financières des activités criminelles. Il est tout de même crucial de souligner que si les données chiffrées relatives au nombre de migrants fuyant les affrontements armés sont assez limitées, c’est bien parce que la quasi-totalité ne se fait pas enregistrer dès leur entrée en territoire camerounais ; mais surtout parce que les réfugiées centrafricains cristallisent toutes les attentions.

Selon les Nations Unies, un migrant désigne “toute personne qui a résidé dans un pays étranger pendant plus d’une année, quelles que soient les causes, volontaires ou involontaires, du mouvement, et quels que soient les moyens, réguliers ou irréguliers, utilisés pour migrer”14. Cette approche définitionnelle est confortée par une récente enquête de terrain menée après les crises centrafricaines de 2013 où 40% de camerounais ont passé entre 5 et 9 ans en Centrafrique, 30% d’entre eux entre 10 et 14 ans et 17,5% entre 30 et 34 ans15. Les raisons de la reconversion de ces migrants vers la criminalité transfrontalière sont ainsi présentées par H. Yambene Bomono :

Victimes d’actes de pillage, de destruction des commerces, d’habitations, de biens et de vols de bétail, les migrants camerounais sont revenus au pays dans une situation d’extrême vulnérabilité. Ils ont tout perdu et très peu ont pu emporter le moindre bien. La décision de quitter le territoire centrafricain a été prise précipitamment sous la contrainte des événements16.

Ces différentes raisons associées aux facteurs suscités, permettent aux migrants camerounais d’entretenir des liens étroits avec des Centrafricains dans l’optique de mener à bien des activités criminelles. Ces activités criminelles transfrontalières concernent la plupart du temps, le trafic d’armes, les attaques armées, les prises d’otages et le trafic des ressources minières.

Pour ce qui est du trafic d’armes, les affinités ethniques couplées au passage des Camerounais dans le pays voisin permettent, en plus d’établir des réseaux de transit17, de fournir aux criminels transfrontaliers un armement à même de rentabiliser leurs attaques. Ces différentes saisies d’armes témoignent de l’ampleur du phénomène.

D’abord, le Sous-préfet de l’arrondissement de Ngaoui nous confiait de mémoire, la saisie, par les éléments du 33ème BIM18 (Bataillon d’Infanterie Motorisée), d’une arme de type AK47 camouflée dans un fagot de bois par un citoyen camerounais de retour de ses travaux champêtres en territoire centrafricain19. Ensuite, le 29 mars 2003, les éléments de la Brigade de gendarmerie de Kentzou(Cameroun) ont interpellé un camerounais en possession d’une arme de guerre de type Kalachnikov nº HT 20462 avec 1 chargeur garni de 29 cartouches de 7,5 mm, 29 autres cartouches de 7,5 mm en vrac et 1 cartouche de 7,06 mm20. Enfin, Au mois de janvier, une arme de guerre de type FAL et un P.A Browning avec chargeur garni de 13 munitions de 9 mm ont été saisis par la légion de gendarmerie respectivement entre les mains d’un jeune homme de 21 ans et de deux malfaiteurs21.

Quant aux attaques armées, les facteurs suscités permettent une planification des attaques inhérentes à des renseignements solides transmis par des migrants camerounais tout comme les populations locales. A cet effet, Le 3 mai 1994, des coupeurs de route armés de Kalachnikov, ont tendu une embuscade à des acheteurs de bétail dans l’arrondissement de Kette. Après avoir dérobé quelques millions de franc à ces usagers, ils se sont repliés aussitôt en territoire centrafricain22. Le 10 avril 1995, des coupeurs de route ont opéré à Garoua-Boulaї où ils ont dérobé aux victimes de cette attaque une somme de quatre millions de franc23.

Le 28 janvier 1996, une attaque armée fut menée dans l’arrondissement de Bétaré-Oya. Constitués de cinq individus, ces malfaiteurs possédant quatre kalachnikov et un FAL, ont fait un mort et trois blessés graves et dérobé d’importantes sommes d’argent24. Le 14 décembre, un groupe armé a fait irruption dans la localité de Kentzou. Le bilan de l’attaque faisait état d’une somme de quatre millions de franc arrachée à un citoyen camerounais, de deux blessés graves dont l’un par balle25. En 2003, le Gouverneur de la province de l’Est faisait état de trois attaques sanglantes des coupeurs de route26.

La prise d’otages constitue une autre expression de la criminalité qui arpente cet espace frontalier. Elle vise le plus souvent des demandes de rançon. Le 31 juillet 1995, des enfants d’éleveurs ont été pris en otage par une bande armée qui s’était immédiatement repliée en RCA. Une rançon de cinq millions avait été exigée27. Le 23 octobre 2007, deux camerounais ont été pris en otages par une bande armée du côté de Garoua-Boulaї28. Le 25 octobre, un autre camerounais fut enlevé et séquestré par une bande armée centrafricaine. Une forte rançon fut exigée29. Le 9 novembre, quatre camerounais furent encore pris en otage30.

Dans la nuit du 7 au 8 février 2008, une bande armée en provenance de la RCA, a enlevé sept éleveurs camerounais dans l’arrondissement de Garoua-Boulaї31. Dans la nuit du 8 au 9 février, neuf personnes furent prises en otage dans un village nommé League et trainées en territoire centrafricain. L’un des otages fut égorgé au passage32. Le 29 mars, un camerounais fut pris en otage par un groupe de rebelles et fut conduit en territoire centrafricain33. Dans la journée du 29 avril, après dix jours de détention, un autre camerounais s’est échappé d’une base des coupeurs de route dans la localité de Sagaini (RCA) située à trente-cinq kilomètres de la frontière34.

Le trafic des ressources minières de part et d’autre de cette frontière est attribué à la main mise des milices armés sur les cites d’exploitation et sur la complicité des camerounais. Ce duo Camerouno-centrafricain permet de mettre en place des réseaux illicites de transit d’or et de diamant. Ce trafic illicite constitue une autre expression de la criminalité qui écume cet espace frontalier au gré des crises sécuritaires qui secouent la RCA. Ces différentes activités criminelles transfrontalières permettent à ces migrants de se refaire rapidement une santé financière.

CONCLUSION

En somme, l’espace frontalier entre le Cameroun et la République Centrafricaine connait une activité criminelle inquiétante. L’un des maillons de cette situation est la réinstallation des migrants camerounais fuyant les soubresauts de l’instabilité politique du pays voisin. Même si les facteurs ethno-linguistiques, géographiques et le caractère lucratif des activités criminelles prédisposent la reconversion des migrants vers la criminalité transfrontalière, notre réflexion s’efforce à mettre au bout du jour l’urgence d’adapter les mesures gouvernementales afin d’encadrer le retour des migrants et garantir la sécurité le long de cette frontière stratégique pour les deux pays.

BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE

- Ouvrages

Berman, Eric.G. et Lombard, Louisa.N, La république Centrafricaine et les armes légères. Une poudrière régionale, Genève, SAS, 2008.

Observatoire de la prospective humanitaire, Crise centrafricaine. Mouvements de retour transfrontaliers : analyse de scénario à l’horizon 2018, IRIS, avril 2016.

Onana Mfege, André. H, Le Cameroun et ses frontières. Une dynamique géopolitique complexe, Paris, l’Harmattan , 2006.

- Articles

Becquemont, Daniel, “ Positivisme et utilitarisme : regards croisés, Comte, Spencer, Huxley”, Revue d’histoire des sciences humaines, nº8, 2003, pp. 57-72.

Tamekamta, Alphonse. Z, “ Le Cameroun face aux réfugiés centrafricains. Comprendre la crise migratoire et les résiliences subséquentes, note d’analyse sociopolitiques, nº01, , CARPADD, Montréal, 2018, pp 1-12.

Lobez, Clément, “RCA : difficile politique d’apaisement. La justice transitionnelle menacée ?”, Éclairage du GRIP, 2018, pp.1-4.

Temgoua, Albert. P, « Le commerce transfrontalier entre le Cameroun et ses voisins », in boundaries and history in africa : issues in conventional boundaries and idéoligical frontiers, juillet, 2011, pp150-160.

- Thèse

Yandji, Blaise, “ crises militaro-politiques et dynamique de paix en République Centrafricaine : 1960-2013”, Thèse de doctorat Ph.D en Histoire, Université de Yaoundé I(en attente de soutenance).

- Rapport

Yambene Bomono, Henry, “Cameroon fiel work report”, Migrants In Countries In Crisis (MICIC), Rapport financé par l’Union Européenne, 2016.

The Sentry, Le règne de la terreur, un business florissant en République Centrafricaine, Rapport d’enquête, Novembre 2018.

- Archives des Services du Gouverneur de la région de l’Est (ASGE)

Documents divers

Exposé du Gouverneur de la province de l’Est lors de la conférence des gouverneurs de province tenue à Yaoundé du 6 au 8 mai 2003,

Conférence des gouverneurs de province tenue à Yaoundé du 6 au 8 mai 2003, exposé de monsieur Eyene Nlom Roger Moïse, gouverneur de la province de l’Est,

Rapport du 4 février 2010 de la délégation générale à la Sureté Nationale sur la situation sécuritaire à la frontière Cameroun-RCA

Bulletin de Renseignement Quotidien

Message-Porte du sous-préfet de Kette au Préfet de la Kadey en date du 10 mai 1994.

Message-Radio-Porte du COLEGION de l’Est adressé au MINDEF en date du 12 avril 1995

Message-Radio-Porte du COLEGION de l’Est adressé au MINDEF et au Gouverneur de la Province de l’Est en date du 31 juillet 1995.

Message-Radio-Porte du Préfet du Lom et Djerem adressé au Gouverneur de la province de l’Est en date du 29 janvier 1996.

Message-Radio-Porte du COLEGION de l’Est adressé au Gouverneur de la province de l’Est en date du 15 décembre 1996.

Message-Radio-Porte du COLEGION de l’Est adressé au MINDEF en date du 27 octobre 2007

Message-Radio-Porte du délégué provincial de la Sureté nationale adressé au délégué général à la Sureté Nationale en date du 29 octobre 2007.

- Dossier conventions internationales

Ière session de la commission mixte permanente de sécurité Cameroun/RCA du 20 au 23 octobre 2009 à Bertoua, aide-mémoire du Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, chef de la délégation camerounaise .

Site internet

https://refugeesmigrants.un.org/fr/d%C3%A9finitions.

Source orale

Garga Diguir, 51 ans, Sous-préfet de l’Arrondissement de Ngaoui, Ngaoui, 22 novembre 2016.

[...]


1 Il s’agit des ouvrages, des articles, thèses, rapport et des sources orales.

2 Lire Dario Battistella, Théorie des Relations Internationales, Paris, Presses de sciences po, 2003.

3 Lire à cet effet, Berman E.G et Lombard L.N, La république Centrafricaine et les armes légères. Une poudrière régionale, Genève, SAS, 2008.

4 Jean Bedel Bokassa fut le deuxième président de la République Centrafricaine après avoir renversé David Dacko dans la nuit du 31 décembre 1965 au 1er janvier 1966.

5 Blaise Yandji, “ crises militaro-politiques et dynamique de paix en République Centrafricaine : 1960-2013, p.78. (Thèse en attente de soutenance).

6 Clément Lobez, “RCA : difficile politique d’apaisement. La justice transitionnelle menacée ?”, Éclairage du GRIP, 27 février 2018, p.1.

7 Lire The Sentry, Le règne de la terreur, un business florissant en République Centrafricaine, Rapport d’enquête, Novembre 2018.

8 Nous pouvons citer entre autres l’UFDR, A2R, APRD, CPSK, FDPC.

9 H. Yambene Bomono, “Cameroon fiel work report”, Migrants In Countries In Crisis (MICIC), juillet 2016, p.5. Rapport financé par l’Union Européenne,

10 Lire A.H. Onana Mfege, Le Cameroun et ses frontières. Une dynamique géopolitique complexe, Paris, l’Harmattan, 2006.

11 Observatoire de la prospective humanitaire, Crise centrafricaine. Mouvements de retour transfrontaliers : analyse de scénario à l’horizon 2018, IRIS, avril 2016, p.3.

12 En raison de sa non ouverture sur la mer, le prix de la quasi-totalité des produits consommables en RCA est assez onéreux ; d’où le grand intérêt des Camerounais d’y effectuer du commerce.

13 A.P.Temgoua, « Le commerce transfrontalier entre le Cameroun et ses voisins », in boundaries and history in africa : issues in conventional boundaries and idéoligical frontiers, juillet 2011, p 50.

14 https://refugeesmigrants.un.org/fr/d%C3%A9finitions. Consulté le 28 janvier 2020 à 11h55mn.

15 H. Yambene Bomono, “Cameroon fiel work report”…, p.12

16 Ibid. p.19.

17 Source anonyme de la brigade de gendarmerie de Ngaoui.

18 Le BIM est une unité de l’armée de terre camerounaise.

19 Garga Diguir, 51 ans, Sous-préfet de l’Arrondissement de Ngaoui, Ngaoui, 22 novembre 2016.

20 Archive des Services du Gouverneur de la Région de l’Est, exposé du Gouverneur de la province de l’Est lors de la conférence des gouverneurs de province tenue à Yaoundé du 6 au 8 mai 2003, p.24.

21 Ibid. p.19.

22 ASGE, Bulletin de Renseignement Quotidien, Message-Porte du sous-préfet de Kette au Préfet de la Kadey en date du 10 mai 1994.

23 ASGE, BRQ, Message-Radio-Porte du COLEGION (Commandant de la Légion de Gendarmerie) de l’Est adressé au MINDEF en date du 12 avril 1995.

24 ASGE, BRQ, Message-Radio-Porte du Préfet du Lom et Djerem adressé au Gouverneur de la province de l’Est en date du 29 janvier 1996.

25 ASGE, BRQ, Message-Radio-Porte du COLEGION de l’Est adressé au Gouverneur de la province de l’Est en date du 15 décembre 1996.

26 ASGE, conférence des gouverneurs de province tenue à Yaoundé du 6 au 8 mai 2003, exposé de monsieur Eyene Nlom Roger Moïse, gouverneur de la province de l’Est, p.19.

27 ASGE, BRQ, Message-Radio-Porte du COLEGION de l’Est adressé au MINDEF et au Gouverneur de la Province de l’Est en date du 31 juillet 1995.

28 ASGE, BRQ, Message-Radio-Porte du COLEGION de l’Est adressé au MINDEF en date du 27 octobre 2007

29 ASGE, BRQ, Message-Radio-Porte du délégué provincial de la Sureté nationale adressé au délégué général à la Sureté Nationale en date du 29 octobre 2007.

30 ASGE, dossier conventions internationales, Ière session de la commission mixte permanente de sécurité Cameroun/RCA du 20 au 23 octobre 2009 à Bertoua, aide-mémoire du Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, chef de la délégation camerounaise, p.10.

31 ASGE, rapport du 4 février 2010 de la délégation générale à la Sureté Nationale sur la situation sécuritaire à la frontière Cameroun-RCA, p.3.

32 ASGE, dossier conventions internationales, Ière session de la commission mixte permanente de sécurité Cameroun/RCA du 20 au 23 octobre 2009 à Bertoua, aide-mémoire du Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, chef de la délégation camerounaise, p.10.

33 Ibid.

34 Ibid.

13 de 13 pages

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Titre
La frontière Cameroun-République Centrafricaine face au retour des migrants camerounais
Université
University of Yaoundé I
Note
manque
Auteur
Année
2020
Pages
13
N° de catalogue
V520381
ISBN (Livre)
9783346123992
Langue
Français
mots-clé
Frontière - migrant - criminalité transfrontalière
Citation du texte
Merril Paul Oyono Ateba (Auteur), 2020, La frontière Cameroun-République Centrafricaine face au retour des migrants camerounais, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/520381

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