Les facteurs des insuffisances de la prise en charge des diabétiques dans la zone de santé d’Ibanda


Thèse de Doctorat, 2019

70 Pages


Extrait

TABLE DES MATIERES

PRELUDE

IN MEMORIUM

DEDICACE

TABLE DES MATIERES

GRAPHIQUES, FIGURES ET TABLEAUX

SIGLES ET ABREVIATIONS

RESUME

ABSTRACT

I. INTRODUCTION
HYPOTHESES
OBJECTIF GENERAL
OBJECTIFS SPECIFIQUES
INTERET

II. MA TERIEL ET METHODES
1. MATERIEL
2. METHODES

III. RESULTATS
1. RESULTATS GENERAUX
2. RESULTATS DESCRIPTIFS

IV. DISCUSSION

V. CONCLUSION

VI. RECOMMANDATIONS

VII. BIBLIOGRAPHIE

VIII. ANNEXES

PRELUDE

« Pour les gens valides, le corps est oublie du fait qu'il est utilise comme outil pour agir sur l'environnement. On a un corps, plutot que l’on est son corps. Il ne se signale generalement a la conscience que quand il est souffrant.» Fischer et Tarquino, 2014.

« La mer fait des detours sur les rives, parce qu'elle n'a personne pour lui montrer le chemin! »

KABONGO wa KABONGO Diem

IN MEMORIUM

A mon feu Pere KABONGO wa KADINDU Etienne f, Tu as toujours voulu faire de moi un Homme hors du commun, un guerrier meme a genoux. Bref, la Fierte d'un Pere et l'Honneur d'une Mere... Je sais que t’aurais voulu ecrire quelques pages de ce travail avec moi, mais helas ! Le destin en a decide autrement. Puis-je te rassurer en confirmant que je combats toujours contre vents et marrees. Je prie le Tout Puissant pour que ton Ame repose en paix et que ce travail m’offre l’occasion de me rendre, une fois de plus, digne de tes conseils et de ton estime. Tu me manques, Papa !

Je te dedie ce travail.

DEDICACE

A l’Universite Evangelique en Afrique, ALMA MATER, qui m’avait accueilli en Novis, avait fait de moi quelqu’un aux «propositions innovatrices», puis un «Auteur»; malgre mes multiples Manquements. J’ai ete, je suis etje reste UEA ! Cela partout et en tout.

A Elodie K. WASANGA, l’unique Melodie que chante mon cmur, ta complicity dans nos petites « Politiques » quotidiennes et ton sourire reconfortant ne cessent de m’inspirer courage. Je ne saurai quoi te dire pour la Couronne paternelle que je porte desormais et dontje suis Fier.

A Ninette KABONGO, la petite maman, j’aime bien cette energie positive que tu degages et qui te rends plus particuliere. Ta fation de m’appeler « Cheri» me bombe le torse. Un lion ne peut qu’engendrer un lion... pour le reste j’attends que tu grandisses !

A Julienne RUVUNANGIZA C. B., la Jeanne d’Arc de ma race. Tes multiples batailles, toujours remportees, me poussent a t’admirer depuis mon enfance et avaient cree en moi une determination inebranlable. Seule, tu te bats a la place d’une legion. Tu merites au fond cette appellation : Da Djidji MWANADJESHI.

A Aaron KABONGO, ta fraternite et ta confiance en moi, me poussent a fournir plus d’effort que je ne peux. Je me bats pour demeurer un bon modele malgre mes faiblesses.

A MUSAFIRI WASSANGA Denis, tres cher beau-pere, ta maniere d’aborder les intemperies m’enseigne, tes vertus impregnent mon cote paternel. Ta consideration de l'autre et tes valeurs morales, m’intriguent. Meme quand je ne dis mot, je t’admire au fond de moi et je me dis: « voici mon deuxieme Pere». Tout ce que je re^ois de toi m’est precieux. Je m’estime chanceux!

A Seraphine KADETWA SHISHI, ma belle-mere, ton cmur plein d’affection et l’attention particuliere dont nous sommes beneficiaires me vont droit au cmur etje me trouve incapable de te les rendre. Heureux de m’avoir admis parmi tes beaux-fils.

A Papa Bavon et Da CIBA, si j’insiste sur la notion du sujet apparent et du sujet reel, c’est parce que je veux dire que vous etes mes parrains, pour de vrai. Vous refletez l’image que je reve pour mon foyer. Alors laissez-moi marcher sur vos traces !

A Frank et Yvonne SHABANI, point n’est besoin de rappeler les profondeurs d’ou vous me tirez. Je me sens a la fois considere, rassure et redevable d’une dette dontje ne saurai payer et dont la nature m’est indescriptible. Je me bats pour meriter cette consideration et qu’a mon tourje sois aussi d’une importance quelconque.

Aux families All Students (je pleure Oncle Eric NSHOKANOJ, CAOSE-UEA, Help your People, SOS Menstrues, le Groupe Oye et a nos reves partages.

A tous ceux dont les travaux de recherche traiteront du bien-etre de la personne diabetique.

A tous les patients diabetiques !

Les facteurs des insuffisances de la PEC des diabetiques dans la Zone de Sante d’lbanda

REMERCIEMENTS

Ma gratitude a l’Etre Supreme et Parfait, l'Omniscient, l'Omnipotent et l'Omnipresent, qui ne cesse de conduire et eclairer mes pas ; meme dans le noir. En Lui, je dois ma Foi.

Mes remerciements a ma Patrie, que je servirai en toute loyaute et patriotisme.

Ma reconnaissance a mon Universite, l’Universite Evangelique en Afrique, a son Comite de gestion et a tout son personnel. La Faculte de Medecine de l’UEA ainsi qu’a l’HGR de Panzi.

Professeur MUSHAGALUSA NACHIGERA Gustave, qu’il vous plaise de recevoir ici mes immenses remerciements et ma profonde reconnaissance a votre endroit pour bien des choses dont je ne saurai enumerer. Ceux qui sont et seront tiers de moi le seront parce que vous l’aviez voulu. Benissez-moi pour ce long parcourt qui me reste a tracer et a suivre. Pour mes multiples manquements, j’implore votre pardon.

Pour votre acceptation de diriger ce travail ainsi que votre disponibilite, tres cher Maitre Monsieur le CT Dr BIHEHE MASEMO Dieudonne, je m’incline pour recevoir de vous une benediction pour devenir « Grand ». Votre sagesse et votre humilite constitue pour moi toute une faculte. Je voudrai apprendre de vous !

Ma Reine Elo, pour ton soutien indefectible et ta permanente collaboration. Accepte toute ma gratitude. Puisse Dieu me donner de quoi batir notre nid pour qu’il plaise a tous tes reves.

Papa BAVON BUNANI et Da CIBA, cette chaleur familiale que je vis a vos cotes comble les manques eprouves dans plusieurs relations et la preuve d’un equilibre familial stable, me poussent a vous remercier.

Au couple Franck et Yvonne SHABANI, je voudrai vous remercier pour tout. Vous m’avez fait croire aux relations familiales auxquelles j’ignorais l’existence. Je regarderai toujours avec fierte le petit Joel M'MELA.

A Josephine MUSEME et Papa Vincent TAMBWE, je vous suis reconnaissant et ne saurai jamais negliger les atouts avec lesquels vous avez garni ma modeste personne.

A mes amis : Bienfait MUHIMA, Dr Patrick MAHESHE M’PAT, Bonk SAFARI, Pere CIZA BALWIRAMWAMI, Dr Philemon NAKABAJA, Jonathan SHAMAVU, Patrick KAZAMBA, Enock MATABARO, Fabrice KAJIBWAMI, Elie MUSHOSI, Narcisse BISIMWA, Murielle CITONA, Ischel’s MARHEGEKO et Patrick MIRINDI.

A mes collaborateurs : Bienfait MUHIMA, Freddy KALALIZI, Clement MUTEWA, MUTAMA NTINO, Dr Fortune CIMANYA, la All Students, la CAOSE-UEA et le Groupe Oye (Medecins stagiairesj.

Aux families WALASSA, MAHESHE, GANYWAMULUME, MWERUMA, MAPYA et Chez Dady.

Aux diabetiques et personnel soignant de la ZS d’lbanda ayant participe a notre etude.

Et a tous ceux dont les noms n’ont pas ete cites ici.

GRAPHIQUES, FIGURES ET TABLEAUX

Graphique a: Recapitulatif de revolution mondiale du Diabete

Graphique b: Recapitulation des depenses mondiales de soins de sante liees au Diabete 14 Figure 1 : Nombre estime de personnes atteintes de diabete dans la region Afrique en 2017 et 2045 (20-79 ans)

Graphique c: Recapitulation des moyennes de depenses elevees et faibles en Afrique subsaharienne chez les diabetiques (en USD)

Figure 2: Differents modeles d'education des patients

Figure 3: Cercle de la restriction alimentaire et ses consequences. Source : Referentiel de bonnes pratiques nutrition et dietetiques, Diabete type 2 de l'adulte

Figure 4: Description des elements de decision a utiliser pour determiner les efforts necessaires a l'obtention des cibles de glycemie

Figure 5: Carte OCHA-RDC de la zone de sante d'lbanda

Tableau a: Source etat de lieu du Bureau central de la Zone (BCZ)

Tableau 1: caracteristiques sociodemographiques de l'echantillon, effectif et pourcentage

Tableau 2: Caracteristiques liees a la maladie et a la prise en charge

Tableau 3: Repartition des patients selon le sexe

Tableau 4: Repartition selon l'age

Tableau 5: Repartition des patients selon l'age et le sexe

Tableau 6: Repartition des patients selon la zone d'origine

Tableau 7: Repartition des patients selon l'ethnie

Tableau 8: Repartition des patients selon la residence

Tableau 9: Repartition des patients selon le niveau d'etude

Tableau 10: Repartition des patients selon la profession

Tableau 11: Repartition des patients selon les autres professions

Tableau 12: Repartition des patients selon l'antecedent familial de Diabete

Tableau 13: Repartition des patients selon le mode de decouverte du Diabete

Tableau 14: Repartition des patients selon les autres modes de decouverte du Diabete..37 Tableau 15: Repartition des patients selon l’anciennete du Diabete

Tableau 16: Repartition des patients selon la periode de diagnostic du Diabete

Tableau 17: Repartition des patients selon le type de Diabete sucre

Tableau 18: Recapitulatif selon le sexe, la tranche d'age et le type de Diabete

Tableau 19: Repartition des patients selon la couverture de soins de sante

Tableau 20: Recapitulatif de la couverture de soins de sante par rapport au sexe et a la profession personnel soignant pour suivi de Diabete

Tableau 22: Repartition de patients selon la prise des ADO

Tableau 23: Recapitulatif du type de Diabete et la prise d'ADO

Tableau 24: Repartition des patients selon l'anciennete de prise des ADO

Tableau 25: Repartition des patients selon l'Insulinotherapie

Tableau 26: Repartition des patients selon l'anciennete de l'Insulinotherapie

Tableau 27: Recapitulatifs de l'insulinotherapie selon le sexe et la profession

Tableau 28: Repartition des patients selon le recours aux MHD seules

Tableau 29: Recapitulatif par rapport a la PEC du Diabete sucre

Tableau 30: Repartition des patients selon l'accuse d'un retard d'adhesion de la prise en charge medicale

Tableau 31: Repartition des patients selon l'IMC

Tableau 32: Repartition des patients selon l'annonce d'une maladie cardiovasculaire

Tableau 33: Repartition des patients selon l'annonce d'une surcharge en cholesterol ou triglycerides

Tableau 34: Repartition des patients selon le mode de PEC de la surcharge en cholesterol ou triglycerides

Tableau 35: Repartition des patients selon les complications

Tableau 36: Recapitulatif des troubles erectiles/frigidite selon le sexe

Tableau 37: Repartition des patients selon la frequentation des associations des diabetiques

Tableau 38: Repartition des patients selon la frequentation des associations des diabetiques

Tableau 39: Repartition des patients selon la presence d'autres maladies

Tableau 40: Repartition des patients selon la recommandation medicale pour des exercices physiques

Tableau 41: Repartition des patients selon les recommandations medicales en vue d'une perte ponderale

Tableau 42: Repartition des patients selon la consultation d'un dieteticien

Tableau 43: Repartition des patients selon la detention d'un conseil verbal ou ecrit sur la diete

Tableau 44: Repartition des patients selon la detention d'un lecteur de glycemie

Tableau 45: Repartition des patients selon l'antecedent d'hypoglycemie severe

Tableau 46: Repartition des patients selon la frequence de survenue d'une Hypoglycemie severe

Tableau 47: Repartition des patients selon la connaissance de l'Hemoglobine glyquee

Tableau 48: Repartition des patients selon la connaissance de la recente valeur de l'HbAlc

Tableau 49: Repartition des patients selon le mode d'administration de l'insuline

Tableau 50: Repartition des patients selon l'oubli d'administration de l'insuline

Tableau 51: Repartition des patients selon l'oubli d’administration des ADO

Tableau 52: Repartition des patients selon la satisfaction par rapport a la glycemie

Tableau 53: Repartition des patients selon la comprehension de la maniere de prendre le traitement

Tableau 54: Repartition des patients selon la facilite de prendre quotidiennement le traitement

Tableau 55: Repartition des patients selon la comprehension du regime alimentaire diabetique

Tableau 56: Repartition des patients selon la facilite d'observer quotidiennement le regime alimentaire diabetique

Tableau 57: Repartition des patients selon l'observation d'une rupture du traitement medical (fenetre therapeutique)

Tableau 58: Repartition des patients selon la cause de ruptures du traitement medical (fenetre therapeutique)

Tableau 59: Repartition des patients selon recours au traitement traditionnel (indigene)

Tableau 60: Repartition des patients selon le benefice d'une formation a propos du Diabete

Tableau 61: Repartition des patients selon le mode de formation a propos du Diabete

Tableau 62: Repartition des patients selon la facilite de consulter un personnel soignant en cas de necessite

Tableau 63: Repartition des patients selon leur appreciation sur la suffisance du temps leur consacre par le personnel soignant

Tableau 64: Repartition des patients selon l’utilite des conseils regus aupres d’un personnel soignant

Tableau 65: Repartition des patients selon l’abord des problemes preoccupants, avec personnel soignant

Tableau 66: Repartition du personnel soignant selon le benefice d’une formation a propos du Diabete apres leur sortie de l'ecole

Tableau 67: Repartition du personnel soignant selon le niveau de formation

Tableau 68: Repartition du personnel soignant selon le recyclage de connaissance a propos du Diabete

Tableau 69: Repartition selon l’avis du personnel soignant sur le benefice d’une PEC multidisciplinaire des diabetiques

Tableau 70: Repartition du personnel soignant selon le mode de rendez-vous avec les patients

Tableau 71: Repartition selon l’avis du personnel soignant sur l’information de l'entourage de patients sur la conduite a tenir en cas d'urgence

Tableau 72: Repartition des patients selon la valeur glycemique au moment de l’enquete

Tableau 73: Resume des examens paracliniques realises aupres de notre population

Figure 6: Schema synthetique des insufisances de PEC des Diabetiques dans la ZS d'lbanda

Annexe a: Aires de Sante de la ZS d'lbanda sans structure de suivi des diabetiques

Annexe b: Personnel et equipement minimum requis a chaque niveau de sante dans le suivi du Diabete

Annexe c: Les points clefs des recommandations ADA-EASD 2012 : une strategie centree sur le patient diabetique type II

Annexe d: Vecu du Diabete

Annexe e: Les axes d'un plan de soinspartage (a negocier avec le patient)

Annexe f: Criteres participant a determiner la cible d'HbA1C et cibles visees selon un consensus suisse et europeen

Annexe g: Modele de prise en charge des maladies chroniques (MPCMC)

Annexe h: Etapes de la demarche d'education therapeutique du patient diabetique par le personnel soignant

SIGLES ET ABREVIATIONS

ADA: American Diabetes Association

ADO: Antidiabetiques oraux

ADP : Association des diabetiques de Panzi

ALCD: Association de lutte contre le Diabete

AVC: Accidentvasculaire cerebral

BAD : Banque Africaine pour le Developpement

BCZS: Bureau central de la zone de sante

Ca: Calcium

CH: Centre hospitalier

CHU: Centre hospitalo-universitaire

CS : Centre de sante

EASD: Association Europeenne pour l'Etude du Diabete

ENTERED: Echantillon national temoin representatif des personnes diabetiques (France)

FID: Federation Internationale du Diabete

HAS: Haute autorite de la sante (France)

HbA1C: Hemoglobine glyquee ou glycosylee

HDL: High density lipoprotein

HGRP : Hopital general de reference de Panzi

HAS : Haute Autorite de Sante

HTA: Hypertension arterielle

IMC: Indice de masse corporel

INPES : Institut National de Prevention et d’Education pour la Sante (France)

K: Potassium

LDL: Low density lipoprotein

Mg: Magnesium

MHD: Mesures hygieno-dietetiques

MNT : Maladie non transmissible

MPCMC : Modele de prise en charge des maladies chroniques

MT: Maladie transmissible

Na: Sodium

OCHA : Bureau de la coordination des affaires humanitaires des nations unies

ODK : Open Data Kit Collect

ONG: Organisation non gouvernementale

PEC: Prise en charge

RCA : Republique Centre Africaine

RDC: Republique Democratique du Congo

RSA: Republique Sud-Africaine

UKPDS: United Kingdom Prospective Diabetes Study

USD : Dollars americain

ZS : Zone de Sante

RESUME

Introduction : En Afrique, on estime qu'environ 80% des personnes atteintes de Diabete ne sont pas diagnostiquees. En depit de la pauvrete, de la malnutrition et des maladies transmissibles, l’Afrique se retrouve assujettie aussi par les maladies non transmissibles et eprouve d’enormes difficultes dans leur prise en charge.

Objectif: Decrire les facteurs des insuffisances de la prise en charge des diabetiques dans la zone de sante d’lbanda a Bukavu au Sud-Kivu.

Methode : Etude prospective longitudinale a donnees ponctuelles, realisee a l’aide d’un questionnaire d’enquete et l’application Open Data Kit (ODK) Collect vl.18.2. De Juin 2018 a Mai 2019 aupres de 483 patients diabetiques et 98 personnels soignants de sept structures medicales de la ZS d’lbanda organisant le suivi des patients diabetiques.

Resultats : Le Diabete sucre Type II est represente a 85,92%. La moyenne d’age d’anciennete avec le Diabete de 6,34 ans. 0,20% est sans aucune mesure therapeutique. De patients sous ADO, 15,52% sont diabetiques du Type I. Le retard d’adhesion au traitement medical est d’une moyenne de 0,40 ans avec un maximum de 9,9 ans. 53,42% a deja connu au moins une rupture du traitement et 73,08% a deja eu recours au traitement traditionnel. 96,07% ne beneficie pas d’une couverture de soins de sante, lorsque 50,52% ne frequente aucune association de diabetiques. Dans notre serie, 69,57% ne possede pas de lecteur de Glycemie lorsque 98,87% n’a jamais entendu parler de 1’HbAlc. 31,39% demeure sans formation sur le Diabete. 35,82% contacte difficilement un personnel soignant. 32,72% trouve insuffisant le temps consacre par le personnel soignant au cours d’un entretient. 88,78% du personnel soignant n’a pas encore beneficie d’une formation sur le Diabete apres leur sortie de l’ecole. Le corps medical (generalistes et specialistes) intervient dans le suivi des diabetiques a 28,57%, contre 56,12% du corps infirmier. 95,92% du personnel soignant ne beneficie pas d’un recyclage de connaissances sur le Diabete. 78,13% affirme que les patients ne beneficient pas d’une PEC multidisciplinaire. Et 77,27% confirme que le mode de rendez-vous avec les patients est collectif.

Conclusion : Les insuffisances de la prise en charge des diabetiques sont entretenues a plusieurs niveaux : Systeme de sante, Personnel soignant, Patient et communaute. La prise en charge optimale des diabetiques necessite des competences multiples.

Mots cles : Insuffisances, Prise en charge, Diabetiques, Ibanda.

ABSTRACT

Introduction : In Africa, it is estimated that approximately 80% of people with diabetes do not are not diagnosed. Despite poverty, malnutrition and MT, Africa is is also subject to NCDs and faces enormous difficulties in their CEP.

Objective : To describe the factors of the insufficiencies of the management of diabetics in the Ibanda health zone in Bukavu, South Kivu.

Method : Longitudinal prospective study with point data, carried out using a Survey questionnaire and the Open Data Kit (ODK) Collect application vl.18.2. From June 2018 to May 2019 among 483 diabetic patients and 98 nursings staff of seven structures Ibanda medical center organizing follow-up of diabetic patients.

Results : Diabetes Mellitus Type II represented 85.92%. The average age of seniority with Diabetes of 6.34 years. 0.20% is without any therapeutic measures. From patients under ADO, 15.52% are Type I diabetics. Delayed adherence to medical treatment is an average of 0.40 years with a maximum of 9.9 years. 53.42% has already experienced at least one discontinuation of treatment and 73.08% had already resorted to traditional treatment. 96.07% does not health coverage, when 50.52% do not attend any diabetic’s health association. In our series, 69.57% do not have a Glucose meter when 98.87% has never heard of HbAlc. 31.39% remain untrained on Diabetes. 35.82 % hardly contacts a caregiver. 32.72% find insufficient time spent by the nursing staff during an interview. 88.78% of the nursing staff did not still benefited from training on Diabetes after leaving school. Medical staff (GPs and specialists) is involved in the follow-up of diabetics at 28.57%, against 56.12 % of the nursing corps. 95.92% of the nursing staff do not benefit from knowledge about Diabetes. 78.13% say that patients do not benefit from a CEP multidisciplinary. And 77.27% confirms thatthe appointment mode with patients is collective.

Conclusion : The shortcomings of the PEC of diabetics are maintained at several levels: Health System, Nursing Staff, Patient and Community. The optimal PEC diabetics requires multiple skills.

Key words : Insufficiency, Management, Diabetics, Ibanda.

I. INTRODUCTION

Le diabete sucre est une maladie chronique, invalidante et couteuse qui s’accompagne de graves complications. L’une des quatre Maladies Non Transmissibles (MNT) prioritaires identifiees par l’OMS, reconnue comme epidemie mondiale, le diabete inflige aujourd’hui un lourd fardeau aux systemes de sante, deja fort depourvus, de pays a bas et moyens revenus et pourrait devenir la 7^me principale cause de deces dans le monde d’ici 2030 1.

Le diabete fait courir de graves risques aux families et aux etats, et entrave serieusement la realisation des objectifs de developpement convenus sur le plan international, notamment les objectifs du millenaire pour le developpement 5.

Le diabete est un probleme de sante publique mondial croissant, tant en termes humains que financiers, qui; en 1980 avait atteint 108 millions de personnes contre 220 millions en 2011 (Chiffres OMS, 2011), soit une augmentation de 103,7%. En 2012, le diabete sucre etait a l’origine de 4,8 millions de deces et USD 471 milliards ont ete depenses a cause du diabete [19, 22], En 2013, il avait atteint 382 millions de personnes, avait cause 5,1 millions de deces (soit un deces toutes les six secondes) et avait englouti pres de 548 milliards de dollars en depenses de sante (11 % des depenses totales) 20.

Cet enorme fardeau, avec une prevalence de 7,3% de la population mondiale en 2017, a touche 425 millions et entraine des depenses estimees a USD 727 milliards 6 et atteindrait d’ici 2045 une prevalence autour de 8,3% un effectif de 629 millions de personnes soit une augmentation nette de 48% et des depenses estimees USD 776 milliards 10.

Le Diabete touche, handicape et tue les personnes dans leurs annees les plus productives, tout en reduisant l’esperance de vie des personnes atteintes et en appauvrissant les families 6. Cette menace courante ne tient pas compte d’appartenance tribale, ni de croyance, ni des frontieres ni de rang social. Le fardeau du diabete ponctionne les budgets nationaux dedies aux soins de sante, reduit la productivite, ralentit la croissance economique, entraine des depenses catastrophiques pour les menages vulnerables et submerge les systemes de soins de sante 16- Le diabete entraine des complications aigues, a court terme (hyperglycemie ou hypoglycemie), parfois mortelles car pouvant aboutir a un coma, faute de traitement, elles sont souvent le fruit d’un diagnostic tardif, d’un traitement inadequat ou inapproprie, de l’existence des maladies intercurrentes ou concomitantes (comme la tuberculose pulmonaire, la pneumonie ou des affections diarrheiques) et l’absence d’acces au service de sante et a l’education liees a l’auto-administration des soins 12-

Les complications chroniques, a long terme, parfois irreversibles a defaut de diagnostic, du traitement ou de controle pouvant etre des troubles de la vision ou la cecite, une insuffisance renale, une crise cardiaque, un accident vasculaire cerebral ischemique et/ou hemorragique, l’amputation d’un membre inferieur ou encore des dysfonctionnements erectiles. L'apparition de ces complications augmente le cout deja insupportable de la prise en charge et est responsable d’une forte mortalite etmorbidite 9.

Chaque annee plus de 3,6 millions de personnes decedent a cause du diabete, dont 80% survient dans les pays a revenu moyen et faible 4.

En 2017, le diabete a atteint 425 millions de personnes a travers le monde, dont environ 79% vivaient dans des pays a faible et moyen revenu 6, effectif partage par le Professeur Jean Ferrieres, President de l’Association de Cardiologie Midi-Pyrenees 14. La FID estime que d’ici 2045, 629 millions de personnes seront atteintes par le diabete et que ce sont les regions dont l’economie evolue d’un faible revenu a un revenu moyen qui connaitront la hausse la plus importante 6.

Le diabete et ses complications ont des repercussions economiques importantes sur les patients, sur leurs families et sur la communaute mais egalement sur les systemes de sante des pays. Chaque annee, plus de 700 milliards USD sont depenses chaque annee par les personnes atteintes de diabete rien que dans les soins de sante, ce qui correspond a un dollar sur huit depenses dans les soins de sante 6.

Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

Graphique b : Recapitulation des depenses mondiales de soins de sante liees au Diabete Bien vivre avec le diabete suppose un diagnostic precoce, une prise en charge efficace et un mode de vie adapte. Plus une personne vit longtemps avec un diabete non diagnostique, non suivi et non traite, plus sa sante risque d’en patir et meme son economie s’effondrer par la suite. Aussi, les structures de soins de sante primaires devraient-elles offrir un acces facile aux moyens diagnostiques de base. Les personnes chez lesquelles un diagnostic de diabete a ete pose, une serie d’interventions efficaces au regard de leur cout pourra ameliorer les resultats sanitaires, quel que soit le type de diabete qu’elles presentent 9. Au nombre de ces interventions figurent: le controle glycemique, assorti de precautions alimentaires et d’une activite physique et, le cas echeant, de medicaments; les controles tensionnel et lipidique destines a reduire les risques cardiovasculaires et d’autres complications; et les examens reguliers destines a depister les lesions oculaires, renales et des pieds, qui faciliteront un traitement precoce. La prise en charge du diabete pourra etre renforcee par l’application de normes et de protocoles recommandes.

En Afrique, on estime que 69,2 % (plus de deux tiers) des personnes atteintes de diabete ne sont pas diagnostiquees 2. Dans certains pays africains, 5 a 10% du budget des soins de sante sont absorbes par le Diabete et plus de 50% de ces depenses sont imputables aux complications du diabete 3.

Selon les estimations de la FID en 2017 6, 15,5 millions d’adultes ages de 20 a 79 ans souffrent de diabete en Afrique, ce qui represente une prevalence regionale de 2,1. La prevalence du diabete la plus elevee en Afrique s’observe entre 55 et 64 ans. Les nombres les plus eleves de personnes atteintes de diabete sont observes dans certains des pays les plus peuples d’Afrique; entre autre : l’Ethiopie (2,6 millions), de l’Afrique du Sud (1,8 million), de la RDC (1,7 million) et du Nigeria (1,7 million). A eux seuls, ces quatre pays regorgent environ 45,1 % des adultes ages de 20 a 79 ans atteints de diabete. Comme la croissance de l’urbanisation et le vieillissement progressif de populations, la menace du diabete de type 2 est vouee a grandir. Selon les previsions, le continent comptera, d’ici 2045, 40,7 millions d’adultes ages de 20 a 79 ans atteints de diabete, soit plus du double qu’en 2017.

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Figure 1 : Nombre estime de personnes atteintes de diabete dans la region Afrique en 2017 et 2045 (20-79 ans). Source Atlas du Diabete de la FID, 2017.

En 2017, toujours en Afrique, les personnes atteintes de diabete ont depense 3,3 milliards USD en soins de sante, constituant ainsi le montant le plus bas des sept regions de la FID, du fait qu’il represente moins de 1 % des depenses mondiales totales, alors que la region abrite 3 % des personnes atteintes de diabete au niveau mondial. D’apres les projections, les montants depenses par ce type de patients doubleront d’ici 2045, et atteindront 6,0 milliards USD, soit la deuxieme hausse la plus importante de toutes les regions de la FID. Les pays africains qui enregistrent les depenses moyennes en soins de sante les plus elevees pour le diabete sont: la Guinee Equatoriale (730,45 USD), l’Afrique du Sud (659,4 USD) etla Namibie (563,85 USD). A l’autre bout du spectre, la Republique centrafricaine (16,1 USD), la Republique Democratique du Congo (22,75 USD) et Madagascar (30,1 USD) presentent les depenses moyennes les plus faibles.

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Graphique 3 : Recapitulation des moyennes de depenses elevees et faibles en Afrique subsaharienne chez les diabetiques (en USD)

En depit de la pauvrete et de la malnutrition, l’Afrique se retrouve assujettie par deux autres fardeaux de la maladie a savoir: les maladies transmissibles (MT) et les maladies non transmissibles (MNT). Il s’avere cependant que les pays africains eprouvent d’enormes difficultes de prise en charge des MNT, du fait d’une inefficacite des politiques et systemes sanitaires. Les difficultes de prise en charge du Diabete en Afrique 8, de fa^on generale, s’articulent sur les elements suivants :

a. Le caractere chronique de la maladie : L’annonce d’une maladie chronique, comme c’est le cas avec le Diabete, a un impact psychosocial et emotionnel important sur la vie du patient. Il lui faudra ainsi apprendre a moderer et a adapter certaines de ses habitudes, a acquerir differentes competences et integrer sa maladie a son quotidien et celui de son entourage 51. Comme dans toutes les maladies chroniques, en Afrique, il se pose des difficultes d’un diagnostic precoce et de l’acces aux soins de sante, le probleme d’abandon de traitement en raison de prix, le manque de personnel et de structures qualifies, la concurrence prejudiciable des traditherapeutes. La Professeure ASSA SIDIBE Traore, Chef de service d’endocrinologie a l’Hopital du Mali de Bamako et Professeur titulaire a la Faculte de Medecine et d’Odontostomatologie (FMOS) 13, rappelle qu’: « En Afrique, on pense que si une maladie se traite, done elle se guerit. Il est tres difficile pour un malade (et son entourage) d'admettre qu'il lui faudra vivre avec sa maladie tout le reste de sa vie ». C’est ainsi qu’on voit de nombreux patients interrompre leur traitement des qu’ils ressentent du mieux dans leur etat general.

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Figure 2 : Differents modeles d'education des patients 30

b. Une education au diabete limitee: l’education est une approche centree sur le patient, tenant compte de la perspective de ce dernier. Cette education necessite une implication active et ininterrompue du personnel soignant et se pratique essentiellement au moyen d’un enseignement (maladie-traitement-comportement de sante), en le dotant des capacites et requerant un apprentissage de la part du patient (transmission de savoirs, savoir-faire, savoir-etre); et dont les finalites visent a amener le patient a adopter par lui- meme un comportement qui influence positivement sa sante et d’eviter, autant possible, les complications liees a sa maladie [21,42]. Le suivi programme est complexe aussi bien pour les patients, qui doivent consulter regulierement, faire des analyses biologiques tous les 3 mois et, de plus, suivre «un style de vie» : observer la diete, pratiquer leur activite physique et prendre leurs medicaments, mais elle est aussi difficile pour les medecins traitants qui doivent gerer une multitude d’informations et tenir a jour le dossier du patient 19.

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Comment bien saisir les enjeux de la prevention et s’approprier les moyens de rester en bonne sante au moindre cout? C’est en tout l’enjeu d’une vraie politique d’education au diabete en Afrique. Mais, helas, dans un contexte de ressources humaines (personnel soignant) et financieres limitees, domine par les maladies infectieuses, les systemes de sante des pays africains ramenent souvent a l’arriere-plan les investissements specifiques aux maladies non infectieuses, comme le cancer ou le Diabete.

c. La non-observance therapeutique : les causes les plus couramment citees de non-observance therapeutique se rapportent a des facteurs tels que la non acceptation du diagnostic pose, le refus ou l’arret volontaire du traitement, l’oubli, la deterioration des capacites cognitives et/ou physiques, l’absence de l’autonomie, le nombre de prises de medicaments, le rang social, la duree de la maladie, etc. Geunette et al. 23, ont montre que les variables sociodemographiques telles que l’age, le lieu de residence, le statut socioeconomique, le sexe, etaient associes a la non-observance therapeutique. De meme, le type de traitement ainsi que le fait d’etre suivi par un infirmier, un medecin generaliste ou par un medecin specialists influence le degre d’observance therapeutique. Reach 24 explique que l’absence de directives claires, comprehensibles et interpretables, concernant la maladie et sa prise en charge est un mecanisme important de la non-observance. Il poursuit en disant que le defaut de comprehension peut resulter du fait que le praticien et le patient ne communiquent pas de fa^on adequate, engendrant ainsi des difficultes de transmission et de comprehension des informations necessaires.

La non-observance therapeutique peut concerner aussi bien la personne jeune (insouciance de l’adolescence, envie d’etre comme les autres etc...) que la personne agee (alteration des facultes cognitives, polymedicamentation, lassitude etc...) 32.

Les contraintes socio-professionnelles peuvent egalement constituer un frein au respect du traitement, par exemple des horaires de travail surcharges ou un faible salaire. Ainsi done, diverses contraintes de la vie quotidienne peuvent amener le patient a etre anxieux, voire depressif et a delaisser le suivi de sa pathologie et l’observance therapeutique, ceci est d’autant plus influence par certaines croyances (notamment religieuses) l’amenant a penser que son traitementn’estpas indispensable 32.

d. Les representations et croyances autour de l'insuline : Reach et al. 25 emettent l’idee selon laquelle, la non-observance de l’insulinotherapie revele d’une maniere de pensee, a la fois cognitive et emotionnelle du patient. Elle traduit les representations de l’insuline, perdue comme une situation difficile, un risque supplementaire, d’aggravation du Diabete, qui met le malade face a une incertitude quant aux benefices escomptes compte tenus de la nature de risques per^us. D’autres facteurs tels que l’impatience des patients face a la perspective de la guerison, ont ete rapporte comme etant fortement determinants dans le mauvais controle du diabete. L’impatience est associee a la non-observance medicamenteuse, et le fait d’avoir du mal a accepter le caractere chronique de la maladie et done, du traitement, est le signe d’un rapport negatif a la temporalite de l’observance du traitement, caracterise lui-meme par la recherche des resultats immediats plutot qu’a long terme. Pour Hu et al. 26, la peur de l’insuline, sentiment partage par la plupart des participants de leur etude, resulte d’un manque de connaissance sur le diabete et de sa nature progressive, mais aussi des experiences anterieures negatives vecues par les patients de fa^on directe ou indirecte. A cela s’ajoute l’une des grandes problematiques en lien avec la non-observance therapeutique est l’absence de ressources (materielles, financieres, humaines, logistiques, etc.)

e. Les difficultes d'adapter les mesures dietetiques : le respect des MHD est l’une des composantes de la prise en charge du diabete 21, qui malheureusement souffre le plus souvent de la non-observance pour multiples raisons. Dans la plupart des pays africains, la mise en place d’une dietetique adaptee se heurte a des nombreux ecueils dus aux couts des aliments et a leur disponibilite selon les saisons. A cela s’ajoutent les particularismes sociaux qui viennent accroitre ces difficultes. D’une part, l’alimentation en «famille », a la main et dans un plat commun empeche le controle de la quantite d’aliments ingeres et la possibilite pour le malade d’individualiser son regime et sa ration dietetique. D’autre part, l’exclusion du plat commun est vecue comme une desocialisation qui, malheureusement, est rapidement abandonnee. Ainsi done, les habitudes alimentaires sont directement fonction du niveau socio-economique, de l’origine ethnique et de la geographique. Il s’y ajoute le prestige lie au surpoids et a l’obesite.

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f. Des systemes de sante inadaptes : l’acces a des soins de qualite a toujours constitue un souci majeur des gouvernements tant dans les pays developpes que dans ceux en voies de developpement. A bien des egards, le cout financier de cette meilleure accessibilite contribue, en partie, a entraver son developpement dans les pays africains 6. La question de l’acces est devenue une dimension structurante des debats qui portent sur la sante en Afrique. L’acces aux soins est d’abord envisage a partir de barrieres financieres qui entravent la jouissance d’un certain nombre de biens et services de sante. De nombreux travaux ont mis en exergue l’ampleur des inegalites dont souffrent les populations defavorisees et les difficultes d’acces aux soins qu’eprouvent les plus demunis.

Au-dela des capacites economiques, il y a tout un ensemble des defis : geographiques, temporels, culturels, organisationnels, materiels et informationnels qui conditionnent l’acces aux lieux ou les soins de sante sont administres. Dans les pays en developpement, la formation medicale est souvent d’un contenu mal adapte aux conditions reelles de travail, et la prestation de soins de qualite est restreinte par la penurie de materiel medical [16,18],

g. La Complexite de la prise en charge des patients chroniques : la prise en charge des patients chroniques fait face a : l’organisation structurelle defavorable a une prise en charge multidisciplinaire, la non-application des recommandations requises a un patient chronique, la place de la maladie chronique par rapport aux autres preoccupations de la communaute. La complexity de la prise en charge d’un patient chronique peut se resumer en deux facteurs, qui sont:

Les facteurs lies aux soignants : faible motivation du personnel soignant, Saturation du personnel soignant par rapport aux malades, resignation, manque de proximite a l’endroit du patient, lassitude dans la duree de la prise en charge, Necessity de rester vigilent, Besoin d’adaptation du soignant au stade de changement du patient.

Les facteurs lies aux patients: Passivite, inertie, resistance a une quelconque modification dans la prise en charge, difficulty de mette en application les recommandations du soignant, la non observation des rendez-vous medicaux, lassitude dans la duree de la prise en charge.

En 2017, en parlant de la personnalisation de la prise en charge d’un patient diabetique, Bruno Verges, du service d’Endocrinologie-Diabetologie au CHU Dijon, partageant la Position des experts ADA-EASD sur la prise en charge de l'hyperglycemie chez les patients diabetiques de type 2 : une strategie centree sur le patient, projette deux types de patients diabetiques : patient plus rigoureux et patient moins rigoureux. Il prouve que les moins rigoureux sont peu motives par rapport a la PEC, ont un risque eleve d’hypoglycemie ainsi que d’autres effets indesirables, le plus souvent avec une duree ancienne du diabete, avec des comorbidites severes, aux complications cardiovasculaires severes et aux ressources tres limitees27.

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Figure 4 : Description des elements de decision a utiliser pour determiner les efforts necessaires a l'obtention des cibles de glycemie.

h. Le cout eleve des medicaments : l’absence de systeme de prise en charge des couts de sante dans les pays africains et les couts eleves des medicaments (ADO et Insuline) rendent l’acces tres difficile pour les patients.

Couts directs sont lies 48 : au taux d’hospitalisation pour cause des complications, au traitement en ambulatoire, aux consultations (Selon l’Enquete suisse sur la sante 2007, ils effectuent en moyenne 7,8 visites chez un medecin en pratique privee par annee contre 5 pour les non-diabetiques), aux medicaments (Selon la litterature, les medicaments representent entre le quart et le tiers des depenses medicales attribuables au diabete) et aux soins a domicile (les diabetiques recourent davantage a l’aide et aux soins a domicile). Prenons l’exemple du Mali, un flacon d’insuline valait autour de 10 euros, dans un pays ou le salaire mensuel moyen avoisine 50 euros. On estime qu’une annee d’insuline representait pour un malade pres de 40% des ressources annuelles de sa famille [ONG sante diabete, Mai 2014]. Alors qu’en RDC, Kingulu a estime, dans son travail de memoire a l’Ecole de Sante Publique de Kinshasa en 2009 10, a 9,25 USD le cout direct et 7,72 USD le cout indirect par jour pour le prise en charge du diabete, alors que le revenu par jour du menage est de 5,85 USD.

i. Des repercussions socio-economiques considerables : Une personne atteinte de Diabete eprouve plus de difficultes pour trouver un emploi qu’une autre personne saine. Et si elle en a, elle peut faire l’objet de mesures discriminatoires dans son milieu de travail. De meme, le patient diabetique peut se trouver dans l’obligation de renoncer a certaines activites pour poursuivre avec les soins et voir sa vie professionnelle abregee en raison des complications entrainant des incapacites prematurees conduisant a une retraite anticipee, d’une part; d’autre part, entrainant l’abandon du patient de certaines activites domestiques, jadis quotidiennes, sachant qu’un nombre important de femmes au foyer sont concernees par cette maladie chronique 16.

Les effets du diabete sur l’individu se repercutent sur l’ensemble de la famille, voire de la communaute. Une etude a revele que 15% des membres des families concernees avaient arrete leurs activites pour prendre soin d’un proche atteint du diabete ; que 20% avaient du diminuer leur volume horaire de travail. L’impact sur la famille va done bien au-dela des simples aspects economiques car surtout en Afrique ce sont souvent les proches qui doivent assumer la responsabilite primaire des soins 10. Le cout social du Diabete est represente par la stigmatisation, la depression, le manque a gagner du patient, la fragilisation et la dissolution du mariage; et le plus souvent un remaniement ou une redistribution de responsabilites dans les families 17.

j. Une penurie des outils de suivi necessaires: les medicaments seuls ne suffisent pas pour une prise en charge efficace. Le diabete necessite un suivi regulier. Les patients ont besoin de controler regulierement leur Glycemie, leur Tension Arterielle et d’autres constantes biologiques comme la lipidemie, la fonction renale, le fond d’mil, pour suivre l’evolution de leur maladie. Il s’y pose encore la question de moyens financiers et materiels. Il est recommande que les patients diabetiques effectuent tous les trois mois une mesure specifique du taux moyen de sucre dans le sang, represente par un dosage de l’Hemoglobine glyquee (HbA1c). Il s’agit de l’analyse de reference de suivi du Diabete. Et en parallele, ils precedent a des dosages quotidiens de leurs glycemies grace a des glucometres qu’ils peuventutiliser a domicile. En Afrique, on estbien loin de ce suivi ideal.

k. Haute frequence des complications: en Afrique, l’acces aux soins de sante est generalement difficile en raison d’un reseau de transport limite, trop cher pour les populations, du manque de prise en charge decentralisee et du manque de vigilance des communautes et des agents de sante. En Afrique, la majorite des personnes atteintes de Diabete ne se presentent dans les structures sanitaires que lorsque des complications sont manifestes. Dans ce contexte, des lors que la prevalence du Diabete type 2 explose sur le continent africain, les complications liees a la maladie connaissent la meme ascension vertigineuse 6- Elies constituent la premiere cause de cecite et de mise sous dialyse, l’une des causes majeures d’infarctus et d’accidents vasculaires cerebraux. Elies sont responsables de 50 a 60% des amputations non traumatiques par suite de l’affection des arteres et des vaisseaux. Ces complications font peser un tres lourd fardeau economique sur differents systemes de sante deja durement frappes par le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme.

l. La mortalite associee au diabete : Tres peu d’etudes ont suivi, sur une longue periode et d’une maniere structuree, des patients d’Afrique sub-saharienne atteints de diabete. Ce que l’on constate aujourd’hui c’est la forte mortalite des personnes diabetiques dans cette region, suite a des complications chroniques. Il a ete reporte un taux de mortalite lie a l’acidose diabetique de 25% en Tanzanie et de 33% au Kenya. Et une etude statistique datant de 1995 a constate, en Afrique du Sud, une mortalite de 44% suite a un coma hyperosmolaire non cetosique 53. Cette complication affecte en priorite des patients ages, souvent atteints d’autres maladies associees, ce qui explique ce taux de mortalite tres eleve.

En Afrique, les patients necessitant un traitement obligatoire et vital par insuline, parmi lesquels on compte tous les enfants diabetiques de type 1, presentent un taux effarant de mortalite. Cette forte mortalite, notamment chez les enfants, est souvent due a l’absence de diagnostic ou a un diagnostic errone, l’indisponibilite d’insuline ou a son couttrop eleve 20. Une etude menee au CHU de Bamako, entre 1990 et 1998, aupres de vingt enfants diabetiques de type 1, a revele qu’au bout de ces huit ans la moitie d’entre eux etaient decedes. En Tanzanie, une etude realisee, sur cinq ans, aupres d’une population de diabetiques necessitant la prise d’insuline a montre un resultat similaire avec un taux de mortalite de 40%.

En 2017, selon les statistiques de la FID 5, plus de 298 160 deces (6% de tous les deces) dans la region Afrique sont attribues au diabete, le groupe d’age compris entre 30 et 39 ans enregistre le pourcentage le plus eleve de mortalite toutes causes confondues due au diabete. Par ailleurs, 77% de deces imputables au diabete sont survenus chez des personnes de moins de 60 ans, la proportion la plus elevee au monde. Ces donnees montrent que les investissements, la recherche et les systemes de sante sont trop lents a repondre au fardeau du diabete dans la region Afrique et restent essentiellement cibles vers les maladies infectieuses. La mortalite imputable au diabete est 1,6 fois plus elevee chez les femmes (185 049) que chez les hommes (113 110). Cela peut s’expliquer par le fait que les hommes ont plus de risques de mourir d’autres causes, comme les conflits armes.

m. Le role negatif de la medecine traditionnelle : l’intervention de la medecine traditionnelle dans la prise en charge des maladies chroniques, cas du Diabete, pose des nombreux problemes allant jusqu’a aggraver les complications de la maladie. Certains tradipraticiens n’hesitent pas a s’en revendiquer des specialistes et promettent guerison totale. L’effet pervers et dangereux de ce discours, c’est qu’ils attirent nombreux patients rebutes par l’annonce, faite par le medecin moderne, que leur maladie les accompagnera desormais pour le restant de leur vie. En raison de leur proximite, de leur influence et du capital de confiance dont ils jouissent aupres de la population, toute concurrence entre la medecine traditionnelle et la medecine moderne se fait au detriment des malades 8-

La RDC est un pays post-conflit ou la degradation du tissu socio-economique ne permet pas une prise en charge correcte de cette maladie couteuse en terme de soins. D’autre part, selon la Banque Africaine de Developpement (BAD), la RDC, malgre ses immenses potentialites reste un de pays les plus pauvres du monde. Les principaux indicateurs de pauvrete sont alarmants: le produit interieur brut etait recemment estime a 85 dollars americains par an ; et environ 80% de la population reste en dessous du seuil de la pauvrete et a une tres faible couverture de soins de sante 11.

En effet, en RDC, 40 % des patients diabetiques pratiquent l’automedication, 30 % frequentent un centre de sante public ou confessionnel, 21 % ne refoivent aucun traitement et 9% consultent un guerisseur traditionnel [Ministere national de la sante, Kinshasa, mars 2010]. Avec une prevalence du diabete sucre estimee a 5,5% et un taux de mortalite en milieu hospitalier est de 12% 12.

En RDC, les etudes sur le Diabete ont ete globalement fragmentaires car effectuees en milieux hospitaliers ou sur des echantillons non representatifs de la population generale.

Bien qu’en 2007, l’IDF ait estime que dans la population entre 20-79 ans de la RDC, la prevalence brute etait de 2,6%, avec une prevalence ponderee de 3,2%, ce qui donne une estimation de 743 400 personnes atteintes. Ce serait une sous- estimation car basee sur des extrapolations des donnees d’un pays aux realites differentes 46.

Le diabete sucre en RDC est une realite evolutive. Sur une periode de pres de 50 ans: d’abord considere comme rare, puis present avec une frequence oscillant entre 5 a 7%, voire prevalent 14%, il est actuellement tres prevalent 18,4%. Pour ce dernier taux de prevalence, lorsque le depistage etait base sur la glycemie a jeun, il etait estime a 12,9%, base sur la glycemie ajeun couplee a la glycemie post prandiale, il etait plutot estime a 18,4% 47.

La province du Sud-Kivu est de toute evidence touchee par cette situation, avec des cas non diagnostiques, ce qui echappe aux agents de sante de pouvoir etablir les statistiques realistes par rapport a cette pandemie.

Pour l’Inspection provinciale de la sante, le Sud-Kivu a enregistre 6008 cas de diabete sucre dans les trente-quatre zones de sante de la province, de janvier a Octobre 2017 45.

Selon le coordonnateur du projet «Diabete sucre » a la faculte de medecine de l’Universite Catholique de Bukavu, Professeur Dr Philippe KATCHUNGA, 5% de la population de Bukavu souffrent du diabete sucre mais seulement 20% d’eux suivent les soins regulierement 45.

Dans la zone de sante d’lbanda, seules sept structures medicales sont reconnues comme organisant le suivi des patients diabetiques. Il revient a evaluer les limites que connait ce suivi.

HYPOTHESES

Les insuffisances de la prise en charge des patients diabetiques dans la zone de sante d’lbanda, auraient-elles comme mobiles :

- Le niveau de connaissance des personnels soignants sur le diagnostic et la prise en charge effective serait faible ;
- Le deficit d’une prise en charge multidisciplinaire des patients diabetiques dans les structures medicales;
- Les insuffisances liees a une faible vulgarisation de l’education therapeutique des patients diabetiques sur l’auto-prise en charge efficace ;
- Les niveaux d’instruction et socioeconomique faibles seraient un obstacle chez la majorite des patients diabetiques ;
- La penurie des moyens materiels et financiers pour assurer le suivi de patients dans les formations medicales;
- Le non-respect des mesures hygieno-dietetiques (MHD) par les patients diabetiques;
- Les fenetres therapeutiques pour differentes raisons et le recours au traitement traditionnel (indigene);
- Le manque d’adhesion aux associations et groupes de diabetiques impacterait sur l’observance therapeutique et favoriserait la survenue precoce des complications chez les patients diabetiques;
- La realisation incomplete des examens paracliniques serait un facteur limitant les conduites a tenir dans la prise en charge des patients diabetiques ;
- Le deni de la chronicite du Diabete et l’adhesion aux traitements indigenes seraient des facteurs essentiels limitant la prise en charge des patients diabetiques.

OBJECTIF GENERAL

Decrire les facteurs des insuffisances de la prise en charge des diabetiques dans la zone de sante d’lbanda a Bukavu au Sud-Kivu.

OBJECTIFS SPECIFIQUES

Pour atteindre le but poursuivi par le present travail, nous nous sommes propose les objectifs specifiques suivants :

1. Decrire les caracteristiques sociodemographiques de diabetiques suivis dans les sept formations medicales de suivi des diabetiques dans la zone de sante d’lbanda.
2. Evaluer le niveau d’instruction des patients diabetiques et leurs pratiques dans la prise en charge du Diabete.
3. Enumerer les freins qui entravent la prise en charge effective du Diabete dans la zone de sante d’lbanda.
4. Evaluer le niveau de connaissance du personnel soignant sur le Diabete et le suivi des diabetiques.
5. Contribuer a l’amelioration de la prise en charge des diabetiques dans la zone de sante d’lbanda.

INTERET

Au travers de ce travail, nous voulons alerter le personnel soignant, les patients diabetiques, la communaute toute entiere ainsi que les decideurs et gestionnaires a tous les niveaux et les partenaires tant nationaux qu’internationaux du secteur de la sante, sur les insuffisances diagnostiques et de la prise en charge dans notre milieu en ce qui concerne le Diabete. Ces insuffisances sont, par la suite, couronnees par un suivi quasi-inexistant du patient diabetique. Le tout, dans un systeme de sante quasi statique avec une politique de couverture de soins de sante quasi-inexistante, et ne privilegiant pas les soins de sante a apporter au patient diabetique. Cet ensemble engendre une cascade des consequences nefastes sur le patient diabetique que ce soit sur le plan tant sanitaire, social qu’economique; influen^ant ainsi le taux de la mortalite lie au Diabete.

II. MATERIEL ET METHODES

1. MATERIEL

Notre etude a porte sur les insuffisances de la prise en charge des diabetiques dans la zone de sante d’lbanda, plus precisement dans les structures medicales suivantes : car reconnues par la zone de sante comme structures organisant le suivi des diabetiques dans ladite zone.

La periode repartie pour notre etude s’est etalee sur une periode de 12 mois, allant de Juin 2018jusqu’en Mai 2019.

Au total, 483 patients diabetiques avaient participe a notre etude lorsque 98 personnels soignants avaient accepte d’y participer.

1.1. Cadre d'etude : la zone de sante d'lbanda

Notre etude a ete menee dans la zone de sante d’lbanda, dans la Commune d’lbanda, dans la ville de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, en Republique Democratique du Congo (RDC). La zone de sante d’lbanda a ete choisie par le fait qu’elle prend en charge un plus grand nombre de Diabetiques, meme ceux venant d’autres Zones de Sante, et qui sont enregistres dans la ville de Bukavu. Dans cette zone de sante, on y trouve 7 structures medicales reconnues par la division de sante de la province du Sud-Kivu dans la prise en charge du Diabete sucre. Il s’agit de 7 formations medicales dont le Centre Hospitalier de Chai, le Centre de Sante Giovanni, le Centre de Sante Cidasa, le Centre de Sante Diocesain de Muhungu, le Centre de Sante Malkia wa Amani et le Centre de Sante Labotte, ainsi que l’Hopital General de Reference de Panzi.

a. Situation geographique

La zone de sante d’lbanda est l’une de trente-quatre zones de sante que compte la province du Sud-Kivu. Elie est issue du decoupage de 2003 de l’ancienne zone de sante urbaine de Bukavu en 3 zones de sante a savoir celle de Bagira, celle d’lbanda et celle de Kadutu. Elie est identifiee par le code 06010202. Sa superficie est de 18 km2 (42). Elie est limitee :

- AuNordparleLacKivu,
- Au Nord-Ouest par la riviere KAHWA et la route Industrielle vers « Deux Poteaux » en passant par la Place de l’independance, frontaliere avec la zone de sante de Kadutu,
- Au Sud par la riviere MULONGE qui la separe de la Zone de sante de NYANTENDE
- A l’Est par la riviere RUZIZI, frontaliere avec le Rwanda,
- A l’Ouest par la chaine de montagne de MBONGWE et le chevauchement avec la commune de Bagira (Quartier Chai).

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Figure 5 : Carte OCHA-RDC de la ZS d’lbanda, produite le 25 Juin 2014. www.unocha.org/drc

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Fin de l'extrait de 70 pages

Résumé des informations

Titre
Les facteurs des insuffisances de la prise en charge des diabétiques dans la zone de santé d’Ibanda
Auteur
Année
2019
Pages
70
N° de catalogue
V535343
ISBN (ebook)
9783346169228
ISBN (Livre)
9783346169235
Langue
Français
Citation du texte
Diem Kabongo (Auteur), 2019, Les facteurs des insuffisances de la prise en charge des diabétiques dans la zone de santé d’Ibanda, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/535343

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