Ceci n'est pas un film, c'est un roman - L'écriture cinématographique dans "Cherokee" de Jean Echenoz


Dossier / Travail de Séminaire, 2005
24 Pages, Note: 2,0

Extrait

Sommaire

I. Introduction

II. La stratégie narrative dans Cherokee

III. L’attitude narrative de Jean Echenoz par rapport au Cherokee

IV. Les images et les sons – ou bien la micro-structure de Cherokee

V. Conclusion

VI. Références bibliographiques

I. Introduction

Le film, en général, dispose d’un très grand potentiel narratif. Pour cette raison, il est entré en relation avec le roman. Tous les deux racontent des histoires qu’ils ornent par des détails, et qui sont racontés d’une certaine perspective dont chaque perspective pousse souvent l’ironie entre la narration et l’observateur. Le désavantage du roman envers le film se trouve dans les possibilités visuelles qui n’y existent guère ou pas du tout. Au contraire, le film souvent n’est pas capable de reproduire l’espace du temps du roman. Dans le roman, le lecteur voit et entend seulement ce que l’auteur le veut laisser voir et entendre.

Quelques romans se référent au film et ils accomplissent par cela les critères qualitatifs du référentiel, de la communication, de l’auto-réfléxion, de la structuration et de la dialectique. Le référentiel mesure l’intensité avec laquelle un texte se réfère à un autre, de quelle manière il le prend pour thème et il dénude ses particularités. La communication touche les liaisons pragmatiques, c’est-à-dire qu’elle décrit le degré de la conscience par rapport à la référence du texte chez l’auteur et le récipient, de l’intention et de la clarté du marquage dans le texte lui-même. L’auto-réfléxion offre les possibilités de la thématique meta-communicative de l’intertextualité, la structuralité décrit l’intégration syntagmatique des prétextes dans le texte et la dialectique examine l’intensité intertextuelle du texte et le système du discours donné.[1]

Jean Echenoz se réfère fortement au film, spécialement au film noir, dans son roman Cherokee. Il pose sa caméra où il le veut et ainsi, il change à volonté la perspective et la distance des événements. A son avis, la ruse du roman consiste dans l’écriture cinématographique qui fait semblant au lecteur d’être un film et en même temps le ramener au fait qu’il ne s’agit pas d’un film mais d’un roman.[2]

Pour la description des références cinématographiques ou bien de l’écriture cinématographique dans Cherokee il faut examiner la stratégie de la narration, c’est-à-dire comment l’auteur présente son roman aux lecteurs en regardant les catégories de l’action, des personnages, du lieu et du temps. En plus il faut observer l’attitude de la narration ou bien de quelle manière et de quels moyens l‘auteur présente son histoire. Cela concerne le traitement du temps, la situation narrative et la façon de la représenter.

La reconnaissance des références cinématographiques dépend de leur clarté, alors, s’ils sont explicites ou implicites.

«Es gibt explizite und implizite Bezüge. Implizite Bezüge sind meistens komplex: Sie entstehen durch die Kofunktion mehrerer Textelemente. Jeder einzelne Bezug, ob explizit oder implizit, einfach oder komplex, kann gegenüber anderen Bezügen als Markierung auftreten. Aus der Kofunktion aller Einzelbezüge ergibt sich schließlich aus deren Gesamtheit die filmische Schreibweise. » (Roman und Film 112 )[3]

II. La stratégie narrative dans Cherokee

Jean Echenoz reprend dans son roman Cherokee le schéma de la série noire ou mieux il se réfère à la série noire, spécialement au film noir.

Le roman noir, qui appartient à la série noire, se referait à l’origine seulement au roman horreur traditionnellement anglais, le «gothic novel». Dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le roman noir marque aussi cette direction du roman policier qu’il faut ramener au «hard-boiled-school» américain. Le film noir s’orientait aux histoires policières du «hard-boiled-school» à l’occasion de quoi ce genre, qui, d’après l’opinion commune, était fondé par l’adoption cinématographique du Maltese Falcon de Dashiell Hammett.

Une des marques distinctives la plus importante de la série noire, est l’action. Normalement, l’action d’un roman ou un film noir est très complexe et difficile à pénétrer. Elle lie plusieurs cordes d’action et elle est riche en hasards et surprises. En plus, cette action se concentre sur des situations de poursuite, de combat ainsi que sur l’arrestation et la libération. Souvent, l’auteur utilise un moyen dit «flash-back» pour créer une confusion supplémentaire. Au centre de tous ces événements il y a un héros tout à fait neuf: Le «hard-boiled détective». Celui-ci est d’un caractère désuet, cynique, célibataire et solitaire. Il se trouve du bon côté de la loi. Il lui arrive souvent de se retrouver du mauvais côté de la loi. La plupart du temps il est dirigé par deux principes: chercher l’argent et chercher la femme. Il a souvent un ou plusieurs rivaux qui essayent de le détourner de sa mission.

Non seulement l’action au centre de laquelle se trouve ce nouvel héros, mais aussi la sélection des scènes sert à la création

«der düsteren, pessimistischen Grundstimmung der allseitigen


[...]

[1] Voir: Tschilschke, Christian von: Roman und Film. Filmisches Schreiben im französischen

Roman der Postavantgarde. Mannheimer Beiträge zur Sprach -und

Literaturwissenschaft. Band 46.Gunter Narr Verlag, Tübingen, 2000. 118.

[2] Voir: Tschilschke, Christian von: Roman und Film. Filmisches Schreiben im französischen

Roman der Postavantgarde. Mannheimer Beiträge zur Sprach -und

Literaturwissenschaft. Band 46.Gunter Narr Verlag, Tübingen, 2000. 119.

[3] Voir: Tschilschke, Christian von: Roman und Film. Filmisches Schreiben im französischen

Roman der Postavantgarde. Mannheimer Beiträge zur Sprach -und

Literaturwissenschaft. Band 46.Gunter Narr Verlag, Tübingen, 2000. 112.

Fin de l'extrait de 24 pages

Résumé des informations

Titre
Ceci n'est pas un film, c'est un roman - L'écriture cinématographique dans "Cherokee" de Jean Echenoz
Université
University of Marburg  (Institut für Romanische Philologien)
Cours
SE : Der französische Roman der 80-er und 90-er Jahre
Note
2,0
Auteur
Année
2005
Pages
24
N° de catalogue
V58173
ISBN (ebook)
9783638524407
Taille d'un fichier
542 KB
Langue
Français
mots-clé
Ceci, Cherokee, Jean, Echenoz, Roman, Jahre
Citation du texte
Nadine Kröschel (Auteur), 2005, Ceci n'est pas un film, c'est un roman - L'écriture cinématographique dans "Cherokee" de Jean Echenoz, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/58173

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