Dans la présente étude axée sur l'analyse des déterminants de l'efficacité de la politique monétaire congolaise, il s'agissait de montrer le rôle que joue par le canal du taux d'intérêt, du taux de change et du crédit sur l'économie réelle plutôt que celui des agrégats nominaux de la monnaie.
Les résultats de nos analyses rejettent l'évidence d'une contraction de l'activité économique à la suite de la manipulation des canaux de transmission de la politique monétaire. Par ailleurs, il faut remarquer que les délais de réactions de la politique monétaire simulés par les canaux de transmissions (taux d'intérêt, taux de change et canal de crédit) sur l'économie sont invalidés même à court, moyen terme et long terme en République Démocratique du Congo.
Ces résultats éclairent les décideurs de politique économique, sur la nécessité de maintenir un cadre macroéconomique stable, pour bénéficier des externalités positives, inhérentes aux impacts de politique monétaire ainsi que la mise en place concomitante de mécanisme de corrections des effets néfaste provenant de ces politiques.
Le faible impact de l'existence de la relation étroite qui passe de manipulation des canaux de transmissions au secteur réel est mis en évidence. La faiblesse de cette corrélation entre les deux secteurs vient contredire la thèse selon laquelle un resserrement temporaire des conditions monétaires entraîne une action transitoire de la production réelle. L'estimation de cette faible cohérence est importante pour la conduite de la politique monétaire parce que les interventions de la banque centrale ont une incidence beaucoup plus directe sur les canaux de transmissions que sur les agrégats monétaires.
Table des matières
1. Avant-propos
2. Resume du travail
3. Introduction generale
I. Contexte de l’etude
II. Phenomenes observes
III. Revue de la litterature
IV. Problematique
V. Les hypotheses de la recherche
VI. Choix et interet du sujet
VII. Methodes et techniques de recherche
VII. 1. Methodes
VII.1.1.Methode inductive (recours econometrique)
VII.1.2.La methode comparative
VII.1.3. La methode systemique
VII. 2. Les techniques de recherches
VII.2.1. La technique documentaire ou l’observation documentaire
VII. 2.2. La technique d’interview
VIII. La delimitation du sujet
IX. Plan sommaire du travail
4. Chapitre premier : Considerations generales sur la theorie monetaire
Introduction
Section premiere : Notions sur la politique monetaire
Section deuxieme : Notions sur l’inflation
Section 3 : Monnaie et croissance economique
Section 4 : Effets macro-economiques de la politique monetaire
4.1. Chaine causale du modele Mundell-Fleming
4.2. Face a un pays en taux de change fixe avec mobilite parfaite des capitaux
4.2.1. En change flexible avec mobilite imparfaite des capitaux.
4.2.2. Pour une mobilite elevee, mais imparfaite des capitaux a change fixe.
4.3. Autre modele neokeynesien (absence de transmission des deficits)
5. Chapitre deuxieme. Analyse de l’evolution de la politique monetaire congolaise
Introduction
II.1. Evolution de la croissance de l’activite economique congolaise
II.2. Analyse de la politique monetaire en RDC
II.1.1. Politique monetaire et taux de change
II.1.2. Balance des paiements et les Investissements Directs Etrangers
L’ajustement de la politique monetaire de 1998
II.3. Evolution de l’activite de production
II.3.1. Evolution du PIB
II.4. Evolution de l’inflation
II.4.1. paradoxe entre la stabilite du taux de change et l’envolee du niveau general des prix
II.5. Trajectoire et principaux chocs sur l’economie
II.6. Les lecons de la politiques monetaire congolaise
6. Chapitre troisieme : La banque centrale face a la gestion de la politique monetaire congolaise
Introduction
III.1. Cadre regissant la gestion monetaire RDC
III.1.1. Les objectifs
III.1.2. Les instruments
III.1.3. L’analyse de la liquidite
III.2. Analyse des dispositions institutionnelles pour la mise en œuvre de la politique monetaire en RDC
III.2.1. Presentation des dispositions institutionnelles
III.2.2. Analyse des dispositions institutionnelles
III.4. Evolution, analyse et performance des regimes de politique monetaire de la RDC
III.4.1. Abandon des instruments directs de la politique monetaire
III.4.2. Adoption du regime de change flottant
III.4.3. Definition claire de l’objectif principal de la politique monetaire
III.4.4. Consecration de l’autonomie et de l’independance de la banque centrale
III.4.5.Precision des objectifs intermediaire et operatoire
III.4.6. Coordination des politiques macroeconomiques
III.4.7. Amelioration de l’efficacite des instruments indirects
Section I : Les fondements juridiques du cadre macroeconomique : Competences de la BCC
I. 1. Les operations de politique monetaire : Un maintien de la stabilite du niveau general des prix.
I. 2. Les operations de change : La prevention et la correction de la BCC
Section II : Intervention de la BCC dans la maitrise de la base monetaire
II. 1. L’adjudication des BTR et la sauvegarde du pouvoir d’achet : Regulation de la liquidite
II. 2. Gestion de la liquidite et perspectives pour l’efficacite de la politique monetaire
Section III : Evolution des instruments de la politique monetaire congolaise de 2013 a 2018
III. 1. Cadre operationnel de la politique monetaire
III. 2. Comportements des instruments de la politique monetaire
III. 3. Comportement des facteurs de liquidite bancaire
III. 4. Multiplicateur monetaire
7. Chapitre quatrieme : Analyse des determinants l’efficacite de la politique monetaire congolaise
Introduction
Section 1. La demande de monnaie en RDC
I.1. Presentation de la fonction de la demande de monnaie de la RDC
I.2. Analyse de la stabilite de la vitesse de circulation
I.3. Analyse de la stabilite du multiplicateur monetaire
I.4. Analyse empirique du processus de transmission de la politique monetaire congolaise
8. Discussion des resultats
9. Recommandations pour la mise en œuvre d’un regime de politique monetaire efficace a moyen et long termes
10. Analyse de la volonte de mise en œuvre du regime de politique monetaire recommandee
11. Conclusion generale
Objectifs et thèmes de recherche
L'objectif principal de cette étude est d'évaluer l'efficacité de la politique monétaire en République Démocratique du Congo (RDC) en analysant comment les impulsions monétaires se propagent dans l'économie réelle à travers les canaux de transmission, tout en identifiant les facteurs limitant cette efficacité dans un contexte de dollarisation et de faible développement financier.
- Le mécanisme de transmission de la politique monétaire via les taux d'intérêt, le crédit et le taux de change.
- L'analyse historique de la politique monétaire congolaise et ses interactions avec la croissance économique et l'inflation.
- Le rôle de la Banque Centrale du Congo dans la gestion de la liquidité et la stabilisation du cadre macroéconomique.
- Les défis liés à la dollarisation de l'économie et leur impact sur l'efficacité des instruments monétaires traditionnels.
- La modélisation économétrique des déterminants de la demande de monnaie et de la vitesse de circulation.
Auszug aus du livre
I.1.1. Méthode d'analyse des données
La présente étude va faire essentiellement recours aux outils statistiques et économétriques pour la vérification des hypothèses formulées.
Cependant, les tests de stationnarités de Dickey-Fuller Augmenté (ADF) seront faits pour vérifier la stationnarité des variables. Le traitement d‟une série chronologique la connaissance de leurs caractéristiques stochastiques. Si ces caractéristiques c‟est-à-dire son espérance et sa variance- se trouvent modifiées dans le temps, la série chronologique est considérée comme non stationnaire ; dans le cas d‟un processus stochastique invariant, la série temporelle est alors stationnaire. Une série chronologique est donc stationnaire si elle est la réalisation d‟un processus stationnaire. Ceci implique que la série ne comporte ni tendance, ni saisonnalité et plus généralement aucun facteur n‟évoluant avec le temps.
Les hypothèses sont les suivantes :
Si ADF test stabilitic<critical value alors on accepte H0 au seuil de 5%, la série est non stationnaire
Si ADF test stabilitic>critical value alors on rejette H0 au seuil de 5%, la série est stationnaire.
Aussi le test de cointégration sur les résidus sera fait pour valider l'inexistence de relation de long terme entre les séries. La méthode d'estimation que nous allons utiliser, est la méthode de moindre carré ordinaire. L'estimation du modèle se fera sur le logiciel eviews. La validation économique est faite sur la base des signes prévus. La validation statistique de la qualité globale des modèles est appréciée par le coefficient de détermination des modèles et par le test de Fisher.
L'analyse de la qualité globale du modèle s'effectue à travers le coefficient de détermination du modèle (R²). Ce coefficient explique la part de l'évolution de la variable dépendante qui est expliquée par les variables exogènes.
Résumé des chapitres
Chapitre premier : Considerations generales sur la theorie monetaire : Ce chapitre explore les fondements théoriques de la politique monétaire, les définitions de la monnaie, de l'inflation et les divers canaux de transmission monétaire dans les économies modernes.
Chapitre deuxieme : Analyse de l’evolution de la politique monetaire congolaise : Ce chapitre examine l'historique de la politique monétaire en RDC depuis 1970, en analysant les liens avec la croissance économique, l'inflation et les chocs exogènes subis par le pays.
Chapitre troisieme : La banque centrale face a la gestion de la politique monetaire congolaise : Ce chapitre détaille le cadre opérationnel de la Banque Centrale du Congo, ses instruments indirects, son indépendance institutionnelle et les défis liés à la gestion de la liquidité bancaire.
Chapitre quatrieme : Analyse des determinants l’efficacite de la politique monetaire congolaise : Ce chapitre présente l'analyse économétrique des déterminants de l'efficacité de la politique monétaire, incluant la modélisation de la demande de monnaie et les tests de causalité.
Mots-clés
Politique monétaire, République Démocratique du Congo, inflation, taux de change, canaux de transmission, masse monétaire, croissance économique, dollarisation, liquidité bancaire, modélisation économétrique, stabilité macroéconomique, Banque Centrale du Congo, vecteur autorégressif, demande de monnaie, instruments monétaires.
Foire aux questions
Quel est le sujet principal de cette recherche ?
La recherche porte sur l'évaluation de l'efficacité de la politique monétaire menée par la Banque Centrale du Congo, en se concentrant sur ses possibilités et ses limites dans le contexte économique spécifique de la RDC.
Quels sont les principaux thèmes abordés ?
Les thèmes incluent les canaux de transmission monétaire, la gestion de l'inflation, le rôle de la dollarisation, la croissance économique et les instruments de régulation de la liquidité bancaire.
Quelle est la problématique centrale ?
L'auteur cherche à déterminer dans quelle mesure les variations de la masse monétaire et du taux directeur influencent réellement l'économie congolaise, en particulier le taux d'inflation et la croissance.
Quelle méthodologie est employée ?
L'étude utilise une approche économétrique, incluant des modèles vectoriels autorégressifs (VAR), des tests de cointégration, de stationnarité (ADF) et d'autres outils statistiques pour analyser la causalité et les relations entre les variables.
Que contient le corps principal de la thèse ?
Le corps traite des cadres théoriques, d'une analyse historique et statistique de l'économie congolaise (1970-2018), et d'une analyse empirique rigoureuse des déterminants de l'efficacité monétaire.
Quelles sont les caractéristiques clés de la politique monétaire congolaise selon l'auteur ?
L'auteur souligne la faible efficacité des canaux traditionnels en raison de la forte dollarisation et propose un renforcement des instruments de régulation et une meilleure coordination avec la politique budgétaire.
Comment la dollarisation affecte-t-elle la politique monétaire en RDC ?
La dollarisation réduit l'efficacité des instruments monétaires, car une grande partie des actifs financiers et des transactions échappe au contrôle direct de la Banque Centrale en monnaie nationale.
Quel est le rôle des Bons BCC dans la politique monétaire congolaise ?
Les Bons BCC sont des instruments cruciaux de régulation de la liquidité bancaire, permettant à la Banque Centrale d'absorber les excédents de liquidité et d'agir sur le taux d'inflation.
Quelle est la conclusion sur l'efficacité des instruments actuels ?
L'auteur conclut que l'efficacité actuelle est limitée par des facteurs structurels, mais suggère que l'adoption d'un cadre de ciblage d'inflation et une dédollarisation accrue pourraient améliorer la transmission des politiques.
Pourquoi l'auteur accorde-t-il une importance particulière au canal du taux de change ?
Dans un contexte de dollarisation, le canal du taux de change apparaît comme le déterminant le plus influent sur l'économie réelle congolaise, au détriment des canaux classiques comme les taux d'intérêt ou le crédit bancaire.
- Arbeit zitieren
- Jean Bosco Kaomba Mutumba (Autor:in), 2019, Les déterminants de l’efficacité de la Politique Monétaire en République Démocratique du Congo, München, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/594749