Analyse et interprétation du sonnet No VIII de Louise Labe


Essai Scientifique, 2007

8 Pages, Note: 1,7


Extrait

Louise Labé (1524 – 1566): Sonnet No VIII

« Je vis, je meurs »

Louise Labé, née à Lyon en 1524, était une poétesse pétrarquiste française. Sa famille était fortunée et à cause de cela, elle a reçu une bonne et large éducation dans les sciences humaines (la philosophie, les langues mortes et vivantes, etc.). Elle épousait un marchand riche et c’est pourquoi elle avait les loisirs pour se consacrer abondamment à la poésie. Elle a fait partie du groupe de l’« école lyonnaise », un cercle des gens de lettres qui se sont fixés l’objectif d’imiter les grands œuvres classiques de l’antiquité comme ceux d’Horace, Ovide et Catulle (et quelques Grecs) et aussi de renouveler la littérature en même temps en rapportant de nouveaux aspects. Du Moyen Age, ils ont adoré François Pétrarque (1304 – 1374) comme faisaient aussi les Pétrarquistes. Le compatriote de Louise Labé était, entre autres, Maurice Scève (1501 – 1564), dont elle était vraiment influencée. Mais l’œuvre de Louise Labé est malgré tout très petit en volume : Elle a écrit le Débat de Folie et d’Amour (en prose), trois élégies et vingt-quatre sonnets. Elle a vécu et écrit dans une époque que nous appelons aujourd’hui la Renaissance avec son attitude de l’ Humanisme.

Le poème ne porte en réalité aucun titre, mais l’amour est bien le sujet. Le « moi lyrique » (De temps en temps en suivant, je vais aussi parler de lui comme le locuteur/la locutrice.) dans ce sonnet est tourmenté et bouleversé par les sentiments très alternantes de l’amour. Une fois, il est fou de joie et d’espoir, et tout de suite après cela, il souffre des douleurs amoureuses. Beaucoup de sentiments décrits sont corporels : brule, noye, douleur… Il décrit l’état de son âme maltraité des sentiments divers clairement devinable. Le locuteur est enfermé dans un chaos incontrôlable, mental et éternel (« à jamais il dure », vers 7). L’atmosphère aussi est quelquefois alternante, mais en général, pour moi, elle est assez sombre et opaque. Il tente à décrire aux lecteurs la torture d’amour semblable à un délire, un tourment ou même une folie dans laquelle la locutrice s’arrête (volontairement ?!?). Ce poème semble être arraché d’un journal intime.

Les lecteurs envisagés de Labé étaient premièrement les poètes de l’école lyonnaise, mais plus tard, en 1555, elle a aussi publié ses œuvres.

La forme du poème est classique : C’est un sonnet. Le terme vient du latin sonare (= sonner) et indique qu’un tel poème a l’intention de donner impression des sons. Il sonne comme l’amour dans la tête de la locutrice. L’amour est comme une maladie ou même une ivresse: elle cause des douleurs (aussi dans la tête). Là, les douleurs sonnent comme l’acouphène. Cette sorte de poème vient de l’Italie. Là, Pétrarque a composé en 1348 son œuvre Canzoniere prépondérant en sonnets, et est devenu un modèle pour beaucoup de poètes en Europe. Le plus souvent, un sonnet a la forme suivante : Il consiste en quatorze vers divisés en deux quatrains et deux tercets. La forme rigoureuse du sonnet français lui donne un caractère noble. Même si la forme de ce poème ici est usuelle, le rythme ne l’est pas : Normalement en français, un sonnet est composé en alexandrins (hendécasyllabes), mais ce sonnet-ci consiste en décasyllabes, mais pourquoi ? Voyez le schème des rimes : Dans les quatrains, il y a, comme d’habitude, des rimes embrassées ABBA (rimes superflues). Mais dans les tercets, le schème est inhabituel : CDC et CDD. Comme nous avons déjà dit en avant, « l’école lyonnaise » essayait d’unir les idées de l’antiquité classique avec quelques aspects nouveaux (C’est le trait qui la distingue de la Pléiade …). Ces dissensions formelles représentent un essai de réaliser cette intention.

En apparence, le sonnet respecte les règles traditionnelles qui le caractérisent, à l’exception de l’ordre des rimes dans les tercets. Les deux premiers quatrains présentent une unité de sens parfaite, celle de l’état d’un locuteur que la vie malmène violemment, tandis que les deux tercets, pourrait-on croire, le premier commençant par l’adverbe de conclusion « ainsi » tireraient la leçon des quatrains.[1]

On peut aussi l’expliquer comme suivant : Le locuteur n’est pas maître de lui. C’est pourquoi il échappe aussi à la règle du sonnet. Mais, ce désordre est évidemment voulu.

[...]


[1] cité de : http://pppch.free.fr/sonnetlouise.html (19.05.2007)

Fin de l'extrait de 8 pages

Résumé des informations

Titre
Analyse et interprétation du sonnet No VIII de Louise Labe
Université
Christian-Albrechts-University of Kiel  (Romanisches Seminar)
Cours
Proseminar I: Literaturwissenschaft - Einführung
Note
1,7
Auteur
Année
2007
Pages
8
N° de catalogue
V93846
ISBN (ebook)
9783640102419
ISBN (Livre)
9783656476672
Taille d'un fichier
425 KB
Langue
Français
Annotations
43,5 von 50 Punkten. Schön, weiter so!
mots-clé
Analyse, VIII, LOUISE, LABE, Proseminar, Literaturwissenschaft, Einführung
Citation du texte
Hendrik Keilhauer (Auteur), 2007, Analyse et interprétation du sonnet No VIII de Louise Labe, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/93846

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