Simone de Beauvoir


Ausarbeitung, 2000

20 Seiten, Note: 1


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Inhaltsverzeichnis

I.Biographie
1. Enfance et famille
2. Adolescence - les années d'université et la rencontre avec Sartre
3. Simone comme professeur - elle commence à écrire
4. Les années de guerre - l'écrivain connu
5. Après la guerre - Nelson Algren
6. Simone de Beauvoir - la femme
7. L'âge et la mort
8. Simone de Beauvoir vue par Jean-P. Sartre
9. Bibliographie

II. Quand prime le spirituel
1. l'auteur et le livre (l'histoire de l'oeuvre) et interpretation
2. Marcelle
3. Chantal
4. Lisa
5. Anne
6. Marguerite

Indication des sources

Autorin: Christine Reichl

Simone de Beauvoir

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"On ne naît pas femme, on le devient!"

"La création est aventure, elle est jeunesse et liberté." (La Force des choses, p. 504)

Spezialgebiet

Fach: Französisch

Thema: Simone de Beauvoir

Quand prime le spirituel

Eingereicht von: Christine Reichl

Contenu:

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I. Biographie

1. Enfance et famille

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Simone - Ernestine - Lucie - Marie Bertrand de Beauvoir est née à Paris au boulevard Montparnasse le 9 janvier 1908 dans une famille bourgeoise de solide tradition chrétienne. Son père, Georges Bertrand de Beauvoir (1878 - 1941), qui vient du Limousin (dans le sud - ouest de la France), doit prendre en charge la banque de son père bienqu'il aime jouer au théatre. Ses parents le marient avec Françoise Brasseur, une fille du nord - est de la France, qui était élevée dans une école conventuelle. Le jeune couple ne fut pas tout à fait heureux, surtout lorsque Georges fait un faux calcul dans ses affaires entrainant ainsi la perte de tous leurs biens.

Le 9 juin 1910, Henriette Hélène Bertrand de Beauvoir est née. Simone aime bien sa petite soeur qu'elle appelle Poupette. Les deux filles passent leurs vacances d'enfance d'abord dans la proprieté de leur grand - père, Meyrignac, qui se trouve près d'Uzerches dans le Limousin et après au domaine de La Grillère chez sa tante. Simone devient ivre de liberté à la campagne.

Simone montre déjà très tôt son désir de savoir, elle aime lire et écrire et ses parents se partagent la responsabilité de son éducation: Françoise, qui est impérieuse, croyante, pénétrée de ses devoirs, revient le soin de sa formation morale. Elle fait bien attention que Simone ne lise pas tout ce qu'elle veut. Georges, qu'un brillant esprit rationaliste et sceptique tient éloigné de la religion, s'occupe des études.

A six ans, Simone entre au Cours Adéline Désir, une école privée pour filles à Paris, où elle observe les rites chrétiens, mais perd la foi à quatorze ans, découvrant du même coup qu'elle est condamnée à la mort. Le but de cette école était de préparer les filles à une vie comme épouse et mère. Ici, à l'age de dix ans, elle decouvre l'amitié de Zaza (Elisabeth LeCoins; Zaza Mabille dans ses mémoires), "une petite noiraude aux cheveuxcoupés court" qui devient sa meilleure amie de jeunesse et commence à occuper une place essentielle dans sa vie. Elle est le troisième de neuf enfants. Il y a une émulation intellectuelle amicale entre les filles, elles sont très compréhensives et luttent gentiment pour la première position de la classe. Les deux restent des amies très proches jusqu'à la mort de Zaza en 1929.

A l'age de 7 ou 8 ans, Simone écrit les premières histoires qui subsistent encore: "Les malheurs de Marguerite" et "La famille cornichon".

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Hélène et Simone passent leur enfance dans un grand appartement au boulevard Raspail avec une bonne (Louise), mais en 1919, la famille doit deménager dans la rue de Rennes dans un petit appartement à cause de la perte d'argent. Georges n'arrive plus à garder un travail et commence à boire. Il n'est pas aussi catholique que sa femme, plutôt athéiste, et il prend l'intellecte de sa fille au sérieux ("elle pense comme un homme"). A l'age de 12 ans, il dit à Simone qu'elle soit laide et cette remarque la blesse tellement, qu'elle en parle encore 60 ans après dans des interviews et dans ses mémoires.

Son premier amour est Jacques Champigneulle, son cousin. Elle pense qu'elle va l'épouser, mais il est inconstant et imprévisible. Ils passent beaucoup de temps ensemble et parlent de littérature. Il lui prête "Le Grand Meaulnes" qui a une grande inflluence sur elle. Elle se voit avec Jacques dans les personnages du livre.

2. Adolescence - les années d'université et la rencontre avec Sartre

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En 1925, elle passe son baccalauréat au Cours Désir et commence à étudier la littérature à l'Institut Sainte Marie à Neully et les maths à l'Institut Catholique à Paris et un ans plus tard la philosophie à la Sorbonne.

En passant les vacances avec la famille LeCoins, Simone fait la connaissance de leur gouvernante, l'Ukrainienne Estépha Awdycowicz (plus tard Stépha Gerassi), qui fait aussi des études à Paris et avec laquelle elle se lie d'amitié pendant toute sa vie.

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Une autre amie à l'université de la Sorbonne, où elle commence les études de philosophie en 1926, est Géraldine Pardo (appellée Gégé). Ici, Simone fait la connaissance d'un groupe d'étudiants et essaye de les rejoindre. Ce sont: Maurice Merleau - Ponty (le copin de Zaza), René Maheu (le seul qui est déjà marié), Paul Nizan et Jean - Paul Sartre. Avec e dernier, elle s'associe et forme un cercle d'intellectuels qui subsistera jusqu'à la fin de leur vie. C'est là ou la relation qui était décrite comme "la relation modèle, basée sur l'amour et la liberté" commence. Simone est appelée "CASTOR" par Sartre, ce charmant diminutif la suivra toute sa vie. Après avoir rencontré Sartre, Simone dit que c'était la première fois qu'elle se sentait intellectuellement inférieur à quelqu'un. "...je savais qu'aucun malheur ne me viendrait par lui à moins qu'il ne mourût avant moi."(La Force de l'âge, p. 29). Lui et ses "petits camarades" se moquent de l'ordre bourgeois. Leur langage est agressif, leur pensée cathégorique et leur justice sans appel.

C'est alors que Simone accepte le pacte de deux ans que lui propose Sartre, pacte qui,renouvelé plusieurs fois, va resister pendant toute leur vie.

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Après avoir passé ses examens des mathématiques et de latin, elle revient à son premier projet: l'agrégation de philosophie. C'est au moment de la préparation, en juin 1929, qu'un événement va tirer un trait sur sa jeunesse: Zaza meurt à Berlin, ligotée jusqu'au dernier jour par les préjugés d'un milieu dont Simone va s'appliquer à s'affranchir. Elle réussit l'agrégation en deuxième position (Sartre est en première) et commence à enseigner à Marseille, Rouen et Paris où elle exerce jusqu'à 1943.

3. Simone comme professeur - elle commence à écrire

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En été 1931, a lieu le premier d'un grand nombre de voyages ensemble avec Sartre. Pendant deux mois, ils visitent toute l'Éspagne et passent du bon temps, avant que l'harmonie entre eux risque d'être remise en question par le jeu des affectations administratives: elle est nommée à Marseille comme professeur pour un ans et Sartre va au Havre pour enseigner. Ils ne se jurent pas une éternelle fidélité. Après cette période où ils n'arrêtent pas de s'écrire des lettres, elle change pour Rouen qui n'est plus si loin du Havre. Cette situation leur permet de se retrouver. Leur curiosité toujours en éveil, ils lisent (en dehors de leurs cours) tout ce qui paraît, notamment Hemingway, Kafka, Faulkner ... Ils aiment le jazz et le cinéma, mais refusent de s'intégrer à la société.

En 1935, elle écrit son premier livre, Quand Prime le Spirituel (Marcelle, Chantel, Lisa...) qui est rejeté par deux éditeurs, alors elle le met de côté. Mais elle ne travaille pas seulement pour elle-même: pendant toute leur vie, elle était la critique et la commentatrice de Jean - Paul Sartre. Il ne publiait aucun livre avant qu'elle l'ait corrigé.

On lui donne des noms tel que "Notre Dame de Sartre" ou "La grande Sartreuse", parce qu'ils sont toujours ensemble et il y a des gens qui disent qu'elle n'a pas d'opinion propre.

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Olga Kosakiewicz, la fille d'une Française et d'un Biélorusse, devient l'élève préférée de Simone et plus tard la maitresse de Sartre. Avec elle, ils forment le premier de quelques "trios". Olga suit Simone à Paris. Simone commence à travailler en automne 1936 au lycée Molière dans le 16ième arondissement où elle enseigne ainsi à une Juive Bianca Bienenfeld et à la Bielorussienne Nathalie Sorokine (Natascha). Avec eux et quelques autres, le couple forme un groupe qui est souvent appellé "la famille". Les membres changent pendant les années, mais Beauvoir et Sartre restent comme des parents et tous deux attirent et se sentent attirés par les jeunes femmes qui sont souvent des élèves de Simone.

Natascha, qui a eu une éducation très sévère, ne peut pas faire d'études à la Sorbonne, parce que ses parents ne sont pas Français. Longtemps après, elle joue un rôle important dans deux romans de Simone (elle est l'Hélène dans Le Sang des Autres et la Nadine dans Les Mandarins)

4. Les années de guerre - l'écrivain connu

En même temps qu'elle est en train d'écrire, la guerre en Europe éclate et Simone commence à visiter des cafés comme le "Flore", le "Dôme" ou "La Rotonde".

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Après la déclaration de guerre, elle accompagne Sartre, mobilisé, à la gare de l'Est. Un mois plus tard elle arrive à lui rendre visite à Nancy. Il n'arrête pas d'écrire, surtout son "Journal de guerre" qui va être publié seulement après son mort. Mais aussi les "Lettres au Castor", qu'il n'arrête pas d'écrire en captivité. Ces dernières deviendront plus tard un livre. Elle - même se cache un peu de la guerre, elle doit s'enfuir de Paris en juin 1940 et revient seulement un mois après. Soudain, en mars 1941, Sartre revient de la guerre et de sa captivité et fonde un groupe de résistance avec Jacques Bost, Merleau - Ponty, Olga, Natascha et quelques autres, nommée "Socialisme et Liberté". Sartre anticommuniste se bat avec le marxiste Merleau - Ponty pour l'ambition de diriger le groupe.

Ils font aussi une revue, Les Temps Modernes, qui s'attache à dégager les significations de l'actualité. Le titre signifie le temps nouveau après la guerre et vient d'un film avec Charlie Chaplin. Y figuraient, au côté de Sartre et Beauvoir, Aron, Leiris, Ollivier, Paulhan et Merleau - Ponty. Le premier numéro paraît en Octobre 1945.

1943, c'est l'année où le premier roman de Simone, L'Invitée, est publié et avec cet événement, la gloire et la notoriété de Simone de Beauvoir arrivent. Elle l'a déjà commencée à écrire en Octobre 1938 et on peut dire que c'est la description de son enfance et adolescence, mais sous le nom de sa mère Françoise. Xavière dans le roman est Olga dans sa vie et Jacques Bost est Gerbert. En même temps, elle arrête d'enseigner.

5. Après la guerre - Nelson Algren

Simone fait la conaissance d'Albert Camus. Ce dernier va l' aider a continuer sa revue Les Temps Modernes pendant les longs voyages de Sartre qui fait des conférences un peu partout. Quand il rencontre Dolores Vanetti Ehrenreich à New York, Simone a peur pour la première fois de sa vie qu'elle soit plus importante pour lui bienque ce ne soit pas du tout sa premiere liaison, et elle le savait toujours. Les deux ont juré d'être honnêtes tout le temps mais pas fidèle. Elle aussi avait quelques amants, comme par exemple avec Arthur Koestler, mais le plus important était sans doute l'écrivain américain Nelson Algren qui vit à Chicago. Elle le rencontre le 21 février 1947 durant une tournée de conférences et la liaison entre la "femme - grenouille" et l'"homme - crocodile dure quatre ans. Elle décrit leur relation dans L'Amérique le jour au jour et dans Les Mandarins. Lors de sa premiere visite, Nelson lui offre une boucle simple d'argent qu'elle portera toute sa vie.

6. Simone de Beauvoir - la femme

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En janvier 1948, elle commence à écrire Le deuxi è me sexe après avoir publié plusieurs articles sur la femme dans Les Temps Modernes. Pendant un long voyage où ils visitent l'Amérique Central et les Etats - Unis, Nelson l'encourage à écrire un livre sur ce thème. À son retour, elle commence des vastes recherches pour l'oeuvre et remarque que sa situation est différente de celle des autres femmes. Elle a la liberté de décider ce qu'elle fait ce qui n'est pas courant à cette époque. En commencant, elle veut faire un court essai, mais enfin, elle écrit deux livres. Le titre vient d'une conversation avec Sartre et Camus - elle pense que quand on appelle les homosexuelles le "troisième sexe", les femmes doivent être le deuxième. Après l'avoir publiée en fin 1949, il est très controversé. On dit qu'elle ne se sent pas femme puisqu'elle écrit à la troisième personne du pluriel et qu'elle soit également lesbienne puisqu'elle écrit aussi sur l'amour entre femmes. Les critiques sont très durs, mais il y a aussi des gens qui s'expriment d'une manière positive - surtout chez les femmes et en Amérique.

Tout de suite après, elle commence à travailler sur son prochain roman qui est publié en 1953 sous le nom Les Mandarins et recoit le Prix Goncourt dans la même année. Elle le dédie à Nelson, mais il rompt avec elle peu après et se marie avec sa première femme pour la deuxième fois.

Quand il lit Les Mandarins, il est en rage parce qu'elle decrit l'histoire qu'ils ont vécu, elle lui avait promise que personne ne rentrerait dans leur intimité.

Après qu'une amie de Simone, Lucienne Baudin, meurt en 1952 a cause d'un cancer du sein, elle tâte sa poitrine et trouve une nodosité, mais elle est bénigne et s'enlève par une opération.

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Dans la même année, elle fait la connaissance de Claude Lanzman, qui est 17 ans plus jeune qu'elle, et commence une liaison qui va durer sept ans. Il est le seul de ses hommes avec qui elle avait un appartement. C'est aussi l'appartement dans lequel elle va habiter jusqu'à la fin de sa vie, une maison Art - Déco au 11 bis de la rue Schoelcher, à Saint - Germain - des - Près. Elle continue son loisir préferé: les voyages. Durant sa vie, elle a presque visité le monde entier, soit avec Sartre, Algren, Lanzmann ou ses amies, et elle collectionne des souvenirs de tous les continents dans son appartement.

Mais Simone de Beauvoir est aussi activiste et manifestante. En 1968, l'année ou Les Temps Modernes va tout lentement à sa perte, il y a de nombreuses manifestations d'étudiants à Paris et Simone y participe.

Dès 1970 jusqu'à sa mort, elle soutient de toutes ses forces la lutte des femmes. Elle souligne même le "manifeste des 343" dans le Nouvel Observateur pour le droit à l'avortement.

7. L'âge et la mort

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Après la mort de sa mère, Simone écrit Une Mort tr è s Douce pendant seulement quelques semaines qui est peut - être son livre le plus émouvant.

En 1965, Sartre adopte sa maîtresse, Arlette Elkaim, mais n'en dit rien à Simone au début. Bienqu'elle soit très blessée, elle accepte sa raison: il veut savoir qu'il y a quelqu'un qui s'occupera de ses oeuvres après sa mort, quelqu'un qui est beaucoup plus jeune que lui et qui va alors vivre beaucoup plus longtemps.

Les dernières années de sa vie, il est trés malade et meurt en 1980. Elle écrit un livre sur cet événement et les dernières années avec lui (ils ont enregistré leurs discussions en cassette) et l'appelle La cérémonie des adieux.

Quelques mois après elle adopte sa copine Sylvie LeBon pour la même raison que Jean - Paul avait adopté Arlette. Dans les dernières années de sa vie, les deux femmes font beaucoup de voyages, entre autres au Tyrol, une région qu'elle affectionne particulièrement. Le 20 mars 1986, Simone de Beauvoir est hospitalisée à cause de coliques et meurt le 14 avril, quelques heures avant la mort de Jean - Paul Sartre six ans plus tôt. La cause officielle de la mort est un oedème pulmonaire. Les deux intellectuels qui ont vécu pendant presque toute leur vie ensemble sont couchés maintenant côte à côte au cimetière de Montparnasse. Après son enterrement 3000 à 5000 personnes sont venus rendre un dernier hommage à Simone et à Jean-Paul unis pour l'éternité.

8. Simone de Beauvoir vue par Jean-P. Sartre

"Quand j'ai rencontré Simone de Beauvoir, j'ai eu l'impression d'avoir les rapports les meilleurs que je puisse avoir avec quelqu'un. Les rapports les plus complets... Ces rapports complets engageaient donc l'égalité profonde dans les relations. Nous étions l'un pour l'autre des égaux, nous ne pouvions pas concevoir autre chose. J'avais trouvé une femme égale à ce que j'étais comme homme. [...] Nous nous sommes compris comme particulièrement semblables... En fait, je n'ai jamais vraiment parlé de mes théories à personne qu'à elle."

(Le Nouvel Observateur, 31 janvier et 7 février 1977) "Je la trouve belle, je l'ai toujours trouvée belle, même quand elle avait un très vilain petit chapeau sur la tête quand j'ai fait sa connaissance. Je voulais absolument faire sa connaissance parce qu'elle était belle [...] La merveille chez Simone de Beauvoir, c'est qu'elle a l'intelligence d'un homme (et vous voyez, au sens où je parle ici, je suis un peu esclavagiste) et la sensibilité d'une femme. C'est-à-dire que j'ai trouvé en elle exactement tout ce que je peux désirer. [...] Quand je lui montre un écrit, ce que je fais toujours, et qu'elle fait des critiques, je commence par me mettre en colère et la traiter de tous les noms. Puis, je les accepte toujours.

(Vogue, édition américaine, juillet 1965)

9. Bibliographie

a. Romans - L'invitée. Paris (Gallimard) 1943 Dt.:Sie kam und blieb

- Le sang des autres.Paris (gallimard) 1945 Dt.: Das Blut der anderen

- Tous les hommes sont mortels. Paris (Gallimard) 1945 Dt.: Alle Menschen sind sterblich

- Les mandarins. Paris (Gallimard) 1954 Dt.: Die Mandarins von Paris

- Les belles images. Paris (Gallimard) 1966 Dt.: Die Welt der schönen Bilder

- Quand prime le spirituel. Paris (Gallimard) 1979

Dt.: Marcelle, Chantal, Lisa... Ein Roman in Erzählungen

b. Récits

- Une mort tr è s douce. Paris (Gallimard) 1964 Dt.: Ein sanfter Tod

- La femme rompue. Paris (Gallimard) 1967 Dt.: Eine gebrochene Frau

c. Essais

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- Le deuxi è me sexe. vol.I et II. Paris (Gallimard) 1949 Dt.: Das andere Geschlecht

- La cérémonie des adieux. Paris (Gallimard) 1981

Dt.: Die Zeremonie des Abschieds und Gespräche mit Jean -Paul Sartre

d. Mémoires

- Mémoires d'une jeune fille rangée. Paris (Gallimard) 1958 Dt.: Memoiren einer Tochter aus gutem Hause

- La force de l' â ge. Paris (Gallimard) 1960 Dt.: In den besten Jahren

- La force des choses. Paris (Gallimard) 1963 Dt.: Der Lauf der Dinge

- Tout compte fait. Paris (Gallimard) 1972 Dt.: Alles in allem

Ce que je liste ici, ce sont seulement dans mes yeux les plus importants oeuvres de Simone de

Beauvoir, mais elle a écrit beaucoup plus de récits, drames, essais, mémoires, témoignages, articles, préfaces...

II. Quand prime le spirituel (Marcelle, Chantal, Lisa...)

1. l'auteur et le livre (l'histoire de l'oeuvre) et interpretation

Dans le deuxième volume de ses mémoires, La Force de l' â ge, Simone de Beauvoir raconte comment, de 1935 à 1937, elle a écrit ce livre qui est son premier, mais resté inédit jusqu'à l'année 1979. D'abord, elle voulait l'appeller Primautédu spirituel, mais comme ce nom était déjà utilisé par Jacques Maritain pour l'un de ses ouvrages, elle était donc amenée á modifier le sein en Quand prime le spirituel.

En 1937, le manuscrit était refusé par les deux éditeurs les plus célèbres, Gallimard et Grasset, parce que les heroïnes des cinq nouvelles séparés et leurs protagonistes manquaient de relief. Les mêmes personnages se retrouvaient dans les cinq nouvelles dont aucune ne constituait donc un tout fermé sur soi et se suffisant à soi - même.

Elle était confuse par le reproche que les cinq jeunes femmes manquaient d'originalié, parce qu'elles existent vraiment, chaqu'une d'entre-elles était unique.

"Mais," comme le lecteur écrivait "ce livre nous fait éspèrer que vous allez écrire un jour un livre vraiment réussi."

Ces cinq récits portent des noms féminins comme titres, chacun d'entre-eux représente une autre manière de trouver la vérité, particulièrement en explication d'une irrésistible marque religieuse, comme Simone de Beauvoir l'avait véçue dans son enfance.

Les histoires racontent comment les femmes sensibles souffrent d'une réduction de liberté par des sévères principes de la foi, sortout en questions de mariage et éducation. Elle a seulement écrit la préface 40 ans plus tard: "J'avais mis beaucoup de moi - même dans cet ouvrage. J'étais en révolte contre le spiritualisme qui m'avait longtemps opprimé et je voulais exprimer ce dégoût à travers l'histoire de jeunes femmes que je connaissais et qui en avaient été les victimes plus ou moins consentantes. [...] Je souhaite que malgré ses défauts, ses maladresses, ses lecteurs y prennent un certain plaisir."

Les histoires reflètent d'une manière réaliste la societé bourgeoise, dans laquelle Simone de Beauvoir a passé son enfance. Elle décrit de façon très compréhensible l'isolation des femmes peu cultivées de sa classe et leur courage de lutter contre, ainsi que le tribut d'émotions qu'elles doivent payer pour ce combat. Ils sont tous décrits de façon si réaliste qu'on peut bien

comprendre la situation des femmes. On peut presque sentir l'odeur nauséabonde de la poubelle que Marguerite doit descendre chaque soir après le diner. On vacille avec Marcelle dans le métro plein à craquer. Parfois elle a tellement de claustrophobie qu'elle doit descendre et aller à pied à la maison. Les soeurs Marcelle et Marguerite sont les plus vitales et intelligentes du roman, mais elles sont toutes intéressantes et pleines d'esprit.

Le livre fait ressortir clairement que Simone de Beauvoir a commencé très tôt à caresser ses idées qui vont laisser des traces dans toute son oeuvre. Par exemple les forces qui déterminent la vie des femmes...

2. Marcelle

Marcelle Drouffe est née dans une famille bourgeoise, elle rêve d'être un écrivain célèbre dès son enfance. Pour composer des romans et poésies sur son petit frère Pascal, elle s'enfuit dans un monde imaginaire et quand elle lit elle-même, elle s'imagine des choses abstraites, parfois sexuelles, déjà à l'âge de 13 ans. En même âge, elle décide de devenir "la campagne d'un homme génie" (page 8), comme aussi Simone de Beauvoir le savait dès son enfance. L'hiver après, quand elle travaille pour le croix Rouge, elle croit l'avoir rencontré, mais ce lieutenant épouse une cousine d'elle.

Après la guerre et le mort de son père, Marcelle travaillle comme assistante sociale dans un dispensaire, mais ce boulot ne la satisfait pas.

Un an plus tard, deux hommes (Maurice Perdrières et Paul Desroches) lui demandent sa collaboration en Contact Social. Ils font des groupes pour éléver le peuple.

Après que Marcelle a developpée une intimité avec Desroches et qu'ils se sont fiancées, elle fait la connaissance de Denis Charval et commence à l'aimer. Un soir, il veut embrasser Marcelle et elle le repousse, mais en rentrant, elle écrit une lettre de rupture à Desroches. Ensuite, elle épouse Denis bienque sa famille soit contre. À son voyage de noces, elle découvre l'acte sexuel et n'en a plus peur.

En rentrant à Paris, la conversation entre les deux est parfois un peu languissante. Ils vivent une vie de bonheur, mais Denis, un pauvre écrivain, ne connaît pas la valeur de l'argent. Peu après, ils n'ont plus les moyens pour continuer et leur relation commence à s'émietter. Il sort tous les soirs et même emmène une fois Marguerite, la petite soeur de Marcelle, bienque la mère l'avait interdit.

Peu après qu'elle lui dit d'avoir trouvé des lettres de sa maîtresse, Marie - Ange Lamblin, il part en laissant une lettre. Marcelle se sent désespérée et ne voit plus de sens dans sa vie.

Elle a contracté un mariage catastrophal, qu'elle regrette, et en conclut que la vie n'accomplit jamais des rêves.

3. Chantal

"...l'héroine, par son entêtement à jouer un rôle, jetait dans des désastres deux jeunes élèves qui l'admiraient [...] j'avais réussi à rendre cette distance de soi à soi qu'est la mauvaise foi" "J'ai beaucoup joué sur la mauvaise foi qui m'en paraissait - et m'en paraît encore - inséparable. Ainsi fus - je amenée à la difficile tentative de faire entendre les voix - et les silences - du mensonge. Comme beaucoup plus tard dans La femme rompue, j'ai usé du langage pour dissimuler la vérité. De ce point de vue le Journal de Chantal me semble assez réussi."

La deuxième nouvelle commence avec le journal intime de Chantal Plattard, un jeune professeur en exil, qui romantise sa vie fatigante. Chantal ni est envoyée à Rouen ni á Marseille, comme Simone de Beauvoir, mais elle va enseigner à la ville de Rougemont. Un autre point commun entre l'auteur et son personnage est que ses élèves, qui sont que des filles, l'admirent. Monique Fournier et sa meilleure amie Andrée Lacombe lui rendent souvent visite pour prendre un café et causer. Chantal même connaît leurs parents et sur une conférence des professeurs, elle lutte pour Monique, son élève préferée. Andrée vit chez sa tante, Mlle Lacombe, qui est la conscience morale du lycée, la présidante du syndicat et l'organisatrice de la bibliothèque scolaire.

Les jeunes filles mettent toute leur confiance en Chantal, elles pensent de pouvoir parler de tout avec elle. Même quand ils commencent à sortir avec des garçons, elle les aide et supporte.

Quand Monique ne reçoit pas de tableau d'honneur, ça la rend très triste. Aussi avec son copain, Serge, elle n'est pas tout à fait contente, parce qu'il est très dominant et lui donne des gifles parfois. Elle apprend qu'elle est enceinte de lui et ne veut pas reçevoir le bébé. Elle sait bien qu'il l'a fait exprès pour la forcer à l'épouser. Andrée ne peut pas l'aider et parce qu'elle espère que Mlle Plattard ait une idée, elle lui en parle. Mais Andrée est très deçue quand son professeur refuse à aider. Elle dit que Monique doit recevoir l'enfant et se marier avec Serge. Comme il n'y a plus d'autre possibilité, Monique épouse Serge, ils quittent et vont vivre avec la famille de lui. L'amitié entre les trois femmes est fini et Chantal quitte aussi peu après. Andrée est honorée pour la fin de l'année, mais elle se sent seule.

Ce qu'elle fait souvent, Chantal, c'est de comparer les personnes autour d'elle avec les personnages dans le livre Le grand Meaulnes, qu'elle aime bien. Simone de Beauvoir aussi l'a lu quand elle était jeune et elle identfiait soi-même et son premier amour, Jacques Champigneulle, avec ces personnages.

4. Lisa

"... je m'amusais à imaginer, chez une adulte, la dégradation de la religiosité en chiennerie."

La troisième histoire traîte de Lisa Nardec qui vit dans un pensionnat à Auteuil. Elle demande la directrice la permission d'aller à Paris pour le dentiste et la biblithèque, parce qu'elle est en train de préparer son agrégation de philosophie. Mais là - bas, elle rencontre son amie Marguerite Drouffe et elles vont au café. Les filles parlent sur une autre amie, Anne, qui est très malade en ce moment et sur l'amour de Lisa, Pascal, le frère de Marguerite. Elle sait bien qu'il n'aime qu'Anne.

Un peu plus tard, Lisa rencontre Pascal à la station de bus après d'avoir été accusée par une vieille femme d'être la maîtresse de son mari.

Lisa discute avec son dentiste sur la philosophie avant de rentrer dans le pensionnat où elle pense à Pascal d'une manière sexuelle le soir dans son lit.

La plus courte des histoires est aussi la plus claire, mais malheureusement elle se perd complètement parmi les autres.

5. Anne

"Dans la quatrième, je tentai à nouveau de ressusciter Zaza [...] J'échouai [...]" Avec cette nouvelle, Simone de Beauvoir courait un risque stylistique, avec qu'elle avait du succès en gros.

Elle commence par un prie-Dieu de Mme Vignon, la mère d'Anne, ce qui montre qu'elle est très chrétienne, sévère et conservative. Elle a peur que sa fille fasse quelque chose de mal parce qu'elle reçoit des lettres d'un homme (Pascal Drouffe) et elle prefère qu'elle se marie. Par ailleurs, elle pense que la meilleure amie d'Anne, Chantal, n'a pas de bonne influence sur elle et Anne fait des choses scandalisantes (elle se baigne au pique - nique...). Un jour, elle se blesse gravement le pied avec une hache - elle le fait exprès, seulement pour que sa famille la laisse en paix et qu'elle puisse écrire des lettres à Pascal.

Anne est très croyante, comme sa mère, mais elle se sent incapable d'accepter les préjugés de son milieu et la vie que sa mère lui destine.

En été, Chantal vient visiter la famille Vignon à Uzerche. Anne lui raconte que sa mère veut l'envoyer en Angleterre pour un an pour rompre avec tous ses "mauvais amis de la Sorbonne". Elle aime bien Pascal, mais de l'autre côté, elle veut obéir à sa mère. Elle est désespérée et Chantal essaye de lui convaincre de ne pas rompre avec Pascal. Anne ne voit qu'une issue: de se marier avec Pascal. Mais le jeune homme refuse parce qu'il ne peut pas délaisser sa soeur Marcelle qui est abandonnée par son mari Denis.

Avant son départ en Angleterre, Anne semble heureuse bienqu'elle fait des choses anormales. Elle visite Chantal et Pascal (où elle rencontre Marcelle pour le premier fois) pour dire au revoir et meurt peu après. La cause officielle est une encéphalite, mais Chantal sait bien que sa mère et aussi Pascal sont responsables de sa mort. Ils l'ont mal aimée et lui ont brisé le coeur. En lisant le journal de sa fille, Mme Vignon apprend sa tristesse et son voeux de mourir.

La mort d'Anne semble un peu incroyable bienque la déscription corresponde à la vérité, ce qui s'est passé avec Zaza. Elle était envoyée à Berlin par sa mère pour oublier son copain, qu'elle aimait. Elle aussi est mourue à cause de la tristesse et de la solitude.

6. Marguerite

"Une satire de ma jeunesse. [...] mon enfance au cours Désir et la crise religieuse de mon adolescence. [...] Ce recit était de loin le meilleur. [...] Sartre en approuva de nombreux passages."

La dernière histoire est la seule raconté par un narrateur à la première personne.

Marguerite Drouffe est la soeur de Pascal et Marcelle et elle aimait bien lire et apprendre dès son enfance. Elle suit les cours de l'Institut Ernestine Joliet, qui est comparable avec le Cours Désir. Elle, comme aussi Simone de Beauvoir, perd la foi à lâge de 14 ans. Un soir, Denis, le mari da sa soeur, l'emmène dans un bar de Montparnasse, et elle tombe amoureuse de lui. Pour ça elle est très triste quand il part elle commence à sortir tout seule dans des bars et cafés pendant la nuit. Elle parle avec des gens, rencontre des hommes et fait ses expériences. Un soir, elle revoit Denis et fait en même temps la connaissance de Marie - Ange Lamblin, une femme intelligente, riche et qui sait vivre. Denis et Marie - Ange n'ont pas vraiment une relation de couple d'amoureux mais plutôt comme une symbiose. Il est l'artiste pauvre et elle a assez d'argent pour lui supporter.

Marguerite et Marie - Ange discutent et se racontent leurs vies l'une à l'autre. Elles deviennent des amies: Marguerite reçoit des vêtements et change son extérieur avec l'aide de Marie - Ange. À la maison, elle dit que tout ça vient de Wanda, son amie Polonaise, et commence à rendre visite à souvent ses deux nouveaux amis.

Marcelle apprend dans un bar par hasard que Denis avait plusieurs maîtresses et elle est choquée, mais il ne le conteste pas comme alle avait pensée.

Denis n'est pas tout à fait content de sa vie et parle de s'echapper en Saigon avec Marguerite. Marie - Ange la désire sexuellement, elle essaye de la caresser et embrasser, mais Marguerite la refuse parce qu'elle aime seulement Pascal. Le jour suivant, Marie - Ange foute Pascal à la porte. Marguerite veut lui aider à trouver un boulot, mais il arrête de la parler et téléphoner. Quelque temps plus tard, elle apprend qu'il va revenir chez Marcelle.

Marguerite est parfois irritée, inqiuétée, elle met tout en question. Mais à la fin, ses yeux s'ouvrent, elle jete des mythes et des illusions par-dessus bord et voit les choses en face.

"Ce que je sais, en tout cas, c'est que Marcelle, Chantal, Pascal mourront sans avoir rien connu, rien aimé de réel et que je ne veut pas leur ressembler. Chantal a épousé un riche médecin, Marcelle vient de publier une petite plaquette de vers, et la revue archéologique citait l'autre jour avec éloge le nom de Pascal. Ils ne sont pas mécontents de leur sort."

Indication des sources

- Simone de Beauvoir, une biographie. Deirdre Bair (btb) 1990

- Simone de Beauvoir. Christiane Zehl Romero (Rowohlt) 1978

- Simone de Beauvoir. Claude Franis et Fernande Gontier (Perrin) 1985

- Simone de Beauvoir. Serge Julienne-Caffié (Gallimard/Collection "La Biblithèque Idéale") 1966

- Simone de Beauvoir. Geneviève Gennari (Editions Universitaires/Classiques du XXe siècle) 1958

- Lesécrits de Simone de Beauvoir. La vie - L'écriture. Claude Francis et Fernande Gontier (Gallimard) 1979

- Jahrhundertfrauen. Page 54 - 58. Annette Großbongardt, Hrsg. Cathrin Kahlweit (bsr) 1999 ¬ Extraits: La force de l' â ge. Simone de Beauvoir (Gallimard) 1960

- Quand prime le spirituel. Simone de Beauvoir (Gallimard) 1979 ¬ Magazine littéraire. Avril 1994. Pages 58 - 61

- Magazine littéraire. Février 2000. Pages 28 - 32

20 von 20 Seiten

Details

Titel
Simone de Beauvoir
Note
1
Autor
Jahr
2000
Seiten
20
Katalognummer
V98023
ISBN (eBook)
9783638964746
Dateigröße
631 KB
Sprache
Deutsch
Schlagworte
Simone, Beauvoir
Arbeit zitieren
Christine REICHL (Autor:in), 2000, Simone de Beauvoir, München, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/98023

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