La philosophie dans le Dictionnaire philosophique


Dossier / Travail, 2016

9 Pages, Note: 1,3

Anonyme


Extrait

1 Introduction

« Les combats du Dictionnaire philosophique ne sont pas neufs, mais résolument modernes : ils brisent un ordre ancien, d’où les refus de tous les tenants de la tradition » écrit Christiane Marvaud dans son livre Le Dictionnaire philosophique de Voltaire (2008 : 77) en dégageant les lignes de force d’une œuvre majeure témoignant de l’univers d’un homme de lettre qui devient une puissance intellectuelle de l’Europe du XVIIIème siècle. Voltaire critique dans un style polémique et pédagogique les textes de la Bible et des notions fondamentaux du christianisme. Le but de ce dictionnaire dans cet âge d’or des encyclopédies et dictionnaires est donc de diffuser l’esprit des Lumières, un esprit critique et philosophique, en montrant les controverses et absurdités de religion pour que ses lecteurs commencent à changer la manière commune de penser sur ce domaine. Cette révolution souhaitée dans les esprits est fondée sur l’exercice de raison (409) et une « activité qui est l’apanage des honnêtes hommes » (Préface, 11).

Mais qu’est-ce qu’il distingue la philosophie voltairienne et son œuvre des autres conceptions philosophiques ? Mervaud explique que l’œuvre est dans son entièreté philosophique, c’est-à- dire chaque article « est porteur de sa petite lumière » et dans cette forme littérairement originale pour comprendre l’idée de vérité désirée (2008 : 106). En fait, tous les articles ont l’objectif de « écraser l’infâme » qui signifie le lutte contre la superstition, l’intolérance et le fanatisme. Les arguments dans les articles sont marqués d’une certaine cohérence de l’idée de vérité et liberté (Préface, 15). A ce point-là, on distingue dans la littérature secondaire les articles qui forment un champ de traitement : l’histoire, la politique, la psychologie humaine et la religion (Mervaud, 1994 :54). Etant donné que le Dictionnaire philosophique comporte pas seulement les sujets déjà bien discutés dans le discours philosophique, il est nécessaire de traiter premièrement la philosophie fondamentale de Voltaire pour estimer son esprit d’un avant-gardiste dans le XVIIIème siècle et pour comprendre son idée globale d’agir contre l’aveuglement religieux.

Vu que le Dictionnaire philosophique et ses justifications ont des références nombreuses, je vais essayer de réduire la philosophie sur les principes de base. Il est donc question et le sujet de ce mémoire de comprendre sur quelles idées et opinions principaux le raisonnement et la philosophie de Voltaire sont basés.

2 Analyse

La philosophie de Voltaire, comme déjà mentionné, délivre des nouveaux enjeux concernant la religion et son danger pour la société. Cette idée d’une conscience sociale est supportée dans l’article « Vertu » dans lequel Voltaire constate que « Nous vivons en société ; [...] » et met en relief la responsabilité de faire le bien pour le prochain pour que la paix sera garantie. Etre vertueux veut aussi dire que quand « on me trompe, tu me dis la vérité » (506). Ainsi, dans le cas de danger social et mensonge répandu collectivement, c’est la responsabilité de philosophe comme Voltaire et « amateur de sagesse, c’est-à-dire de la vérité » (426) de enseigner cette vérité. Du coup, les trois enjeux plus importants concernant la philosophie voltairienne seront : premièrement, le but de sa philosophie de surmonter l’infâme qui évoque, selon lui, le fanatisme de la religion, spécialement dans le christianisme. Après, le déisme et la conception sociale et utilitaire de la morale de Voltaire seront des arguments pour l’indépendance évidente de la raison des dogmes. Finalement, il sera important d’analyser l’idée fondée de la liberté et tolérance qui sont les présuppositions d’un homme éclairé.

2.1 But de la philosophie voltairienne « Écraser l’infâme » : le problème et son combat

Pour comprendre l’appel de « écraser l’infâme » et sa solution implicite pour une société honorable, il est nécessaire de démontrer le plus grand danger pour l’humanité : le fanatisme d’une religion. Enfin, elle met en péril la société lorsqu’elle ne revendique pas à soi-même d’avoir une validité universelle (446). En général, Voltaire essaie de donner des anecdotes et exemples très métaphores et historiques (Méricam-Bourdet, 2008 :133f) pour que le lecteur comprend sajustification des enjeux. Spécialement dans l’article « Fanatisme » (263) Voltaire montre sa globale opinion concernant l’abus de la religion. Il décrit le fanatisme dans une comparaison avec une maladie mentale et à la fois l’esprit philosophique comme le seul remède efficace. Dans le Préface du Dictionnaire philosophique ce fanatisme est décrit d’être l’origine pour une mal morale et métaphysique (21), qui signifie « la recherche et étude des premiers principes et des causes premières, connaissance rationnelle des réalités transcendantes et des choses en elles-mêmes » (Dictionnaire Larousse). Donc, une mauvaise perspective et conception du monde.

De plus, cette maladie mentale est la problématique initiale de l’époque et la suite de la superstition ou de l’esprit de secte (Préface, 20). Cette idée implique que les textes religieux sont une condamnation à une raison obscuré. À cet égard, la Bible par exemple, pleine de images violentes et avec cela le cœur de problème pour les chrétiens, crée des fanatiques et cause de tous les crimes contradictoire à l’humanité dans l’ivresse pour l’amour de Dieu (264). Donc, les hommes pratiquent un abus avec la religion. Ajoutant à cette argumentation Voltaire mentionne le seul remède efficace : l’esprit philosophique et critique qui donne aux hommes une compréhension indépendante et naturelle. Par conséquent, la philosophie est présentée comme un raisonnement calmant. En même temps Voltaire nomme une religion ou plutôt une secte philosophique exceptionnelle, celle des lettrés de la Chine qui a cet effet de « rendre l’âme tranquille » (265). Il devient évident que Voltaire souligne l’importance d’une certaine distance et critique de la religion car elle infecté négativement les cerveaux (265).

Afin d’établir une vaste base de son raisonnement, Voltaire critique dans l’article « Christianisme » les dogmes chrétiens qui sécrètent d’être les plus intolérants et inacceptables (Mervaud, 2008 : 80). Cela se manifeste dans leur prétention à l’universalité et leur opinion « que toute la terre doit être chrétienne » (493) qui est une réduction gravement d’humanité. C’est Bessire qui décrit la stratégie de Voltaire, après une étude universel du livre sacré et l’histoire, d’une érudition de la manière impressionnante de la Bible avec le but de « remettre en question les frontières de la vérité et de l’erreur, sévèrement gardées jusque-là par les gardiens du dogme» (2008 :16). La croyance de divinité de Jésus est par exemple une construction de l’église pendant les siècles passés et avec cela une préoccupation de Voltaire de laisser son lecteur comprendre comment traverser l’histoire profonde. Cependant, Jésus, dans une comparaison avec Socrates, est pour Voltaire un philosophe par excellence en diffusant une morale universelle. Face à ce traitement de la personne de Jésus, il est clair que le problème est l’établissement du christianisme, l’institution religieuse.

Toutes ces argumentations aider le lecteur de surmonter l’infâme en montrent un démarche philosophique qui met en question la construction de religion, du christianisme, devant l’histoire pour trouver la vérité (Sandrier, 2008 :88). Le premier pas de changement de raison du peuple est de le délivrer des enjeux herméneutiques et idéologiques pour « défaire le texte», pour « défaire la religion» (Cave, 2008 :16). Cave (2008) souligne que l’usage de Dictionnaire philosophique permet une déconstruction de la prétendue unité de la Bible et une dé-figuartion avec différents entrées de l’analyse (109). Cela fait partie de sa philosophie : une méthode de critique de l’histoire et ses sources en les confrontant à la « réalité » (Cave, 2008 : 108). Aussi Seguin (2008) constate : « Il arrive, certes, que Voltaire utilise la science comme une référence érudite, ainsi qu’il le fait avec l’Histoire, autrement dit comme élément de preuve matérielle d’une démonstration rationnelle » (169) et cela signifie son combat, particulièrement dans l’état actuel de la recherche.

2.2 Le déisme, la conception sociale et utilitaire de la morale

Évidemment, « Défaire la religion » est le but de Voltaire mais le contraire - d’être athéiste - n’est pas, selon lui, souhaitable. Ajoutant à la dénonciation de Christianisme dans ma première partie, la proposition de la direction spirituelle ou même religieuse est son principe de base intéressent progressivement. Voltaire constate que les rites absurdes, associés au fanatisme, conduisent à produire des athées. Le fanatisme qui montre un manque de rationalité crée l’athéisme. De plus, il considère que le fanatisme est tellement absurde que les gens normaux arrivent à ce point-là où ils ne peuvent plus croire à quelque chose si exagéré.

La foi à un Être suprême, cependant, est vue comme une garantie d’une conservation de la vie en société, car le peuple doit avoir la peur d’être punir pour un comportement bohème. Poirot- Delpech (1994) concrétise que le combat voltairien n’est pas la foi en Dieu, mais « l’existence d’une cléricature décidant de la vérité et des bonnes conduites, à la place des individus » (10). Selon le Préface de Dictionnaire philosophique la pensée générale des Lumières comme le déisme et la morale ne sont pas nouvelles, mais une partie de sa philosophie « dont l’exercice a presque toujours et presque partout rencontré les pires résistances, et qui par conséquent doit prendre une forme polémique » (Préface, 17).

On peut voir que la métaphysique de Voltaire est fondée sur la critique de l’éthique de la religion. Dieu est l’Être suprême mais il n’influence pas les évènements sur la terre créée par lui et il est débarbouillé de tous les dogmes et vaines théologiques. C’est la raison principale du déisme de Voltaire : le monde n’est pas focalisé sur un maître absolu (Dieu), mais cependant un mécanisme intelligent qui fonctionne seul, particulièrement concernant les enjeux de la morale («Matière», 380). Cette idée implique que les procès historiques et sociaux ne sont pas déterminés par les lois de la nature. C’est plutôt la pensée libre donnée aux hommes de s’organiser dans un systèmejuste et rational.

Sandrier (2008) fait ici la connexion avec le philosophe : « [...] le philosophe ne prétend pas entrer dans les secrets de la nature mais se donne pour tâche plus humblement de comprendre comment nous comprenons. La philosophie de la connaissance se substitue à la métaphysique. Surtout, la philosophie doit prendre son autonomie. Et cette indépendance passe par un examen de ce que la religion impose en matière de penser et croire. C’est pourquoi on ne peut dissocier chez les philosophes des Lumières les enjeux religieux de ceux de la connaissance » (102).

Donc, cela explique aussi les facettes complexes de la philosophie dans le Dictionnaire philosophique et dans un prochain pas l’importance de cette véritable conception sociale qui doit être diffusée par les philosophes. Mais sur quel point base l’esprit philosophique et social ?

Dans l’article « Morale » Voltaire s’adresse directement à un lecteur éclairé (« Lecteur, réfléchissez : étendez cette vérité ; tirez vos conséquences. » (409)) en expliquant que la morale n’est pas liée à la superstition, aux cérémonies ou aux dogmes. La morale a, par rapport aux dogmes différents, un caractère universel et chaque personne peut en profiter avec l’usage de sa raison. D’agir moralement inclure de connaître le juste et l’injuste et cette appréciation est, selon Confucius, dans le cœur de tous les hommes. Selon Mervaud (2008) Voltaire provoque un combat parce qu’il « mettait en jeu la question de la Vérité et celle de l’autorité » (75). En d’autres termes : la vérité découle d’une loi universelle car elle « s’impose à tous par sa force d’évidence » en comparaison avec « les systèmes diffèrent parce qu’ils sont faux ». La figure de Confucius représente pour Voltaire un exemple idéal pour un philosophe, « un sage simple, sans faste, sans imposture, qui enseignait aux hommes à vivre heureux » (427). Ses règles garantissent l’humanité et l’utilitarisme, par exemple : « Fais à autrui comme à toi-même » ou « J’ai vu des hommes incapables de science, je n’en ai jamais vu incapables de vertus » (428). Mais aussi il reconnaît le danger pour les sages par la religion est ses représentants qui oppriment les philosophes sincères (429). L’article « Sens commun », « Idée » et « Certain, certitude » soulignent le lien entre ce sens commun et l’humanité ainsi que la sensibilité, en d’autres mots un raisonnement commun qui assure « les même principes d’intelligence » et avec cela une morale universelle (478-479). Le principe de « défaire la religion » devient avec cette argumentation transparente. Les effets de sa philosophie seront présentés dans le prochain passage.

2.3 La liberté et tolérance : les buts de l’époque et la position de Voltaire

S’appuyant sur les deux premières parties, il est évident que Voltaire peut être considéré comme un de les plus grands intellects de son époque, car la lutte contre le fanatisme était très présente au XVIIIème siècle où les croyances étaient encore plus fortes en Europe qu’aujourd’hui. Les effets utilisables pour une morale laïque sont : la liberté (de penser) et la tolérance, qui sont une partie des buts principaux de Voltaire et les sujets globalement philosophiques.

[...]

Fin de l'extrait de 9 pages

Résumé des informations

Titre
La philosophie dans le Dictionnaire philosophique
Université
University of Pau  (Lettre)
Cours
Littérature du XVIIIe siècle : Voltaire
Note
1,3
Année
2016
Pages
9
N° de catalogue
V985280
ISBN (ebook)
9783346345554
Langue
Français
mots-clé
Dictionnaire philosophique, Voltaire, philosophie
Citation du texte
Anonyme, 2016, La philosophie dans le Dictionnaire philosophique, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/985280

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