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Échec de la raison dans la Shoah en "La force du refus. Philosopher après Auschwitz" d’Ariane Kalfa

Título: Échec de la raison dans la Shoah en "La force du refus. Philosopher après Auschwitz" d’Ariane Kalfa

Ensayo , 2021 , 46 Páginas , Calificación: L2

Autor:in: Jean Claude Bisimwa Banyanga (Autor)

Filosofía - Otras
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Nous sommes d’avis que la haine produit la violence et d’autres effets qui occultent le déploiement de la raison. La violence est une bestialité. Cette affirmation alimente le pouvoir dominant et raciste du nazi contre le Juif. Le nazi pour glorifier sa race aryenne a massacré les Juifs de race sans nom. Le juif est victime de la couleur de sa peau, d’une véritable ségrégation raciale. Oublier que l’humanité est Une avec différences d’identités, que le sang est rouge pour toutes les races, qu’il n’y a au fondement de l’existence aucun choix d’appartenance culturelle, c’est perpétuer la haine et la violence. La sacralité de la vie humaine est d’une conservation plénière pour tous les individus.

Cependant, A. Kalfa pense qu’il faille renouveler l’histoire par le biais d’un philosopher autrement qui mette en focus le sens de l’autre. Elle postule l’idée d’un pouvoir humanisant. C’est l’avènement des petites morales qui ne biaisent en aucun cas la considération qu’a l’homme. Les petites morales concourent à la brisure des barrières entre l’estimé supérieur et l’inférieur car elles sont d’ordre humain. Elles constituent des gestes, des rapports essentiellement éthiques parce que non-violents par référence à E. Levinas. A en croire A. Kalfa, les petits gestes d’amour, posés réciproquement au quotidien, fondent l’altérité et règlent les conflits en société. Elles sont du domaine de la juste équité.

Extracto


Table des matières

INTRODUCTION

Premier chapitre :

LA RATIONALITE MODERNE COMME BERCEAU DE L’IDIOLOGIE NAZIE

I.1. THÉORIES AU FONDEMENT DE L’IDÉOLOGIE NAZIE

I.1.1. La raison et la théorie de la réification

I.1.2. La théorie du désenchantement du monde

I.2. RATIONALITE MODERNE ET IDÉOLOGIE NAZIE

I.2.1 La négation de l’être juif comme conséquence de la théorie de la réification

I.2.2. La fermeture aux valeurs morales

I.2.3. La bureaucratisation du pouvoir

Deuxième chapitre :

LA VIOLENCE NAZIE : UN DEFI A LA RAISON MODERNE

II. 1. LA QUESTION DES ORIGINES JUIVES

II.1.1. La mise en cause de l’existence Juive

II. 1.2. Nul ne doit se souvenir de toi

II.2. LE MAL IDÉOLOGIQUE

II.2.1. Le mal à Auschwitz : conséquence de la déviation de la raison

II.2.2. La violence comme conséquence de l’idéologie nazie

II. 2.3. Les techniques d’avilissement

II.2.4. La barbarie comme arraisonnement de l’homme

Troisième chapitre :

REDECOUVRIR LE SENS DE L’ALTERITE POUR GERER LES CONFLITS EN POLITIQUE

III. 1. De l’altérité chez A. Kalfa

III.1.1. L’ouverture aux petites morales

III.1.2 De la réciprocité consciente

III.1.3 Altérité et gestion de conflits en politique

III. 2. Du commencement à une fin raisonnée

III. 3. La justice comme point d’équilibre

III. 4 De la barbarie à la tâche de la raison

III. 5. Le paradoxe du pardon

Objectifs et thématiques

L'ouvrage propose une analyse critique de l'échec de la rationalité moderne à empêcher les horreurs de la Shoah, en s'appuyant sur la pensée d'Ariane Kalfa. L'auteur cherche à démontrer comment la raison instrumentale, dévoyée, a conduit à la déshumanisation systématique des Juifs, et explore, à travers la notion de "petites morales" et le refus, les conditions d'une réhabilitation de la dignité humaine et d'une gestion non-violente des conflits politiques.

  • Le basculement de la rationalité moderne dans une logique de domination et d'exclusion.
  • L'analyse de l'idéologie nazie comme perversion de la raison instrumentale.
  • La Shoah comme défi philosophique et l'impasse de la raison face à l'irréparable.
  • La redécouverte de l'altérité et des "petites morales" comme voie de résistance éthique.
  • La question du pardon et la possibilité de reconstruire un monde habitable après Auschwitz.

Auszug aus dem Buch

I.1. THÉORIES AU FONDEMENT DE L’IDÉOLOGIE NAZIE

Comme le montre R. Kabamba dans sa monumentale thèse doctorale intitulée Dimensions de l’altérité. D’une modernité à une autre chez Jürgen Habermas, R. Descartes n’est pas seulement de ceux qui ont façonné la philosophie de la conscience. Il est aussi de ceux qui ont préparé l’avènement de la raison instrumentale. Il ne croyait pas bien dire en souhaitant que l’homme fût maître et possesseur de la nature. Par sa raison, l’homme scrute tout et décide de la destinée de tout. Il y arrive grâce à la mesure et au calcul des moyens. C’est pour cette raison qu’on parle de la raison instrumentale ou calculatrice. La raison instrumentale exclut l’idée du sacré et de l’altérité. Elle réduit le vivant au matériel qu’on manipule comme un objet. Cette réduction montre que rien ne peut être inexplicable ni situé en dehors des structures de l’intelligence, de la raison extraordinaire. Une raison qui domine le monde. Cette domination s’explique par le fait que l’homme a une main mise sur le monde. Ce pouvoir de posséder le monde aboutit à la réification de tout et l’homme lui-même inclus. Qu’entendre par théorie de réification ?

Résumé des chapitres

LA RATIONALITE MODERNE COMME BERCEAU DE L’IDIOLOGIE NAZIE : Analyse comment les fondements de la pensée moderne et la raison instrumentale ont préparé le terrain pour l'idéologie nazie.

LA VIOLENCE NAZIE : UN DEFI A LA RAISON MODERNE : Étudie la nature de la violence nazie en tant que perversion de la raison et son impact sur la déshumanisation des victimes.

REDECOUVRIR LE SENS DE L’ALTERITE POUR GERER LES CONFLITS EN POLITIQUE : Propose, à partir de la philosophie d'Ariane Kalfa, une éthique de l'altérité et des "petites morales" comme réponse à la barbarie pour reconstruire la paix.

Mots-clés

Shoah, rationalité moderne, raison instrumentale, idéologie nazie, réification, antisémitisme, Auschwitz, altérité, petites morales, refus, éthique, philosophie, violence, dignité humaine, pardon.

Questions fréquemment posées

Quel est l'objectif principal de cet ouvrage ?

L'ouvrage vise à analyser comment la rationalité moderne a pu mener à l'échec moral de la Shoah et cherche à définir une nouvelle voie philosophique pour réhabiliter la dignité humaine par le refus et l'altérité.

Quels sont les thèmes centraux abordés ?

Les thèmes principaux incluent la critique de la raison instrumentale, la nature de l'idéologie nazie, la déshumanisation par la réification, et la reconstruction éthique via les "petites morales".

Quelle méthode scientifique est employée dans cette recherche ?

L'auteur utilise la méthode analytique, décomposant la pensée de la philosophe Ariane Kalfa pour comprendre les impasses de la modernité et dégager des possibilités de réhabilitation éthique.

Qu'est-ce que la « raison instrumentale » selon l'auteur ?

Il s'agit d'une forme de raison qui privilégie le calcul, la technique et l'efficacité des moyens sur les finalités humaines, conduisant à transformer le monde et les êtres en objets manipulables.

Quel rôle jouent les « petites morales » dans la réflexion ?

Les "petites morales" sont des gestes quotidiens, des actes de résistance et des décisions éthiques concrètes qui permettent de maintenir l'humanité face au risque de barbarie et d'indifférence.

Quels sont les mots-clés caractérisant cette étude ?

L'étude se caractérise par des termes comme Shoah, réification, altérité, raison instrumentale, éthique, refus, et dignité humaine.

En quoi la notion de « refus » est-elle centrale chez Ariane Kalfa ?

Le refus est la forme la plus haute de résistance morale contre l'inacceptable et la barbarie ; c'est un acte de volonté qui s'oppose à la déshumanisation systématique.

Pourquoi l'auteur affirme-t-il qu'il est impossible de pardonner les crimes nazis ?

L'auteur, en suivant Jankélévitch et Kalfa, soutient que pardonner un crime incommensurable et irréparable, qui visait à l'effacement de l'humanité même, serait une trahison de la morale et une forme de complicité.

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Detalles

Título
Échec de la raison dans la Shoah en "La force du refus. Philosopher après Auschwitz" d’Ariane Kalfa
Calificación
L2
Autor
Jean Claude Bisimwa Banyanga (Autor)
Año de publicación
2021
Páginas
46
No. de catálogo
V991440
ISBN (Ebook)
9783346368898
ISBN (Libro)
9783346368904
Idioma
Francés
Etiqueta
shoah philosopher auschwitz kalfa
Seguridad del producto
GRIN Publishing Ltd.
Citar trabajo
Jean Claude Bisimwa Banyanga (Autor), 2021, Échec de la raison dans la Shoah en "La force du refus. Philosopher après Auschwitz" d’Ariane Kalfa, Múnich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/991440
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