L'intervention de l'État dans le secteur de l'eau et de l'énergie face aux résultats mitigés des programmes d'ajustement structurel au Cameroun


Thèse de Master, 2019

168 Pages, Note: 17/20


Extrait

INTRODUCTION GENERALE

L’importance de l’énergie n’est plus à démontrer. En effet, l’énergie a un effet «Spill over » sur l’ensemble du tissu social, c’est-à-dire qu’une crise énergétique peut avoir des répercussions sur d’autres domaines: ralentissement des activités économiques, chute de la production, chômage et inflation galopante, certains problèmes se répercutant sur d’autres et débouchant sur une récession1. Les ressources énergétiques en effet jouent un rôle crucial dans le développement économique et la réduction de la pauvreté d’un pays2. Mais, notre intérêt pour le secteur de l'énergie au Cameroun vient principalement du sous-secteur de l'électricité3. Le Cameroun fait partie des Etats du continent africain possédant un potentiel énergétique varié et abondant4.

Cependant, les difficultés économiques du milieu des années 80, l’ajustement structurel de moyen terme imposé par les institutions de Bretton Woods et la diminution des investissements publics, ont débouché sur un résultat alarmant: pénurie d’électricité, délestages récurrents avec ses conséquences sur l’économie et le social.

Le secteur de l’énergie électrique est indissociable des questions de développement et du secteur de l’eau qui dans une certaine mesure est l’élément qui produit l’énergie électrique car comme le souligne Klaus TOEPFLER, directeur général du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), « l’eau est étroitement liée à la santé, l’agriculture, l’énergie et la biodiversité. Sans progrès dans le domaine de l’eau, il sera difficile voir impossible d’atteindre les autres Objectifs du Millénaire pour le Développement »5. Malheureusement, les disparités observées aussi bien au niveau de la répartition des ressources en eau que dans leur qualité sont révélatrices des défis que pose le Cameroun dans sa gestion des ressources en eau6. En conséquence, les ressources en eau sont en proie à une dégradation croissante et à une exploitation accrue face à une demande de plus en plus élevée. Cette situation pour le moins catastrophique a des incidences néfastes sur le plan sanitaire, socio-économique, énergétique, touristique et environnemental7. C’est dans l’optique de sortir de cette crise énergétique et hydrique que l’Etat camerounais mettra sur pied une thérapie afin d’atteindre son but d’Etat émergent à l’horizon 2035.

I-Contexte et justification de l’étude

Reconnaissant l’importance de l’énergie pour le développement durable, l’Assemblée Générale des Nations Unies a proclamé dans sa ‘résolution 65/151’, l’année 2012, Année internationale de l’énergie durable pour tous. En effet, il est reconnu que les services énergétiques ont un effet profond sur la productivité, la santé, l’enseignement, les changements climatiques, la sécurité alimentaire et la sécurité de l’approvisionnement en eau8. C’est pourquoi l’absence d’accès à une énergie propre, abordable et fiable, entrave le développement humain, social et économique et constitue un obstacle majeur à la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement9.

Le pays s’est montré distrait sur la question énergétique qui est au cœur d’enjeux stratégiques, industriels et sociaux. Résultat : impossible de répondre à une demande sans cesse croissante10. Le Cameroun affronte une série de pénuries qui se sont accompagnées de spéculations diverses autour des prix: gaz domestique, pétrole, carburant rares, et disponibles de manière intermittente, délestages assurés et programmés. Et, au bout du compte, le sentiment général que la crise de l’énergie électrique est de toutes, la plus sévère. Elle s’étend à plusieurs villes du pays, touche une bonne partie des ménages camerounais (notamment ceux relevant du réseau interconnecté Sud) […]11.

Or le Cameroun dispose d’un potentiel énergétique à même de satisfaire la demande en la matière. Selon les estimations fiables fin 2001, l’énergie annuelle susceptible d’être produite est de 7 Twh alors qu’elle pourrait être portée à 294 Twh.12

De plus, la production effective représente 40% du total du potentiel exploitable. Conséquence : le pays ne peut répondre à une demande énergétique compatible avec la création d’industries d’envergure. Si l’on prend en compte certaines prévisions qui tablent sur une croissance de besoin en énergie […], et si l’on s’appuie en outre sur l’hypothèse que le Cameroun doit porter à 4 Twh à l’horizon 2010, on comprend le caractère préoccupant de l’insécurité énergétique à laquelle le pays fait face.13

A côté de la crise énergétique, il faut également noter la pénurie d’eau qui n’est pas sans conséquences. L’accès à l’eau potable reste un défi à réaliser pour le Cameroun14. En 2001, la proportion de la population qui n’a pas accès à l’eau potable est de 50,2%15. Or, au Cameroun, il est attendu qu’au moins 72% de la population accède à l’eau potable en 2015.16 Si l’on exclue les villes de Douala et Yaoundé dans lesquelles 20% seulement de la population n’a pas accès à une source d’eau améliorée, toutes les autres régions nécessitent une intervention rapide de l’Etat et de ses partenaires au développement17. Le secteur de l’eau potable et de l’assainissement au Cameroun accuse donc un retard certain par rapport à bon nombre de pays18. Cette crise énergétique et ce stress hydrique traduisent les démérites des PAS au Cameroun.

C’est dans ce contexte d’insécurité énergétique et de pénurie d’eau que cette étude est envisagée. L’Etat donc décide de se redéployer pour résorber cette situation à travers plusieurs politiques. L’objectif de cette intervention de l’Etat est bien évidemment l’améliorer de la vie des populations et la relance de l’économie. Il s’agira à l’horizon 2020 de porter les capacités de production du pays à 3 000 MW19 et poursuivre la construction des adductions d’eau (puits, forages, etc.), en tenant compte des spécificités régionales20.

Mais avant de continuer notre périple intellectuel, il convient au préalable d’élucider quelques concepts clés de notre étude.

II- Clarification conceptuelle

Comme le relève assez pertinemment Jean Louis BERGEL, toute notion abstraite est « un piège » 21. « Le travail conceptuel permet d’éviter de se perdre dans le flou, l’imprécision et l’arbitraire».22 Comme le notait Durkheim, «la première démarche du sociologue doit être de définir les choses dont il traite afin que l’on sache et qu’il sache bien ce qui est en question»23. Ainsi, une étude entreprise intellectuelle sur « l’intervention de l’Etat dans les secteurs de l’eau et de l’énergie face aux résultats mitigés des PAS au Cameroun», nécessite de définir en l’entame certaines notions clés «de façon à n’observer que les groupes correspondant à cette catégorie [car …] pour entreprendre l’observation, il importe d’élaborer un minimum de définitions et de concepts, tout en sachant leur caractère insuffisant et provisoire».24 C’est du moins dans cette prescription épistémologique25, que l’on souscrira surtout quand on sait que Pierre BOURDIEU met en garde contre «l’illusion du savoir immédiat».

Ce travail s’articule autour de quatre notions-clés qui retiennent particulièrement notre attention. Il s’agit des notions d’ « intervention », « Etat »,« secteur de l’eau et de l’énergie »,« résultats mitigés des programmes d’ajustement structurel ».

A- Eclairage sémantique sur le concept d’intervention de l’Etat

«L’intervention » de l’Etat traduit la croissance du rôle de l’État dans «l’adoption des règles générales concernant les rapports entre groupes sociaux [et] la légitimation des pratiques en usage »26 et avec elles le développement de l’intervention publique dans de nombreux domaines27. L’action publique et donc l’intervention publique s’entend comme l’ensemble des relations, des pratiques et des représentations qui concourent à la production politiquement légitimée de modes de régulation des rapports sociaux28 . La notion d’intervention est consubstantielle à celle d’action dans la mesure où l’objectif de toute intervention est d’agir. Il s’ensuit que l’intervention vise l’action de l’Etat dans les secteurs de l’énergie électrique et de l’eau. Puis qu’il s’agit de l’Etat personne publique, l’intervention de l’Etat s’entend également de l’action publique ou de l’action de l’Etat.

Saisir l’action publique suppose au préalable de cerner trois strates. La première strate est celle des enjeux, la deuxième est celle du niveau de gouvernement et la troisième est celle des types d’instruments d’action de l’Etat29. Ces trois strates de compréhension de l’intervention publique ou de l’action publique portent respectivement sur la diversité des domaines d’intervention de l’Etat, sur la capacité responsive de l’Etat face à des défis – dans la mesure où la spécificité de l’action publique tient donc avant tout à la légitimation politique des «réponses» qu’elle apporte à des «problèmes sociaux», des ressources qu’elle distribue ou des formes d’organisation sociale qu’elle promeut30 - , et les dispositifs techniques et autres pour résoudre ces défis.

L’intervention publique de l’Etat se définit au demeurant comme un processus par lequel sont élaborés et mis en place les programmes d’action politique, c’est-à-dire des dispositifs politico-administratifs coordonnés en principe au tour des objectifs explicités.31 L’intervention suppose donc la question du changement c’est –à-dire le passage d’une situation à une autre et donc dans le cadre de ce sujet de redonner à l’Etat camerounais son blason de futur Etat émergent à l’horizon 2035. Cela est d’autant vrai quand on sait que « Toute politique publique [écrivent ainsi Yves MENY et Jean-Claude THOENIG] recouvre une théorie du changement social »32.

Par delà le rapport synonymique entre l’intervention et l’action de l’Etat, il existe aussi un rapport synonymique avec le concept de politiques publiques. L’intervention de l’Etat est aussi une politique publique et précisément une politique publique énergétique et dans le domaine de l’eau.

Les Etats Unis constituent l’épicentre des politiques publiques. Nées en 1950, les politiques publiques trouvent un intérêt intellectuel chez Harold LASSWELL qui en est l’inaugurateur avec son ouvrage Policy sciences. Cette discipline se situe dans le champ de la capacité responsive de l’Etat face à des défis en produisant des solutions pragmatiques aux problèmes qui se posent. Une politique publique se présente sous la forme d’un programme d’action propre à une ou plusieurs autorités gouvernementales33. Les politiques publiques font l’objet d’un buissonnement définitionnel. Ainsi des auteurs comme Philippe BRAUD définissent la politique publique comme un ensemble réputé cohérent d’intentions et d’actions imputables à une autorité publique34. Pour Gilles MASSARDIER une politique publique est un ensemble d’actions multiplexes plus ou moins coordonnées dans un espace d’interaction sociale plus ou moins unifié. Il situe les politiques publiques dans le cadre de la rivalité d’intérêts entre les acteurs des politiques publiques. Une politique publique peut se voir concurrencer par une autre, ce qu’on appelle une situation « d’hyperchoix », c’est-à-dire de choix entre des options qui ne relèvent pas du même espace de sens35. En effet, faut-il par exemple bannir l’usage du bois de chauffage au nom de la dégradation du réchauffement climatique ou bien le promouvoir en tant que source d’énergie? Faut par exemple protéger les services de proximité ou bien ouvrir les services publics à la concurrence ? Les acteurs des politiques publiques sont par conséquent des « associés rivaux »36. Dans cette perspective, ce que l’on appelle le «référentiel global»37 constitue l’espace de sens qui va permettre de dépasser, jusqu’à un certain point, la situation d’hyperchoix dans la mesure où il délimite des valeurs, des normes et des relations causales qui s’imposent comme un cadre cognitif et normatif pour les acteurs engagés dans la confrontation de leurs intérêts.38

Philippe ZITTOUN, définit les politiques publiques comme les activités qui visent à gouverner, à résoudre les conflits sociaux et à remettre de l’ordre dans la société39. Pour Max WEBER, les politiques publiques sont une activité de direction de l’Etat40. Les politiques publiques peuvent aussi être des politiques de contestation, de compétition.

Par delà le caractère antinomique de la conception wébérienne et celle de ZITTOUN, une complémentarité semble visible dans la mesure où les politiques publiques de mise en ordre se nourrissent d’un désordre car comme le souligne Paul VALERIE «l’ordre côtoie le désordre»41. C’est la contestation d’un ordre en place qui fait germer une politique de réajustement.

B- Etat

Au plan étymologique, le mot Etat viendrait du latin status et de stare qui veut dire : Etre debout, ou, se tenir debout42. C’est le sens du mot état qui commande l’emploi de la majuscule ou de la minuscule43. [Il] s’écrit toujours avec la majuscule quand il désigne un pays ou tout autre territoire politique ou encore l’organe administratif d’une nation44.

Le concept d'Etat dans sa forme et sa signification la plus simple peut se définir comme « l'autorité souveraine s'exerçant sur un peuple et un territoire déterminés »45. Georges BURDEAU le définit comme étant une société politique soumise à un pouvoir politique46. Cette définition n’est pas satisfaisante dans la mesure où elle prête à équivoque assimilant l’Etat à des termes aussi nombreux que disparates tels que : nation, pouvoir, administration, autorité, royaume, empire. D’un point de vue sociologique, l’Etat est défini par un élément humain: la population, un élément géographique: le territoire, un élément politique: le gouvernement47. Mais est-ce-à dire que toute entité qui obéira à ce triptyque serait un Etat, quand nous savons que la Palestine qui remplit ces conditions est qualifiée«d’autorité»?

Max WEBER le définit comme «une entreprise politique à caractère institutionnel dont la direction administrative revendique avec succès dans l’application des règlements, le monopole de la contrainte physique légitime48 ». Cette définition wébérienne a le mérite de ressortir la nature institutionnelle et la nature punitive de l’Etat en tant que seul détenteur de la violence physique légitime. Cependant elle oublie un autre critère qui fait de l’Etat un sujet à part entière titulaire de la personnalité juridique.

Cette insuffisance définitionnelle a poussé les juristes - (il faut reconnaitre qu’ils ont le mérite de donner la définition de l’Etat qui correspond à la réalité actuelle)- à compléter avec d’autres critères tels que la souveraineté et la personnalité morale: on parle d’Etat souverain c’est-à-dire «d’un Etat jouissant de la pleine souveraineté. A ce titre, il s’agit d’une collectivité humaine établie sur un territoire ayant une organisation politique propre et indépendante c’est-à-dire qui n’est soumise à l’autorité d’aucun autre sujet de droit international49 ». Raymond Carré de MALBERG définit l’Etat à travers le peuple, le territoire et la puissance, privilégiant ainsi l'aspect souveraineté50. Il peut parfois être étendu, par voie de fiction légistique, à des collectivités territoriales dépourvues de personnalité internationale.51 C’est cette définition juridique qui sera retenue dans notre étude.

C- Secteur de l’énergie, l’eau et les PAS

1- La notion de Programmes d’Ajustement Structurel

L’État devient de plus en plus le siège de profondes mutations, lesquelles engendrent d’importantes réorientations, des pratiques de gouvernementalité52 entre autres les PAS53. Les PAS s’inscrivent dans une logique libérale fondée sur le «consensus de Washington»54. Inspiré de l’idéologie de l’école de Chicago, il préconise entre autresune stricte discipline budgétaire;une réorientation des dépenses publiques vers des secteurs à fort retour sur investissements;une libéralisation du commerce extérieur;des réformes fiscales.Il transpose les solutions d’austérité adoptées par les pays occidentaux dans les années 1970 afin de réduire la dette et l’hyperinflation en dégageant des excédents financiers. La réduction de la taille des administrations doit permettre de limiter les détournements et la corruption. L’octroi de crédit se fait ainsi par tranches successives au fur et à mesure que les conditions requises sont atteintes. L'ajustement structurel peut donc être défini comme une « série de mesures tendant à restaurer l'équilibre des agrégats macroéconomiques de manière à relancer et à soutenir le processus de croissance et de développement ».55 C’est également un «ensemble de mesures de politique économique destinées à corriger les déséquilibres majeurs d'un pays en le dotant de structures, de mécanismes de fonctionnement et d'un système des prix proches de ceux en vigueur sur le marché mondial, tout en visant, à long terme, à infléchir les décisions de production et d'investissement»56. La notion de PAS clarifiée, il convient toutefois de faire une briève présentation des secteurs de l’eau et de l’électricité avant, pendant et après les PAS afin d’apprécier les résultats.

La régulation acquiert de plus en plus de densité dans la définition des politiques publiques au Cameroun. Au lendemain des indépendances le Cameroun était un Etat propulsif, providentiel présent ans tous les secteurs (eau, énergie…etc).C’était l’âge d’or. Le Pays était des plus prospères du point de vue économique avec des performances entre 1961 et 198557. Mais, après plus de deux décennies de croissance rapide, l’économie camerounaise s’effondre brusquement au milieu des années 198058. Les secteurs de l’eau et de l’électricité ne sont pas épargnés par le vent de la crise. Pour relancer l’économie en général et le secteur productif en particulier, le pays est mis sous Ajustement Structurel. Les secteurs de l’énergie avec la Société Nationale d’Electricité (SONEL), de l’eau avec la Société Nationale des Eaux du Cameroun (SNEC) […] sont autant d’exemples de secteurs ou de réseaux industriels qui, au Cameroun, étaient traditionnellement propriété ou monopole exclusifs de l’État et qui, en respect des conditionnalités du Programme d’Ajustement Structurel (PAS) sont admis à la procédure de privatisation59.

Pendant les PAS, l’État autrefois producteur de biens et de services, devient régulateur neutre des processus de marché.60 L’on passe d’une situation de monopole public à une situation duopolistique dans les secteurs de l’eau et l’électricité; l’Etat se partageant les actions des entreprises publiques comme la SONEL (devenue AES Sonel), et la SNEC avec les particuliers. Pour certains économistes, le processus de privatisation engagé par l’État camerounais sur recommandation de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, était davantage un transfert de monopole étatique au secteur privé qu’une véritable ouverture de secteurs d’activité à la concurrence61. Tout PAS se fixant comme double ambition de restaurer les grands équilibres (financiers, budgétaires, extérieurs) et de rétablir les conditions structurelles d’une croissance durable, les premières évaluations vont naturellement concerner la réalisation de ces objectifs62 Trois méthodes d’évaluation sont souvent usées pour évaluer les résultats et les objectifs des PAS63 mais celle qui cadre avec notre sujet est celle de la «before & after approach» (avant-après).Il s’agit de comparer les deux secteurs avant et après l’application des PAS. Bilan fait, les PAS n’ont pas été fructueux; les secteurs de l’eau et l’énergie étaient moroses, d’où le redéploiement de l’Etat dans ces secteurs à travers l’élaboration du DSCE.

2- Le secteur de l’énergie et de l’eau

a) Le secteur de l’énergie

Une revue du DSCE révèle une stratégie sectorielle de l’économie camerounaise. En effet, le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi structure l’économie camerounaise en secteurs64. Un secteur peut donc être défini un élément microscopique faisant partie et concourant à la réalisation des objectifs de l’ensemble macroscopique. En économie c’est «un ensemble d’activités et d’entreprises de la même catégorie»65 Ainsi parlera – t- on du secteur privé, du secteur public ou du secteur énergétique. Le secteur énergétique est alors un élément de l’économie camerounaise envisagée du point de vue structurel.

Quant à l’énergie, elle peut être définie comme le «caractère d’un système matériel capable de produire du travail»66. Ainsi dira-t-on énergie solaire, thermique, électrique…etc. Il serait donc réducteur de donner une définition stéréotypée et péremptoire tant elle se caractérise par une large gamme de sources. Par conséquent, rentrent dans le secteur énergétique, les sources d’énergie comme le pétrole, le charbon, le gaz naturel, l’eau, l’électricité, les énergies renouvelables67 etc.

Le Cameroun possède un fort potentiel énergétique: énergie hydroélectrique et énergie renouvelable et gaz.

L’énergie renouvelable68 se caractérise par l’énergie solaire, la biomasse, l’énergie éolienne. La partie septentrionale regorge l’insolation moyenne de 5,8 KWH/m²/jour et de 4Kwh/m²/jour dans la partie sud du pays et l’énergie éolienne avec des vitesses de vents favorables dans le grand nord et sur le mont Bamboutos constitue également un potentiel énergétique pour le Cameroun69.

Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

Tableau du potentiel des Energies Renouvelables 70

b) Le secteur de l’eau

Dans le cadre de sa politique de restructuration de l’économie nationale, le Gouvernement de la République du Cameroun a mis en œuvre une réforme de l’hydraulique urbaine par décret N° 2005/493 du 31 décembre 2005 fixant les modalités des services publics de l’eau potable et de l’assainissement liquide en milieu urbain et périurbain71. Ce processus a abouti à la création d’un acteur public en l’occurrence la CAMWATER, société de patrimoine chargée par les pouvoirs publics du développement et de la réhabilitation des infrastructures de l’eau potable et à la désignation de la Camerounaise Des Eaux pour s’acquitter de l’exploitation des installations afin d’assurer le service public de l’eau potable sur une période de 10 ans à compter du 2 mai 200872. Le secteur de l’eau au Cameroun comporte deux volets. Il s’agit d’une part du volet de l’approvisionnement en eau potable et du volet de l’assainissement.

Au demeurant, parler de l’intervention de l’Etat dans les secteurs de l’eau et de l’énergie revient à étudier la stratégie par laquelle l’Etat camerounais entend résoudre la crise d’énergie électrique et la pénurie d’eau.

D- Résultats mitigés des Programmes d’Ajustement Structurel

L’une des manifestations de l’application des PAS au Cameroun a été la privatisation des entreprises publiques pour relancer l’économie. Malheureusement, les résultats escomptés ont été «mitigés». Selon Le Dictionnaire Larousse de Poche 2002, «mitigé» signifie défavorable d’une part, et mêlé d’autre part73. Le premier sens révèle le caractère absolument négatif des PAS. Alors que le second sens révèle sa januosité c’est-à-dire d’une part le caractère élogieux et donc positif des PAS, et d’autre part ses effets néfastes. L’on comprend donc que les critiques systématiques à l'égard des institutions de Bretton Woods semblent exagérées. Certains indicateurs sociaux se sont améliorés74. Mais on ne peut pas dresser pour autant un constat nécessairement positif sur l'impact social de l'ajustement structurel. Autrement dit, le caractère mitigé des PAS signifie qu’ils ont connu des succès mais aussi des échecs.

Toutefois, dans le cadre de travail, c’est le premier sens (défavorable) qui retiendra notre attention; ce qui justifie le redéploiement de l’Etat. En effet, la privatisation à marche forcée des entreprises publiques consiste souvent en une vente à prix bradés, dont profitent les multinationales du Nord et quelques proches du pouvoir. Les sommes récoltées par la privatisation vont directement au remboursement de la dette. Pour le FMI, l’État doit se limiter à son pouvoir régalien (défense, police, justice) et laisser les secteurs concurrentiels (eau, télécommunications, énergie, transports, santé, éducation, etc.) aux mains des entreprises privées. Mais par exemple, une fois l’entreprise de gestion de l’eau privatisée, le nombre des personnes pouvant profiter d’un accès à l’eau potable décroît sévèrement. D’une manière générale, les populations voient se réduire les services auxquels elles ontaccès.75

III- Revue de la littérature

Le contexte d’insécurité énergétique ainsi que les limites du premier déploiement de l’Etat en matière de production d’électricité et d’eau ont fait couler beaucoup d’encre.

En effet, en consultant le DSCE 76, il ressort que Cameroun à travers ce document vise la réalisation des programmes d’entretien, de réhabilitation et de développement de la capacité énergétique du pays, compte […] résorber définitivement le déficit structurel, accompagner les besoins énergétiques pour l’atteinte des objectifs de croissance escomptés, devenir un exportateur d’électricité et contribuer ainsi à l’équilibre de la balance commerciale du pays77.

Par ailleurs il ressort du rapport final de Gabriel TCHATAT,intitulé « Cameroun – contribution à la préparation du rapport national pour la formulation du livre blanc régional sur l’accès universel aux services énergétiques intégrant le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique » que les représentants des Pays membres de la CEMAC se sont rencontrés pour valider le processus de formulation du Livre Blanc de politique régionale d’accroissement aux services énergétiques. La Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), a organisé avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à travers son Projet Régional Energie-Pauvreté (PREP), un atelier de validation du processus de formulation du Livre Blanc de politique régionale d’Accroissement aux Services Energétiques (ASE)78. L’auteur érige la crise énergétique comme variable explicative du scepticisme qui anime certains investisseurs quant à leur implantation au pays.79 Le Cameroun est au cœur des programmes d’interconnexions transfrontalières dans la région du fait de sa situation géographique et de son potentiel de production. Son plan de développement du secteur des énergies vise, expliquent les autorités, à « valoriser le potentiel hydroélectrique et gazier, les énergies alternatives et la modernisation des réseaux de distribution pour satisfaire la demande intérieure et exporter les surplus vers la Guinée équatoriale, le nord du Congo et l’est du Nigeria.. ».80

André Marie NGUEDIA et Charly NOULA, dans leur co-article « La politique du gouvernement camerounais en matière de production et de distribution d’énergie électrique. Zoom sur le potentiel énergétique de la société sucrière du Cameroun (SOSUCAM) », quant à eux mettent en lumière, après leur enquête au sein du Ministère de l’Eau et de l’Energie, le Système d’Information Energétique comme l’instrument clé d’application de la politique énergétique du Cameroun. En effet, le Système d’Information Energétique vient répondre à ce souci de mettre à la disposition des décideurs, des experts du secteur, des opérateurs économiques, des investisseurs, des chercheurs et des consommateurs des données permettant entre autre :d’avoir une vision partagée sur la situation de la demande et de l’offre de l’énergie au Cameroun ;de suivre la conjoncture nationale et internationale du secteur de l’énergie ;d’anticiper sur les investissements d’accroissement de l’offre d’énergie ;d’informer les investisseurs sur les opportunités d’affaires dans le secteur de l’énergie ;de disposer d’éléments d’évaluation des objectifs de la politique énergétique nationale81.

BOUBOU Naima dans sa thèse intitulée « Eau, environnement et énergies renouvelables : vers une gestion intégrée de l’eau en Algérie » explique comment le contexte hydrique et hydropolitique justifierait, influencerait, orienterait, le redéploiement d’un Etat face à une pénurie d’électricité. La pénurie en eau en effet, met un grand nombre de pays dans une situation de stress hydrique (moins de 1000 m3/ hab /an), car face à la crise de l’eau, les solutions naturelles ont montré leurs limites et son usage actuel dans le monde dépasse largement ses capacités de renouvellement82. D’où la relation entre ressources hydrauliques et production d’électricité.

Richard Désiré EBELE ONANA 83 note que malgré l’abondance des ressources en eau et en énergie, le pays croupit dans une pénurie d’eau potable et d’électricité qui ne cesse de grandir d’année en année et qui mine chaque jour, la vie de nombreuses populations, les activités des ménages et des entreprises84. L’auteur fait remarquer que l’accès à l’eau et à l’énergie est de plus en plus précaire et rare au Cameroun. Ces pénuries sont la conséquence d’un ensemble de facteurs qui relève à la fois de l’ordre des politiques publiques interne à l’Etat et de l’ordre des politiques d’ajustements structurels. Il s’agit donc de l’effet des privatisations dans le secteur de l’eau et d’électricité d’une part, mais d’autre part aussi d’un manque de projection, de planification des politiques publiques de l’Etat en matière de production et de distribution de l’eau et de l’électricité.

TOUNA MAMA 85, souligne quant à lui l’adéquation et la cohérence entre la vision prospective et stratégique de l’eau et de l’énergie et les objectifs poursuivis , les moyens disponibles de l’action publique. Il fait état d’un constat selon lequel les politiques publiques de l’eau et de l’électricité font abstraction de la dimension prospective.

Patrice ONGONO, fait état du déficit énorme en eau et énergie électrique dans les pays en voie développement. Malgré les nombreux efforts entrepris, 1,2 milliard ne sont pas approvisionnés en eau potable, 2,3 milliards ne disposent pas de sources d’énergie fiable86. Selon lui, les besoins restent préoccupants, dans la production d’énergie. Les difficultés économiques du milieu des années 80, l’abandon de la vision à long terme du développement, l’ajustement structurel de moyen terme imposé par les institutions de Bretton Woods et la diminution des investissements publics, ont accentué ce déficit et ont conduit à un délabrement avancé des infrastructures construites87.

Par ailleurs, la stratégie de redéploiement de l’Etat camerounais transcende l’espace stato-centré pour prendre aussi l’espace sub-régional. C’est dans cette perspective qu’afin de relever le défi de l’intégration économique régionale, la CEEAC a adopté en 2007 le cadre de vision stratégique « Vision 2025 » qui a pour objectif principal de «faire de la région un espace de paix, de solidarité et de développement équilibré»88.C’est du moins ce qui ressort de la consultation du « Livre Blanc de la CEEAC et de la CEMAC » 2014- 2030, version provisoire. Dans cette perspective, le développement équilibré et le développement humain constituent des dimensions importantes des visions de la CEEAC et de la CEMAC et de leur articulation avec l’accès aux services énergétiques modernes, levier essentiel de l’atteinte des objectifs de la CEEAC et de la CEMAC89.

C’est une préoccupation qui a un volet international, elle a également suscité l’intervention des Nations Unies car d’une part l’initiative « L’énergie Durable pour Tous » (SE4ALL)90 du Secrétaire Général des Nations Unies, et […] la déclaration de l’Assemblée Générale consacrant la période 2014-2024 comme «Décennie pour rendre l’énergie durable accessible à tous », soulignent l’importance « de l’énergie pour le développement durable et l’éradication de la pauvreté»91. Les pays de la CEEAC/CEMAC92 [dont le Cameroun fait partie] ont opté pour un parallélisme stratégique lorsqu’ils ont adhéré à l’initiative SE4ALL et à ce titre son contenu et ses objectifs sont pertinents pour le Livre Blanc de la CEEAC/CEMAC93. D’autre part, le Cameroun est membre CME (Conseil Mondial de l’Energie).94.

Joseph KAMGA et Amadou ATINOUKË dans leur co-article intitulé « Droit et politiques de l’énergie en Afrique subsaharienne : les tendances d’harmonisation» explique l’enjeu géopolitique de la sécurité énergétique pour le continent «berceau de l’humanité». En effet la régulation de l’énergie et l’assurance d’une sécurité énergétique fait de [la…] région[Afrique en général et du pays qu’est le Cameroun en particulier,] la potentielle destination d’importants investissements stratégiques : ce qui fait dire à Koffi ANNAN95 qu’« en ce moment, les attentions sont tournées vers notre pétrole, notre gaz, nos minéraux, et dans une certaine mesure, vers nos terres arables 96 ».

Les besoins d’investissements dans l’électricité s’élèvent à 3700 milliards FCFA sur dix ans97. C’est du moins ce qu’on peut lire lorsqu’on consulte la Revue « Investir au Cameroun: Grands chantiers Agriculture, Energie, Mines, Industrie, Services, Finances», N° 49 du mois de Mai 2016. Des Révélations faites devant le patronat camerounais par le Directeur Général d’ENEO, concessionnaire du service public de l’électricité dans le pays, dans cette revue, il est fait état de l’arsenal hydroélectrique en projet ou en construction sur l’ensemble du territoire nationale de par la kyrielle de barrages énumérés98.

En consultant le Livre Blanc sur l’hydroélectricité de la France « L’hydroélectricité à la croisée des chemins: donnons un nouvel élan à la première des énergies renouvelables, qu’est-ce-que l’hydroélectricité? », il ressort que la valeur l’hydroélectricité est incontestable en ce sens qu’elle «agit sur les territoires comme un révélateur des potentiels des cours d’eau».99 Dit autrement, la production hydroélectrique révèle la puissance et la capacité des cours d’eau à assurer ou non la sécurité énergétique, à satisfaire la demande d’énergie. Un Etat qui a un fort potentiel hydraulique aura une capacité à produire assez d’électricité contrairement à un autre qui ne dispose pas de ce potentiel.

Tous ces travaux que nous venons d’évoquer ont le mérite de faire l’éloge de la sécurité énergétique et hydraulique et d’exposer les différentes pédagogies d’action100 en matière de production énergétique et électrique. C’est le mérite des travaux de Gabriel TCHATAT, du Livre blanc de la CEEAC avec son cadre de vision stratégique « Vision 2025, l’initiative « L’énergie Durable pour Tous » (SE4ALL) du Secrétaire Général des Nations Unies.

Toutefois, ces travaux semblent ne pas présenter le statu quo quand on observe les efforts fournis par l’Etat pour améliorer les secteurs de l’énergie électrique et de l’eau. Il a en effet, engagé de nombreux chantiers entre autres la construction des barrages comme Lom Pangar, Mevemle’e, Mekin, la construction des centrales à gaz comme à Kribi, des centrales thermiques comme à de Yassa, l’installation des panneaux solaires comme sur le site de l’aéroport de Douala, l’extension des réseaux d’adduction d’eau potable.

Les travaux sus-évoqués sont également révélateurs de l’enjeu sécuritaire et géopolitique du secteur énergétique dans la meure où la sécurité énergétique participe de l’attractivité en termes de soft power101, d’un Etat sur le plan industriel et économique puisqu’une consubstantialité est établie entre l’énergie et l’économie ou l’industrialisation. La première crise pétrolière de 1973 a montré à suffisance que l’essor économique de plusieurs pays dépendra de leur capacité à substituer l’énergie fossile par d’autres formes d’énergie102. BOUZIANI née BOUBOU Naima, Joseph KAMGA et Amadou ATINOUKË ont le mérite de montrer cet aspect des choses.

Cependant, ils ne soufflent mot s’agissant du cas Cameroun, dont le potentiel hydroélectrique est pourtant, après celui de la république démocratique du Congo, le meilleur en Afrique103.C’est de cette revue critique de la littérature que se dégage l’intérêt de notre étude.

IV- Intérêt de l’étude

«L’intérêt d’une question de recherche est la plus-savante que le chercheur doit apporter à la connaissance de la vérité sociale».104 Cette étude révèle un intérêt heuristique (A) à côté duquel il faut ajouter un triple intérêt géostratégique, économique, politique (B).

A- L’intérêt heuristique

La recherche (…), ne peut avoir pour ambition que de faire progresser la connaissance et d’en améliorer la mise en œuvre105.

Sur le Plan heuristique, ce travail a le mérite d'analyser la stratégie de l’Etat camerounais pour résorber la crise d’énergie d’électricité et la problématique de la pénurie d’eau. Il montre notamment comment l’Etat camerounais essaie de s’adapter à l’évolution du contexte énergétique et hydrique et à la difficulté de satisfaire la demande en électricité pour ainsi aborder les nouveaux défis de la sécurité énergétique et hydroélectrique. En tant qu’outil clé dans la stratégie de lutte contre l’insécurité énergétique, le Système d’Information Energétique (SIE) du Ministère de l’Eau et de l’Energie permettra au gouvernement de mieux face aux contraintes liées à l’approvisionnement en énergie.

Par ailleurs, cette réflexion vient élargir les champs d'investigation scientifique relatifs aux différents aspects de la privatisation, de l'efficacité dans la gestion et la performance des entreprises publiques. Elle s'inscrit d'une part, dans la logique des études qui posent le partenariat mondial comme paradigme106 et d'autre part, dans le champ de l'économie politique internationale.

B-Le triple intérêt géostratégique, économique et politique

Cette étude est révélatrice de l’importance de la sécurité énergétique et par conséquent permettra de s’interroger sur les enjeux d’un redéploiement pour un pays qui se veut émergent d’ici 2035. D’un point de vue géostratégique, l’histoire de l’énergie est une histoire violente, ponctuée par des guerres entre les Etats ou des conflits de territoires au sein d’un même pays107. C’est une histoire violente, ponctuée par les tensions entre les compagnies pétrolières ou gazières et les États. Cette histoire est également ponctuée par les guerres économiques ou militaires entre les pays, par les crises ou les conflits territoriaux. Les questions énergétiques font surgir des revendications territoriales108. On peut également comprendre le comportement contestataire de l’Egypte face à la réalisation du projet pharaonique de construction du «Barrage de la Renaissance» par l’Ethiopie en amont du NIL.

Par ailleurs, la sécurité énergétique ne saurait être envisagée comme une monade c’est –à- dire ici indépendamment de l’économie. Le secteur de l'énergie, en raison de son caractère vital pour les économies, reste un des vecteurs de la croissance. Le développement industriel du pays est tributaire du secteur énergétique109.

Ce sujet revêt également un intérêt politique dans la mesure où le Président de la République du Cameroun, Son Excellence Paul BIYA a fait de la résolution de la crise énergétique sa priorité. D'ailleurs l'un des scénarii110 de sortie de crise envisagés par le Plan de Développement du Secteur de l'Electricité à l'horizon 2030 (PDSE-2030) porte son slogan de campagne à l'élection présidentielle d'octobre 2004. De plus l'intervention des instances politiques dans la gestion de l'approvisionnement en eau conduit à des affrontements avec les communautés qui aboutissent à ce que FOKWANG (2003) appelle la « politique de la tradition »111 et que RIST qualifie « d’émancipation politique »112. Ces termes évoquent l'entrée en force dans la scène politique nationale des élites traditionnelles à des fins diverses (la plupart du temps pour des intérêts personnels), sous prétexte qu'ils représentent la voix de la communauté. La construction et la gestion des adductions d'eau au niveau local ont conduit à une interaction accrue entre l'État (à travers les mairies) et les villages, avec des rapports conflictuels, et ont renforcé la capacité des villages à négocier directement avec les donateurs et les partis politiques113.

V-Délimitation du sujet

La délimitation se fait sur la plan spatial(A) et temporel(B).

A- Délimitation spatiale du sujet

La délimitation de notre sujet est stato-spatiale à savoir l’Etat Camerounais. En effet, Délimitation stato-spatiale car le sujet en lui même est révélateur de cela en sens que c'est de l'État camerounais qu'il est question dans cette étude. Toutefois, l’Etat camerounais en tant qu’aire de notre étude ne saurait être étudié en vase clos c’est-à-dire indépendamment d’un autre environnement auquel il appartient. Ainsi, envisagerons-nous l'interconnexion avec l'échelon sub-régional dans la mesure où une telle étude ne saurait faire abstraction du Livre blanc de la CEEAC/CEMAC sur la stratégie d'électrification d'Afrique centrale, stratégie à laquelle le Cameroun a adhéré. Par conséquent, le champ stato-spatial camerounais et le champ sub-régional Afrique centrale seront nos aires d'étude.

B- Délimitation temporelle du sujet

Sur le plan temporel, il sera question de travailler sur la période 2010-2019 qui correspond à la plage temporelle pendant laquelle le Cameroun met en œuvre une stratégie de développement contenu dans le DSCE.

VI- Construction de l’objet scientifique

Dans la pratique, le fait scientifique à observer (…) n’existe pas à l’état brut, naturellement. Un fait ne devient un fait scientifique que par une intervention du chercheur, ce que certains, en reprenant une formule de Gaston BACHELARD, expriment en disant que le fait scientifique est construit et en parlant de la construction de l’objet de l’observation114. Et il est d’opinion que la démarche scientifique obéit à un triptyque séquentiel115. Pour être tout à fait rigoureux, il faut compléter cet agenda par la définition de la problématique116 car NORTHROP fait justement remarquer que «la science ne commence pas avec des faits et des hypothèses, mais avec un problèmespécifique. La conjecturalité117 est une caractéristique fondamentale de la recherche scientifique. ARISTOTE, dans cette mouvance fait remarquer que la connaissance commence par la curiosité.118 »119. La construction de l’objet scientifique implique partant de soulever la problématique (A) du fait à étudier ainsi que les hypothèses de recherche (B) car il n’y a pas d’observation sans formulation d’hypothèses de recherche, si sommaires soient-elles120 ce d’autant plus que la seconde [c’est-à-dire la formulation d’hypothèses] est instruite par la première [l’observation] et en constitue même l’aboutissement121. C’est l’ensemble d’interrogations qui poussent le chercheur à découvrir le sens caché des choses: la problématique122.

A- Problématique de recherche

La problématique est définie par Michel BEAUD comme «un ensemble construit autour d’une question principale, des hypothèses de recherche et des lignes d’analyse qui permettront de traiter le sujet choisi». 123 L’anthropologue français Claude LEVI STAUSS affirmait que «le savant n’est pas celui qui donne les bonnes réponses, mais celui qui pose les bonnes questions ».Cela veut dire que « le point de vue crée l’objet» comme le souligne Ferdinand de SAUSSURE. Plus précisément, c’est le type de questionnement auquel le chercheur soumet la réalité qui donne la configuration à son objet de recherche124 ; C’est l’objet sociologique 125 c’est –à-dire le système articulé des questions auxquelles on soumet un fait social qui constitue la problématique de recherche126.

Pendant la période d’application des PAS, le Cameroun s’est montré distrait quant à son secteur productif. Cet abandon du secteur productif a eu pour conséquence une vague de privatisation des secteurs comme l’énergie et l’eau. Le but était d’assouvir les besoins des camerounais en eau et en électricité. Malheureusement les résultats escomptés n’ont pas été atteints. Ainsi, depuis la décennie 2000, malgré son vaste potentiel hydrologique et hydroélectrique, ses ressources importantes en énergie renouvelable et ses réserves énormes de gaz naturel, les populations vivent en permanence une pénurie d’eau et d’électricité127. C’est fort de ce bilan défavorable que l’Etat s’est redéployé dans les secteurs de l’eau et de l’énergie par des programmes de réajustement ce qui soulève une série d’interrogations:

Comment garantir, une sécurité énergétique et un accès à l’eau potable qui assurent le développement du Cameroun, le maintien de la croissance et du niveau de vie des populations, la garantie d’accès à l’énergie et l’eau des populations démunies ?

Se greffent autour de cette question centrale, des interrogations périphériques. Face à la dégradation de la qualité de l’offre d’eau et d’électricité, quelles ont été les conséquences de la crise hydrique et énergétique sur le tissu social camerounais? Face à ces conséquences, quelle est la stratégie de l'État camerounais pour faire face à la pénurie d’eau et d'électricité que connaît le pays actuellement ? Par ailleurs, quel bilan peut-on faire de ce redéploiement de l'État camerounais en l'État actuel des choses ?

B- Hypothèses de recherche

Comme le souligne BONGELI, l'hypothèse constitue généralement l'aboutissement de la formation d'une problématique et une anticipation de la réponse à la question principale128. Dans le processus dialectique de confrontation entre faits et idées que constitue la démarche scientifique, une hypothèse est une idée ou un ensemble d’idées que Claude BERNARD définissait comme «une interprétation anticipée et rationnelle des phénomènes»129. (…) C’est une proposition provisoire qui anticipe une relation entre deux termes (concepts ou phénomènes)130 c’est-à-dire une conjecture sur l’explication du phénomène131. Elle demande donc à être vérifiée et elle devra être confrontée ultérieurement à des données d’observation. «L’hypothèse est une [réponse] provisoire et anticipée que le chercheur donne à la question posée au départ. Elle est une présomption qui demande à être vérifiée».132

La macro-hypothèse autour de laquelle s’ordonne la recherche est la suivante133: la stratégie de l’Etat camerounais pour pallier la pénurie d’eau et d’électricité s’inscrit dans une sorte de réajustement paradigmatique de la politique énergétique et de l’hydropolitique. C’est une révision de stratégie dans le secteur de l’eau et dans l’élaboration de la politique énergétique. Autrement dit, le redéploiement de l’Etat dans ces deux secteurs est une innovation en ce sens qu’elle implique non seulement la majorité des départements ministériels connexes mais aussi sa finalité est orientée vers un éventail de secteurs. En effet, afin de développer une synergie entre les secteurs gouvernementaux, la stratégie prône une «approche intersectorielle des politiques publiques»134, autrement dit une approche axée sur l’énergie dans toutes les politiques. C’est une stratégie holistique qui met en jeu certes toujours l’hydroélectricité en pôle position, mais en accroissant la capacité de production dans le dessein de satisfaire la demande d’électricité. Dès lors, le redéploiement de l’Etat est une pieuvre tentaculaire qui mise sur plusieurs sources d’énergie et qui prend en compte différents secteurs notamment le secteur économique, la protection de l’environnement, la réduction de la pauvreté, la lutte contre le chômage. Bien que les politiques énergétiques soient formulées et mises en œuvre pour maintenir ou améliorer l’accès des populations à un service électrique de qualité, bon nombres de politiques en dehors du secteur de l’énergie135 influent sur le bien-être des populations. Une action sur l’ensemble des déterminants de l’énergie nécessite, dès lors, une «responsabilité partagéedes décideurs politiques » quant à la satisfaction de la demande énergétique et d’eau des populations, ainsi que des mesures qui ne peuvent être mises en place uniquement par le secteur de l’énergie.

De cette hypothèse originaire, dérivent deux autres micro-hypothèses136. D’une part, l’Etat camerounais vise une restructuration du secteur énergétique et de l’eau. Ce redéploiement se présente comme une adaptation de l’Etat à la société137 puisque le DSCE a été élaboré dans un contexte caractérisé par le renchérissement de(…) la crise énergétique et hydrique(…)138.

D’autre part, ce redéploiement de l’Etat est une imposition de la problématique de la pénurie d’eau et d’électricité par le pouvoir central et une concurrence entre les autres agents ou «entrepreneurs politiques» en raison de leur emprise inégale sur les enjeux. Il s’agit de savoir d’une part si la politique importe (does politics matter?) 139. Dans ce cas, l’objectif poursuivi est le réajustement: c’est-à-dire corriger une situation car un déséquilibre est ressenti en faveur des intérêts du milieu.140 Le redéploiement de l’Etat dans le secteur de l’énergie et de l’eau est, pour reprendre PRZEWORSKI et TEUNE, «utilisé comme une instrumentalité(…) pour induire, guider accélérer ou freiner le changement(…)»141 D’autre part, does policy matter? Ici, c’est la substance ou la nature de la politique prise de manière autonome et susceptible d’engendrer des conséquences, qui importe. (…).

VII- Considérations méthodologiques

L’on tablera sur nos grilles de lecture (B), après avoir précisé notre approche méthodologique (A)

A- Approche méthodologique

«La méthode est une démarche organisée et rationnelle de l’esprit, pour arriver à un résultat donné».142 Selon Augustin KONTCHOU KOUEMEGNI, les méthodes doivent être entendues comme« des stratégies de recherche ou des ensembles organisés de concepts ou d’opérations intellectuelles pour cerner la réalité scientifique ».143 Michel BEAUD fait de la méthode l’élément indispensable de la recherche lorsqu’il affirme que «pas de recherche sans méthode. Il faut de la méthode pour la réflexion théorique, comme il en faut sur le terrain (enquêtes, études d’une réalité sociale), comme il en faut pour le travail sur matériaux (statistiques, archives, textes, discours)» 144.

Cette étude s’inscrit dans le même sillage épistémologique. Parmi les différentes techniques entre lesquelles le chercheur doit faire un choix, on distinguera, (…) les techniques d’enquête sur le terrain et les techniques d’enquête documentaire145. L’on utilisera la technique de l’enquête documentaire. Les techniques d’enquête documentaire consistent à observer la réalité de manière indirecte , à travers les documents qui sont en quelque sorte les traces que peuvent avoir laissés les phénomènes que l’on veut étudier146. cette observation documentaire peut être rétrospective, puisqu’il est possible de rassembler ainsi des informations sur des faits passés147. D’une part les documents publiés: ouvrages, articles, dictionnaires et lexiques ont été indispensables pour cette étude. D’autre part, se greffent à proximité de ces documents publiés des supports académiques: thèses et mémoires, séminaires, supports de cours et les sites web.

Un mode d’observation intermédiaire constitué d’enquêtes par entretiens, sera utilisé. La démarche de l’observateur consiste ici à aller interroger des individus pour extraire de leurs réponses les informations que l’on recherche sur les phénomènes étudiés148. Ainsi les responsables des services relatifs aux secteurs de l’énergie et de l’eau (Délégation Régionale du MINEE pour le Littoral, la CAMWATER) seront les cibles de notre entretien.

B-Cadre théorique

Il renvoie à la nécessité, pour le chercheur, d’utiliser certaines notions, certains concepts, certaines approches caractéristiques d’une théorie dans son champ scientifique149. Trois grilles théoriques seront mobilisées afin d'intelligibiliser notre sujet. Il s'agit du néo-institutionnalisme au sens large, le systémisme et la théorie de l’action publique.

1- Le néo-institutionnalisme comme grille d’analyse de l’action de l’Etat

Le néo-institutionnalisme (au sens large)150 permet d’analyser et d’intelligibiliser l’intervention de l’Etat dans les deux secteurs de l’eau et l’électricité. Dans une perspective psychologisante, Douglas NORTH, appréhendent les institutions comme des «cartes mentales»151 qui exercent un rôle essentiel dans la perception des problèmes. L’étude néo-institutionnelle est indispensable à la compréhension des phénomènes sociaux, économiques, politiques, culturels152 et à l’évaluation des politiques et actions publiques de l’Etat. Dans la même lancée, la problématique à approfondir est celle qui se réfère à la relation entre l’action et la structure considérant qu’il est possible d’atteindre un bon niveau d’analyse et d’évaluation, en montrant combien le cadre institutionnel conditionne le comportement des acteurs. En effet, la structure n'est pas une donnée innée stéréotypée relevant de la providence. Elle procède de l'action des hommes ou acteurs qui la configurent, la modulent suivant leurs intérêts153. Le principe de base du fonctionnalisme tel que proposé par Branislow MALINOWSKI, Alfred Reginald RADCLIFF-BROWN et TALCOTT Parsons est que toutes les sociétés quelles que soient leur organisation et ressources doivent remplir des fonctions154. En science politique, il apparaît comme une méthode analytique consistant à privilégier la fonction ou le rôle des institutions155.

Le néo-institutionnalisme examine aussi l’historicité de l’action publique pour saisir la nature, l’impact et les raisons du changement politique. En tant qu'instrument d'explication causale, la méthode historique participe de l'étude des phénomènes sociaux en marche car, on peut difficilement imaginer une explication qui ne soit diachronique, c'est-à-dire génétique et donc révélatrice des changements et des métamorphoses156. En faisant une archéologie ou généalogie157 de la stratégie de lutte contre la pénurie d’eau et d’électricité du pays, nous essayerons d’étudier l’agenda du DSCE du Cameroun sur la période 2010 – 2019. L’historicité nous permettra de comprendre le comportement de l’Etat (antérieurement, pendant et postérieurement aux Programmes d’Ajustement Structurel) dans les secteurs de l’eau et de l’énergie. Autrement dit, quelle est la stratégie de redéploiement de l’Etat dans les secteurs d’eau et d’électricité durant cette décennieaprès le fiasco des PAS?

Dans le cadre de ce sujet donc, l'on intéressera à l'aspect architectonique (structurel, fonctionnel) des institutions qui interviennent dans le secteur de l’eau et de l’énergie. Il s'agira de faire une radioscopie de ces institutions en étudiant leur structure anatomo-politique: organisation et fonctionnement, corpus juridique, autorités en charge.

2- Le systémisme et la théorie de l’action publique comme grilles d’analyse du redéploiement de l’Etat

Le systémisme de David EASTON158 nous sera également d'un grand apport. Ayant étudié la cybernétique, cet auteur canadien conçoit le système comme un « black box » caractérisé par cet échangisme binaire en terme d’ «inputs» ou « income» 159 et d'« outputs» ou « outcome»160 . Ces flux et reflux ont été qualifiés de «feedback»161 .

Usant de cette grille théorique dans le cadre de ce travail, l'on montrera d’un point de vue holistique, que le redéploiement de l'État n’est rien d’autre que le produit des revendications plébéiennes. Les populations en effet étant les cobayes des PAS qui ont montré leurs limites, ont envoyé des inputs c’est-à-dire ici une série de revendications et plaintes face à la crise énergétique et la pénurie d’eau. En retour, l’Etat a manifesté sa capacité responsive par l’émission des outputs notamment par la conceptualisation et l’implémentation du DSCE 2010-2019 qui est le document sur lequel il s’inspire pour intervenir dans les secteurs de l’eau et de l’énergie.

Par ailleurs, la mobilisation de la stratégie comme cadre d'analyse présente en effet un certain nombre d'avantages. Elle pourrait notamment bien renseigner sur les finalités réelles de l'Etat camerounais. Cela est vrai dans la mesure où l'action finalisée est au cœur de toute stratégie162. Cette dernière elle-même consiste à mettre en œuvre une praxis avec une certaine logique, elle est une gestion de la fin, des voies et des moyens, car comme le souligne Hervé COUTEAU- BEGARIE, toute stratégie dépend, à la fois, des moyens dont elle dispose et de la manière dont elle sait les utiliser163. Donc la stratégie est une façon de conduire l'action164. La référence à l'analyse stratégique permettra ainsi d'explorer la démarche, les logiques, les moyens et même les intelligences de l’Etat camerounais dans l’optique d'atteindre ses objectifs dans les secteurs de l’eau et de l’énergie. L’intervention méthodique et finalisée de l’Etat fait donc de lui un «Etat stratège et pragmatique»165.

Enfin l' approche séquentielle est une particularité des politiques publiques dont la paternité est attribuée à Charles JONES166. Les politiques publiques sont avant tout un pragmatisme lucide, un réalisme méthodologique. Cette méthode d’analyse des politiques publiques est fondée sur le principe du séquençage c’est-à-dire une grille d’analyse organisée en séquences d’actions et permettant de diviser un processus en étapes distinctes. Ainsi analyserons – nous à l’aune de la théorie de l’action publique, le redéploiement de l’Etat camerounais dans les secteurs de l’eau et de l’électricité. En suivant les étapes du modèle de JONES, le problème est celui de la pénurie d’eau et d’électricité, lequel problème appelle à la mise en œuvre du programme de résolution à savoir l’implémentation du DSCE après quoi il faut apprécier son efficacité .

VIII- Structure du travail

Notre travail obéira à une structure binaire. Il s’agira pour nous d’une part de présenter la pénurie d’eau et d’électricité (Partie I). Cette situation de pénurie apparaît comme la variable explicative de la stratégie de redéploiement du Cameroun dans les secteurs de l’eau et de l’énergie (Partie II).

Abbildung in dieser Leseprobe nicht enthalten

Les Programmes d’Ajustements Structurels imposés au Cameroun ont eu un bilan mitigé: crise de l’énergie électrique, carence d’eau avec son bloc de conséquences que sont la perturbation du tissu industriel, les contestations plébéiennes, délestages électriques et hydriques. Autant de facteurs qui sont le catalyseur d’un redéploiement de l’Etat dans les secteurs de l’eau et de l’énergie pour relancer son économie afin de devenir un pays émergent à l’Horizon 2035. Pour mieux intelligibiliser cette intervention de l’Etat, il conviendra dans cette première partie de présenter la crise de l’eau au Cameroun (CHAPITRE I) ainsi que la crise de l’électricité (CHAPITRE II).

[...]


1 Y. D. FONDJA WANDJI, Le Cameroun et la question énergétique: Analyse, bilan et perspectives, L'Harmattan, 2007, p.7

2 J- L. NDZOUDOM,«EDC (Electricity Development Corporation) et la relance du pool énergétique camerounais: enjeux et perspectives», Diplôme d'Etudes Professionnelles Approfondies niveau 2, Institut de formation pour le développement Yaoundé, 2011, disponible sur http:// www.memoireonline.com (consulté le 16 janvier 2019).

3 Y. D. FONDJA WANDJI, Ibidem, p.9

4 M. TCHINANT, L’énergie pour le développement au Cameroun, Editions Harmattan, 2011, p. 61.

5 G. R. KOUAM KENMOGNE, H. G. MPAKAM , S. AYONGHE, «Gestion intégrée des ressources en eau et objectifs du millénaire pour le développement en Afrique : Cas du Cameroun» in: La revue en sciences de l'environnement, Vol. 7, n° 2, septembre 2006, p.2 consulté sur https://www.researchgate.net/publication/30439232_Gestion_integree_des_ressources_en_eau_et_objectifs_du_mil lenaire_pour_le_developpement_en_Afrique_Cas_du_Cameroun le 14 Février 2019

6 Ibidem

7 Ibidem

8 A. M. NGUEDIA / C. NOULA, «La politique du gouvernement camerounais en matière de production et de distribution d’énergie électrique. Zoom sur le potentiel énergétique de la société sucrière du Cameroun (SOSUCAM)», Congrès sucrier ARTAS / AFCAS, La Réunion, 2012, p.1

9 Ibidem, p. 2.

10 Fondation Paul ANGO ELA, «Le Cameroun et le spectre de l’insécurité énergétique: étiologie, conséquences et perspectives», Conjoncturis, Vol. n° 2, Mars 2003, pp. 6-7.

11 Ibidem, p. 6.

12 Ibidem, p. 7.

13 Ibidem, p. 7.

14 B. M. KAMGHO TEZANOU, « L’accès à l’eau potable et à l’assainissement au Cameroun : situation actuelle, contraintes, enjeux et défis pour l’atteinte de l’OMD 7» , sur http://fseg2.univtlemcen.dz/rev%2010%20en%20pdf/KAMGHO%20TEZANOU%20Bruno%20Magloire.pdf (consulté le 14 février 19)

15 Ibidem, p. 2

16 Ibidem, p. 3.

17 Ibidem, p. 4

18 «Approvisionnement en eau potable et assainissement au Cameroun: Traduire les financements en services, à l’horizon 2015 et au-delà», 2011, p. 2.

19 Document Stratégique pour la Croissance et l’Emploi, p. 15

20 Ibidem, p. 12

21 J.-L. BERGEL, Théorie générale du droit, Paris, Dalloz, 4eme édition, 2003, p. 212.

22 M. GRAWITZ, Méthodes des sciences sociales, Paris, Dalloz, 11è édition, 2002.

23 E. DURKHEIM, Les règles de la méthode sociologique, PUF, 1894, in: Jean-Louis Loubet DEL BAYLE, Initiation aux Méthodes des sciences sociales, 2000, p. 47. Livre disponible sur les Classiques des sciences sociales.

24 Idem, p.47.

25 Dans ce sens, l'épistémologie étudie la formation et la structure des concepts et des théories scientifiques. Elle se penche aussi sur les procédures et méthodes retenues par les hommes de science.

26 J. LAGROYE, B. FRANCOIS, F. SAWICKI, Sociologie politique, Paris, Presses de Sciences-Po – Dalloz, 2002

27 V. DUBOIS, «L’action publique», in: A.COHEN et al. (dir), Nouveau manuel de science politique, Paris, La Découverte, pp.311-325. <halshs-00498038> (spéc. p. 311)

28 Ibidem, p. 2

29 A ce propos, voir J. de MAILLARD et D. KUBLER, Analyser les politiques publiques, presse universitaire de Grenoble, 2015, p. 12.

30 V. DUBOIS, op.cit., p. 312

31 P. MULLER et SUREL, L’analyse des politique publique, paris, Montchrestien, coll«clefs-politique». 1998, p.120.

32 Y. MENY, J.-C. THOENIG, Politiques publiques, Paris, PUF, 1989, p. 140, in: P. MULLER, «Esquisse d’une théorie du changement dans l’action publique: structures, acteurs et cadres cognitifs. Les travaux classiques, qui présentent les politiques publiques dans une logique séquentielle, mettent ainsi la question du changement au cœur de leur approche : la séquence « émergence du problème-formulation-mise en œuvre » constitue d’abord une tentative de traitement d’un problème, en général, issu des transformations de la société (voire des effets d’autres politiques), qui débouche sur une modification de l’état initial du problème. Il en est de même des travaux portant sur l’agenda politique ou, plus récemment, par les travaux comme ceux de KINGDON, par exemple, qui cherchent à expliquer le changement par l’ouverture d’une fenêtre politique (cf. J. W. KINGDON, Agendas, Alternatives and Public Policies, Boston, Little Brown, 1984).

33 M. GRAWITZ et J. LECA, Traité de science politique, Tome 4: politiques publiques, P.U.F, Juin 1985, pp 6- 7.

34 P. BRAUD, Sociologie Politique, Paris, LGDJ, 8ème édition, 2006, p. 145.

35 P. MULLER, «Esquisse d’une théorie du changement dans l’action publique: structures, acteurs et cadres cognitifs, p. 162.

36 G. MASSARDIER , Politique et action publique, Paris, Armand Colin, 2003, p.84.

37 Il s’agit dans le cadre de ce sujet du Document stratégique pour la Croissance et l’Emploi qui fixe la vision du Cameroun à l’horizon 2035, document à partir duquel le gouvernement s’inspire.

38 P. MULLER, ibidem, p. 162

39 P. ZITTOUN, La fabrique politique des politiques publiques. Une approche pragmatique de l'action publique, Les Presses de Sciences Po, coll. «Sciences Po Gouvernances», 2013, p.15.

40 M. WEBER, le savant et le politique, paris, Plon, 2000, p. 112.

41 P. MOREAU DESFARGES, L’ordre Mondial, Armand Colin, coll. «U», 4è édition, 2008, 256 p.

42 A. REY, Dictionnaire Le micro Robert, Paris, Ed. Robert, 1994, p. 483, in: Ahmed Toufik BOURAHLI, Problématique de l'Etat dans les transitions à l'économie de marché : Essai d'approche théorique avec référence à l'Algérie, thèse de doctorat en Sciences politiques, Université Constantine 2,Faculté des sciences économiques, sciences de gestion et sciences commerciales, 2013-2014,p. 205.

43 J. PICOTTE, Juridictionnaire: Recueil des difficultés et des ressources du français juridique, Centre de traduction et de terminologie juridiques, Faculté de droit, Université de Moncton, 2012, p.1612.

44 Idem, p.1612.

45 A. REY, Dictionnaire Le micro Robert, Ibidem, p. 218.

46 G. BURDEAU, L'Etat, Editions Points, coll. Points Essais, 2009,197 p.

47 Cette définition sociologique porte encore le nom de«Théorie des trois éléments».

48 M. WEBER, Economie et société, Paris, Plon, p. 97.

49 J. SALMON (dir.), Dictionnaire de droit international public, Bruylant Bruxelles, AUF, 2001, p.464.

50 R. CARRE de MALBERG, Contribution à la théorie générale de l’Etat, Paris, Ed. du CNRS, 1985, 1530 p., in: A. T. BOURAHLI, Problématique de l'Etat dans les transitions à l'économie de marché : Essai d'approche théorique avec référence à l'Algérie, thèse de doctorat en Sciences politiques, Université Constantine 2, Faculté des sciences économiques, sciences de gestion et sciences commerciales, 2013-2014,508 p.

51 Idem, p.454.

52 A. NGUELIEUTOU,«L’évolution de l’action publique au Cameroun: L’émergence de l’Etat régulateur», Université de Douala, in: Polis/R.evue Camerounaise de Science Politique, Vol. 15 , Numéros 1&2, 2008, p.1. Le concept de gouvernementalité est emprunté à M. FOUCAULT. « Par gouvernementalité, j’entends l’ensemble constitué par les institutions, les procédures, analyses et réflexions, les calculs et les tactiques qui permettent d’exercer cette forme bien spécifique, bien que complexe, de pouvoir, qui a pour cible la population, pour forme majeure le savoir… », cf. M. Foucault, Dits et écrits, vol. III, Paris, Gallimard, p. 655.

53 On oublie souvent que le premier débat sur l’Ajustement Structurel est d’ordre strictement interne et politique. En effet, un programme d’Ajustement Structurel avec intervention du FMI et de la Banque mondiale ne peut démarrer qu’à la demande expresse d’un gouvernement. Voir à ce propos A. VALETTE, «L’évaluation des programmes d’ajustement structurel (PAS) : quelques repères sur les outils et méthodes», pp.137-147 (spéc. pp.139-140) consulté le 8 avril 2019 sur http://horizon.documentation.ird.fr/exldoc/pleins_textes/pleins_textes_7/b_fdi_03_05/010004046.pdf.

54 Le «consensus de Washington» et à sa suite les programmes d’ajustement structurel (PAS) en ont été le cadre conceptuel. Le «consensus de Washington» est une expression forgée par l’économiste américain J. WILLIAMSOM pour rendre compte des recommandations des institutions financières internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire international) en matière de politique économique à mettre en œuvre par les pays en développement à partir des années 1980 pour le rééchelonnement de leur dette. J. WILLIAMSON identifie 10 recommandations: 1) la discipline budgétaire, 2) la réorientation de la dépense publique, 3) la réforme fiscale, 4) la libéralisation financière, 5) l’adoption d‘un taux de change unique et compétitif, 6) la libéralisation des échanges, 7) l’élimination des barrières à l’investissement direct étranger, 8) la privatisation des entreprises publiques, 9) la dérégulation des marchés, et 10) la prise en compte des droits de propriété. A ce propos, Voir [J. WILLIAMSON (dir. publ.), Latin American Adjustment: How Much Has Happened?, Institute for International Economics, mars 1990, Washington, DC.] On regroupe généralement ces recommandations en deux familles de mesures: Les réformes dites de l’offre qui englobent les programmes de libéralisation (prix, change, commerce extérieur), les programmes de privatisation et la création/modernisation du système bancaire; Les programmes de stabilisation macroéconomique dont l’objectif est la maîtrise de l’inflation, l’équilibre de la balance des paiements et la stabilisation du taux de change le cas échéant. Du point de vue de la transformation de l’appareil productif, le «consensus de Washington» impliquait: 1) une mise à l’écart de l’État de la sphère productive et le confinement de son rôle économique à la régulation, et 2) une mise à l’écart du plan, la création d’un environnement propice au développement du marché et à l’implication du secteur privé. Voir F. TCHAPGA «la concurrence dans l’économie du Cameroun» Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement(CNUCED), Nations Unies, New York et Genève 2014, p.13; Voir aussi Richard Désiré EBELE ONANA, «Le consensus de Washington…

55 C. Y. NGOUDJI TAMEKO, «Inégalité et polarisation au Cameroun avant et après les Programmes d’Ajustement Structurel», Université de Yaoundé II, Faculté de Sciences Economiques et de Gestion, Diplôme d’Etudes Approfondies en Sciences Economiques, 2008, disponible sur http//www.memoireonline.com (consulté le 7 Avril 2019)

56 http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Ajustement%20structurel/fr-fr/ (consulté le 7 Avril 2019).

57 A. NOAH AWANA , Le Messager, «Echec économique. 1982 - 2011 : 29 ans de prospérité à reculons», 11 novembre 2011, consulté sur http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-5208.html (le 7 avril 2019)

58 Ibidem

59 A. NGUELIEUTOU,«L’évolution de l’action publique au Cameroun: L’émergence de l’Etat régulateur», op.cit., p.3

60 A. NGUELIEUTOU,«L’évolution de l’action publique au Cameroun: L’émergence de l’Etat régulateur», Ibidem

61 Ibidem, p. 9

62 A. VALETTE, «L’évaluation des programmes d’ajustement structurel (PAS) : quelques repères sur les outils et méthodes», p. 140

63 Ce sont 1) la «before & after approach» (avant-après) qui consiste à comparer les performances d’un pays avant la mise en place du PAS et après.; 2) la « target instrument approach» (cible-résultat) qui vise à mettre en relation le degré de respect des conditionnalités et les performances. On cherche, dans cette approche, non plus à comparer des situations à des époques différentes, mais à relier une situation (par exemple, les réserves de trésorerie de l’État) ou une tendance (par exemple, le taux de croissance des exportations) à des mesures prises ou non prises. Cette seconde technique met donc un accent particulier sur les réformes de structure, l’état d’avancement de tel ou tel projet législatif ou réglementaire considéré comme essentiel (refonte d’une procédure douanière, révision d’un code du travail); 3) la « with-without approach» (avec-sans) comparant des groupes de pays sous ajustement structurel et des pays sans ajustement, ayant des tailles et des structures proches.

64 Il s’agit entre autre du secteur agricole, industriel, le sous-secteur de la pêche et de l’élevage, le secteur bois, le sous-secteur de l’énergie…etc

65 Dictionnaire français Le Robert, SEJER, 2013, p. 410.

66 Idem, p. 150.

67 J.-P. FAVENNEC (coord.)/ P. LAMBERT,«L’énergie en Afrique à l’horizon 2050», eurogroup consulting - septembre 2015, 189 p. Voir aussi G. TCHATAT,«Cameroun – contribution à la préparation du rapport national pour la formulation du livre blanc régional sur l’accès universel aux services énergétiques intégrant le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique», 2014,245 p.

68 Une énergie renouvelable est une énergie régénérée naturellement à l'échelle d'une vie humaine. Le droit positif au Cameroun distingue six principaux types d’énergie renouvelable : l’énergie solaire thermique et photovoltaïque, l’énergie éolienne, l’énergie hydraulique des cours d'eau de puissance exploitable inférieure ou égale à 5 MW, l’énergie de la biomasse, l’énergie géothermique et les énergies d'origine marine. C’est en se référant à cette distinction légale que l’étude a été menée. Consulter à ce propos «Etat des lieux du cadre réglementaire du secteur des énergies renouvelables au Cameroun», rapport d’analyse, 2012, p.17.

69 UINC: Rapport préliminaire sur les systèmes énergétiques au Cameroun, 2009.

70 R. TCHINDA, «Electrification Rurale et Energies Renouvelables: Quels Enjeux pour Afrique Centrale? Cas du Cameroun», AFRICASOLAR 2015, Ouagadougou, Burkina Faso, 25-27 Juin 2015, p. 9

71 Acteurs du Secteur de l’eau, consulté le 20 Février 2019 sur http://www.la-cde.com/decouvrez-la-cde/secteurs-acteurs.html

72 Il convient de noter que la CDE n’existe plus à ce jour. C’est du moins ce qui ressort de notre entretien en date du 04 Mars 2019 avec Monsieur A. MOUNET NGOUSSO, Cadre contractuel au sein du Service de l’Eau de la Délégation Régionale du Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique de la Région du Littoral devenu Ministère de l’Eau et l’Energie.

73 Dictionnaire Larousse de Poche, 2002, p.502, Voir aussi Le Dictionnaire français Le Robert, SEJER, 2013, p. 290

74 Les PAS ont réussis sous d’autres cieux. C’est le cas en Asie du Sud-Est. A propos des réussites des PAS en Asie du Sud-Est, Lire J. TROTIGNON, «Pourquoi les politiques d'ajustement ont-elles généralement mieux réussi en Asie du Sud-Est qu'en Afrique», pp. 33-51, 1993, consulté sur https://www.persee.fr/issue/estat_0336-1454_1993_num_264_1?sectionId=estat_0336 1454_1993_num_264_1_5738 (le 7 avril 2019)

75 D. MILLET, «Le cadeau empoisonné de l’ajustement structurel: L’Afrique brisé», 24 Avril 2017 disponible sur http://www.cadtm.org/ (consulté le 7 avril 2019)

76 C’est le document de stratégie pour la croissance et l’Emploi

77 Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi, p.15.

78 G. TCHATAT,«Cameroun – contribution à la préparation du rapport national pour la formulation du livre blanc régional sur l’accès universel aux services énergétiques intégrant le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique», 2014 , p.11.

79 Au plus grave de la crise énergétique au Cameroun, il y a une dizaine d’années, les capacités industrielles étaient utilisées à environ 60% seulement. Et aujourd’hui encore, nombre d’investisseurs rechignent à s’installer sans un net accroissement de la production énergétique. Ibidem, p.11.

80 G. TCHATAT, Idem, p.12.

81 A. M. NGUEDIA/Charly NOULA, op.cit., p.3.

82 Mme BOUZIANI née BOUBOU Naima, Eau, environnement et énergies renouvelables : vers une gestion intégrée de l’eau en Algérie, thèse pour l’obtention du diplôme de Doctorat en sciences de gestion, Université ABOU BEKR BELKAID –TLEMCEN, Faculté des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion, Année universitaire : 2014 – 2015, p.2.

83 R. D. EBELE ONANA, pénurie d’eau et d’électricité au Cameroun, un pays aux abondantes ressources hydrauliques et énergétiques, Université de Douala, Faculté des Sciences Juridiques et Politiques,12 p.

84 Idem p.3

85 TOUNA MAMA, L’économie Camerounaise: pour un nouveau départ, Afrédit, 2008,472 p.

86 P. ONGONO, «Consommation d’énergie et performance économique au Cameroun, Université de Yaoundé II, Faculté d’économie et management, 30 Avril 2009, p. 2 , posté le 27 Juin 2010 et consulté le 15 février 2019 sur https://mpra.ub.uni-muenchen.de/23525/1/MPRA_paper_23525.pdf

87 Ibidem, p.3

88 «Livre Blanc CEEAC-CEMAC pour un accès universel aux services énergétiques modernes: Politique régionale pour un accès universel aux services énergétiques modernes et le développement économique et social 2014 – 2030», Version finale provisoire, p.11.

89 Idem, p.11.

90 Sustainable Energy for All (SE4ALL)

91 «Livre Blanc CEEAC-CEMAC pour un accès universel aux services énergétiques modernes: Politique régionale pour un accès universel aux services énergétiques modernes et le développement économique et social 2014 – 2030», Ibidem

92 La Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) a été créée en 1994.Elle comprend six Etats: le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Créée en 1983, la Communauté Economique des Etats de L’Afrique Centrale(CEEAC) quant à elle regroupe les six Etats de la CEMAC plus cinq autres Etats à savoir l’Angola, le Burundi, la République Démocratique du Congo et Sao Tomé-et-Principe. Le Rwanda s’est retiré.

93 «Livre Blanc CEEAC-CEMAC pour un accès universel aux services énergétiques modernes: Politique régionale pour un accès universel aux services énergétiques modernes et le développement économique et social 2014 – 2030», op.cit, p.11.

94 Fondé en 1923, le Conseil Mondial de l’Énergie (World Energy Council, WEC) est la principale organisation multi-énergétique mondiale. Organisation à but non-lucratif et non gouvernementale, agréée par l’Organisation des Nations Unies, le Conseil Mondial de l’Énergie est doté d'un statut de bienfaisance au Royaume-Uni et est partenaire stratégique d’autres organisations clés dans le domaine de l’énergie. Il est constitué de comités nationaux, représentant près de 100 pays dans le monde et composé de dirigeants du secteur énergétique. Il est régi démocratiquement par une Assemblée Exécutive, composée de représentants de tous les comités membres. Son siège est à Londres, il comprend parmi son personnel des coordinateurs régionaux qui exercent leurs activités en Asie, en Europe centrale et orientale, en Afrique et en Amérique latine/Caraïbes. Il est financé essentiellement par les cotisations des comités nationaux.

95 Ancien Secrétaire Général de l’ONU de nationalité Ghanéenne, K . ATTA ANNAN est décédé en octobre 2018.

96 K . ANNAN, « Œuvrer pour la renaissance de l’Afrique », Discours de S.E. M. Koffi ANNAN, Africa 21 conference, Yaoundé 19 May 2010, allocution prononcée à l’occasion de l’anniversaire des 50 ans de l’indépendance du Cameroun, in: J. KAMGA / A . ATINOUKË , « Droit et politiques de l’énergie en Afrique subsaharienne : les tendances d’harmonisation», Revue des Juristes de Sciences Po, N°8, Dossier thématique, Automne 2013, p. 63.

97 «Investir au Cameroun: Grands chantiers Agriculture, Energie, Mines, Industrie, Services, Finances», N° 49, Mai 2016, p.10.

98 Il s’agit des barrages : Chollet (400-500 MW) sur le Dja, Grand Eweng (386 MW) et Petit Eweng (230 MW) sur la Sanaga, Noun-Wouri (3000 MW) au confluent du Noun et du Wouri, Mandourou (76 MW) et Mbinjal (66 MW) sur le Faro, Lancrenon (34 MW) sur le Ngou, Vogzom (33 MW) sur la Vina, Munaya (200 MW) sur la Cross-River, Kpaf (300 MW) sur la Katsina, Mentchum (15-35MW) sur la Menchum. Les centrales : Natchigal (400 MW), Song Mbengué (930 MW), Kikot (350-550 MW), Njock (270 MW), Ngodi (475 MW), Song Ndong (250- 300 MW), Nyanzom (375 MW), Bayomen (470 MW), Mouila- Mogué (350 MW), Bagangté (90 MW)

99 Livre Blanc sur l’hydroélectricité de la France «L’hydroélectricité à la croisée des chemins: donnons un nouvel élan à la première des énergies renouvelables, qu’est-ce-que l’hydroélectricité? », p.7.

100 Il s’agit de la stratégie sous-régionale avec le Livre blanc de la CEEAC/CEMAC, stratégie nationale sectorielle, internationalisation par l’adhésion à l’initiative SE4ALL des Nations unies.

101 Le sinologue B. ATEBA définit le soft power ou la puissance douce comme la capacité pour un acteur politique d’atteindre les buts escomptés par l’attraction et la séduction plutôt que par la coercition. Les ressources du soft power correspondent à la capacité d’attraction, de séduction, exercée par un modèle culturel, une idéologie et des institutions(…) qui font que les autres s’inscrivent dans le cadre déterminé par celui qui dispose de ces ressources. Elles représentent la capacité à rendre universelle une vision du monde particulière afin que l’action de celui qui le produit soit acceptée, car considérée comme légitime. Lire Bertrand ATEBA, «Les théories post-guerre froide des relations internationales: l’intelligence en désarroi», Revue d’Etudes Politiques et Stratégiques de l’Université de Yaoundé II, Bibliothèque de l’Université de Dschang, p.128, Lire également Joseph NYE, The means to success in World Politics, New York: Public Affairs, 2004.

102 DAVOC (Draw a vision of Cameroun), «La problématique de l’énergie au Cameroun», www.davoc.org, 2008, p.1.

103 Idem, p.1.

104 J. ONANA,«Séminaire de Méthodologie et recherches des sciences sociales», Université de Douala, Ecoles Doctorales, Avril 2004, inédit, in: C. J. AKONO, «La frontière maritime entre le Cameroun et le Nigeria d’après la Cour Internationale de Justice», Mémoire pour l’obtention du DEA de Droit public: option droit international, Université de Douala, F.S.J.P, 2003-2004, p. 11; Voir aussi J. N. NGUEVO MENGUE,«Analyse des résolutions et décisions de l’Union Africaine en droit de la mer», Mémoire pour l’obtention du Master II de droit public, option droit international public, Université de Douala, F.S.J.P, 2014-2015, 192 p.

105 J- L. BERGEL, «Esquisse d’une approche méthodologique de la recherche juridique », in: Revue de la recherche juridique, cahiers de méthodologie juridique n°11, PUAM, 1996-4, pp. 1073- 1081(spéc. p.1081).

106 Y. A. CHOULA, «L'Afrique dans le nouveau partenariat international enjeux de civilisation et de puissance», études internationales, volume XXXN, N°1, mars 2003, in: J.- L. NDZOUDOM,«EDC ( Electricity Development Corporation ) et la relance du pool énergétique camerounais: enjeux et perspectives», Diplôme d'Etudes Professionnelles Approfondies niveau 2, Institut de formation pour le développement Yaoundé, 2011, disponible sur http:// www.memoireonline.com (consulté le 16 janvier 2019).

107 Assemblée Nationale française, Résumé du Rapport de la Mission parlementaire d’information de la commission des Affaires étrangères « Energie et géopolitique », «La guerre de l'énergie n'est pas une fatalité», 13 p. (spéc. p 1.).

108 J.- L. NDZOUDOM,«EDC (Electricity Development Corporation) et la relance du pool énergétique camerounais: enjeux et perspectives», op.cit. (Note 68). A propos des revendications territoriales ou des conflits territoriaux, une illustration parfaite en est le Conflit qui opposa le Cameroun et le Nigéria à propos de la presqu’île de BAKASSI.

109 Idem

110 Quatre scénarii de la demande électrique ont été établis à partir des scénarii de la croissance économique et des différents discriminants de la demande. On a les scenarii minimal, bas, moyen et grande ambitions. Voir à ce propos Jean- Louis NDZOUDOM,«EDC (Electricity Development Corporation) et la relance du pool énergétique camerounais: enjeux et perspectives», ibidem.

111 J. T. D., FOKWANG. “Mediating legitimacy: Chieftaincy and Democratisation in two African chiefdoms”, Langaa Research and Publishing common initiative Group, North West Cameroon, 2009,124 p

112 S. RIST “Social Processes and Drinking Water Systems-Insights from a Learning Society”, Centre for Development and Environment, University of Bern, 2001,64 p

113 G. SANGUY NGEFOR, «Les projets d’approvisionnement communautaires en eau: une arène d’expression des mécontentements communautaires politiques. Le cas de Kumbo, au Cameroun», n°155, 2011/3 pp. 59-76, (spéc. p.64). Article disponible en ligne à l'adresse https://www.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2011-3-page-59.htm

114 J-L. LOUBET DEL BAYLE, Initiation aux méthodes des sciences sociales, Paris, L’Harmattan, 2000, p. 45.

115 Ces trois grandes séquences sont: l’observation et la formulation des hypothèses, l’expérimentation et la théorisation. Voir à ce propos J. ONANA, Initiation à la science politique: La notion, le mode de connaissance, les savoirs, L’Harmattan, coll.«cours et manuels», 2009, 158 p.

116 J. ONANA, Initiation à la science politique: La notion, le mode de connaissance, les savoirs, L’Harmattan, coll.«cours et manuels», 2009, p. 54.

117 Pour K . POPPER, la science est conjecturelle c'est-à-dire qu’il n y a pas de vérité première mais d’erreur première. Il n’existe pas de Vérité mais des vérités susceptibles de remises en causes. Par conséquent, chaque question soulève un problème qui appelle une réponse et cette dernière finit par devenir elle-même un autre problème et ainsi de suite.

118 Janvier ONANA, «Séminaire d’Explication politique», Université de Douala, Ecoles Doctorales, F.S.J.P, 2014-2015.

119 Idem, p. 54.

120 J-L. LOUBET DEL BAYLE, Initiation aux méthodes des sciences sociales, op.cit., p. 46.

121 J. ONANA, Initiation à la science politique: La notion, le mode de connaissance, les savoirs, op.cit., p. 55.

122 J. N. NGUEVO MENGUE,«Analyse des résolutions et décisions de l’Union Africaine en droit de la mer», op.cit., pp. 26-27.

123 M. BEAUD, L’art de la thèse, Paris, La découverte, 2003, p. 38.

124 J. ONANA, Initiation à la science politique: La notion, le mode de connaissance, les savoirs, op.cit., pp. 54 - 55.

125 Il faut avoir à l’esprit la distinction posée par P. BOURDIEU entre l’objet social et l’objet sociologique. L’objet social correspond au phénomène social qui est réel et s’inscrit dans la dynamique sociale. L’objet sociologique par contre est conceptuel, construit par le chercheur à travers les questions qu’il adresse à l’objet social étudié. Voir P. BOURDIEU, J-C. CHAMBOREDON et J–C. PASSERON, Le métier de sociologue, préalables épistémologiques, 5è éd., Paris et Berlin, EHESS & Walter Gruyter G, bH, & COKG, 2005; voir aussi J. ONANA, Initiation à la science politique: La notion, le mode de connaissance, les savoirs, op.cit., p. 55.

126 J. ONANA, Initiation à la science politique: La notion, le mode de connaissance, les savoirs, op.cit., p. 55.

127 V. NKUE / D. NJOMO font remarquer à ce propos que Depuis le début des années 2000, le Cameroun est tombé dans une crise énergétique qui se traduit par des délestages réguliers d’électricité. Cette situation a contribué à la stagnation de l’économie et à la perturbation de la vie sociale. Lire V. NKUE et D. NJOMO, «Analyse du système énergétique camerounais dans une perspective de développement soutenable», résumé, 7 p. consulté le 30 décembre 2018 sur https://docplayer.fr/19062104-Analyse-du-systeme-energetique-camerounais-dans-une-perspective-de-developpement-soutenable-resume-1-par-valerie-nkue-et-donatien-njomo-a.html

128 T. MBOMBO KASANKIDI, «La problématique de l'intégration de l'Afrique face à la multiplicité des organisations sous- régionales africaines» , Mémoire sur l’intégration de l’Afrique, Université de Kinshasa–Licence,2011, téléchargé sur https://www.memoireonline.com/04/13/7145/La-problematique-de-l-integration-de-l-Afrique-face--la-multiplicite-des-organisations-sous-r.html (consulté le 10 février 2018).

129 J-L. LOUBET DEL BAYLE, Initiation aux méthodes des sciences sociales, op.cit., p. 260.

130 M. FAUVEL, Résumé de lecture Manuel de recherche en sciences sociales, Résumé de R. QUIVY / L. VAN CAMPENHOUDT 95, "Manuel de recherches en sciences sociales", Dunod, Cours de TC5 du DEA GSI de l’intergroupe des écoles Centrales , p. 4. Le concept est l’intellectualisation de la réalité et cette dernière constitue le phénomène à observer. La conceptualisation constitue une construction abstraite qui vise à rendre compte du réel. Mais elle ne tient pas compte de tous les aspects de la réalité concernée, elle relève seulement ceux qui sont essentiels du point de vue du chercheur. Il s’agit ainsi d’une conception-sélection où la construction consiste à identifier le concept, désigner les dimensions qui le constituent et enfin préciser les indicateurs de mesure de ces dimensions.

131 A. NGUELIEUTOU,«Séminaire de méthodologie de la recherche», Université de Douala, F.S.J.P, Master II, 2015-2016, p. 32.

132 C. DJIATSA , Intégration sous- régionale et promotion du droit du développement dans l’espace CEMAC, Thèse de doctorat, Université de Dschang, Décembre 2014, p. 19.

133 L. SINDJOUN, L’Etat ailleurs: Entre noyau dur et case vide, Paris, Economica, 2002, p. 20. La macro-hypothèse est l’hypothèse principale autour de laquelle s’articule la recherche.

134 V. RIDDE, D. BELAND, A. LACOUTURE, «Comprendre les politiques publiques pour mieux les influencer», Cahiers REALISME (Recherches Appliquées Interventionnelles en Santé et Equité), n° 9, Août 2016, pp. 3- 4.

135 Il s’agit entre autres du secteur de l’eau, secteur pétrolier et minier, économie et finances, marchés publics, développement urbain et habitat, agriculture et développement rural, environnement et développement durable… etc.

136 L. SINDJOUN, L’Etat ailleurs: Entre noyau dur et case vide, op.cit. (note 92), p. 20. Selon l’auteur, les micro-hypothèses s’entendent des hypothèses secondaires qui découlent de l’hypothèse principale.

137 Idem, p. 21.

138 Document Stratégique pour la Croissance et l’Emploi, p. 10.

139 M. GRAWITZ et J. LECA, Traité de science politique, Tome 4: politiques publiques, P.U.F, Juin 1985, p. 15. La langue française a l’avantage d’offrir deux termes différents: politics désigne la lutte pour le pouvoir, policy qualifie le cadre d’action. C’est dans la perspective de la corrélation entre policy et politics que correspond notre seconde micro-hypothèse de travail. Dit autrement, dans quelle mesure la substance et le processus sont-ils liés ou interdépendants? Pour ce propos, Voir le même ouvrage, p. 14.

140 Idem, p. 23.

141 PRZEWORSKI et TEUNE, (1970), p. 239, in: M. GRAWITZ et J. LECA, Traité de science politique, Tome 4 , op.cit, p.15.

142 C. DJIATSA, Intégration sous- régionale et promotion du droit du développement dans l’espace CEMAC, op. cit., p. 20.

143 A. KONTCHOU KOUEMEGNI,«Méthodes de recherche et domaines nouveaux en Relations internationales» i n: Revue Camerounaise de Relations Internationales, N° 1, octobre - décembre 1983, p. 56.

144 M. BEAUD L’art de la thèse, éd. La Découverte, 2003, p. 10.

145 J.-L. LOUBET DEL BAYLE, Initiation aux méthodes des sciences sociales, op.cit., p.52

146 Ibidem p. 53.

147 Ibdem. p. 53.

148 Ibidem

149 A. NGUELIEUTOU,«Séminaire de méthodologie de la recherche», p. 31.

150 En effet, l’approche théorique néo-institutionnelle a fourni des concepts stimulants pour évaluer le rôle des institutions (au sens large, c’est-à-dire les organisations et les règles) dans la formulation et la résolution du problème pour examiner l’historicité de l’action publique et pour saisir la nature, l’impact et les raisons du changement politique. A ce propos, lire N. MBELE DOBIL, « L’action publique de l’Etat dans le secteur énergétique au Cameroun entre 2010 et 2019», Mémoire de Master II en Science politique, Université de Yaoundé 2 SOA, 85 p.

151 D. NORTH, Institutions, institutional change and Economic performance, Cambridge: Cambridge University press, 1990. 152 p., in: N. MBELE DOBIL, «L’action publique de l’Etat dans le secteur énergétique au Cameroun entre 2010 et 2019», Mémoire de Master II en Science politique, Université de Yaoundé 2 SOA, p. 17

152 R. RIZZA,«Néo-institutionnalisme sociologique et nouvelle sociologique économique: quelles relations? Le renouveau de la pensée polanyienne», in: Revue intervention économiques, 2008.

153 A. GIDDENS associe la théorie de la structure à celle de l’action. Pour cet auteur, le structurel se caractérise par l’absence de sujet. Par conséquent, il joint la dimension actionnaliste c'est-à-dire l’action des sujets. D’où la notion de structurationnisme.

154 J. KEUTCHEU, «Introduction à la science politique», Licence I Droit et Science politique, Université de Dschang, Département de science politique, Avril 2016, p. 20.

155 Idem, p. 20.

156 M. GRAWITZ, Méthodes des sciences sociales, Paris, Dalloz, 2001. p. 422, in: A. D. FOUMANE, «L'AFRICOM dans la politique américaine de sécurité en Afrique: l'évolution doctrinale a l'épreuve des contraintes géostratégiques», Mémoire soutenu en vue de l'obtention du Master en science politique, Université de Yaoundé II, SOA, 2012.

157 Cette expression est empruntée à M. FOUCAULT. Le point de départ de toute démarche généalogique est de rechercher avec patience les transformations, glissements qui affectent de manière incessante nos conduites. Voir M. FOUCAULT, «Sociologie de la connaissance ou généalogie du savoir?» in: M. LALLEMENT, Histoire des idées sociologiques, Tome 2, De Parsons aux contemporains, Paris, Nathan, coll.«CIRCA», n°30, 1993, 254 p.

158 D. EASTON, The political system, New York, Alfred A, Knopf, 1964, D. EASTON, A system’s analysis of political life, New York, John Wiley and son, 1964, 507 p.

159 Les inputs ou income sont les exigences articulées par les membres du système et le soutien qu’ils accordent au système.

160 Les outputs ou outcome sont les décisions et les mesures qui lui sont associées, prises par les autorités en réaction aux inputs.

161 Encore appelé boucle de rétroaction, le feedback est le canal d’information qui permet au système de s’autoréguler en tentant de modifier son environnement et en s’informant sur l’état de l’environnement et l’effet des mesures prises.

162 V. DESPORTES, J. F PHELIZON, Introduction à la stratégie, Paris, Economica, 2007, p. 30, in: A. D. FOUMANE, «L'AFRICOM dans la politique américaine de sécurité en Afrique: l'évolution doctrinale a l'épreuve des contraintes géostratégiques», op.cit.

163 H. COUTEAU- BEGARIE, «La recherche stratégique en France», p 1[en ligne] consulté le 11 janvier 2019 sur https://www.diplomatie.gouv.fr/IMG/pdf/FD001199.pdf .

164 Ibidem.

165 République du Cameroun, Cameroun: Vision 2035, Stratégie de mise en œuvre, p.14

166 Dans son ouvrage An introduction to the study of public policy, C. JONES élabore une grille destinée à visualiser avec précision les séquences constitutives d’une politique publique depuis sa naissance jusqu’à sa mort. Il distingue dans son schéma conceptuel plusieurs strates dans le déploiement d’une politique publique : l’identification du problème, développement du problème, la mise en œuvre du programme, l’évaluation du programme et la terminaison du programme.

Fin de l'extrait de 168 pages

Résumé des informations

Titre
L'intervention de l'État dans le secteur de l'eau et de l'énergie face aux résultats mitigés des programmes d'ajustement structurel au Cameroun
Cours
Action publique
Note
17/20
Auteur
Année
2019
Pages
168
N° de catalogue
V992352
ISBN (ebook)
9783346340429
Langue
Français
Annotations
Mention : très bien
mots-clé
Programmes d'ajustement structurel, énergie, Etat
Citation du texte
Jerry Nino Mengue (Auteur), 2019, L'intervention de l'État dans le secteur de l'eau et de l'énergie face aux résultats mitigés des programmes d'ajustement structurel au Cameroun, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/992352

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