Buchbesprechung: Béatrice Durand "cousins par alliance"


Dossier / Travail de Séminaire, 2002
10 Pages, Note: 1

Extrait

TABLE DES MATIERES

I) Introduction : Pourquoi ce livre ?

II) L’éducation en famille et le système éducatif
1.) avoir des enfants : problèmes et attentes
2.) la naissance et les premières années de l’enfant
3.) Les « Krabbelgruppen » et le jardin d’enfants
4.) Le système scolaire et universitaire

III) la vie professionnelle et le temps libre

IV) traits caractéristiques des Allemands

V) conclusion

I) Introduction : Pourquoi ce livre ?

Au cours des dernières années, sont parus plusieurs livres d’auteurs allemands et français présentant une image de leur pays voisin. Les auteurs s’occupent des évènements politiques du pays en question (comme la réunification, thème récurrent chez les auteurs français) et décrivent ainsi les spécificités de leur ancien ennemi. Quelle est donc l’originalité du livre de Béatrice Durand cousins par alliance[1] ? L’auteur explique elle-même qu’elle veut se concentrer sur un domaine qu’elle trouve négligé dans la littérature francophone à propos de l’Allemagne : celui de la vie quotidienne. Elle veut s’éloigner des stéréotypes et clichés qui dominent encore, selon elle, dans la presse et les ouvrages spécialisés (voir page 7) en renonçant à tout expliquer par l’histoire comme beaucoup d’auteurs (voir page10). Les protagonistes du livre ne sont pas des philosophes ou des intellectuels, mais des gens « normaux » représentatifs de la majorité de la population. Béatrice Durand veut partir de l’observation et souligne qu’il faut avoir vécu dans un pays avant de pouvoir le juger : « J’ai cru, pour ma part, bien connaître l’Allemagne et les allemands jusqu’à une date relativement récente. Sur la foi de nombreux séjours, d’amitiés anciennes, d’une certaine culture littéraire et d’un intérêt sincère pour l’évolution politique et sociale de ce pays, je m’en étais fait une image qui me paraissait ne pas devoir être démentie par de nouvelles expériences. Quand je suis revenue en Allemagne au cours de l’été 1990, entre la chute du Mur et la réunification, pour m’y installer avec mon mari – allemand - et bientôt notre premier enfant – franco-allemand-, j’ai découvert un pays que je ne connaissais pas » (16). Elle affirme que celui qui a vécu dans un pays et qui est bien intégré « ne peut pas rester aux clichés » ( page 23). Sa présentation de l’Allemagne d’aujourd’hui se base donc sur une comparaison avec la culture française. Mon travail présentera ses plus importantes observations dans les domaines de l’éducation, de la vie professionnelle et du comportement des Allemands. Le résultat du livre sera commenté dans la conclusion.

II) L’éducation en famille et le système éducatif

1.) avoir des enfants : problèmes et attentes

Avec un taux de natalité de1,1 enfants, l’Allemagne est le pays d’Europe où celui-ci est le plus bas (En France, il est de 1,9). En France, les couples ont souvent trois enfants alors que la famille idéale en Allemagne en élève deux (111). Ne pas avoir d’enfants par choix évoque un plus haut degré d’acceptation en Allemagne qu’en France (111), mais inversement, la proposition « une femme a besoin d’avoir des enfants pour se réaliser » suscite un assentiment deux fois plus fort en France qu’en Allemagne (112). « Tout faire pour ses enfants » représente pour les parents allemands « beaucoup plus que les Français ne sauraient jamais s’imaginer ! » (114). En raison de structures d’accueil moins développées et plus réduites qu’en France, il est en Allemagne plus difficile d’élever seul un enfant. Quand l’enfant est né, les parents allemands se demandent qui doit s’arrêter de travailler, alors qu’en France on réfléchit plutôt à la répartition des tâches domestiques. Cette différence devient évidente si on regarde les taux d’activité : en Allemagne 40% des femmes travaillent, en France 80%. Ce taux est la conséquence de la thèse psychologique et du discours politique qui idéalisent la famille comme le seul lieu approprié pour les premières années d’un enfant (117). Selon Madame Durand, c’est une caractéristique de la politique allemande familiale que de viser à libérer les mères du travail pour leur permettre de s’occuper de leurs enfants, au lieu de leur permettre de concilier les deux (117). Elle est frappée du discours des médias et des hommes politiques très moralisant qui recommandent toujours aux parents de ne pas « fuir les responsabilités » en soulignant qu’aucune institution ne peut remplacer la famille. Madame Durand apprécie qu’en France, le développement de l’école maternelle et des crèches fût le fruit d’ une revendication féministe (121) alors qu’en Allemagne, ni les féministes ni les partis n’ont vu ni ne voient la chose ainsi (119). Ce sont aussi les femmes allemandes qui préfèrent rester avec leurs enfants. Selon elles, le retour relativement rapide au travail n’est pas dans l’intérêt de l’enfant, cela serait nier la valeur de la fonction parentale. Elles soulignent que s’occuper des enfants est une tâche noble et qu’ il faudrait au contraire qu’elle soit mieux honorée par la société, plutôt que de contraindre les parents à travailler. Béatrice Durand est convaincue que ce comportement des mères allemandes provoque « ennui, frustration et sacrifice » (123).

2.) la naissance et les premières années de l’enfant

Béatrice Durand apprécie qu’en Allemagne on est plutôt méfiant face à une naissance très médicalisée comme en France. On renonce par exemple plus souvent à la péridurale ou à l’administration automatique d’ocytocines.

Mais elle est déçue de la littérature éducative qui rappelle toujours les insuffisances potentielles. Il est souvent répété que l’enfant a besoin de tout l’amour de ses parents, et encore bien plus de sa mère « comme si ce n’était pas évident » (28). Béatrice Durand affirme qu’en Allemagne on recommande de ne pas hâter les évolutions, alors que les manuels français veulent traiter le bébé « comme un grand » (28). Les auteurs reconnaissent tous que le bébé a besoin d’une présence constante de l’un de ses deux parents au moins. Le rôle de la mère est souligné et on la console en lui disant que ce sacrifice a du sens (40).

L’allaitement maternel est beaucoup plus répandu et aussi beaucoup plus long, couramment jusqu’à un an et même au-delà. Aussi l’habillement des bébés est différent : en Allemagne, on a toujours peur que le bébé n’ait froid et on le couvre de plusieurs pelures supplémentaires ce que l’auteur commente ainsi : « Le climat à lui seul ne saurait expliquer cette crainte excessive de lui voir prendre froid, et j’y vois un désir de le protéger, de l’entourer d’un cocon douillet » (29).

Les pleurs du bébé tiennent une place plus importante dans la vie des parents. Beaucoup de parents dorment mal pendant des années car « on ne laisse pas pleurer un enfant » (29). En Allemagne, il est à la mode de porter les bébés dans un grand foulard, à la manière des femmes africaines. Donner le bébé à une nounou est jugé comme un petit crime, et le faire nécessite réflexion. L’auteur trouve significatif que la mauvaise mère est en allemand « die Rabenmutter » c’est-à-dire celle qui ne s’occupe pas assez de son enfant, alors qu’en France, le terme péjorative est celui de « mère poule », qui marque au contraire une attention excessive (Peut-être peut-on y voir là des traces de ce que préconisait au XVIIIe siècle le philosophe français Jean-Jacques Rousseau). Les Français pensent souvent que les petits enfants allemands sont plus tyranniques et turbulents, envahissants et ne savent pas respecter l’intimité des adultes. En revanche les Allemands trouvent les parents français indifférents ou distants par rapport aux jeux de leurs enfants.

3.) Les « Krabbelgruppen » et le jardin d’enfants

Entre le foyer et la crèche, il existe en Allemagne des « Krabbelgrubben », littéralement « des groupes où on rampe à quatre pattes ». La mère vient une fois par semaine avec son bébé, on mange un peu et on parle. Mais Béatrice Durand en est déçue et constate sèchement : « La conversation à bâtons rompus et la socialisation en douceur des bébés était vraiment la seule finalité du Krabbelgruppe » (39).

[...]


[1] Éditions Autrement, 2002

Fin de l'extrait de 10 pages

Résumé des informations

Titre
Buchbesprechung: Béatrice Durand "cousins par alliance"
Université
Université Sorbonne Nouvelle Paris III
Cours
Coopération franco-allemande et intégration européenne
Note
1
Auteur
Année
2002
Pages
10
N° de catalogue
V115607
ISBN (ebook)
9783640171385
Taille d'un fichier
482 KB
Langue
Français
mots-clé
Buchbesprechung, Béatrice, Durand, Coopération, deutsch-französische Beziehungen, Frankreich, Deutschland, Mentalität Kulturunterschiede
Citation du texte
Sonja Breining (Auteur), 2002, Buchbesprechung: Béatrice Durand "cousins par alliance", Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/115607

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