Standardisierung der französischen Sprache und Verstärkung der Institutionen zur Sprachpflege in Frankreich


Dossier / Travail, 2009
18 Pages, Note: 2,0

Extrait

Table des matières

1. Introduction

2. Début de la standardisation de la langue

3. Développement de la politique linguistique français

4. Les lois les plus connues et leurs buts

5. Les variétés de langue concernées par les 6
règlements

6. La motivation pour une politique de langue et les 7
mesures prises par l'État français

7. Institutions de l'État concernées par la politique de 8
langue: Directions et rapports réciproques

8. Le long chemin vers la loi Toubon comme exemple 10
concret de la direction linguistique

9. Conclusion

10. Annexe

11. Bibliographie

12. Webographie

1. Introduction

La France est connue depuis longtemps pour sa fierté nationale qui est beaucoup plus élevée que par exemple celle de l'Allemagne. Cette fierté s'exprime non seulement dans une fête nationale qui a lieu chaque année le 14 juillet, célébrée avec faste avec des grandes manifestations à Paris, mais aussi par la protection de la langue française, ce qui a lieu déjà depuis plusieurs siècles sous des formes différentes.

Le mémoire présent va traiter plusieurs formes de protection de langue qui étaient (ou bien: sont) utilisées en France, soit par la loi ou autrement, pour finalement se concentrer sur les lois récentes, votées surtout à cause de la nécessité ressentie par le gouvernement pour éviter des anglicismes et des autres influences indésirables.

Pour devancer des malentendus: Dans le texte suivant, je parlerai de la « Délégation générale à la langue française (DGLF) » parce que la littérature à laquelle je ferai référence date de 2000. Je sais, bien sur, que la DGLF s'appelle depuis l'an 2002 la « Délégation générale de la langue française et des langues de France (DGLFLF)»1.

2. Début de la standardisation de la langue

En France, la discussion au sujet de la standardisation de la langue commença déjà au seizième siècle2. Geoffroy Tory était le premier qui voulait expressivement une standardisation de la langue, car il était l'imprimeur du roi et ainsi, il voulait que sa manière d'utiliser la langue soit dotée d'un « noble esperit ». Il demandait cela en faisant référence à l'école des Anciens, afin d'avoir un bon style. Au surplus, Tory avait l'idée de « mettre et ordonner » la langue, car il était influencé par une variabilité de langue qu'il observait3. Aujourd'hui, il y a beaucoup de publications à propos des variétés de langues4, mais à l'époque, ce n'était pas encore si bien entendu de connaître les détails de la langue, ce qui menait à des incertitudes5. Tory s'engageait pour cette raison pour une standardisation surtout quant à prononciation, quant à l'orthographe, à la rhétorique, la grammaire et les mots. Son idée était de fixer tous ces aspects par des dictionnaires. L'effet voulu de ces outils était que le français s'établisse comme langue séparée du latin. Plusieurs poètes de l'époque, p.ex. Meigret ou Ramus, soutenaient la demande de Tory6; on argumentait que la langue des des Français devrait être supérieure à celle des autres peuples comme les Celtes ou les Belges, et en plus, qu'il était coutume déjà chez les Grecques de veiller au bon usage de la langue. On voulait continuer cette sorte de tradition et, en plus, réunir les dialectes locales qui avaient une très grande diversité, sans qu'on sache s'il s'agit plutôt d'établir un ordre ou plutôt une confusion. Une autre question était de savoir si la diversité pourrait rester respectée si on établit une sorte de langue à niveau plus haut7. Quand même, pour Tory, la langue à Paris avait la même importance que celle à Athènes à l'époque de l' Antiquité.

Bien sur qu'il y avait déjà aux jours de Tory un contrepied à ses demandes. Par exemple, Ronsard et Estienne parlaient dans leurs poèmes des richesses de dialectes qu'ils voulaient savoir respectés8. De même, Vaugelas critiquait que pour lui, il serait une faute

d' « entierement [se] soumettre » au bon usage de la langue, mais au même temps, il suivait aussi le règles de grammaire qu'il critiquait9. Quand même, les critiques prononcées contre la codification de la langue et sa standardisation ne pourraient pas empêcher qu'à partir du milieu du XVIème siècle, il y avait régulièrement des diverses publications sur la langue, la grammaire et l'usage standardisé de la langue10. L' État commença à s'occuper de la langue et ne cessa pas de le faire jusqu'à nos jours. Cela sera mon sujet à partir de maintenant.

3. Développement de la politique linguistique française

Après la demande de Tory d'établir un niveau de langue élevé, la politique française a continué avec plusieurs étapes non seulement à maintenir un bon usage de la langue, mais aussi de la défendre contre des invasions (au sens figuré, bien sur) des autres langues, où on aurait sinon risqué une influence trop forte. Il s'agit surtout des langues étrangères qui en sont concernées. On commença en 1539 par l' « ordonnance de Villers-Cotterêts », qui avait comme but d'établir le français comme langue unique devant les tribunaux. En 1635, Richelieu fit fonder l'Académie française pour « fixer la langue française [...], lui donner des règles, de la rendre pure et compréhensible par tous»11. En 1793, il y avait la « loi du 2 thermidor de l'an II » afin d'accepter exclusivement le français dans chaque pièce écrite publique. Ces deux lois étaient appliquées pour émanciper le français contre le latin et pour couper le cordon ombilical entre le français et le latin. En plus, on voulait évincer les dialectes régionaux12.

De nos jours, il s'agit plutôt de l'idée nationale en France. Dès la Révolution de 1789, on voulait uniformiser et universaliser le français pour correspondre aux idées de la liberté et de l'unité nationale. Dans ce sens, le patois et les dialectes étaient considérés comme réactionnaires et nuisibles aux succès de la Révolution, parce qu'ils étaient trop nombreux et risquaient de menacer l'unité nationale13. Depuis le XXème siècle, la politique linguistique se concentre prioritairement aux autres langues internationales, et en addition à plusieurs décrets et des autres directives. Par exemple, il y a la soi-disant Loi Bas-Loriol et la soi- disant Loi Toubon en 1975 respective 199414. Les commissions avaient principalement pour but d'interdire les anglicismes dont on voulait se débarrasser en les remplaçant au mieux sans exception, et pour achever ce but, on voulait fermer les lacunes dans le vocabulaire français.

4. Les lois les plus connues et leurs buts

La Loi Bas-Lauriol, introduite par Valéry Giscard d' Estaing, avait pour but d' établir le français comme la seule langue dans des modes d'emplois, la publicité, le droit du travail etc., la radio et la télévision en sont aussi concernées. François Mitterand, devenu président de la République Française en 198115, commença déjà à faire élaborer une loi supplémentaire qui était complétée seulement par son successeur Édouard Balladur et le ministre de la culture et de la francophonie de ce dernier. Il était initialement prévu que cette nouvelle loi devrait être valable non seulement pour la communication publique, mais aussi pour celle entre des personnes privées. Cela menait à des problèmes judiciaires, parce que beaucoup de gens avaient l'impression que cette loi serait anticonstitutionnelle. D'après une décision du Conseil constitutionnel, les termes officielles ne peuvent être demandés que dans les domaines réglés par l'État, mais les anglicismes restent quand même interdits. Vingts commissions étaient responsables du respect de la langue, et après la décision du Conseil, il fallait les réorienter et aussi réformer leur organisation. Elles devaient s'occuper des domaines de l'Internet et de l'application des lois au lieu d'en formuler des nouveaux16.

En 1998, la commission générale commença non seulement à contrôler s'il y avait déjà assez de formes féminines, prévues pour assurer l'émancipation, mais aussi à élaborer des listes de vocabulaire pour plusieurs domaines, telles que l'unité de monnaie, l'Internet, le sport, les finances etc. Pour prévenir l'installation des anglicismes dans la langue française, il était en plus nécessaire de créer des propres termes tout de suite, ce qui veut dire avant que la population commence à s'habituer à l'utilisation du terme anglais17.

Il se pose donc la question de savoir si les lois, élaborées prioritairement en théorie, arrivent vraiment en pratique à leurs buts, c'est-à-dire si les Français respectent en pratique les règles de langue et n'utilisent pas quand même des termes anglais ou d'une autre langue. Cela est très difficile à contrôler, surtout parce qu'il s'agit de communication privée, dont l'État n'a pas le droit de se mêler (cf. la décision du Conseil constitutionnel, voir plus haut). Certains auteurs me font même douter si les lois linguistiques peuvent achever leurs buts en déclarant que personne ne peut contrôler le respect de cette sorte de règles18.

Pour répondre à la question de savoir s'il est probable que les gens agissent au moins quant à la communication officielle de la manière prévue, on peut se demander de quelle variété de langue il s'agit, et l'observer avec les possibilités qu'on a – même si celles-ci sont limitées. Je vais maintenant jeter un coup d'œil là-dessus.

5. Les variétés de langue concernées par les règlements

Étant donné que le français n'existe non seulement en France-même, mais aussi dans des autres pays francophones, par exemple au Luxembourg, en plusieurs parties de l'Amérique du Nord et à l'île de la Réunion, il faut constater qu'il y a plusieurs variétés diatopiques de la langue – aussi hors de la France. Ceux-ci ne peuvent guère être concernées par les règlements du gouvernement français, puisqu'il s'agit des États indépendants de la France (sauf la Réunion, bien sur), et donc, on peut voir déjà par cette observation que la langue ne peut pas être totalement contrôlée.

Pour rester à l'exemple de la Réunion, il est à constater qu'il y a là un dialecte créole qui ne cesse pas d'exister, même si le français standard est toujours la variété la plus importante de la langue. Cela peut être causé par le fait que l'île a moins de contact avec des autres pays dont la langue pourrait sinon influencer les gens. Quant au Québec, il faut dire qu'il y a là plus de contact avec l'anglais, ce qui influence donc les habitants plus fortement, on y observe alors plus des anglicismes. Au même temps, on voit que les variations que les gens utilisent sont assez nombreuses19.

Pour regarder aussi un exemple de variété diatopique qui a lieu en France-même: Dans la région de Marseille, le français régional reste diffusé malgré les grandes tentatives de la standardisation de langue. On peut constater que le dialecte typique de la région s'est surtout installé dans le domaine du cinéma et de la littérature20.

Marcel Pagnol est devenu célèbre pour sa lutte pour le français méridional, il s'est, entre outres, occupé de la mise en scène du français méridional. Ce projet a bien trouvé non seulement la sympathie des spectateurs, mais aussi celle de certaines parties de l'administration publique: Beaucoup de rues et de collèges sont nommés d'après Marcel Pagnol, et au surplus, le dialecte méridional français se trouve aussi plus fortement dans le domaine de la musique21.

Faut-il donc conclure que les tentatives de standardiser la langue sont tous restées sans succès? Je crois que non. Mon impression, après avoir fait les recherches pour les deux paragraphes précédents, est plutôt qu'il s'agit d'une expression de patriotisme régional voir local que les gens veulent maintenir, et que l'État respecte ce souhait, même si ce n'est pas ce que le gouvernement voulait atteindre. De même, Baggioni constate que personne ne veut faire une subversion du français standard, mais que les gens dans la région de Marseille veulent pratiquer cela pour la distraction et pour créer une identité locale22, à laquelle n'appartiennent pas forcément tous les locuteurs de la langue, mais seulement ceux qui habitent aussi dans la région23.

Après avoir observé tout ce que je viens de montrer jusqu'à ici, il se pose de plus en plus la question de savoir quelle est la motivation pour un État et des linguistes pour mener un tel investissement afin de donner une beauté à la langue et quel en est l'effet. C'est ce que je veux traiter maintenant.

6. La motivation pour une politique de langue et les mesures prises par l'État français

Il y a plusieurs aspects qui peuvent motiver l'État à défendre la langue et à lui donner un certain niveau. Braselmann parle de la présence et de la diffusion du français, qui, selon le « Rapport au Parlement » de 1997, sont indissociables de la présence de la France. Cela signifie que sans la présence de la langue française, une présence de la France serait impensable24. C'est pour la même raison que la France veut que sa langue soit défendue contre la mondialisation, qui risque de devenir la cause pour un monolinguisme mondiale de l'anglais25. On peut ainsi parler d'une sorte de pureté que le gouvernement veut aboutir, même si cela a aujourd'hui un autre aspect central que celui au XVIIème siècle. Bien sur que l'aspect principale de ce perfectionnisme ne consiste à nos jours plus à rendre la langue belle et agréable, mais plutôt à éviter chaque menace venant des autres langues. Il faut aussi fermer des lacunes du vocabulaire qui peuvent se manifester si on tolère que les autres langues se développent sans créer des nouveaux mots pour les mêmes domaines. Cela est nécessaire quand il y a, par exemple, des inventions nouvelles comme l'Internet et ses effets secondaires. Le but de la loi Bas-Lauriol est de protéger les consommateurs, pour assurer que chacun arrive à comprendre les modes d'emploi, les médias et la publicité. Cela est aussi valable pour la langue d'enseignement. Le problème qui se manifesta surtout après l'entrée de l'Angleterre dans l'Union Européenne était que la France avait peur de perdre son importance internationale et demanda pour cette raison le plurilinguisme, en pensant bien sur principalement au français, mais vu que les reproches du nationalisme auraient été trop forts, on ne pourrait pas demander ouvertement l'emploi du français partout26. Pour cette même raison, Jacques Chirac promit en 1998 de faire apprendre au peuple au moins trois langues, ce qu'il voulait réaliser entre outres en finançant des traducteurs et des cours de langue – finalement pour assurer la conservation et la diffusion de la langue. Plusieurs ministères fondaient des propres groupes de travail pour le même effet, par exemple à l'occasion des jeux olympiques en 1996: On y voulait donner plus de présence à la France en se concentrant à la langue de sport, ainsi, on envoya des traducteurs et des présentateurs. Il y avait des décrets afin de respecter les dialectes régionaux, ce qui était une nouveauté à l'époque. La nécessité se manifesta d'installer des écriteaux en quatre langues dans la Bibliothèque nationale et les aéroports et même des décrets pour l'utilisation de la langue sur les sacs de plastiques dans les restaurants de train27. On peut parler d'une campagne pour la langue qui avait lieu pendant les années 1990 et jusqu'à nos jours, elle se concentre principalement sur les écoles, les stations de radio et les entreprises touristiques en les motivant de participer à des actions d'informations, non sans faire contrôler le respect des règles par le ministère culturel. Le résultat des contrôles est que beaucoup d'entreprises ne respectent pas seulement les traductions en deux langues prévues par la loi, mais qu'ils utilisent même plus que seulement deux langues, surtout sur l'étiquetage et des annonces28.

[...]


1 Cf. http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/ (10 novembre 2008).

2 Cf. Pauline M. Smith: << Le XVIème siècle: les débuts de la standardisation du français moderne », dans<< Écriture, langues communes et normes – formation spontanée de koinès et standardisation dans la Galloromania et son voisinage »,publié par Pierre Knecht et Zygmunt Marzys, Faculté des lettres Nauchâtel et Librairie droz sa Genève 1993, p. 43.

3 Ibidem, p. 44.

4 Par exemple:« Französische Sprachvarietäten »de Peter Stein, publié par le Stauffenberg Verlag Tübingen en 2000

5 Smith, p. 44-45.

6 Ibidem, p.45-46.

7 Ibidem, p. 46-48.

8 Ibidem, p. 49.

9 Cf. Zygmunt Marzys: << Du raissonable au rationnel: les avatars du bon usage >>, apparue dans la même publication de Pierre Knecht et Zygmunt Marzys, p.59.

10 Ibidem, p. 59-62.

11 Cf. http://www.academie-francaise.fr/histoire/index.html (2 novembre 2008).

12 Petra Braselmann: <<Institutionelle Sprachlenkung in Frankreich: neue Wege >>, apparu dans« Texte und Institutionen in der Geschichte der französischen Sprache », présenté par Gerda Haßler, Romanistischer Verlag Bonn 2001, p. 165-166.

13 Cf.« Le français national »d'Étienne Balibar et Pierre Macherey, Librairie Hachette, sans lieu 1974, p. 82-83.

14 Braselmann, p. 166.

15 Cf. http://www.mitterrand.org/-sa-vie-.html (2 novembre 2008).

16 Braselmann, p. 166-168.

17 Braselmann, p.168-169.

18 Gilbert Schoenie, Jean-Paul Bronckart, Philippe Perrenoud:« La langue française est-elle gouvernable? », Editions Delachaux & Niestle, Paris 1988, p. 86-88.

19 Cf. Daniel Baggioni: « Français nationaux, français régionaux, français international: Norme et polynomie dans la gestion des usages du français en Francophonie », apparue dans la publication de Stein, voir plus haut, p. 43-44.

20 Ibidem, p.50-51.

21 Baggioni, p. 51.

22 Ibidem, p.51.

23 Ibidem, p.52.

24 Braselmann, voir plus haut, p. 169.

25 Ibidem, p. 170.

26 Ibidem, p. 170-171.

27 Ibidem, p.172-173.

28 Ibidem, p. 174.

Fin de l'extrait de 18 pages

Résumé des informations

Titre
Standardisierung der französischen Sprache und Verstärkung der Institutionen zur Sprachpflege in Frankreich
Université
University of Trier  (Romanistik)
Cours
La langue francaise au XXième siècle
Note
2,0
Auteur
Année
2009
Pages
18
N° de catalogue
V133801
ISBN (ebook)
9783640403233
ISBN (Livre)
9783640403578
Taille d'un fichier
666 KB
Langue
Français
mots-clé
Standardisierung, Sprache, Frankreich, Sprachpolitik, Jahrhunderte, Loi Toubon, Institutions, lingistiques, Sprachpflegeinstitutionen, Académie, francaise, Loi Bas-Loriol
Citation du texte
Philipp Jakobs (Auteur), 2009, Standardisierung der französischen Sprache und Verstärkung der Institutionen zur Sprachpflege in Frankreich, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/133801

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