Les Trobairitz


Essai, 2008

38 Pages, Note: 1,3


Extrait

Table des matieres

1 Introduction
1.1 Préface
1.2 Histoire
1.3 La fin’ amor

2 Les trobairitz
2.1 Le corpus textuel
2.2 La tradition manuscrite
2.3 L’image de la femme dans les manuscrits
2.4 La conception de l’amour

3 L’analyse exemplaire de la poésie de la Comtessa de Dia
3.1 Intérêt de la démarche
3.2 La Comtessa de Dia
3.2.1 A chantar m’er de ço qu’ieu non volria
3.2.2 Ab Jòi et ab Joven m’apais
3.2.3 Estat ai en grèu cossirièr
3.3 Résultat

4 Conclusion
4.1 Résumé
4.2 Réception
4.3 Perspectives

5 Bibliographie

1 Introduction

1.1 Préface

Le terme troubadour évoque, pour la plupart des esprits, l’image d’un homme médiéval présentant et consacrant un chant d’amour à son amante. De ce fait, il n’est pas étonnant que ceux qui n’ont jamais entendu des trobairitz soient nombreux !

Appartenant à l’aristocratie, les trobairitz vécurent entre 1150 et 1250 et signaient leurs poèmes, ce qui est une grande exception car la plupart des écrivains femmes devaient se cacher sous des pseudonymes d’hommes. On compte vingt trobairitz connues mais il est permis de croire qu’elles furent plus nombreuses.[1] Le terme trobairitz apparaît pour la première fois dans le roman occitan Flamenca, dont l’auteur est inconnu, est qui fut probablement composé entre 1250 et 1270.[2] On sait que les trobairitz elles-mêmes n’ont jamais utilisé cette expression dans les textes qui les concernaient (les vidas ou autres œuvres des troubadours etc.). Le terme trobairitz dérive du masculin troubadour de trouver dans le sens inventer.

L’existence des troubairitz et de leurs chansons suscite de nouvelles questions à propos de la culture du Moyen Age, ainsi qu’au sujet des femmes dans l’Histoire.

De ce fait, nous nous efforcerons dans la première partie, de remettre les trobairitz dans leur contexte médiéval, c’est à dire d’étudier brièvement la situation féodale et le statut de la femme en France méridionale menant aux croisades. Par la suite, nous présenterons la signification de l’expression de la fin’amor qui désignait l’ensemble des émotions et des comportements chantés par les troubadours.

Dans la deuxième partie, nous nous pencherons sur les points principaux des trobairitz dans le sens où l’on abordera les thèmes du corpus textuel : la tradition manuscrite, l’image de la femme dans les manuscrits et la conception de l’amour dans leurs poèmes.

La troisième partie est consacrée à une des plus célèbres trobairitz, la Comtessa de Dia. Quatre de ses poèmes nous sont parvenus. Trois d’entre eux seront traduits, présentés et interprétés à la lumière de la conception de l’amour. Pour terminer notre travail, nous entreprendrons de résumer notre démarche, de présenter la réception des trobairitz et de déterminer l’impact des trobairitz sur les idées féminines ultérieures.

1.2 Histoire

La poésie des trobairitz nous fait découvrir un tout nouveau rôle de la femme au Moyen Age qui a été peu abordé dans les récits de cette époque. Ce nouveau rôle de la femme au Moyen Age ne doit pas faire abstraction du traitement des trobairitz. Il est donc indispensable de replacer, avant d’aborder leurs poèmes, les femmes nobles écrivant des poèmes dans leur contexte historique et de se pencher d’abord sur l’histoire médiévale et sur le rôle des femmes dans ce temps.

Avec la chute de l’empire romain en 476, l’Europe a connu des changements majeurs. La féodalité a imposé des règles d’organisation à la société. Les multiples attaques des Normands ont peu à peu isolé les villes les unes des autres. Cette société redevenue rurale s’est donc réorganisée selon d’autres normes. Ainsi est née la féodalité. La féodalité était la structure politique, économique et sociale prédominante du Moyen Age, ou en d’autres termes, elle consistait en un accord entre deux nobles, l’un seigneur, l’autre vassal. Un seigneur était le propriétaire d'une terre appelée fief qu’il louait à un vassal en échange de son service militaire.[3] Ainsi, l’élément clé était donc le vassal, « homme dont la vie était assurée en échange de la promesse solennelle qu’il défendrait un autre homme, en l’occurrence son suzerain, en cas de guerre»[4].

La féodalité était un système patriarcal qui avait pour but de sauvegarder les intérêts individuels des hommes et de leurs fils.

Mais quels rôles jouaient les femmes dans cette culture et de quels droits pouvaient-elles bénéficier ?

Pour trouver une réponse à cette question il faudra présenter le statut de la femme au Moyen Age, la vision de l’Eglise catholique à l’égard de celle-ci et sa situation juridique.

On constatera d’abord qu’il est très difficile de dégager le rôle de la femme au Moyen Age car il existe une très grande diversité à ce sujet parmi les textes juridiques, les écrits théologiques, les œuvres littéraires et les genres.[5] En outre, « aucune des visions médiévales de la femme, qu’elle soit philosophique, littéraire ou théologique, ne reflète parfaitement la réalité historique des comportements féminins. »[6] La rareté des documents concernant les femmes de cette époque nous prouve le peu d’importance qui leur était accordé.[7]

Le rôle de la femme noble dans la société féodale au Moyen Age apparaît dans sa position matrimoniale. Presque toute femme noble était mariée car pour une femme le mariage représentait la seule possibilité d’être conforme à son rang. Dans la plupart des cas, les femmes ne choisissaient pas leur mari : dans l’aristocratie et, plus tard, dans la bourgeoisie, les mariages étaient en général arrangés. « La condition de la femme mariée, au Moyen Age, peut se définir en disant qu’elle était placée sous la tutelle de son mari. Ce dernier avait sur son épouse une autorité quasi absolue. »[8] La femme avait toujours pour l’homme le statut d’épouse, de mère ou de muse. Lui seul avait le droit de divorcer. Dans de telles circonstances il n’est pas étonnant que les relations émotionnelles n’étaient guère développées.[9]

L’église profitait de l’institution du mariage pour imposer son éthique et son influence. Les époux n’avaient à avoir des rapports sexuels que dans le but d’engendrer. L’église imposait à la femme après la gestation, une cérémonie purificatrice nommée purifatio.[10]

Au Moyen Age, la vision des pères de l’église et des philosophes à l’égard de la femme était péjorative et misogyne. Pour Saint-Ambroise « l’infériorité est dans l’ordre des choses. »[11] Ils justifient leurs points de vue en relatant le comportement d’Eve et d’Adam dans la Bible. Adam avait été crée hors du paradis, donc dans un lieu inférieur mais « il a montré qu’il était meilleur»[12]. En revanche, Eve créée dans un meilleur lieu qu’Adam, c’est-à-dire dans le paradis, « s’est montrée inférieure, car elle s’est laissée séduire la première et a séduit ensuite son compagnon »[13]. Des propos positifs concernant la femme étaient très rares et même les femmes avaient une vision très péjorative d’elles-mêmes. Hildegard de Bingen (* 1098 +1179), par exemple, ne voyait le rôle de la femme que dans la mise au monde et l’éducation de ses enfants.[14] Les juristes du droit canon avaient une vision similaire de la femme. D’après eux, la femme est inférieure à l’homme et « peut être sorcière et responsable, pour provoquer l’amour chez l’homme, de sortilèges diaboliques »[15].

On peut donc se demander ce qu’était concrètement la situation juridique de la femme.

Il faut remarquer que les lois et coutumes en vigueur dans le sud de la France étaient plus favorables aux femmes que celles en vigueur partout ailleurs en Europe. La femme médiévale mariée au sud de la Loire assurait non seulement tous les droits et devoirs du fief pendant l’absence de son époux mais profitait aussi d’une indépendance de gestion de leur propre bien.[16] On justifie, dans certaines recherches, le changement du rôle de la femme au Moyen Age par maints documents trouvés dans le code justinien et le code théodosien. L’usage voulait que le fils aîné reçut l’héritage paternel et les femmes n’osèrent pas changer cet usage avant 1171.[17]

Le code théodosien de 394-395 s’établit en Occitanie au 6ème siècle et donna « aux filles non mariées des droits égaux, dans le partage du bien paternel »[18]. Les biens du père étaient partagés entre son fils et sa fille. Ainsi un bon nombre de fiefs méridionaux furent aux mains des femmes. Mais il fallut attendre jusqu’au début du 12ème siècle afin que leurs enfants puissent également profiter de cette loi sur l’héritage.[19]

La vie des femmes n’a vraiment changé qu’après la première Croisade. La conséquence des croisades sur la condition des femmes dans toute la France fut la suivante : la population mâle lorsqu’elle se trouvait au services des armes, accorda aux femmes le contrôle direct des fiefs.[20]

En résumé les femmes bénéficièrent, grâce aux croisades, d’un grand pouvoir. « Si les conséquences des croisades sur la vie des femmes furent tangibles […] elles ne furent nulle part plus sensibles qu’en Occitanie, dans la vie des femmes troubadours. »[21] Il est également bien évident que les trobairitz ont appartenu à une génération exceptionnellement favorisée. Elles profitèrent généreusement de la convergence des facteurs clés comme le droit à l’héritage, les croisades et la naissance de l’aristocratie. A l’exception de l’Occitanie, aucune des régions dans lesquelles s’imposa la poésie des troubadours ne connut une telle éclosion de poètes femmes. Il ne faut pas oublier l’impact culturel de la femme médiévale. Le rôle littéraire qu’elle a pu exercer comme lectrice, mécène ou destinateur poétique n’est pas indéniable.[22]

1.3 La fin’ amor

C’est au début du 12ème siècle, juste après la première Croisade, que naquit la fin’ amor (l’amour courtois), genre littéraire dont l’invention est attribuée à Guilhem de Pitou.[23] Celui ci destinait ses poèmes au divertissement des nobles en Occitanie du Nord. La fin’amor s’adresse à une personne désirée, dont le nom reste inconnu, mais toujours à une femme. Seule compte la distance qui en sépare, le plaisir (joi), la tristesse, l’espoir, la douleur (dolor) et la crainte.[24]

En parlant de l’amour d’une façon poétique Guilhem modifiait l’image de la femme. Pour lui la soumission à une femme était la seule possibilité « vers une joie quasi mystique »[25].

Peu après la mort de Guilhem en 1127 on trouvait des troubadours dans toute l’Occitanie. Cette fin’amor fut alors un modèle pour des générations de troubadours. En passant de Guilhem à Marcabru et Cercamon, de Jaufré Rudel à Bernard de Ventadorn, Bertran de Born, Guiraut de Bornhel, pour ne citer que les poètes majeurs, le langage poétique changea, c’est à dire qu’il s’affina et se raffina. « On peut dire que, dans leur majorité, les poèmes devinrent, à mesure que l’on avançait dans le siècle, de plus en plus conventionnels et formalistes. »[26]

Mais de quelles origines sociales les troubadours étaient ils issus? La plupart des successeurs de Guilhem IX étaient d’origine modeste. Beaucoup étaient des jongleurs qui devinrent poètes. La plupart d’entre eux bénéficiaient de la générosité de leurs riches seigneurs.[27] L’épouse de ces riches seigneurs, qui étaient aussi les employeurs des poètes de cour, représentait l’objet de la convoitise du poète et s’assuraient ses sentiments éternels et serviles. Les troubadours s’efforçaient de plaire à trois groupes distincts : le seigneur lui-même, premier dispensateur de faveurs, son épouse et sa suite de femmes.[28] Par le biais d’une noble dame daignant accepter pour vassal un poète de bas rang, il était permis aux troubadours sans racines l’accès à « une aristocratie nouvelle, qui n’était plus fondée sur la haute naissance ou les faits d’armes, mais sur une noblesse d’esprit. C’est au nom de ces aspirants chevaliers -les déshérités du féodalisme- que l’amour courtois se présentait lui- même comme un bien que chacun pouvait posséder s’il était courtois.»[29] La dame qui était adorée par le troubadour était à la fois le moyen et l’inspiration de cette nouvelle condition. Le troubadour avait accès à la courtoisie si cette dame voulait bien le prendre pour serviteur. On trouve dans la littérature certains érudits voyant dans ces vers un amour platonique, d’autres, le déguisement d’un adultère. Mais il reste douteux que l’adultère se soit pratiqué beaucoup dans les cours occitanes car les femmes auraient pris trop de risques. Pour elles, l’adultère était plus qu’un péché, puisqu’il couvrait le risque d’une grossesse.[30]

Une idée globale des troubadours fut que l’amour de la dame élève la valeur de son amant. La femme, elle l’a obtenu automatiquement par son mariage. Le chevalier pouvait donc augmenter la sienne en devenant l’amant d’une noble dame. A travers elle, il s’enrichissait, au double sens du mot. La dame, «loin d’être négligeable, dans l’idéologie du fin’amor »[31], était donc essentielle, néanmoins elle restait plutôt un symbole, une clé, un accessoire.[32]

On peut se demander si les troubadours ne faisaient pas la cour aux femmes pour finalement s’adresser aux hommes. La dame ne servant que d’intermédiaire pour un transfert de rang entre deux hommes de classes sociales différentes. Vu ainsi, la fin’amor pourrait apparaître comme une « coquetterie de classes ».[33] On ne sait pas si les troubadours écrivaient leurs poèmes avec cette arrière-pensée mais cela mérite la réflexion.

2 Les trobairitz

2.1 Le corpus textuel

Le corpus des trobairitz reste imprécis car le statut de quelques poèmes reste incertain, surtout en ce qui concerne les compositions des dames anonymes. Comme dans le registre troubadouresque, on distingue trois types de pièces[34]:

1. Les cansos:

D’après Zufferey, il n’y a que quatre noms devenus célèbres avec ce genre :

- La Comtessa de Dia (la plus célèbre de toutes) dont nous connaissons quatre chansons (« Ab joi et ab joven m’apais », 46.1 ; « A chantar m’èr de çò q’ieu non volria », 46.2 ; « Estat ai en grèu cossirièr », 46.4 ; « Fin jòi me don’alegrança », 46.5). Deux des chansons citées devaient être très célèbres vu le nombre de manuscrits dans lesquels elles sont transmises.
- Na Castelloza, une dame d’Auvergne dont nous connaissons trois chansons (« Amics, s’ie·us trobes avinen », 109.1 ; « Ia de chantar non degr’aver talan », 109.2 ; « Mout avetz faich lonc estatge », 109.3). Elle a peut-être également écrit une quatrième chanson (« Per ioi que d’amor m’auvegna », 461.191) qui suit son corpus anonyme dans le chansonnier N. Même si l’attribution de cette chanson reste difficile à définir, on doit la considérer comme appartenant au corpus.
- De N’Azlais de Porcairagues, il ne nous est parvenu qu’une seule composition (« Ar em al freit temps vengut », 43.1) que l’on trouve chez six chansonniers.
- Na Clara d’Anduza est l’auteure avérée d’une chanson (« En greu esmay et en greu pessamen », 115.1) préservée dans un seul manuscrit (C).

On peut ajouter une cinquième trobairitz : Beatriz de Romans. Dans le chansonnier T on trouve le poème « Na Maria, pretz e fina valors » (16a.1=93.1) attribué à une certaine nabietris deroman. Dans l’ancien provençal, la forme Bietris est attestée pour Beatriz (comme par exemple dans le manuscrit R). Si le poème est vraiment de Beatriz de Romans, il fait partie de ces exemples très rares d’une chanson d’amour écrite par une femme pour une autre femme.[35] Beaucoup de philologues ont pensé que c’était une chanson lesbienne mais une analyse profonde d’A. Rieger a montré que ce n’est pas le cas.

Bieiris’s poetic motivation does not spring from a lesbian relationship, and that, although the ‘tender tone’ between women may have been lost over the course of centuries, among the trobairitz and persons of their sex it was very common[36]

Pour Zufferey, il est aussi possible d’attribuer la chanson au corpus de Gui d’Ussel parce que la chanson semble parler de Maria de Ventadorn. Si l’on compare cette chanson à « En tanta guisa·m men’Amors » (194.6) on trouve des ressemblances entre les deux poèmes :

Gui d’Ussel Na Bietris de Romans

11 Bona dompna, pretz e valors, 1 Na Maria pretç e fina valors…

12 E cortesi’ab gen parlar, 4 E·l gintç parlars e l’avinens solas…

13 Huoill rizen, amoros e clar… 6 E·l ducç esgart e l’amoros se[m]blan

15 Et agratz, don non avetz par… 7 Ce son e vos, don non avetç egansa…

(…) (…)

23 Per qe…devetz… 19 Vos prec…

24 …fugir feignens prejadors. 20 Ce non ametç entendidor truan.[37]

Zufferey argumente que le discours de Na Bieiris a des traits masculins et qu’il faut avoir une bonne imagination pour comprendre la prière dans les lignes 19-20 comme « une féministe convaincue » qui tente d’éloigner Na Maria de « tout amant …de sexe masculin » (Nelli 305 n.1)[38]

On peut ajouter une dame anonyme dont on possède la canso « Quan vei los praz verdesir » (461.206) transmise par le chansonnier W. Par ailleurs, Bec mentionne la trobairitz Na Tibors de Sarenom dont on connaît le fragment d’une canso (« Bels dous amics, ben vos puosc en ver dir », 440.1).

2. Les sirventes:

Zufferey distingue trois types de sirventes écrits par les trobairitz : (1) la planh composée par une dame anonyme sur la mort de son amant (« Ab lo cor trist environat d’esmay », 461.2). A. Rieger distingue la planh des sirventes, qui constituent pour elle un autre genre. (2) Le deuxième sirventes est aussi écrit par une dame anonyme (« No puesc mudar no digua mon vejaire », 404.5) même si celui-ci est attribuée au troubadour Raimon Jordan dans le chansonnier C. Les deux derniers vers « car domna deu az autra far onransa, E per aisso ai n’eu dit ma semblansa » protestent contre un « antic troubadour »[39] (de l’école de Marcabru) qui a dit beaucoup de mal des femmes. Vraisemblablement, l’auteur est une trobairitz. Le dernier sirventes est la réponse de Gormonda de Monpeslier à une diatribe de Guilhelm Figueira contre Rome (« Greu m’es a durar, quar agu tal descrezensa », 177.1). Elle a défendu sa propre conviction contre celle d’un homme.

3. Les chansons en dialogue (tensos, coblas et partimens) sont difficiles à classer car dans beaucoup de cas on ne sait pas si une femme a vraiment participé à la chanson. Les dialogues pourraient être fictifs et les critères qui déterminent si le narrateur est féminin sont subjectifs dans la majeure partie des cas. C’est pourquoi les opinions diffèrent d’un philologue à l’autre. Jean-Charles Huchet a une opinion extrême : Dans son livre Les Femmes troubadours ou la voix critique, il explique qu’il n’existait pas de femmes troubadours, ni dans les genres dialogués, ni dans les cansos. Il affirme que les vidas dans lesquelles elles sont mentionnées, ainsi que les manuscrits par lesquels leurs poèmes nous sont transmis, furent écrits après l’époque des troubadours et que l’on ne pourrait pas les attribuer.[40] Mais cette opinion n’est qu’une exception. Selon F. M. Chambers, les dialogues qui peuvent être sans doute attribués à une femme sont les suivants :

[...]


[1] Bogin, Meg: Les femmes troubadours. p. 15.

[2] Bogin, Meg. p. 12.

[3] Bogin, Meg. pp. 25-26.

[4] Bogin, Meg. p. 26.

[5] Bec, Pierre: Chants d’amour des femmes troubadours. p. 10.

[6] Bec, Pierre. p.10.

[7] Bogin, Meg. p. 29.

[8] Lehmann, A.: Le rôle de la femme dans l’histoire de France au Moyen Age. p. 225 dans Karpowitz, p. 46.

[9] Bogin, Meg. p. 30.

[10] Karpowicz, Katharina: Die Dichtungen der trobairitz. Eine literaturwissenschaftliche Untersuchung. p. 39.

[11] Bec, Pierre. p. 10.

[12] Bec, Pierre. p. 10.

[13] Bec, Pierre. p. 11.

[14] Bec, Pierre. p. 12.

[15] Bec, Pierre. p. 12.

[16] Bec, Pierre. p. 14.

[17] Bogin, Meg. p. 28.

[18] Bogin, Meg. p. 28.

[19] Bogin, Meg. p. 29.

[20] Bogin, Meg. p. 39.

[21] Bogin, Meg. p. 39.

[22] Cf. Bec, Pierre. p. 14.

[23] Cf. Bogin, Meg. p. 43.

[24] Cf. Bogin, Meg. p. 48.

[25] Bogin, Meg. p. 43.

[26] Bogin, Meg. p. 47.

[27] Cf. Bogin, Meg. p. 51.

[28] Cf. Bogin, Meg. p. 51.

[29] Bogin, Meg. p. 54.

[30] Cf. Bogin, Meg. p. 57.

[31] Bogin, Meg, p. 64.

[32] Cf. Bogin, Meg. p. 64.

[33] Bogin, Meg. p. 60-61.

[34] Selon Zufferey, François: Toward a Delimination of the Trobairitz Corpus. p. 31-44.

[35] Cf. Zufferey, François. p. 32.

[36] Rieger, Angelica: Was Bieiris de Romans Lesbian? p. 92.

[37] Zufferey, François. p. 33. D’après l’edition d’Audel 34-36 (pour Gui d’Ussel) et de Bertoni, I trovatori d’Italia 256 (pour Na Bietris).

[38] Zufferey François. p. 33.

[39] Zufferey François. p. 34.

[40] Zufferey François. p. 46.

Fin de l'extrait de 38 pages

Résumé des informations

Titre
Les Trobairitz
Université
RWTH Aachen University  (Romanistik)
Note
1,3
Auteurs
Année
2008
Pages
38
N° de catalogue
V150451
ISBN (ebook)
9783640641291
ISBN (Livre)
9783640641376
Taille d'un fichier
1729 KB
Langue
Français
mots-clé
Trobairitz
Citation du texte
Hanna Fedorkov (Auteur)Sandra Pfeifer (Auteur), 2008, Les Trobairitz, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/150451

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