Le début du babillage vocal chez l’enfant avant qu’il ne soit capable de prononcer des mots distinguables est une caractéristique essentielle du développement humain et on est d’accord sur le fait qu’il est en con-tinuité avec l’acquisition postérieur du langage. P&M indiquent que si on considérait le babillage enfantin comme un phénomène qui est dû à la maturation de la capacité langagière et aux mécanismes articula-toires responsables de la parole, il apparaîtrait uniquement dans les langues parlées. On a cependant ob-servé qu’également les enfants sourds exposés à des langues des signes dès la naissance babillent, mais en langues des signes. P&M supposent donc que la capacité humaine de parler n’est pas exclusivement liée à des mécanismes de productions spécifiques à la parole. L’idée est de dire que si le babillage manuel en langue des signes avait les mêmes caractéristiques que le babillage vocal (syllabique) (p. ex. usage d’un échantillon réduit des sons possibles, organisation syllabique, pas de signification ou de référent apparent, éduplication, âge déterminé de début), le babillage résulterait de la maturation d’une capacité langagière neuronale et serait lié à une capacité expressive permettant le traitement de différents types de signales (parlés ou signés). Dans ce cas, le babillage vocal des enfants entendants représenterait l’équivalent du babillage vocal des enfants entendants. Les auteures se proposent à confirmer ces hypothèses en compa-rant les deux types de babillage.
Table des matières
I Travail de texte
1 Présentation des auteures
2 Présentation de l’article
2.1 Thématique et plan
2.2 Hypothèses
2.3 Méthodologie
2.4 Résultats
2.5 Conclusion
3 Cadre de recherche de l’article
4 Avis personnel
5 Principales références bibliographiques données par les auteures
II Étude comparative
1 Aspects formels
2 Méthodologie
3 Babillage et gestes de pointage
Objectifs et thèmes de recherche
L'objectif principal de ce travail est d'analyser l'article scientifique "Babbling in the manual mode: Evidence for the ontogeny of language" de Petitto et Marentette, afin de comprendre si le babillage chez l'enfant sourd, exposé à la langue des signes, partage des caractéristiques structurelles avec le babillage vocal chez l'enfant entendant, suggérant ainsi une capacité langagière neuronale universelle.
- Le développement du langage chez les enfants sourds et entendants.
- La comparaison entre le babillage manuel et le babillage vocal.
- Le rôle de la structure linguistique dans l'acquisition du langage.
- L'analyse des gestes et leur distinction d'avec les signes linguistiques.
- La fonction des mécanismes neuronaux dans l'expression langagière.
Auszug aus dem Buch
Babbling in the manual mode: Evidence for the ontogeny of language
Le début du babillage vocal chez l’enfant avant qu’il ne soit capable de prononcer des mots distinguables est une caractéristique essentielle du développement humain et on est d’accord sur le fait qu’il est en continuité avec l’acquisition postérieur du langage. P&M indiquent que si on considérait le babillage enfantin comme un phénomène qui est dû à la maturation de la capacité langagière et aux mécanismes articulatoires responsables de la parole, il apparaîtrait uniquement dans les langues parlées.
On a cependant observé qu’également les enfants sourds exposés à des langues des signes dès la naissance babillent, mais en langues des signes. P&M supposent donc que la capacité humaine de parler n’est pas exclusivement liée à des mécanismes de productions spécifiques à la parole. L’idée est de dire que si le babillage manuel en langue des signes avait les mêmes caractéristiques que le babillage vocal (syllabique) (p. ex. usage d’un échantillon réduit des sons possibles, organisation syllabique, pas de signification ou de référent apparent, réduplication, âge déterminé de début), le babillage résulterait de la maturation d’une capacité langagière neuronale et serait lié à une capacité expressive permettant le traitement de différents types de signales (parlés ou signés).
Résumé des chapitres
I Travail de texte: Ce chapitre présente les auteures de l'article, détaille la méthodologie et les résultats de l'étude originale sur le babillage manuel, tout en fournissant une analyse critique du cadre de recherche et un avis personnel sur l'étude.
II Étude comparative: Cette partie met en parallèle l'étude de Petitto et Marentette avec les travaux d'Aliyah Morgenstern sur le pointage chez l'enfant, en comparant les approches méthodologiques et les observations sur le développement du langage gestuel.
Mots-clés
Babillage manuel, Babillage vocal, Acquisition du langage, Langue des signes américaine, Psycholinguistique, Développement cognitif, Gestes de pointage, Neurosciences cognitives, Enfants sourds, Enfants entendants, Organisation syllabique, Capacité langagière, Signes linguistiques, Phonétique, Ontogenèse du langage.
Questions fréquemment posées
Quel est le sujet principal de ce travail de recherche ?
Ce travail porte sur l'analyse de l'article de Petitto et Marentette concernant le babillage manuel chez les enfants sourds et sa comparaison avec le babillage vocal chez les enfants entendants.
Quels sont les thèmes centraux abordés ?
Les thèmes clés incluent l'acquisition du langage, la comparaison entre les modalités signées et parlées, et l'existence d'une capacité langagière neuronale amodale.
Quel est l'objectif de l'étude analysée ?
Le but est de démontrer que le babillage manuel chez les enfants sourds partage des propriétés syllabiques avec le babillage vocal, prouvant ainsi que le babillage n'est pas limité aux mécanismes de la parole.
Quelle méthode est utilisée dans l'article de Petitto et Marentette ?
L'étude repose sur des enregistrements vidéo de cinq enfants (deux sourds, trois entendants) analysés via un système de transcription codé pour identifier les activités manuelles systématiques.
Que traite le Hauptteil (partie principale) de ce travail ?
Le Hauptteil se divise en une présentation détaillée des résultats de l'étude (hypothèses, méthodologie, résultats, conclusion) et une étude comparative avec les travaux sur le pointage d'Aliyah Morgenstern.
Quels sont les mots-clés qui caractérisent cette étude ?
Les termes essentiels sont babillage manuel, acquisition du langage, psycholinguistique, langue des signes, et développement cognitif.
Comment le babillage manuel diffère-t-il des simples gestes selon l'étude ?
Le babillage manuel présente une organisation syllabique, un échantillon réduit d'unités combinatoires et une absence de signification référentielle, contrairement aux gestes qui servent à pointer des objets.
Pourquoi l'étude comparative est-elle pertinente ?
Elle permet de mettre en lumière les différences et similitudes dans l'utilisation des gestes et du pointage entre les enfants sourds et entendants, enrichissant ainsi la compréhension du processus global d'acquisition du langage.
- Arbeit zitieren
- Elisabeth Buff-Scherrer (Autor:in), 2011, Babbling in the Manual Mode (according to Laura Ann Petitto and Paula Marentette), München, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/197961