Existe-t-il une norme linguistique québécoise?

Le débat autour de la norme linguistique au Québec


Dossier / Travail, 2011

32 Pages, Note: 2

Doris Schwarz (Auteur)


Extrait

Table des matières

Avant-propos

1. Qu`est-ce que le « français-québécois » ?
1.a La terminologie
1.B Les caractéristiques du FQ : phonétique, morphosyntaxe, lexique
1.b.1 La prononciation
1.b.2 Le lexique
1.b.3 Morphosyntaxe
1.c L`état intérieur du français québécois

2. Le chemin de la norme du français québécois. Un aperçu historique

3. Le débat : Aménagistes contre Conservateurs
3.1 Argument I : « il existe une norme » (A) contre « il n`existe pas de norme » (C)
3.2 Argument II : « Le FQ se distingue du FF » (A / C) contre « Le FQ ne se distingue pas du FF » (A / C)
3.3 Argument III : « Une norme québécoise diminue l`insécurité linguiste » (A) contre « Une norme québécoise augmente l`insécurité linguistique » (C)
3.4 Argument IV : « Les autres variétés romanes ont aussi codifié leur langue » (A) contre « Le FQ n`est pas pourvu des préalables pour former une langue à part » (C)
3.5 Argument V : « la norme québécoise est nécessaire pour le bien du peuple » (A) contre « la norme québécoise est un produit idéologique et narcissique » (C)

4. Que veut le peuple ?

Remarques

Avant-propos

Quand on regarde le paysage de la presse au Québec, un sujet frappe par sa présence permanente : celui de la langue québécoise, de sa qualité et de son statut.[1] Au sein de cette discussion « singulièrement [vive] »[2] se trouve un conflit entre deux camps linguistiques tournant autour des positions opposantes suivantes : les soi-disant « conservateurs »[3] rejettent l`idée d`une norme linguistique propre du français au Québec et souhaitent un alignement à la norme du français de France.[4]

De l`autre côté, les « aménagistes »[5] défendent le statut du français québécois (FQ) comme variété nationale à part[6]. Ceux-ci se sont donnés comme tâche d`élaborer les spécificités du FQ, ralliées dans le Franqus (Dictionnaire du français québécois standard), spécificités auxquelles il faut, selon les aménagistes, donner de la place dans une norme linguistique québécoise officielle et légitime. Malgré que cette norme existe depuis 2008[7] en vertu de la parution du dictionnaire cité plus haut , les discussions autour de la norme québécoise ne s`arrêtent pas, alimentées par des propos comme « la langue standard [au Québec] est un véritable mythe »[8] (Meney 2008), « la définition de la norme linguistique québécoise est encore inachevée »[9] (Villers 2008) ou « non à la langue standard québécoise` »[10] (Paquot 2008).

Ce qui frappe dans cette discussion, c`est l`intransigeance des deux côtés et le manque de véritable dialogue.

Le but de ce travail est en premier lieu de donner une image globale de la « norme du français québécois », ce qui comporte aussi la question (provocatrice) si une telle norme existe. Au cœur du travail se trouve la présentation de ces deux positions opposantes, l`illumination de leur pour et leur contre et leur structuration- tant que possible : Les arguments sont pointus des deux côtés, et la rhétorique ne laisse rien à désirer. Ce serait ainsi audacieux de vouloir trouver une solution au problème. L`objectif sera donc d`élaborer une image cohérente de ce qui est en discussion, respectivement de mettre à disposition une récapitulation du débat qui peut servir comme aperçu (point 3).

Avant de traiter ces questions, il est cependant nécessaire de jeter un regard sur l`aloi de l`objet de la discussion : le français québécois. Quelle est cette « langue », quels sont ses caractéristiques ? Pourquoi donne-t-elle tants de motifs pour en discuter de long en large ? (Point 1).

En outre il est important d`éclairer ce qui a mené à cette discussion : quelle est l`histoire de cette « norme », existante ou pas, où et quand cela a commencé ? (Point 2).

Finalement, il semble intéressant de se consacrer à la question de ce que souhaite le peuple, en définitive le noyau de cette langue québécoise, puisque c`est le peuple qui la module. Le débat mené est un débat de spécialistes (linguistes et pédagogues), et il n`est pas difficile à imaginer que celui-ci paraît «sibyllin » au mortel commun.[11]

Tous les efforts des linguistes doivent après tout servir à la communauté linguistique. On verra au point 4, dans quelle mesure cela est le cas.

1. Qu`est-ce que le « français québécois » ?

1.a La terminologie

Jusqu`à son re-baptême en « québécois » (daté de 1970 selon le Petit Robert), les Québécois parlaient le « français du Canada ».[12] Autres termes utilisés : « canadien français »[13], « français du Québec »[14].

Aujourd`hui on oscille, selon Nemni, entre les termes « québécois » et « français québécois ».[15]

1.b Les caractéristiques du FQ: phonétique, morphosyntaxe, lexique

La discussion de la norme au Québec se cristallise selon Pöll autour la phonétique et le lexique, cependant la phonétique suscite beaucoup moins de discussions que le lexique.[16] Regardons de façon globale les écarts, respectivement les traits commun du français québécois et le français de France :

1.B.1 La prononciation :

Les écarts entre la prononciation québécoise et celle de la France se distinguent du premier coup d`œil remarquablement.[17] Il existe cependant un « usage neutre »[18] du FQ parlé, suivant un modèle de norme orthophonique, à savoir celui du Radio Canada[19]. Il s`agit d`une « prononciation soignée » où « l`ensemble des particularités du phonétisme québécois sont rejetées », rejetées cependant que théoriquement, puisque en pratique ce modèle est « le résultat d`une tension entre la prononciation standard du français hexagonal et le […] français québécois archaïque ».[20] Il reste certaines spécificités de la prononciation québécoise aussi dans l`usage de l`élite[21], mais cette façon de parler différemment est « largement acceptée » par le public et ne suscite pas de querelle entre Conservateurs et Aménagistes.[22]

1.b.2 Le lexique :

La variation entre le FQ et le français de France (FF) est le plus marquée sur le plan du lexique.[23] Le vocabulaire de base est au Québec le même qu`en France[24], plus de 80% de mots sont identiques[25].

Il y a pourtant des éléments absents dans les dictionnaires en provenance de la France.[26] Ces mots uniques au Québec sont appelés « Québécismes » ou « Canadianismes », des mots qui n`existent pas dans le FF.[27]

Villers décrit ces Québécismes qui se sectionnent en sous-catégories : des archaïsmes, c`est-à-dire de vieux mots venus de France, perdus pour la plupart de francophones, mais préservés au Québec (présentement); de nouveaux mots créés sur le territoire québécois pour désigner une nouvelle réalité (bleuetière, cégep) ; des néologismes (pourriel) ; des substituts pour des mots anglais (dépanneur) ; des emprunts à la langue anglaise (des calques comme centre d`achat, changement d`huile[28] ; de simples emprunts comme chum, le fun[29] ; des emprunts morphologiquement adaptés comme forwarder ; des emprunts graphiquement et phonétiquement adaptés : smatte, pénotte) ; des emprunts aux langues amérindiennes (avant tout des toponymes).[30]

Au-delà il existe de nombreuses nuances et connotations dans les sens des mots partagés entre le FQ et le FF ( p.ex. : bois, cuisinière…)[31], des collocations absents du FF (rêve canadien, beau risque, fait français…)[32], des locutions (FQ : c`est de valeur ; c`est le fun)[33]. Par ailleurs, il existe l`utilisation de différents signifiants pour les mêmes signifiés ( le signifiant FQ : creux ( un lac creux de trois mètres) contre le signifiant FF : profond ; le signifié dans ces deux cas : profond au FF)[34].

1.b.3 Morphosyntaxe

En ce qui concerne les deux composants morphologie et syntaxe, il y a des écarts remarquables entre langue parlée et écrite (selon Corbeil)[35], de sorte que certains parlent même d`une « diglossie entre l`oral et l`écrit au Québec » (Barbaud)[36]. Si on trouve des structures différentes en syntaxe, c`est avant tout dans les registres familiers ou populaires (Nemni).[37] Cependant, dans « [la langue parlée soignée] l`écart est pour ainsi dire nul » entre le FQ et le FF (Corbeil).[38] Contrairement à cette position, Barbaud (1998) montre que les élites québécoises utilisent des formes grammaticales standard et vernaculaire qui poserait « d`énormes problèmes communicationnels avec le reste de la francophonie.[39] Mais cela se réfère, bien entendu, à la langue parlée (quoique de l`élite). Du reste, la thèse de Barbaud est « totalement à l`encontre » de ce que Bigot essaie de démontrer dans son étude de corpus. (« Le modèle [que les élites québécoises tendent à utiliser dans les situations de communication formelle] est bien celui du français de référence (…) »).[40]

Il existent cependant des modifications syntaxiques influencées par l`anglais (FQ : dû à la tempête de neige – Anglais : due to… ; FQ : ça fait du sens – Anglais : it makes sens – FF : « ça a du sens »)[41], de plus, il y a certes des expressions figées qui sont « communément utilisées dans le [québécois standard] » (p.ex. c`est de valeur) et qui détiennent d`une structure syntaxique différente du FF[42], mais les différences les plus grandes entre le FQ et le FF se situent dans les registres familiers et populaires[43].

En morphologie, la féminisation des titres est notable (écrivaine (FQ) contre femme écrivain (FF)), ainsi que des néologismes comme nordicité[44] ou des créations volontaires comme buckinghamois[45], critiqueux, parlable ou payage[46], mais en général, la morphologie est moins controversée.[47]

Il faut ajouter qu`il est vrai qu`il existe une étude de la grammaire québécoise (Léard 1995)[48], mais cette grammaire décrit le FQ « dans son usage réel », c`est à dire les parlers populaire.[49]

Somme toute, faute d`énormes écarts entre le FQ et le FF en écrit, le grammaire du FQ n`a pas suscité de discussions remarquables sur le plan public.[50]

1.c L`état intérieur du français québecois

Les deux camps dont on parlait dans l`avant-propos ont beau avoir des positions contraires, ils partagent leur point de départ : tous les deux ont pour but une optimisation de la langue écrite comme parlée au Québec.[51]

Mais quelle est la qualité de cette langue aujourd`hui ? Signifie le souci des linguistes pour le français québécois que cette langue est en dérive ?

Tout d`abord, il faut dire qu`il n`y a jamais eu, grâce à la Révolution tranquille, « autant de Québécois qui maîtrisent aussi bien le français »[52], mais on constate aussi une meilleure qualité de la langue dans les principaux secteurs de la société dans les autres pays francophones.[53] On voit ici avant tout un souci pour la jeune génération (« les jeunes, exposés à cette langue de piètre qualité »[54] ; « [les étudiants] surestiment manifestement [leur] maîtrise [du français] »[55] ; « la piètre qualité du français des écoliers et des étudiants »[56] ). Les jeunes seraient moins outillés et désavantagés par rapport aux étudiants européens, avant tout sur le champ du vocabulaire, selon une enquête du groupe DIEPE (7000 élèves québécois, belges et français en comparaison).[57] Paquot voit dans la manque générale de valorisation pour la culture lettrée que`elle observe auprès des Québécois une des raisons pour cette détérioration linguistique.[58] Depuis 1980 on rejetait le patrimoine littéraire de la France, histoire de se concentrer sur sa propre culture, ce qui est cependant annulé aujourd`hui.[59] De plus, Paquot déplore l`état du système éducatif qu`elle juge « postmoderne » dans ce sens que l`attitude lettrée traditionnelle (avec l`apprentissage du latin et une approche analytique aux langues) serait abandonnée en faveur d`une attitude « spontanéiste » où la communication compte plus que l`analyse systématique. La nouvelle « pédagogie du vécu », qui se caractérise par « l`absence de rigueur et d`exigence », ne verrait dans l`écrit qu`un outil (au lieu d`un vecteur culturel) ce qui aurait créé non seulement des lacunes auprès des écoliers mais aussi auprès des enseignants.[60] Cette attitude laxiste dans les apprentissages et leurs suites (la dégradation de la qualité en français) ont menées à l`introduction des tests de français rigoureux pour les futurs enseignants lors de leur entrées à l`université[61], tests qui ont d`ailleurs émergé de mauvais résultats[62]. Mottet (2009) constate une grande insécurité linguistique auprès des étudiants, qui se concrétise dans les points suivants :

-difficulté du passage du français populaire au français standard dans la même phrase (mélange des registres)
- des hypercorrections (mal-t-à propos)
-la sur- ou sous-estimation de leurs compétences linguistiques
-le manque de différenciation entre oral et écrit (en ignorent les particularités).[63]

Mais non seulement les étudiants sont examinés, aussi les médias qui « collectionnent des fautes de syntaxe, anglicismes grossiers, erreurs de niveaux de langue, maladresse de style »[64] sont accusés. Gagnon (2007) constate également une détérioration dans le domaine des médias : « (…) Radio Canada, naguère le grand véhicule de la correction linguistique qui, en quelques années seulement, s`est transformée en école de vulgarité. (…) La langue de bébé (…) [a] contaminé toute la société ».[65] On peut constater que la langue populaire prend une trop grande place à la radio et la télévision.[66] Gagnon, elle aussi, se soucie du fait que c`est la langue des élites qui se dégrade, et pas celle des milieux ruraux.

[...]


[1] Lockerbie, I. : Le débat sur l`aménagement du français….P. 128.

[2] Ibid. P. 126.

[3] Ibid. P. 126.

[4] Vallée, J.-F. : Personne ne veut faire du français d`ici…http://www.vigile.net/Personne-ne-veut-faire-du-francais.Accès : 08.03.2012

[5] Lockerbie, I. : Le débat….P. 126.

[6] Pöll, B. : Français, langue pluricentrique ? P. 34.

[7] Cajolet-Jaganière, H. : Marques et indicateurs géographiques…. Dans : Bagola, B. (Ed.) : Français du Canada… P. 121.

[8] Meney, L. : Non au séparatisme linguistique. http://www.vigile.net/Non-au-separatisme-linguistique. 08.03.2012.

[9] Villers, M.-E. : Le français au Québec…http://www.ledevoir.com/non-classe/180575/le-francais-au-quebec-un-arbre-de-haute-futaie. 08.03.2012.

[10] Paquot, A. : Non à la « langue standard québécoise ». http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/179979/non-a-la-langue-standard-quebecoise. 08.03.2012.

[11] Lockerbie, I. : Le débat sur l`aménagement….P. 126.

[12] Nemni, M. : Le français au Québec….P. 154.

[13] Ibid. : P.155.

[14] Villers, M.-E. : Le français au Quebec….http://www.ledevoir.com/non-classe/180575/le-francais-au-quebec-un-arbre-de-haute-futaie. Accès : 08.03.2012.

[15] Ibid. : P. 157.

[16] Pöll, B. : Le français langue pluricentrique ? P. 188.

[17] Lockerbie, I. : Le débat sur l`aménagement….P. 133.

[18] Poirier, C. : Faut-il `traduire` le `québécois` ? P. 148.

[19] Pöll, B. : Le français langue…P. 188.

[20] Ibid. : Pp. 188/189.

[21] Ibid. : P. 191.

[22] Lockerbie, I. : Le débat sur l`aménagement…P. 134.

[23] Martel, P. et.al. : Le français québécois et la légitimité…P. 95.

[24] Lockerbie, I. : Le débat sur…P. 135.

[25] Villers, M.-E. : Le français au Québec-Un arbre de…http://www.ledevoir.com/non-classe/180575/le-francais-au-quebec-un-arbre-de-haute-futaie. Accès : 07.03.2012.

[26] Martel, P. et. Al. : Le français québécois…P. 97.

[27] Villers, M.-E. : Le français au Québec- Un arbre…http://www.ledevoir.com/non-classe/180575/le-francais-au-quebec-un-arbre-de-haute-futaie. Accès : 07.03.2012.

[28] Villers, M.-E. : Lexicographie : pour une appropriation…P. 102.

[29] Lockerbie, I. : Le débat sur…P. 138.

[30] Ibid.

[31] Lockerbie, I. : Le débat sur…P. 135.

[32] Martel, P. et. Al : Le français québécois…P. 101.

[33] Lockerbie, I. : Le débat sur…P. 136.

[34] Villers, M.-E. : Lexicographie : pour une…P. 102.

[35] Bigot, D. : De la norme grammaticale…. Alinéa 7.

[36] Ibid. : Alinéa 29.

[37] Ibid. : Alinéa 6.

[38] Ibid. : Alinéa 7.

[39] Ibid. : Alinéa 29.

[40] Ibid. : Alinéa 34.

[41] http://lanoraye.42blog.com/showEntries&ID=395. Accès: 09.03.2012.

[42] Lockerbie, I. : Le débat sur….P. 136.

[43] Nemni, M. : Le français au Québec : représentation…P. 160.

[44] Lockerbie, I. : Le débat sur…P. 136.

[45] Gagneux, A. : Les tendances morphologiques...http://www.er.uqam.ca/nobel/scilang/cesla99/ROBERT/ROBERT.HTM. Accès : 08.03.2012.

[46] Bagola, B. : La langue française au Canada. Aperçu historique…P. 231.

[47] Lockerbie, I. : Le débat sur…P. 136.

[48] Lockerbie, I. : Le débat sur…P.139.

[49] Portelance, C. : Gros ! Ben gros !...P. 133.

[50] Lockerbie, I. : Le débat sur….P. 139.

[51] Ibid. : P. 126.

[52] Meney, L. : La qualité de la langue et la norme (1 et 2). http://www.vigile.net/La-qualite-de-la-langue-et-la. Accès: 08.03.2012.

[53] Ibid.

[54] Ibid.

[55] Mottet, M. : Parler en bon français…P. 90.

[56] Paquot, A. : Le français à la dérive…P. 83.

[57] Viller, M.-E. : Lexicographie : pour une appropriation…P. 102.

[58] Paqout, A. : Le français à la dérive. P. 83.

[59] Nemni, M. : Le français au Québec…P. 170.

[60] Paquot, A . : Le français à la dérive…Pp. 84/85/86.

[61] Paquot, A : Le français à la dérive… P. 85.

[62] Nemni, M. : Le français au Québec…P. 170.

[63] Mottet, M. : Parler en bon français…P. 89.

[64] Meney, L. : La qualité de la langue… http://www.vigile.net/La-qualite-de-la-langue-et-la. Accès: 08.03.2012.

[65] Gagnon, L. : Le drame se poursuit… http://www.vigile.net/Le-drame-se-poursuit. Accès: 08.03.2012.

[66] Poirier, C. : de la défence à la codification…P. 146.

Fin de l'extrait de 32 pages

Résumé des informations

Titre
Existe-t-il une norme linguistique québécoise?
Sous-titre
Le débat autour de la norme linguistique au Québec
Université
University of Trier
Note
2
Auteur
Année
2011
Pages
32
N° de catalogue
V206882
ISBN (ebook)
9783656337355
ISBN (Livre)
9783656337928
Taille d'un fichier
665 KB
Langue
Français
Annotations
Quand on regarde le paysage de la presse au Québec, un sujet frappe par sa présence permanente : celui de la langue québécoise, de sa qualité et de son statut. Au sein de cette discussion « singulièrement [vive] » se trouve un conflit entre deux camps linguistiques tournant autour des positions opposantes suivantes : les soi-disant « conservateurs » rejettent l`idée d`une norme linguistique propre du français au Québec et souhaitent un alignement à la norme du français de France. De l`autre côté, les « aménagistes » défendent le statut du français québécois (FQ) comme (...)
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Citation du texte
Doris Schwarz (Auteur), 2011, Existe-t-il une norme linguistique québécoise?, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/206882

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