« Liberté, égalité, fraternité ? » Mais cette parole célèbre, absolument
symbolique pour la France, ne compte pas pour les langues en France.
Car ce n’était pas toujours tout naturel de parler français dans toute la
France. Il y a des centaines d’années, le pays n’était pas vraiment homogène
concernant les langues. Il y avait des autres langues à côté du
français qui étaient une insulte permanente pour le gouvernement.
L’occitan est une de cette langue entre autres qu’on a essayé d’évincer
et finalement éliminer pour affirmer le français. Tout de même, on remarque
aujourd’hui que l’occitan n’est pas complètement disparu
même qu’il n’y a plus autant de personnes qui le parlent qu’autrefois.
Mais il existe encore. Pourtant, la question se pose à cause de quoi ?
Hasard ? Des efforts de l’État ? Des efforts des organisations données
naissance par des gens privés ?
C’est pourquoi il faut chercher les raisons pourquoi l’occitan est dans
une situation si difficile luttant contre la disparation. En plus, on doit
étudier les organisations qui essaient de maintenir la langue d’oc.
Table des matières
1. Introduction
2. Histoire de l’occitan
3. Occitan aujourd’hui
3.1. Statut juridique des langues minoritaires
3.2. Diffusion d’occitan et ses variantes
3.3. Locuteurs
3.3.1. Nombre de locuteurs
3.3.2. Occasion de l’utilisation
3.4. Organisations soutenants l’occitan
3.4.1. Fondation
3.4.2. Adhérents
3.4.3. Sources de revenus
3.4.4. Domaines d’activités
3.4.5. Présence médiale
3.4.6. Calandreta
4. Remarque finale
5. Appendice
5.1. Bibliographie
5.2. Source de l’iconographie
Objectifs et thèmes de recherche
Cette étude vise à analyser la situation actuelle de la langue occitane, une langue en péril, en examinant les raisons historiques de son déclin et le rôle crucial des organisations associatives dans sa préservation et sa promotion face à l'hégémonie du français.
- Évolution historique de l'occitan depuis l'Antiquité jusqu'à l'ère moderne.
- Analyse du cadre juridique et du statut des langues minoritaires en France.
- Étude empirique des organisations et associations dédiées à la défense de la langue.
- Rôle des écoles bilingues "Calandreta" dans la transmission intergénérationnelle.
- Évaluation de la présence médiatique et des défis sociaux rencontrés par les locuteurs.
Extrait du livre
3.4.2. Adhérents
Selon les 45 organisations qui ont renvoyé le questionnaire donnant un renseignement sur la quantité des membres, il y a 17500 adhérents. C'est-à-dire qu’il y a entre 18, dans les petites, et 1600 membres dans les plus grandes organisations. Le nombre de membres est devenu six fois si grands en comparaison avec les années de fondation. Cela montre que l’intérêt des gens a grandit pour l’occitan. Ce qui concerne le sexe des sociétaires, on peut distinguer une grande différence entre féminin et masculin. Aujourd’hui, mais aussi autrefois, il y a une majorité d’hommes, environ 60%, qui soutiennent l’occitan en s’affiliant à une association. La plupart de membres sont des enseignants, alors comme les fondateurs, ils viennent du secteur tertiaire. Ce qu’on peut constater de l’âge, c’est que plus que 68% de membres sont entre 30 ans et 50 ans. Cela affirme à nouveau que ce ne sont pas non seulement les gens âgés qui font la grande part du soutien. En regardant les connaissances d’occitan, on peut remarquer que beaucoup de gens ne savent pas du tout parler occitan. C’est absolument digne d’attention quand on essaie avec grand effort de défendre une langue qu’on ne parle pas soi-même. Mais ceux qui savent le parler, ils parlent un de plusieurs dialecte, c'est-à-dire qu’ils n’utilisent pas un occitan normé pour lequel ils s’investissent parfois. Environ la moitié des membres passent au moins deux heures chaque semaine dans l’organisation. Ça paraît peu de temps mais il faut tenir compte de fait qu’ils font ça dans leurs loisirs. Seulement 2% s’engagent plus que dix heures par semaine pour l’occitan. Pourtant, il ne faut pas négliger qu’il y a aussi des personnes qui travaillent professionnellement dans les organisations. Parlant de ceux-ci, il faut dire qu’ils sont des enseignants dans les écoles Calandretas ou ils sont des hommes politiques. Pour devenir un membre, les organisations exigent qu’on montre de l’intérêt pour la langue occitane et qu’on paie la cotisation.
Résumé des chapitres
1. Introduction : L'introduction pose la problématique de la survie de l'occitan dans un État français historiquement centralisé et souligne la nécessité d'étudier les mécanismes de résistance linguistique.
2. Histoire de l’occitan : Ce chapitre retrace le développement de la langue depuis l'influence latine et l'époque des troubadours jusqu'aux pressions politiques et législatives ayant conduit à sa marginalisation.
3. Occitan aujourd’hui : Cette section centrale dresse un état des lieux complet, allant du cadre juridique à la sociologie des locuteurs et des structures associatives qui soutiennent la langue.
3.1. Statut juridique des langues minoritaires : Analyse la position de la Constitution française vis-à-vis des langues régionales et l'impact de la Charte européenne des langues minoritaires.
3.2. Diffusion d’occitan et ses variantes : Présente la diversité dialectale de l'occitan et sa répartition géographique dans le sud de la France et au-delà.
3.3. Locuteurs : Examine les deux profils de locuteurs : ceux ayant appris la langue naturellement en famille et ceux l'ayant apprise par intérêt intentionnel.
3.3.1. Nombre de locuteurs : Discute des difficultés à chiffrer précisément les locuteurs en raison du manque de données fiables et de la différence entre compréhension et pratique.
3.3.2. Occasion de l’utilisation : Explore les contextes sociaux où l'occitan est pratiqué, principalement dans la sphère privée et familiale, face à la prédominance du français dans la vie publique.
3.4. Organisations soutenants l’occitan : Présente l'enquête de Sabine Schick sur les structures associatives dédiées à la préservation de la langue.
3.4.1. Fondation : Analyse les motivations et les profils socioprofessionnels des fondateurs d'associations occitanistes.
3.4.2. Adhérents : Dresse un portrait statistique des membres des associations et de leur engagement temporel et idéologique.
3.4.3. Sources de revenus : Examine les modèles financiers des associations, basés principalement sur les cotisations et des activités culturelles.
3.4.4. Domaines d’activités : Détaille les actions concrètes des organisations, de la promotion culturelle à l'engagement politique et environnemental.
3.4.5. Présence médiale : Analyse la faible visibilité de l'occitan dans les médias traditionnels et le recours aux publications propres des associations.
3.4.6. Calandreta : Explore le rôle pionnier des écoles bilingues dans l'immersion linguistique des enfants et les défis de leur intégration dans le système national.
4. Remarque finale : Conclut sur l'incertitude de l'avenir de l'occitan tout en soulignant l'importance de la détermination des acteurs engagés.
5. Appendice : Regroupe la bibliographie complète et les sources des illustrations utilisées.
Mots-clés
Occitan, langue minoritaire, France, sociolinguistique, Calandreta, troubadours, bilinguisme, identité régionale, politique linguistique, transmission, associations culturelles, dialectes, francitan, survie linguistique, éducation.
Foire aux questions
Quel est le sujet principal de ce travail ?
Le travail traite de l'évolution historique et de la situation contemporaine de la langue occitane en France, en mettant l'accent sur sa lutte pour la survie face à la politique linguistique dominante.
Quels sont les thèmes centraux abordés ?
Les thèmes principaux incluent l'histoire de la langue, son statut juridique, la sociologie de ses locuteurs et le rôle fondamental des associations et des écoles bilingues dans sa préservation.
Quel est l'objectif principal de l'auteur ?
L'objectif est de comprendre pourquoi l'occitan se trouve dans une situation si précaire et d'identifier les facteurs et les organisations qui contribuent à maintenir cette langue vivante.
Quelle méthode de recherche est utilisée ?
L'auteur s'appuie sur une analyse documentaire et, de manière significative, sur les données issues d'une enquête empirique menée par Sabine Schick concernant les organisations occitanistes.
Qu'est-ce qui est traité dans le corps de l'ouvrage ?
Le corps du texte explore les origines latines, les persécutions historiques, le cadre juridique actuel, ainsi qu'une analyse détaillée des structures associatives, des revenus, des activités et du rôle des écoles Calandreta.
Quels mots-clés caractérisent le mieux cette recherche ?
Les termes essentiels sont Occitan, langue minoritaire, sociolinguistique, Calandreta, bilinguisme et politique linguistique.
Quelles sont les caractéristiques des fondateurs d'associations occitanistes ?
D'après l'étude, une majorité de fondateurs appartiennent au secteur tertiaire, souvent enseignants, et la plupart font partie de la génération des 25 à 50 ans, ce qui contredit l'idée que le soutien vient uniquement des populations âgées rurales.
Pourquoi le rôle des écoles Calandreta est-il jugé spécifique ?
Elles sont jugées spécifiques car elles proposent une immersion linguistique totale et indépendante, permettant une transmission de la langue aux enfants même lorsque celle-ci n'est pas pratiquée à la maison.
Quelle est la conclusion sur l'avenir de l'occitan ?
L'auteur conclut que l'avenir n'est pas prédéterminé, mais que la survie de la langue dépend crucialement de l'existence de personnes engagées et de la capacité des organisations à maintenir la langue présente dans les esprits.
- Citation du texte
- Yannick Kwast (Auteur), 2010, L’occitan: De l’origine et sa situation actuelle, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/211660