La Politique africaine de la France: l'exemple du protectorat de la Tunisie


Dossier / Travail, 2004

13 Pages, Note: gut


Extrait

Contenu

0. Introduction

1. La colonisation de l’Afrique

2. Les colonies françaises
2.1. La Tunisie

3. Le système colonial appliqué par la France

4. Les changements en Tunisie à cause de la colonisation
4.1. Transformations économiques
4.2. Transformations sociales
4.3. Transformations culturelles
4.4. Transformations religieuses

5. Conséquences : En chemin de la décolonisation

6. L’indépendance de la Tunisie

7. Bibliographie

0. Introduction

A la suite du cours « Civilisation française », j’écrirai mon dossier sur le sujet de « La politique africaine de la France – l’exemple du protectorat de la Tunisie ». Pour être capable d’entrer un peu plus dans le détail, je me pencherai surtout sur la colonisation du protectorat de la Tunisie dans ce dossier-ci. Il traitera plus exactement de la colonisation de l’Afrique en général ainsi que du système colonial que la France a appliqué en Tunisie pendant la période de la colonisation. Je démontrerai le début des et des raisons pour la conquête de ce pays de l’Afrique du nord ainsi que son chemin vers la liberté.

1. La colonisation de l’Afrique

Le goût nouveau pour les explorations se développe pendant le siècle des Lumières (cf. Fluchard / Salifou, p. 37). Les pays lointains et tout ce que l’on ne connaît que des œuvres littéraires évoque le mystère et l’exotisme. Ce n’est pas seulement l’aventure qui compte mais le désir de la plupart des puissances européennes d’enrichir leurs connaissances géographiques qui aident à dominer le monde (cf. Fluchard / Salifou, op.cit.). Chaque pays vise à étendre son influence sur le continent africain (cf. Jolly, p. 27).

En général, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France sont les plus grands bénéficiaires de la colonisation de l’Afrique (cf. Jolly, p. 27). En ce temps-là, entre la deuxième moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle, la France est la puissance principale en Europe qui tire profit de la colonisation (cf. Fluchard / Salifou, p. 64). Avec Jules Ferry à la tête de l’entreprise, elle étend vite ses conquêtes en Afrique, le principal domaine française de l’expansion (cf. Jolly, p. 32).

En 1870, la France est un pays industrialisé avec des capitaux considérables et des produits manufacturés qu’elle veut vendre partout dans le monde. La production économique de l’Europe dépasse ses besoins et pour cette raison l’acquisition de colonies comme nouveaux débouchés semble être nécessaire. Ces difficultés économiques en Europe forcent les Européens à trouver des solutions outre-mer (cf. Jolly, p. 27).

Les conditions principales de l’expansion de la France sont entre autres l’expansion démographique en Europe, les progrès décisifs de la navigation comme par exemple l’avènement de la caravelle et la diffusion de certains instruments qui aident à faire progresser la navigation et leur supériorité technique.

Il faut aussi mentionner la politique nationaliste qui surgit en Europe et qui a le but de dominer et de coloniser un ou plusieurs pays (cf. Fluchard / Salifou, p. 65). Les facteurs politiques pour la colonisation sont dus à l’humilité que la France a connue dans la Première Guerre mondiale (cf. Fluchard / Salifou, p. 68).

Entre outre, le rôle de l’idéologie est assez important si l’on veut comprendre le comportement colonisateur que la France et aussi les autres pouvoirs européens exercent sur le continent de l’Afrique. La France vise à répandre la notion de « Liberté, Egalité, Fraternité » et voit une action civilisatrice en la colonisation en soi. Elle pense que les indigènes ont besoin d’aide de l’Europe (cf. Fluchard / Salifou, p. 69). Ainsi, des affrontements entre les colonisateurs et les indigènes sont presque inévitables dès le début. Ce danger est encore renforcé par la décision prise à la conférence de Bruxelles en 1876: Au cours de cette conférence internationale de géographie il est question de la lutte contre le commerce des esclaves et aussi de l’ouverture de l’Afrique à l’Europe. Les puissances qui assistent à cette conférence décident enfin que chaque pays puisse encore étendre son domaine en Afrique pour arriver à une répartition du continent africain. Des frictions entre les différents sphères d’intérêt sont proches (cf. Jolly, p. 28).

2. Les colonies françaises

L’Afrique française du XIXe et du XXe siècle est un ensemble hétérogène qui comprend les protectorats de la Tunisie et du Maroc, douze colonies au nord du Sahara (dont l’Algérie est la plus importante), la Côte française des Somalis, le Madagascar, l’Archipel des Comores, et le Togo ainsi que le Cameroun, deux territoires sous tutelle (cf. Fluchard / Salifou, p. 245).

2.1. La Tunisie

La France et d’autres puissances européennes s’intéressent à l’expansion méditerranéenne. En tant que pays au bord de la méditerranée et aussi à cause de sa proximité géographique, la Tunisie est d’un intérêt stratégique pour elles (cf. Fluchard / Salifou, p. 76).

L’histoire de la colonisation de la Tunisie commence au milieu du XIXe siècle. Entre 1855 et 1883 la Tunisie s’endette trop vis-à-vis les puissances européennes (cf. Jolly, p. 12). Les dettes sont si élevées en 1866 que le gouverneur de la Tunisie, le bey, ruine même son pays. A cause de la grave crise financière et politique qui suit, il accepte finalement la mise en tutelle de son pays par une Commission financière internationale. De plus, des étrangers sont admis dans le pays (cf. Fluchard / Salifou, p. 78). Cela est la raison pour la révolte des Kroumirs, la population du Sud de la Tunisie. Une expédition française est initiée en Tunisie pour rétablir le calme. Cela fonctionne presque partout, seul le sud, le Kroumirie s’y oppose (cf. Jolly, p. 13). Là, les révoltes ont pour conséquence que le prochain bey est capturé et que l’anarchie règne dans le pays (cf. Jolly, p. 12).

L’Italie et le Royaume-Uni aident toujours à réduire les dettes du bey en créant une Commission financière internationale. Mais ils n’ont pas de succès. Par contre, le Royaume- Uni déclare de se retirer. En 1878, le Royaume-Uni abandonne la Tunisie à la France qui est chargée de l’occupation provisoire et limitée du pays « jusqu’au rétablissement de l’ordre et de la sécurité » (Fluchard / Salifou, p. 79). Puis, des tensions émergent entre l’Italie toujours intéressée à la Tunisie et la France (cf. Jolly, p. 12). Mais l’Italie voit bientôt qu’elle doit abandonner le pays.

Par la suite de « La Convention de la Marsa », un traité fait de la Tunisie un protectorat français le 12 mai 1881. Le statut du protectorat est appliqué chez les pays qui avaient déjà une structure étatique. En ce cas, les rapports de l’état protégé, la Tunisie, et le protecteur, la France, sont régis par traités (cf. Jolly, p. 53). Le protectorat sur la Régence de Tunis par exemple est établi par le Traité du Bardo et il est complété par la « Convention de la Marsa » (cf. Jolly, op.cit.). Mais l’état protégé n’a pas de représentants diplomatiques, il est dirigé par un résident général nommé par la France chargé de l’économie, des finances, de l’administration et de la politique extérieure et intérieure. La France y exerce le pouvoir et ne laisse au responsable local, le bey tunisien, que l’illusion de gouverneur (cf. Fluchard / Salifou, p. 247). L’administration est assurée par des Français sous la haute direction d’un Résident général nommé par Paris (cf. Fluchard / Salifou, p. 247). La France provoque ainsi une réaction anti-coloniale très forte dans le pays.

[...]

Fin de l'extrait de 13 pages

Résumé des informations

Titre
La Politique africaine de la France: l'exemple du protectorat de la Tunisie
Université
University of Pau  (Français Langue Etrangère (FLE))
Note
gut
Auteur
Année
2004
Pages
13
N° de catalogue
V23105
ISBN (ebook)
9783638262934
Taille d'un fichier
506 KB
Langue
Français
Annotations
Die Hausarbeit habe ich während meines Erasmusaufenthaltes in Frankreich geschrieben.
mots-clé
Politique, France, Tunisie
Citation du texte
Julia Hansens (Auteur), 2004, La Politique africaine de la France: l'exemple du protectorat de la Tunisie, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/23105

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