"Comment Wang-Fô fut sauvé" de Marguerite Yourcenar. L'analyse de l'irréel


Thèse Scolaire, 2011

27 Pages, Note: 14 Punkte

Louane Lamarche (Auteur)


Extrait

TABLE DE MATIERES

1 AVANT-PROPOS

2 INTRODUCTION

3 MARGUERITE YOURCENAR - LA BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR
3.1 SA VIE
3.2 SON ŒUVRE
3.2.1 Les Nouvelles orientales

4 « COMMENT WANG-FO FUT SAUVE »
4.1 RESUME DU TEXTE
4.2 INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

5 L’IRREEL DANS LA NOUVELLE
5.1 DEFINITION DE L’IRREEL

6 L’ANALYSE
6.1 LES DEUX MONDES
6.2 L’OPPRESSION
6.3 L’APOLOGUE
6.4 LE POUVOIR DE L’ART
6.5 LA MORT
6.6 LE « MENAGE A TROIS »
6.7 L’EMPEREUR

7 CONCLUSION

8 BIBLIOGRAPHIE

9 ANNEXE

1 Avant-propos

« Partons, mon Maître, pour le pays au-delà des flots »1, dit le disciple Ling au vieux peintre et ils montent en bateau et disparaissent à jamais sur la mer qu’il venait de peindre. C’est de ce fait merveilleux comme des autres événements que je vais m’occuper dans cet exposé sur la nouvelle relativement inconnue de Marguerite Yourcenar intitulée Comment Wang-Fôfut sauv é en analysant ce récit en tenant compte des aspects choisis. Pour mieux comprendre l’intention et l’idée de Marguerite Yourcenar je me suis servie de littérature d’accompagnement car celle-ci m’a beaucoup éclairée sur les œuvres de l’auteur dont je me suis fixée comme but la description autonome. En vous informant d’abord de la personne Marguerite Yourcenar, il sera plus facile de suivre la création de ses œuvres, en particulier celle de Comment Wang-Fôfut sauv é. En outre j’ai décidé de diviser l’analyse du récit en plusieurs parties puisqu’il traite non seulement d’un sujet unique mais de thèmes différents qui valent d’être abordés en détail. Ce qui m’est apparue très important, c’était l’élaboration de la thématique de l’oppression, celle de la mort et celle du pouvoir de l’art. Comme tous les trois aspects sont empreints d’irréel, il se révélait nécessaire de définir ce terme avant de l’analyser. En réalisant l’ébauche de cet exposé sur Comment Wang-Fôfut sauv é, je me suis laissée envoûter par l’histoire du vieux peintre, que j’avais tout d’abord considérée comme une histoire peu intéressante.

2 Introduction

« Faut-il donc que ce qui est le plus vrai, le meilleur ait l'air si irréel, et que ce qui est irréel paraisse si vrai ? » 2

Novalis

Cela pourrait être la question cruciale que se poseraient beaucoup de lecteurs après avoir lu le récit de Marguerite Yourcenar intitulé Comment Wang-Fôfut sauvé. Ce sont des frontières estompées entre le monde réel et l’irréel sur lesquelles on débouche en lisant ce conte chinois. L’objectif de cet exposé est l’analyse du merveilleux et du changement vers l’irréel au sein du récit de Comment Wang-Fôfut sauvé.

3 Marguerite Yourcenar - la biographie de l’auteur

Avant d’aborder l’analyse proprement dite, il semble nécessaire de présenter la vie de l’auteur et ses œuvres. Marguerite Yourcenar, de son vrai nom Marguerite de Crayencour, est une grande écrivaine de la littérature francophone, auteur de romans biographiques et historiques. En plus de cela elle est aussi l’auteur d’une œuvre osée qui va à contre-courant de la littérature de son époque.

3.1 Sa vie

Née le 8 juin 1903 d’une mère belge qui est morte à la naissance, Marguerite de Crayencour est élevée par sa grand-mère paternelle, Noémi, et par son père, un anticonformiste et grand voyageur dont l’influence sera essentielle pour sa production littéraire. La jeune fille reçoit une éducation attentionnée et extrêmement abondante, à tel point que c’est aussi son père qui finance à compte d’auteur son premier roman. Sans être allée à l’école, elle passe la première partie de son baccalauréat à Nice. En 1914 la guerre incite M. de Crayencour à se réfugier, avec sa fille Marguerite, à Richmond en Angleterre. Elle ne va pas à l'école, mais profite d'un milieu social éducatif et très tôt apprend le grec et le latin. Dans les années trente, elle voyage beaucoup, en Grèce, en Italie et aux Etats-Unis où elle s’installe définitivement en 1939 à cause de difficultés financières et parce qu’en Europe la 2nde guerre mondiale se déclare. Aux Etats-Unis, Marguerite Yourcenar rejoint son amie Grace Frick, une jeune universitaire américaine, qui devient sa compagne et traductrice. Les deux femmes s’achètent la ferme Petite Plaisance sur l'île des Monts-Déserts devant la côte de Maine où elles mènent une vie simple et proche de la nature. Devenue citoyenne américaine en 1947, Marguerite Yourcenar y passe le reste de sa vie. Elle enseigne la littérature française jusqu’en 1949 mais ce qu’elle préfère c’est l’écriture. Elle reçoit plusieurs prix littéraires et est la première femme à entrer à l’Académie française3 en 1980, une révolution dans cette institution uniquement masculine depuis sa fondation en 1635. Décédée le 17 décembre 1987 aux Etats-Unis, elle est enterrée au cimetière Brookside à Somesville (Maine).

3.2 Son œ uvre

Son œuvre est composée de romans, d'essais, de pièces de théâtre, de traductions du Grec et aussi de l'Anglais, ainsi que de récits autobiographiques. En plus, Marguerite Yourcenar était aussi poète et critique. Son premier poème, Le Jardin des Chim è res, est publié en 1921 et signé Yourcenar. C’est l’anagramme de Crayencour, crée par jeu, qui devint son nom légal aux Etats-Unis à partir de 1947. Toutefois c’est avec Mémoires d ’ Hadrien paru en 1951, puis L ’œ uvre au noir en 1968 que Yourcenar devint mondialement célèbre. Malgré tout, elle ne faisait pas partie des personnages populaires de la littérature française contemporaine. Ses livres, qui guident leurs lecteurs dans des pays et des temps lointains, sont considérés comme sérieux et difficiles. Ce qu’elle appréciait en particulier, c’était les réactions différentes aux grandes questions de l’existence humaine: l’amour, la sexualité, la mort, la recherche spirituelle, la liberté de l’individu. Il faut également mentionner l'absence de grandes figures féminines dans son œuvre. Le plus souvent les hommes, dont l'homosexualité ou la bisexualité est marquée comme partie toute naturelle de leur personnalité, sont au centre. En outre la distance frappante qu’elle met entre elle, l’auteur et ses personnages est vraiment caractéristique pour ses livres :

« Le public qui cherche des confidences personnelles dans le livre d'un écrivain est un public qui ne sait pas lire. »4

Le mouvement féministe, l'énergie atomique - c’étaient des thèmes d'actualité de son époque sur lesquels Yourcenar se penchait dans ses essais ; elle s’engageait surtout en faveur de la libération des Noirs et de la protection de la nature. Pour résumer le style de Marguerite Yourcenar, Kasja Andersson écrit que « les romans yourcenariens sont structurés antithétiquement, [car] on y trouve un va-et-vient, un jeu continuel des contraires ; la rage de vivre, l’amour de la vie y sont systématiquement opposés à l’idée de la mort, de la destruction. »5

3.2.1 Les Nouvelles orientales

L’œuvre, qui comporte dix nouvelles, est une œuvre de jeunesse de Marguerite Yourcenar qui a été publiée en 1938 chez Gallimard dans la collection « La Renaissance de la nouvelle ». Marguerite Yourcenar a beaucoup voyagé dans sa vie et son recueil Nouvelles orientales en représente le témoignage littéraire. L’intérêt pour toutes les formes de culture se reflète aussi dans les thèmes constants : la mort, la puissance de l’art, la création et ses dangers. L’adjectif « orientales » s’explique par le fait qu’elle construit son œuvre spécialement en appui sur les mythologies. Ces récits, avant d’être amassés sous forme de recueil, ont paru séparément entre 1928 et 1937 dans des magazines. K â li décapitée a constitué la première nouvelle publiée en 1928 dans La Revue européenne. Comment Wang-Fôfut sauv é et Le dernier amour du prince Genghi ont toutes deux été publiées respectivement dans La Revue de Paris en 1936 et 1937. Pendant ces mêmes années, Le sourire de Marko et Le lait de la mort ont paru dans Les Nouvelles littéraires, et L ’ homme qui a aiméles Néréides dans La Revue de France. Enfin, on pouvait lire Notre-Dame-des-Hirondelles dans La Revue hebdomadaire en 1937. Seule la nouvelle La fin de Marko Kraliévitch a été écrite plus tard en 1978 et a été publiée dans La Nouvelle Revue Fran ç aise. Celle-ci ne faisait pas partie de la première édition collective de 1938. En 1963, Marguerite Yourcenar a remanié les récits en améliorant le style, en modifiant la fin du récit « Kâli décapitée » et en changeant certains titres. Ainsi, « Le Chef rouge » est devenu « La veuve Aphrodissia » et « Les Tulipes de Cornélius Berg » s’est transformé en « La Tristesse de Cornélius Berg ». À l’origine, le recueil comportait un autre conte intitulé Les Emmurés du Kremlin, mais l’auteur a décidé de le retirer car elle ne le considérait pas aussi valable que les autres. Après une première publication en 1938 chez Gallimard et un remaniement de l’ouvrage par Marguerite Yourcenar en 1963 avec l’ajout d’un post-scriptum, les Nouvelles orientales, version révisée, ont fait l’objet de deux nouvelles éditions toujours chez Gallimard : l’une en 1975 dans la collection « Blanche », l’autre en 1978 dans la collection « L’imaginaire ». Dans Les Yeux ouverts et surtout dans le Post-scriptum de 1978 qui fait suite aux Nouvelles orientales, l’auteur parle des origines de cette œuvre. En effet, son inspiration vient de légendes et de contes très anciens de l’Asie et du Moyen-Orient, qu’elle a entendu raconter au cours de ses voyages. Les récits constituent par conséquent une série de récits que l’auteur a réinterprétés. L’organisation de ce recueil est simple. Une histoire centrale englobe les nouvelles différentes racontées par les narrateurs-personnages appartenant au premier récit. Elles semblent se suivre naturellement, sans logique apparente, mais quand on regarde plus attentivement l’enchaînement des Nouvelles orientales, on remarque qu’elles sont arrangées sous forme de cercles concentriques6. En effet, nous pouvons constater que les liens entre les récits sont constitués soit par les sujets soit par l’identité des protagonistes. De la sorte la première et la dernière nouvelle, la deuxième et la pénultième et ainsi de suite, forment des effets de miroir et se correspondent. À cause de la structure en cercles concentriques et les jeux de miroir créés par Marguerite Yourcenar animé par l’antagonisme des personnages des couples et par le dédoublement de ces duos, la conception même de personnages et leur relation entre eux se soumet à une organisation binaire. Même les personnages, tout en semblant réels, ont cette touche de magie qui les porte dans un monde mystérieux où le divin fréquente l’humain.

4 Comment Wang-Fô fut sauvé

4.1 Résumédu texte

C’est l’histoire du vieux peintre chinois Wang-Fô aux dons surnaturels qui erre, accompagné de son disciple Ling, le long des routes du royaume de Han7. Il est capable de rendre vivants, de faire bouger les animaux et les personnages qu’il représente avec ses pinceaux ; il fait cadeau de ses peintures à qui les apprécie ou alors les échange contre de la nourriture au lieu de les vendre. Une nuit, les soldats de l’Empereur arrêtent Wang-Fô et son disciple et les conduisent au palais. L’Empereur condamne le vieux peintre à avoir les yeux brûlés et les mains coupées puisqu’il a été élevé enfermé dans une chambre décorée des seuls tableaux de Wang-Fô et lorsqu’il a été en contact avec la réalité, le monde lui a paru moins beau. C’est ainsi qu’il a été pris d’une colère épouvantable et a menacé Wang-Fô de ce terrible châtiment. Ling, son disciple fidèle, qui essaie de défendre son maître et tuer l’Empereur est décapité sous les yeux du peintre. Avant d’exécuter sa sentence l’Empereur demande à Wang-Fô de finir un tableau inachevé. Le peintre se met alors au travail et au fur et à mesure qu’il peint, l’eau de sa peinture envahit la salle impériale et la mer monte et submerge l’Empereur et ses courtisans. Un bateau apparaît, conduit par Ling dont une écharpe rouge entoure le cou, s’approche et emporte Wang-Fô. Alors, la mer se retire du palais et l’Empereur ne peut rien faire de plus que de contempler les deux hommes, qui s’éloignent à jamais à l’intérieur de la toile.

4.2 Informations supplémentaires

Suivant la tradition orientale, cette œuvre traite de la frontière entre l’imagination et la réalité de la même façon que le célèbre proverbe chinois « Zhuangzi et le papillon ». Dans celui-ci il est question d’un homme qui rêve d’être un papillon, mais en se réveillant, il ne sait plus s’il est un papillon qui pense être un homme, ou un homme qui a rêvé d’être un papillon.8 Cette façon de penser serait difficile puisqu’il n’y a plus de frontières nettes entre le réel et l’imaginaire. Comment Wang-Fôfut sauv é a l’intention d’initier les enfants au genre fantastique. Face à ce style d’écriture, le conte va requérir la faculté à se détacher du réel et également attirer l’intérêt du lecteur pour une autre culture. C’est aussi un récit moderne, ouvert, où le lecteur est libre d’imaginer la fin de l’histoire. Suite au titre les lecteurs vont anticiper un danger qui va menacer un personnage. En même temps, l’absence de point d’interrogation indique que la narratrice sait ce qui va se passer et le lecteur à sa suite va le découvrir. C’est à eux d’imaginer comment fut sauvé Wang-Fô, contrairement à ce qu’à pu laisser croire le titre, à savoir que la narratrice allait le raconter. Lorsque le châtiment a été énoncé, les lecteurs peuvent essayer de construire la fin à partir de la certitude que le vieux peintre Wang-Fô va être sauvé.

5 L’irréel dans la Nouvelle

Compte tenu du fait que Wang-Fô peint des images qui prennent vie, la nouvelle pose des questions décisives sur le réel et de l’irréel. Où commence l’irréel, où s’arrête-t-il ?

En quoi est-il influencé par le réel et en quoi l’influence-t-il en contrepartie ? Comment passer la frontière?

5.1 Définition de l ’ irréel

Définir un terme abstrait comme celui-ci est une tâche difficile. Certainement chaque personne a sa définition personnelle de cette expression. Toutefois, il y a selon toute vraisemblance des aspects que toutes les tentatives d’explication ont en commun. L’encyclopédie nous enseigne que l’irréel est quelque chose qui n’est pas réel, qui manque de réalité, qui est illusoire. L’adjectif « illusoire » pour sa part signifie quelque chose qui est trompeur et hors du champ de la réalité. En philosophie on trouve des explications plus élaborées. Selon les philosophes l’irréel « […] n’existe qu’à l’état d’invention imaginative ou de conception logique »9.

6 L’analyse

Les élaborations ci-après analysent les événements et les circonstances dans Comment Wang-Fôfut sauv é en référence à l’irréel autant qu’au merveilleux.10

6.1 Les deux mondes

Le texte oppose d’une manière très forte deux mondes. Le monde réel, tel que le découvre le jeune empereur est caractérisé par la laideur, la brutalité et la violence tandis que Wang-Fô crée un monde imaginaire qui échappe aux contingences matérielles, un monde intemporel, éternel, à la beauté absolue. Il ne se contente pas simplement de reproduire le réel dans ses peintures, au lieu de cela il l’interprète et l’embellit sur sa toile. Selon l’Empereur l’artiste possède le plus beau des royaumes, car on y entre par « le chemin de Milles Courbes et des Dix Milles Couleurs »11. Son art, porté à la perfection, donne vie à tout ce que le vieux peintre recompose en images. Aidé par Ling, Wang-Fô réussit à échapper à la menace impériale en montant dans le canot qu’il a peint et à naviguer sur les flots de son tableau. Ainsi, au moment où il se met à compléter son œuvre de jeunesse, un changement apparaît vers l’irréel, la pièce où lui et la cour impériale se trouvent, se remplit d’eau. Peu à peu le tableau prend la place de la réalité jusqu’à l’apparition de Ling qui marque un basculement complet dans l’irréel.

[...]


1 Marguerite Yourcenar. « Comment Wang-Fô fut sauvé », dans les Nouvelles orientales. Paris : Gallimard, 1963, l. 191-192

2 Voir : l’annexe p. IX ; http://www.evene.fr/celebre/biographie/novalis-381.php?citations

3 L’Académie française, fondée en 1635 par Richelieu, est une institution de France dont la fonction est de normaliser et de perfectionner la langue française.

4 Marguerite Yourcenar. Les Yeux ouverts. « Entretiens avec Matthieu Galey ». Paris : Le Centurion, 1980, p.205

5 Kasja Andersson, « Marguerite Yourcenar ou le don de l’universalité », dans L’Universalité dans l’œuvre de Marguerite Yourcenar, SIEY 1994, p.3

6 Voir : l’annexe, p. VIII ; Les objets qui sont concentriques partagent le même centre.

7 Dynastie impériale chinoise (206 avant J.-C.-220 après J.-C.).

8 Voir : l’annexe p. X ; http://www.lacanchine.com/L_Zhuangzi.html

9 Voir : l’annexe p. XI ; http://www.mediadico.com/dictionnaire/definition/irreel/1

10 Ce qui est inexplicable de façon naturelle ; le monde surnaturel

11 CWF, l. 110

Fin de l'extrait de 27 pages

Résumé des informations

Titre
"Comment Wang-Fô fut sauvé" de Marguerite Yourcenar. L'analyse de l'irréel
Note
14 Punkte
Auteur
Année
2011
Pages
27
N° de catalogue
V272542
ISBN (ebook)
9783656646624
ISBN (Livre)
9783656646587
Taille d'un fichier
808 KB
Langue
Français
mots-clé
comment, wang-fô, marguerite, yourcenar
Citation du texte
Louane Lamarche (Auteur), 2011, "Comment Wang-Fô fut sauvé" de Marguerite Yourcenar. L'analyse de l'irréel, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/272542

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