Le concept de l'ironie. Eiron et Eironeia


Dossier / Travail de Séminaire, 2013

12 Pages, Note: 2,0


Extrait

Table des matières

1. Le concept de l’ironie

2. Les termes eiron et eironeia

3. Résumé

Bibliographie

1. Le concept de l’ironie

Dans le journal de Kiev, le grand poète russe Alexandre Blok proposait son diagnostic des temps modernes: «Tous les enfants les plus vifs et les plus sensibles de notre siècle se trouvent frappés d’une maladie que les médecins et les psychiatres ignorent. C’est un mal qui se rattache aux désordres de l’âme et que l’on peut appeler ironie. Les symptômes en sont des accès épuisants de fou rire, qui débute comme une raillerie diabolique, un sourire provocateur, pour aboutir à la rébellion et au sacrilège».[1] Le terme ironie apparaît en français en 1370, dans la traduction de l’ Ethique d’Aristote par Nicole Oresme:

« Yronie est quant l’en dit une chose par quoi l’en veult donner à entendre le contraire. Si comme parleroit d’un sage homme notoirement il diroit ainsi: ‘il ne sait rien non. Ou il est plus sage qu’il ne cuide! ou autre chose semblable’ ».[2]

En littérature, le rire explosif du héros qui se rebelle et qui rit de tout ce que le monde voit comme sacré, signal la présence de l’ironie. Puis, il se moque de lui-même et il peut aussi rire des simulateurs du rire. Au cours de l’évolution littéraire de l’ironie, on a quelques temps frappants concernant le concept de l’ironie: ironie socratique, ironie rhétorique, ironie de l’esprit, ironie de situation, etc. Il n’est pas possible de traiter toutes les phases du concept de l’ironie dans ce mémoire. Pour cette raison, je m’ai décidé à donner un bref vu sur le développement du concept de l’ironie commençant avec ses origines. Pendant cette recherche plus ou moins diachronique, l’accent est mis sur le temps de l’antiquité et sur les termes eiron et eironeia que je vais expliquer plus tard. Les frontières de l’ironie, sa relation entre l’ironie et la linguistique et les possibilités de la définir sont des sujets qui sont abordés. Une brève résumée à la fin va arrondir ce travail écrit.

Si quelqu’un veut dire ce qu'il dit, a-t-il produit en règle générale une déclaration verbale. Si quelqu’un dit ce qu'il veut dire, ne doit-il pas du tout faire cela verbalement. Pour faire cela, il peut faire feu de tout bois de sa capacité linguistique et stylistique. De cette façon peut-il incliner ses interlocuteurs à lire entre les lignes de la manière différente et à ne prendre pas ses remarques au pied de la lettre. Par exemple en parlant métaphoriquement, allégoriquement ou plaisantement, en préférant les ambiguϊtés de l'illocution aux formes directes pour maintenir la politesse. Ou il peut dire ce qu'il veut dire, sans vouloir dire ce qu'il dit au pied de la lettre en s'exprimant ironiquement pour qu'il puisse énoncer le contraire ou d'autre chose. Ainsi, l’expression «il fait chaud ici» peut être compris en plusieurs sortes non-verbale, par la variation des contextes: métaphoriquement, si se prépare une dispute; comme un acte de parole indirecte, si le locuteur veut insinuer à l’auditeur qu’il faut arrêter le chauffage; ou ironique, s’il veut dir que la température ambiante est basse.

Comment est-ce qu’il est possible de faire un rapport entre l’ironie et la linguistique? Et pourquoi est-ce que les expressions ironiques sont-elles un problème pour la recherche linguistique? Pour le moment, il paraît que l’ironie appartient au domaine de la rhétorique et de la stylistique. On peut être ironique en plusieurs et différentes variétés: L’échelle des jugements des expressions ironiques va de l’assurance railleuse de soi à s’abaisser de la manière ironique. L’ironie peut être douce, fine, aimante, mais aussi fachée, malfaisante, furieuse et verte. On parle souvent d’un ton ironique. Par conséquent, l’ironie a l’air d’être quelque chose qui peut accompagner parfois nos expressions linguistiques. Ainsi, elle-même n’est pas une forme linguistique, mais une certaine manière d’employer la langue et dans ce contexte est-elle un aspect des actions linguistiques.

De différencier l’ironie des autres formes qui sont très près à l’ironie est important. Elle a un rapport à la moquerie, raillerie et plaisanterie. Tandis que la moquerie touche l’autre personne directement, l’ironie la habille dans la forme de son contraire et se servit d’une sorte du faux-semblant. Elle ne vise pas à une illusion comme le mensonage, mais elle veut être reconnue impropre. Chez Bollnow[3] l’ironie est établie au milieu de la raillerie ouverte et du faux-semblant réel.

Il faut aussi différencier l’ironie d’une côté de ses formes agressives: le sarcasme, par lequel le locuteur veut injurier ou attaquer soi-même ou les autres[4], le cynisme, comme une méthode sceptique et affectif de se distancier et la joie maligne. De l’autre coté faut-il la différencier de ses aspects dans le domaine de non-serieux: de la plaisanterie, de la blague et de l’humour. Elle est aussi clairement à distinguer de son médium (litteraire): Tandis qu’ on peut parler d’une parodie, d’une satire, d’un récit humoristique, d’une caricature etc., il n’existe pas «l’ironie» comme une forme littéraire ou communicative.

Comment est-ce que l’ironie se distingue des autres formes? Seulement par l’aspect du sens opposé? Mais c’est pas du tout un critère suffisant, parce que comme déjà observé à l’antiquité, l’ironiste ne veut pas toujours dire le contraire lexical des expressions usées. La personne ironique veut quelquefois dire simplement autre chose. Ces deux versions de la définition standard rhétorique concernant les expressions ironiques – que l’ironie veut dire le contraire ou autre chose que ce qu’on a dit – sont déjà considérées très tôt comme insuffisantes.

Pour les questions suivantes, qui prennent une place centrale dans une analyse linguistique, n’existe pas toujours les réponses convaincantes:

- Ce quoi, qui fait une expression ironique?
- Comment est-ce qu’elle est produite et récipée?
- Quels aspects sont décisifs pour la création d’une expression ironique?
- Comment est-ce que le sens originel est dérivé du sens verbal?
- Comment est-ce que les expressions ironiques se différencient des autres formes de la communication indirecte?
- Les expressions ironiques, quelles fonctions communicatives est-ce qu’elles ont?
- Est-ce qu’il est possible de décrire l’ironie adéquatement par les méthodes linguistiques? Ou est-ce qu’il est nécessaire pour cette forme complexe une analyse interdisciplinaire?

De donner une réponse à chaque ces questions et de donner une vue globale sur les recherches concernant l’ironie est à cause des recherches hétérogènes et controverse, indispensable. Ils n’existent pas des descriptions homogènes qui donnent une seule vue sur le sujet de l’ironie.

2. Les termes eiron et eironeia

Dans ce chapitre, on va traiter les origines de l’ironie au niveau étymologique et la question de son concept et comment il est compris par les personnalités de l’antiquité. Quelques auteurs pensent que l’étymologie des mots eiron et eironeia n’est pas claire.[5] D’après Ribbeck s’agit-il chez eiron à l’origine d’une éphitète injurieuse qui assimile le type de l’ironiste (l’ erion) aux «menteurs et personnes chicaneuse».[6] Le premier document historique provient d’Aristophane (~ 450 – 385 avant J.C.) qui compare l’ eiron avec les gens qui sont élastique comme de la gomme ou glissant comme de l’huile. Associations avec le renard (kinathos), le babillard (phlyaros), le carotteur (alazon) font allusion au caractère sournois et rusé de l’ironiste. Il fraude par la parole vide, par le bavardage évidé et semble d’être sage pour abuser, bluffer, dissimuler et pour plaisanter. Aristophane fait un rapport entre le terme, les sophiste et Socrate. Il caractérise Socrate comme un charlatan qui propage des bêtises. Le bruit d’accompagnement de la filouterie spirituelle et de l’insincérité qui était compris sous le terme chez les grecs[7], apparaît toujours et toujours. Platon comprend par le mot eironeuestai un vide bavardage qui se donne la semblance de savoir[8], une pose béate que Socrate et les Sophistes se reprochent mutuellement dans leurs dialogues. D’un côté, il y a certains prêtres, tyrans, orateurs et sophistes que Platon désigne comme des dissimulateurs (eironikon), et de l’autre côté, on a Socrate qui comprend l’ eironeia comme une forme de l’humilité de soi-même qui n’est pas sérieuse et l’ eironeia comme une moquerie de l’ennemie.

Tandis que Platon décrit l’ironie socratique comme un jeux avec un malin plaisir et comme un moyen pour une diatribe polémique, Aristote justifie la nuance spécifique qui est aujourd’hui familière et qui avait validité pendant l’antiquité et chez les Romains.[9] Ainsi, on peut constater que l’usage ancien du terme eironeia est un produit des affrontements socratiques et sophistique.[10]

Avec Aristote et avec l’atmosphère scientifique qui est reliée à lui-même commence un changement du sens. Pour l’instant, il n’ y a pas une définition unitaire dans sa «rhétorique».

Eironeia est considéré ici comme une forme de la plaisanterie: L’ eiron s’amuse soi-même, contrairement au simple baladin (bomolochos) qui amuse avec ses plaisanteries les autres. Ribbeck et Behler constatent que l’ eiron devient un caractère stéréotypé de la comédie grec. L’effet spécifique et burlesque est incorporé dans le fait que se trouvent deux antagonistes face à face sur le plateau: L’un est l’ alazon, un paon qui se déploie et qui essaie d’atteindre son but par une exagération faraude, et l’autre est l’ eiron, un renard intelligent et rusé qui travaille avec le moyen du faux-semblant et qui peut gagner la faveur du public pour soi-même. Dans ce contexte, la différence principale entre les deux termes alazoneia et eironeia s’ébauche. Cette différence est développée systématiquement dans les écritures de la philosophie morale d’Aristote.

Aristote utilise le terme eiron pour designer avec lui un certain comportement dans le maniement social. Si quelqu’un agit comme il est, il doit être appelé alethes. Qui se distancie de cette sincérité comme une norme morale, il est l’ eiron, s’il se comporte modestement, ou il est l’ alazon, s’il exagère et fanfaronne. Cette définition est équivalente à la personnalité de Socrate et constitue une introduction dans le système éthique d’Aristote. Les deux idées, eironeia et alazon, ne sont pas contradictoire.[11] Il n’existe pas une frontière claire entre eux. Le sens de l’ eironeia dépend du contexte, des motifs et de la personnalité de l’ eiron et aussi des circonstances sociales. En suite, l’ironiste joue la comédie, il simule, pour obtenir un avantage (voir Aristote), pour éviter des désagréments et des ennuis (voir Demosthènes), pour faire des échappatoires et pour se dérober à aux engagements et obligations (voir Theoprast). L’usage quotidien des termes ne montre pas d’un développement essentiel du sens.

À côté de l’aspect éthique social qui était le sujet du travail jusqu’ici, l’usage rhétorique technique des termes a décisivement influencé la formation de la compréhension classique de l’ironie. Eironeia n’est pas seulement une attitude éthique, elle est aussi au plus tard depuis le plus vieil livre rhétorique, «Rhetorica ad Alexandrum» d’ Anaximène de Lampsaque du quatrième siècle avant J.C., un moyen rhétorique pour railler l’adversaire, pour se moquer de lui et pour l’humilier. Au début du 21ème chapitre, l’ironie est déterminée comme un langage moqueur par lequel le contraire de ce qu’on veut dire est exprimé.

Selon une citation du 13ème siècle:

« Yronia vero est dicere aliquid non adsimulatem dicere aut in contrariis nominibus res adaptere. »[12]

Cette définition se trouve depuis l’antiquité dans les livres de la rhétorique qui traitent les figures de style. Les maîtres de la rhétorique reconnaissaient un moyen très effectif dans l’ironie. Ils donnaient ce moyen à leurs étudiants qui pouvaient ridiculiser les adversaires devant les tribunaux judiciaires ou devant autres assemblées. Les frontières entre l’ironie et les autres figures de styles ne sont pas toujours claires jusqu’au moyen âge.[13] Il y a fréquemment les interférences avec les autres figures de style comme l’allégorie, la métaphore, l’euphémisme, la litote etc.

Pour souligner l’essence de l’ironie, la définition d’Anaximène (permutatio ex contrario) était développée par l’ajouté suivant: le ténor de la parole, l’intonation, la gestualité et la mimique, tous ces choses, montrent la vrai opinion de l’ironiste.[14] La signification du terme ironie est chez les Grecs plus diversifiée et multiple que chez les Romains.[15] Cicéron importe le concept de l’ironie dans la langue latine sous le terme dissimulatioea dissimulatio quam Graeci eironeia vocant »). Il est ici surtout un terminus technicus de la rhétorique. Chez les Grecs, l’utilisation est déterminée pour décrire un comportement social. Ce n’est pas le cas chez les Romains, sauf chez Cicéron et Quintilien. Dans son 8ème et 9ème livre de son œuvre institutio oratoria traite Quintilien un cas d’espèce de l’ironie: l’intention de l’orateur est différent de ce qu’il dit en réalité et l’auditeur comprend le contraire de ce qu’on dit (« in utroque enim contrarium ei quod dicitur intelligendum est »).

Il existe aussi une autre forme de l’ironie qui se réfère à la vie d’un homme. Dans ce cas, Quintilien se réfère au modèle socratique de l’ eironeia:

«…cum etiam vita universaironiam habere videatur, qualis est visa Sokrates (nam ideo dictus eiron, agens imperitum et admiratorem aliorum tamquam sapientum) …»[16]

Le sens originel du terme grec l’ eironeia est réduit chez Cicéron et Quintilien à la figure de rhétorique par laquelle le contraire du sens réel est exprimé.[17]

Elle est décrite comme un faux-semblant. Ce faux-semblant est démasqué par la gestualité, la mimique, le contexte, l’intonation etc. Ainsi, on peut blâmer quelqu’un en faisant des compliments et des éloges, ou inversement, on peut faire des compliments à quelqu’un en critiquant prétendument. Dans se contexte, Quintilien fait une différence entre simulatio et dissimulatio: dans le premier cas, on se comporte de la manière qu’une opinion soit vraiment la sienne, dans le deuxième cas, on se simule et essaie de cacher (dissimuler) son opinion:

«… simulatio est certam opinionem animi sui imitantis, dissimulatio aliena se parum intelligere fingentis. »[18]

Cicéron élargit en suite «la définition du contraire» et il la distingue du type de l’ironie par laquelle le contraire n’est pas exprimé, mais simplement autre chose: « Cum alia dicuntur sentias »[19] Le résultat de ce développement de la définition de l’ironie est le fait que Cicéron et Quintilien décrivent l’ironie en générale comme une forme de la plaisanterie: « et hercule omnis salse dicendi ratio in eo est, ut aliter, quam est rectum verumque dicatur… ».[20]

Comme une vue d’ensemble, on peut constater quatre définitions de l’ironie concernant sa réception à l’antiquité, dont les premiers deux sont importants pour l’analyse linguistique:

1) Dire le contraire de ce qu’on veut dire.
2) Dire autre chose qu’on veut dire.
3) Blâmer par faux compliments, faire des compliments en blâmant prétendument.
4) Chaque forme de la moquerie et de la raillerie.

Tandis que les premières deux définitions sont essentielles pour la description de la structure des expressions ironiques, les dernières deux définitions se réfèrent au but et au sens des expressions ironiques. Ces définitions de l’ironie sont la base et l’essentiel pour les articles des lexiques et des dictionnaires depuis des temps du moyen âge jusqu’aujourd’hui.[21] Knox (1989) a fait des recherches sur le concept de l’ironie du moyen âge et du temps de la renaissance, 600 – 1600. Tandis que les auteurs du moyen âge font référence aux interprétations de l’antiquité classique, leurs successeurs de la période de renaissance développent le concept de l’ironie. Ces nouvelles interprétations sont d’après Knox plein des erreurs, mais selon lui, on peut les prendre pour base pour des interprétations plus élégantes.[22]

Dans le domaine de la rhétorique et de la stylistique, la conception de l’ironie ne change pas essentiellement au cours du temps jusqu’aujourd’hui.[23] Le terme de l’ironie se développe au milieu de 18ème siècle dans la littérature, particulièrement par Friedrich Schlegel, surtout dans ses articles pour la revue «Athenäum». Des critères caractéristiques de l’ironie rhétorique sont transmis sur une forme littéraire: les œuvres du temps de l’antiquité sont comparées avec les produits littéraires des temps modernes.

On attribue aux auteurs comme Swift, Diderot, Sterne, Cervantes, Shakespeare ou Goethe une attitude ironique. Particulièrement en Angleterre, il se constitue une forme satirique de la littérature. Chez cette forme de la littérature, la structure du roman servit de guimbarde de l’ironie. L’ironie comme le sujet du temps a son point culminé dans la formation d’un nouvel artifice dramatique qu’on appelle l’ironie romantique. Le déroulement de la pièce est constamment interrompu par différents effets pour détruire l’attitude de réception du public. Cette manière de la sortie ironique de l’auteur de son œuvre qui était habituel dans l’ironie romantique, trouve ses origines à l’antiquité aussi.[24]

3. Résumé

On constate: l’incorporation caractéristique de la forme rhétorique et linguistique de l’ironie avec certaines manières du comportement de l’ironiste dans le maniement social est depuis les temps de l’antiquité démontrable et elle cause le flou et l’indétermination des termes eiron et eironeia. Chez Démosthène et chez Aristophane, l’ eironeia était comme Büchner l’appelle «Kleintun aus Eigennutz oder Leistungsscheu»,[25] simuler pour bénéficier ou profiter de quelque chose. Platon qualifiait l’ironie comme un vide bavardage des prêtres, des tyrans, des orateurs et des sophistes. Ce sens péjoratif se perd en peu de temps chez Aristote. Il détermine l’ironie concernant Socrate comme un faux-semblant fin et noble. Tous les formes de l’humiliation ont quelque chose en commun: elles ne doivent pas avoir forcément l’intention moqueuse. Mais cela change chez la modification et chez le développement des termes dans la rhétorique classique. La détermination de contenu de l’ eironeia et de la personnalité de l’ eiron devient par différentes variations moqueur, railleur, trompeur, sophiste et sceptique. Ses divers traits de caractère confluent dans une méchante caricature de Socrate.

La conception de l’ironie comme une parole fière, moqueuse et railleuse prend sa place dans les livres de rhétorique. Cette convention linguistique de l’ironie est transférée jusqu’aujourd’hui. Elle est une figure pour l’humiliation et pour le fait de couvrir de honte de l’adversaire en exprimant le contraire de ce qu’on dit (permutatio ex contrario). Dans ce contexte, le faux – semblant et la simulation sont des caractéristiques décisives.

Aujourd’hui, l’ eiron n’est plus le personnage dissimulateur, relativement simple, de l’ancienne comédie grecque. L’ alazon n’est plus son adversaire, mais plutôt la vie elle-même, le destin, la fatalité.[26] Dans les satires politiques, les fables, les fabliaux, les parodies de la littérature ecclésiastique, les proverbes, et même dans l’épopée, les romans, les chroniques, peut-on reconnaître une ironie qui provient presque sans solution de continuité de Socrate et de Lucien, de Cicéron et de Quintilien.

Bibliographie

Behler, E. (1972), Klassische Ironie, romantische Ironie, tragische Ironie. Zum Ursprung dieser Begriffe. Darmstadt.

Bergson, L. (1971), Eiron und Eironeia. Hermes. Zeitschrift für klassische Philologie XCIX, 409-422.

Bollnow, O.F. (1947), Die Ironie. In: Ders., Die Ehrfurcht. Frankfurt a. M., 147-179.

Büchner, W. (1941), Über den Begriff der eironeia. Hermes. Zeitschrift für klassische Philologie LXXVI, 339-358.

Glicksberg, C. (1969), The Ironic Version in modern Literature, New York.

Green, D.H. (1976), On Recognizing Medieval Orony. In: Foulkes, A.P. (Hrsg.), The Uses of Criticism. Bern, 11-55.

Knox, D. (1989), Ironia: Medieval and Renaissance Ideas on Irony. Leiden/New York/ Kopenhagen/Köln.

Lausberg, H. (1960), Handbuch der literarischen Rhetorik. Eine Grundlegung der Literaturwissenschaft. München.

Nicole Oresme, Le Livre de Ethique d’Aristote éd. Albert Douglas Menut, New York, 1940.

Plett, H.F. (1982), Ironie als stilrhetorisches Paradigma. Kodikas 4, 75-89.

Ribbeck, O. (1876), Über den Begriff des eiron. Rheinisches Museum für Philollogie, N.F. 31, 381-400.

[...]


[1] Dans le journal de Kiev, Rietch 7-XII-1908

[2] Oresme (1940, 225)

[3] Bollnow (1947, 150)

[4] Vgl. sarx,sarcos du grèque: la viande; sarcastique: «déchiquetant»

[5] Büchner (1941, 340), Knox (1989, 139)

[6] Ribbeck (1876, 400)

[7] Behler (1972, 18)

[8] Ribbeck (1876, 383)

[9] Büchner (1941, 344)

[10] Vgl.: Bergson (1971, 410f.) ; d’après Bergson, l’ eironeia socratique et sophistique est la plus ancienne forme de la pose d’un eiron dans le maniement social

[11] Bergson (1971,413)

[12] Zit. n. Knox 1989, 9, n. 18

[13] Vgl. Knox (1989, 39f)

[14] Vgl. Büchner (1941, 355f); Behler (1972, 25)

[15] Bergson (1971, 420, 422)

[16] Inst. or. IX, 2, 46

[17] Vgl. Lausberg (1960, § 582): „Die Ironie ist der Ausdruck einer Sache durch ein deren Gegenteil bezeichnendes Wort. Sie ist Waffe der Parteilichkeit: der Redner ist sich der Überzeugungskraft seiner eigenen Partei sowie der Sympathie des Publikums so sicher, dass er…die lexikalische Wertskala des Gegners verwendet und deren Unwahrheit durch den (sprachl. oder situationsmäßigen) Kontext evident werden lässt.“

[18] Quintilien, Inst. orat. II, 3, 85; Vgl. dazu Lausberg (1960, 446f): „Der privative Stärkegrad heißt dissimulatio `Verheimlichung der eigenen Meinung´,… Der positive Stärkegrad heißt simulatio `positive Vortäuschung einer eigenen, mit einer Meinung der Gegenpartei übereinstimmenden Meinung´.“

[19] Cicéron, De orat. II LXVii, 269

[20] Quintilien, Inst. orat. VIiii, 89

[21] Vgl. Green (1976)

[22] Knox (1989, 19ff)

[23] Vgl. Plett (1982), Karstetter (1964), Kaufer (1977)

[24] Vgl. Behler (1972, 55ff). Friedrich Schlegel fasste diese Art der Ironie als „Poesie der Poesie“ (Athenäum, 238) auf, als potenzierte Dichtung oder Poesie in der zweiten Potenz. Ebenso interessant ist seine lakonische Bestimmung: „Die Ironie ist eine permanente Parekbase“ (Phil. Lehrjahre: Krit. Ausg. Bd. 18, Nr. II 668, S.585). Die Parabase, parabasis (Abschweifung, Danebentreten), ist eine dramatische Technik aus der alten Komödie. Es handelt sich hierbei um die Unterbrechung der auf der Bühne stattfindenden Handlung durch den Chor. In jedem Drama wendet sich der Chor mit satirischen Ansprachen an das Publikum und zerstört damit die dramatische Illusion. Eggs (1979, 425) greift diesen Gedanken Schlegels auf und interpretiert sogar jede ironische Äußerung auf der Grundlage dieses Verfahrens: Bei jeder ironischen Äußerung tritt der Sprecher als Person mit Meinungen, Einstellungen und Gefühlen neben seine Äußerung, kommentiert sie und lädt zur Reflexion über sie ein. „Der ironischen Alltagshandlung und der dramaturgischen Parekbase ist ja eigentümlich, daß die Sprecher aus dem je normalen Geschehen heraustreten.“

[25] Büchner (1941, 343)

[26] Vgl. Glicksberg (1969, 17)

Fin de l'extrait de 12 pages

Résumé des informations

Titre
Le concept de l'ironie. Eiron et Eironeia
Université
RWTH Aachen University  (Romanistik)
Cours
Le concept de l’ironie dans la littérature de langue française
Note
2,0
Auteur
Année
2013
Pages
12
N° de catalogue
V298987
ISBN (ebook)
9783656952558
ISBN (Livre)
9783656952565
Taille d'un fichier
773 KB
Langue
Français
mots-clé
Ironie, eiron, eironeia, littérature
Citation du texte
Huzeyfe Tok (Auteur), 2013, Le concept de l'ironie. Eiron et Eironeia, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/298987

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