Traitement des erreurs du français chez des apprenants allophones. Analyse, méthode et remède didactique


Thèse de Master, 2016

66 Pages, Note: 16/20


Extrait

Sommaire

Première partie: Analyse du corpus d’un apprenant

Introduction

I.Classification des erreurs de l’apprenant

1.Phonologie
1.1 Ajout d’un phonème
1.1.1 Ajout d’un phonème consonantique
1.1.2 Ajout d’un phonème semi-consonne
1.1.3 Ajout d’un phonème vocalique
1.2 Absence d’un phonème
1.2.1 Absence d’un phonème consonantique
1.2.2 Absence d’un phonème semi-voyelle
1.3 Interversion d’un phonème avec un autre
1.3.1 Paire minimal
1.3.1.1 Opposition sur l’aperture (/i/ ≠ /é/)
1.3.1.2 Opposition labio-dentale/ vélaire (/v/≠ /w/)
1.3.1.3 Opposition sourd/sonore
1.3.1.4 Opposition dentale/vélaire ( /k/≠/t/
1.3.2 Opposition sur plus d’un lieu d’articulation
1.3.2.1 Opposition /a/≠ /è/
1.4 /R/ prononce /h/

2. Phonétique
2.1 Liason obligatoire non réalisé
2.2 Hypercorrection

3. Morphologie
3.1 Unité nominale
3.1.1Préposition
3.1.1.1 Absence de préposition
3.1.1.2 Préposition incomplète
3.1.1.3 Ajout de préposition
3.1.1.4 Ajout de conjonction
3.1.2 Amalgame
3.1.3 Déterminant
3.1.3.1 Absence de déterminant
3.1.3.2 Allomorphisme non maîtrisé
3.1.3.3 Ajout de déterminant
3.2. Unité verbale
3.2.1 Conjonction
3.2.1.1 Allomorphisme non maîtrisén
3.2.2 Préposition
3.2.2.1 Absence de préposition
3.2.2.2 Ajout de préposition
3.2.3 Déterminant
3.2.3.1 Absence de déterminant
3.2.3.2 Ajout de déterminant
3.2.4 Complément direct
3.2.4.1 Allomorphisme non maîtrisé
3.2.5 Base
3.2.5.1 Absence d’auxiliaire
3.2.5.2 Auxiliaire erroné
3.2.5.3 Base verbale non-fléchie
3.2.5.4 Allomorphe de base inexistant
3.2.6 Suffixe
3.2.6.1 Suffixe de mode erroné

4. Syntaxe
4.1 Syntagme sujet syntaxique
4.1.1.1 Pas d’accord du verbe avec son sujet
4.1.1.2 Absence de l’unité verbale
4.1.1.3 Absence de l’unité nominale
4.2 Syntagme adjectival
4.2.2.1 Ajout de déterminant
4.2.2.2 Base verbale erronée
4.2.2.3 Unité nominale erronée
4.3 Syntagme du complément direct
4.3.3.1 Absence de conjonction de subordination
4.3.3.2 Absence de complément direct

5. Lexique
5.1 Genre erroné
5.2 Préposition erroné
5.3 Sens du mot
5.4 Structure présentative

6. Textuel
6.1 Cohérence
6.2 Chaîne référentielle
6.2.1 Absence de référent
6.2.2 Référent erroné
6.2.3 Ajout de référent
6.2.4 Introduction d’un nouveau référent par un déterminant nominal défini

7. Enonciatif
7.1 Temporalité
7.2 La place de l’adverbe dans l’énoncé

8.Discursif
8.1 Usage
8.2 Collocation
8.3 Autocorrection
8.3.1 Autocorrection réussie
8.3.2 Autocorrection non- réussie
8.4 Faux-départs

II .Synthèse de l’interlangue de l’apprenant
2.1. L’acquisition réalisée par l’apprenant
2.2. L’acquisition en cours
2.3. L’acquisition pas encore réalisée

III.Travail sur un type d’erreur
3.1 Description linguistique de l’allomorphisme dans les unités nominales
3.1.1 L’allomorphisme des déterminants indéfinis
3.1.1.1L’allomorphisme des articles indéfinis
3.1.1.2 L’allomorphisme des articles partitifs
3.1.2 L’allomorphisme des déterminants définis
3.2. Expertiser deux méthodes d’apprentissage du FLE par rapport à l’allomorphisme des déterminants indéfinis et définis
3.2.1. L’organisation didactique des trois types d’articles dans la méthode « Totem 1, méthode de français A1 »
3.2.2 L’organisation didactique des trois types d’articles dans la méthide « Saison 1, méthode de français A1-A2»
3.2.3 Analyse comparatif des deux méthodes

Conclusion

Deuxième partie : Rapport de stage

Introduction générale

1. Présentation du lieu de stage
1.1 Organisation des cours
1.2 Organisation des activités culturelles

2. Pratique d’Observation

3. Réflexion didactique
Introduction
3.1 Comment identifier les erreurs
3.1.1 La distinction entre l’erreur et la faute
3.1.1.1 La définition de la faute
3.1.1.2 La définition de l’erreur
3.1.1.3 Pour quelles raisons je distingue les deux notions
3.1.2 Les sources des erreurs
3.1.2.1 L’interlangue et le transfert négatif
3.1.2.2 Etude de cas 1: la mauvaise transcription mentale dans le processus « réception-PO-PE»
3.1.2.3 Etude de cas 2: des techniques ou stratégies des apprenants dans l’apprentissage du FLE
3.1.3 Les stratégies permettant l’identification des erreurs
3.1.3.1 Test diagnostique lors de la prmière séance
3.1.3.2 La prise de parole autorisée aux apprenants en classe
3.1.3.3 Des facons d’attirer l’attention de l’enseignante pour l’identification des erreurs dans les devoirs rendus.
3.2 Quelles corrections doivent-elles mettre en place pour quelles erreurs
3.2.1 Quelles erreurs corriger
3.2.1.1 les erreurs fréquentes
3.2.2.2les erreurs de mauvaise formulations
3.2.2.3 les erreurs jugées irritantes
3.2.2 Correction directe et correction stratégique
3.2.2.1 Correction complète
3.2.2.2 Correction codée
3.2.2.3 Correction stratégique
3.2.3 Les corrections individuelle et commune
3.2.3.1 Correction individuelle
3.2.3.2 Correction commune
3.2.3.3 Analyse des avantages et des désavantages des deux types de corrections
3.3 Face aux différents types d’erreurs, quelles remédiation les apprenants et l’enseignant mettent-ils en place
3.3.1 La distinction entre la correction et la remédiation
3.3.1.1Notion de la remédiation
3.3.1.2 Les points semblables et les différences entre la remédiation et la correction
3.3.1.3 La demande de la prise de la conscience aux apprenants
3.3.2 Les remédiations de la part des apprenants
3.3.2.1Classifier leurs propres erreurs et mémoriser la correction
3.3.2.2 Demander une explication par rapport à une erreur particulière en cours
3.3.2.3 Constituer un système de la remédiation avec l’enseignante après le cours
3.3.3 Les remédiations de la part de l’enseignante
3.3.3.1 Les exercices correspondants aux erreurs à un niveau précis
3.3.3.2 L’organisation du contenu afin d’examiner le résultat de remédiations
3.3.3.3 Un outil TICE favorise la remédiation

Conclusion

Bibilographie

Annexes

Première partie Analyse du corpus d’un apprenant

Introduction

Au début du deuxième semestre, nous avons interviewé un apprenant chinois du FLE (Français Langue Etrangère) qui dispose du niveau B2 du CECRL. Et nous établissons un corpus qui comporte un enregistrement de l’interview, un enregistrement de la production de lecture de l’apprenant et sa production écrite.

Pendant notre interview, nous remarquons que l’apprenant commet un grand nombre d’erreurs de toutes sortes. Cela nous donne un point intéressant pour notre analyse, plus précisément, notre analyse se déroulera autour des erreurs commises par l’apprenant.

Afin de bien analyser le corpus, tout d’abord, nous consacrons une grande partie à classifier les erreurs commises par l’apprenant dans l’enregistrement de l’interview. Au travers de cette classification, nous nous focaliserons sur l’interlangue de l’apprenant et la synthétiserons. Finalement, nous sélectionnons une erreur particulièrement remarquable et récurrente dans l’enregistrement et nous allons mentionner une description linguistique du fait de langue concerné, et pour être plus pragmatique, nous analyserons deux méthodes d’apprentissages du FLE sur le point linguistique qui pose le problème.

1. Classification des erreurs de l’apprenant

Au travers de notre corpus, nous faisons une classification des erreurs. Notre classification tient compte de différents éléments linguistiques et globalement, nous les classifions en huit grandes parties suivantes:

Phonologie, phonétique, morphologie, syntaxe, lexique, textuel, énonciation et discursif.

Et voici notre classification:

1. PHONOLOGIQUE

1.1 Ajout d’un phonème

1.1.1 Ajout d’un phonème consonantique

l. 50 « sociologie » /sosjolodji/

l. 207 « Vichy » /vitʃi/

1.1.2 Ajout d’une semi-consonne

l. 178 « question » /kw bnytg§§§stjɔ̃/

1.1.3 Ajout d’un phonème vocalique

l. 45 « spéciale » /sipisjal/

1.2 Absence d’un phonème

1.2.1 Absence d’un phonème consonantique

l.35 « les autres » /lɛzot/

l. 48 « stressé » /stɛse/

l. 59, 68, 129, 170 « parce que » /pasəkə/

1.2.2 Absence d’une semi-voyelle

l. 141 « sociologie » /sosoloji/

1.3 Interversion d’un phonème avec un autre

1.3.1 Paire minimale

1.3.1.1 Opposition sur l’aperture (/i/ ≠ /é/)

l. 45 « spéciale » /sipisjal/

l. 62 « gérer » /ʒeʁi/

l. 75 « diner » /dene/

l. 109 « CV » /sivi/

1.3.1.2 Opposition labio-dentale/ vélaire (/v/≠ /w/)

l.21 « week+end » /vikɛ̃nd/

l. 202 « Voice » /wojs/

1.3.1.3 Opposition sourd/sonore

l. 123 « observer » /Obzɛrve/

1.3.1.4 Opposition dentale/vélaire ( /k/≠/t/

l. 127 « communiquer » /komunité/

1.3.2 Opposition sur plus d’un lieu d’articulation

1.3.2.1 Opposition /a/≠ /è/

l. 31 « je n’aime pas » /jənampa/

1.4 / R / prononcé /h/

l. 21, 24, 76 « karaoké »

l. 34, 82 « Rennes »

l. 216 « restaurant »

2. PHONETIQUE

2.1 Liaison obligatoire non-réalisée

l. 81 « seulement les étrangères »

l. 90 « chaque semaine on a le »

l. 102 « est plus amener »

l. 104 « on a le cours s’appelle »

l. 169 « les cours, les examens »

l. 221 « c’est plus de personnes »

2.2 Hypercorrection

l.1 31 « je peux trouver d’une entreprise »

3. MORPHOLOGIQUE

3.1 Unité nominale

3.1.1 Préposition

3.1.1.1 Absence de préposition

l. 34 « Rennes deux me a acceptée dans le master un et les autres soit refusée, soit Ø licence trois »

l. 48 « pour s’occuper Ø les personnes âgées »

l. 50 « je me suis intéressée dans le filière sociologie et Ø personnes âgées »

l. 101 « différent Ø que sociologie »

l. 122 « qu’est-ce-que tu fais dans ce métier ? Ø Ce métier je fais rencontrer les personnes »

3.1.1.2 Préposition incomplète

l. 185 « à partir Ø six ans »

3.1.1.3 Ajout de préposition

l. 10 « dans à Pékin » *

l.30 « et pour moi j’aime bien le français »

l. 131 « je peux trouver d’une entreprise » *

3.1.1.4 Ajout de conjonction

l. 101 « différent que sociologie »

3.1.2 Amalgame

3.1.2.1 Absence d’amalgame

l. 176 « les conditions de les dossiers »

3.1.3 Déterminant

3.1.3.1 Absence de déterminant

l. 31 « je n’aime pas trop Ø anglais »

l. 31 « j’ai choisi le français euh Ø France pas Ø anglais »

l. 50 « je me suis intéressée dans le filière sociologie et Ø personnes âgées »

l. 68 « avant Ø lycée »

l. 82 « et Ø deuxième année quand j’étais à Rennes »

l. 91 « le jeudi ou Ø mercredi »

l. 101 « un peu différent que Ø sociologie de licence » *

l. 130 « j’ai les avantages c’est Ø français »

l. 216 « il y a beaucoup de restaurants Ø marchés chinois»

3.1.3.2 Allomorphisme non maîtrisé

l. 79 « la école »

l.102 « le histoire » *

l. 132 « pas beaucoup de, des étudiants » *

l. 133 « moins les personnes »

l. 133 « le expérience » *

l. 157 « j’ai presque jamais écoute les musiques »

3.1.3.3 Ajout de déterminant

l. 43 « ma mère est une enseignante »

l. 44 « mon père est un fonctionnaire »

l. 83 « dans le septembre » *

l. 90 « on a le un ou deux petits soirées »

l. 113 « comme le RH »

l. 151 « pour nous juste neuf semaines pour les cours »

l. 202 « le Woyce les Etats-Unis » *

ici « The Voice États-Unis» est une seule unité nominale

3.2 Unité verbale

3.2.1 Conjonction

3.2.1.1 Allomorphisme non maîtrisé

l. 68 « parce que on travaille trop »

3.2.2 Préposition

3.2.2.1 Absence de préposition

l. 84 « je me arrêtais deux mois pour parler et Ø regarder les films français »

l. 133 « et moins les personnes qui le expérience Ø faire les études en France »

3.2.2.2 Ajout de préposition

l. 153 « plein de dossiers pour à faire »

3.2.3 Déterminant

3.2.3.1 Absence de déterminant

l. 122 « je fais rencontrer les personnes dans les entretiens et Ø choisis le CV »

3.2.3.2 Ajout de déterminant

l. 43 « tout le temps j’ai j’habite avec mes parents »

l. 19 « faire les courses et manger dans les restaurants […] et ensuite on aller au karaoké »

l. 61 « comment on dire »

3.2.4 Complément direct

3.2.4.1 Allomorphisme non maîtrisé

l. 34 « me a acceptée »

3.2.5 Base

3.2.5.1 Absence d’auxiliaire

l. 34 « Rennes2 me a acceptée […] et les autres Ø soit refusée »

l. 84 « Je me Ø arrêtée »

3.2.5.2 Auxiliaire erroné

l. 92 « j’ai allée »

l. 129 « j’ai rentré »

3.2.5.3 Base verbale non-fléchie

l. 74 « on faire les courses »

l. 75 « on aller au karaoké »

3.2.5.4 Allomorphe de base inexistant

l. 127 « communiter »

3.2.6 Suffixe

3.2.6.1 Suffixe de mode erroné

l. 89 « comprir »

4. SYNTAXE

4.1 Syntagme de sujet syntaxique

4.1.1 Pas d’accord du verbe avec son sujet

l. 88 « des Français écrire »

l. 132 « des étudiants qui peut parler »

l. 163 « les relations c’est amicales »

l. 171 « les profs ne dit pas »

l. 175 « les étudiants peut trouver »

l. 177 « les étudiants dans la même classe est plus »

4.1.2 Absence de l’unité verbale

l. 133 « les personnes qui le expérience »

l. 164 « les deux ou trois filles pas côté d’à côté »

4.1.2 Absence de l’unité nominale

l. 100 « dans le mention sociologie et le parcours Ø s’appelle intervention sociale »

l. 104, 108 « on a le cours Ø s’appelle »

4.2 Syntagme adjectival attribut

4.2.1 Ajout de déterminant

l. 44 « ma mère est une enseignante et mon père est un fonctionnaire »

4.2.2 Base verbale erronée

l. 152 « les jours ont en trop chargés »

l. 45 « ma famille a un peu spéciale »

4.2.3 Unité nominale erronée

l. 15 « c’est très reconstruire » *

4.3 Syntagme de complément direct

4.3.1 Absence de conjonction de subordination

l. 59 « je crois Ø c’est facile »

l. 100 « je crois Ø c’est un peu différent »

l. 163 « j’ai trouvé Ø les amies françaises euh si les relations c’est amicales et les deux trois filles pas côté d’à côté tout le temps »

l. 166 « je crois Ø les Français sont plus indépendants »

l. 177 « je crois Ø les étudiants dans la même classe »

l. 204 « je crois Ø c’est complétement pareil »

4.3.2 Absence de complément direct

l. 34 Rennes deux euh me a acceptée […] et les autres Ø soit refusée soit licence trois

l. 171 « les profs ne Ø dit pas »

l. 223 « le plat chinois il faut plus longtemps pour Ø faire »

5. LEXIQUE

5.1 Genre erroné

l. 5 « le capitale »

l. 5 « un grand ville »

l. 6 « le surface »

l. 12 « un ville »

l. 28, 150 « mon filière »

l. 50 « le filière »

l. 59 « le famille »

l. 87 « le note »

l. 99, 126 « le mention »

l. 102 « le politique »

l. 103 « le histoire » *

l. 103 « le plupart »

l. 110 « le profession »

l. 113 « je crois comme le RH » *

l. 134 « le expérience » *

l. 141 « le sociologie »

l. 142 « tous les villes »

l. 177 «le même classe »

l. 178 « le question »

l. 189 « le seule chambre »

l. 211 « le ville »

l. 217 « le pollution »

5.2 Préposition erronée

l. 21 « dans le weekend »

l. 28 « c’est origine en Europe »

l. 50 « je me suis intéressée dans le filière sociologie »

l. 61 « c’est plus facile pour gérer »

l. 62 « il y a le problème sur les enfants »

l. 68 « on travaille trop dans le lycée »

l. 83 « dans le septembre »

l. 84 « je me arrêté […]pour parler «

l. 87 « c’est très difficile pour comprendre »

l. 89 « très difficile pour comprir »

l. 151 « pour nous juste neuf semaines pour les cours »

l. 167 « les chinois dans le même âge »

l. 178 « j’ai posé le question pour les amies »

5.3 Sens du mot

l. 14 « c’est très reconstruire »

l. 28 « c’est origine en Europe »

l. 31 « j’ai choisi le français euh France pas anglais »

l. 48 « j’ai trop de stressé »

l. 85 « donc tout d’abord je parle moins bien »

l. 87 « le note »

l. 103 « c’est le plupart »

l. 118 « c’est pas la même façon »

l. 138 « le salaire peut être pas très bien »

l. 162 « c’est pas la même façon de relation »

l. 176 « les façons d’examen »

l. 176 « les conditions de les dossiers »

l. 179, 183 « quand vous avez habité dans la chambre »

l. 179 « toi-même »

l. 164 « côté d’à côté »

l. 185 « j’habite toute seule à partir six ans »

l. 224 « le plat français ça va c’est plus vite »

5.4 Structure présentative

l. 214 « c’est plus de personnes »

6. TEXTUEL

6.1 Cohérence

l. 210 J’aime bien Paris parce-que si j’ai préféré les le ville le plus pareille que Pékin

6.2 Chaînes référentielles

6.2.1 Absence de référent

l. 90 « chaque semaine on a le un ou deux petits soirées […] chaque fois j’ Ø ai allée »

l. 102 « intervention sociale Ø est plus amener »

l. 117 « RH […]parce que en Chine Ø s’appelle »

6.2.2 Référent erroné

l.48 « j’ai trop de stressé pour s’occuper les personnes âgées quand il est très âgé »

l. 173 « il faut chercher moi-même »

l. 208 « un peu euh Paris euh euh Lyon euh Vichy et le oui les ouais et Orléans juste les quatre »

6.2.3 Ajout de référent

l. 163 « si les relations c’est »

6.2.4 Introduction d’un nouveau référent par un déterminant nominal défini

l. 80 Il n’y a aucun Français seulement les étrangères

l.85 « je me arrêté deux mois pour parler et regarder les films français »

l. 92 « j’ai allée avec les amis »

l. 104 « on a le cours s’appelle émergence sociale »

l. 109 « comment écrire le CV et comment trouver le stage, le profession »

l. 123 « je dois observer ce candidat »

l. 134 « faire les études en France »

l. 179 « quand vous avez habité dans la chambre »

l. 214 « c’est plus de personnes et les grands magasins »

7. ENONCIATIF

7.1 Temporalité

l. 43 « tout le temps j’ai j’habite avec mes parents »

l. 64 « mais pour moi je suis très seule quand j’étais très petite »

l. 77 « est-ce-que ça a été facile de te faire des amis quand tu es venue en France ? […] très difficile parce que dans la dans la école pour apprendre le français il n’y a aucun Français seulement les étrangères euh donc je ne connais pas les Français »

l. 84 « dans le septembre euh j’ai parlé pas bien le français parce-que je me arrêté deux mois »

l. 85 « tout d’abord je parle moins bien que maintenant »

l. 129 « parce que si j’ai rentré en Chine »

l. 157 « j’ai presque jamais euh écoute les musique »

l. 183 « ça veut dire quand vous habitez dans la même dans le seul chambre »

l. 185 « moi j’habite tout seule à partir six ans et avant je me couchais avec mes parents »

l. 210 « j’aime bien Paris parce que si j’ai préféré les le ville le plus pareille que Pékin »

7.2 Place de l’adverbe dans l’énoncé

l. 43 « tout le temps j’ai j’habite avec mes parents »

8. DISCURSIF

8.1 Usage

l. 74 « on prend un déjeuner »

l. 75 « si on prend le dîner »

l. 171 « les profs répétaient tout le temps dans la classe »

l. 198 « woyce chinois »

l. 202 « le woyce les Etats-Unis »

l. 225 « j’aime bien faire la galette »

8.2 Colocation

l. 43 « tout le temps j’ai j’habite »

l. 70 « une fois par euh deux semaines »

l. 204 « c’est complétement pareil »

l. 211, 212 « le plus pareille »

8.3 Autocorrection

8.3.1 Autocorrection réussie

l. 12 « un ville pas très naturellement pas très naturelle* »

l. 47 J’ai pas de cuisine j’ai pas de cou euh cousin

l.69 « dans le dans ma licence »

l. 150 « il est y a »

l. 153 « on a plus plein de dossiers »

l. 171 « dans le dans la classe »

8.3.2 Autocorrection non-réussie

l. 31 « j’ai choisi le français euh France »

l. 79 « dans le dans la école »

8.4 Faux-départ

l. 83 « quand je crois eum dans le septembre »

l. 179 « quand vous avez habité dans la chambre euh doivent euh toi-même »

l. 183 « quand vous habitez dans la même euh dans le seul chambre »

l. 189 « je crois c’est [x2] peut-être c’est à cause de ça »

l. 208 « et le oui les ouais et Orléans »

l. 215 « il y a dans le treizième arrondissement c’est les il y a beaucoup de restaurants »

2, Synthèse de l’interlangue de l’apprenant.

L’interlangue est « définie comme un système linguistique productif par référence aux deux autres systèmes linguistiques que constituent la langue maternelle de l’apprenant et la langue étrangère : c’est un système séparé et jamais entièrement assimilable au système de la langue étrangère, et susceptible de se fossiliser » (Selinker 1972 : 214). Comme l’interlangue est un système linguistique particulier, à partir de ce système, il est claire de voir le processus d’acquisition du FLE chez l’apprenant. Dans cette partie, nous allons analyser ce qui est maîtrisé, ce qui est en cours d’acquisition et ce qui n’est pas encore acquis par l’apprenant.

2.1 L’acquisition réalisée par l’apprenant

Dans notre corpus, avant tout, nous remarquons qu’il n’existe pas l’acquisition totalement réalisée par l’apprenant aux différents niveaux linguistiques. Cependant, aux niveaux phonologique et morphologique, l’acquisition est beaucoup mieux réalisée que celle aux autres niveaux linguistiques.

D’un point de vue phonologique, l’apprenant a maîtrisé la plupart des phonèmes français, même s’il reste quelques phonèmes à acquérir. Autrement dit, l’apprenant peut correctement prononcer la pluparts des lexiques et l’ensemble des enregistrements est presque bien prononcé et quasiment compréhensible.

En ce qui concerne la morphologie, à travers la production écrite, nous observons que l’apprenant a maîtrisé la plupart des bases des unités nominales et verbales, notamment les bases des lexiques courants, par exemple: «être», «avoir», «porter», «raison», «sûr,e», «peut-être» etc. De plus, l’apprenant a bien maitrisé tous les déterminants personnels et possessifs et les utilisent sans effort.

En outre, bien qu’il existe des erreurs concernant l’utilisation du temps de passé, morphologiquement, l’apprenant a maîtrisé la mode du passé composé et de l’imparfait. Par exemple : «J’ai porté» (Dans la production écrite).

Aux autres niveaux linguistiques, l’acquisition est soit en cours, soit non réalisée.

2.2 L’acquisition en cours

2.2.1 Au niveau phonologique

Même si l’apprenant peut prononcer la plupart des phonèmes français, il y a des phonèmes qui sont en cours d’être acquis. Tout d’abord, l’apprenant ne réussit pas totalement à distinguer la paire minimale volcanique [e] et [i] et il prononce tous les [e] en [I] ou à l’inverse dans les exemples suivants: «spéciale» [spicial] (1.45), «gérer» [geri](1.62), «dîner» [dene] (1.72), «CV» [civi](1.109). En revanche, il est capable de prononcer «étudiant» (1.132) en bien distinguant cette paire minimale. Donc, l’acquisition de la paire minimale [e] et [i] est en cours. De même, pour une autre paire minimale consonantique [k] et [t], il n’arrive pas cent pour cent à les distinguer, voici un exemple:«communiquer» [comynite] (1.127), mais il peut prononcer sans effort «que» (1.129) et «étudiante» (1.172). De plus, à cause de l’influence négative de l’anglais, il prononce les lexiques suivants en ajoutant quelques phonèmes: «sociologie» [sosjolodji] (1.50), «Vichy» [vitʃi] (1.207), «question» [kwɛsjɔ̃] (1.178). Mais il prononce correctement ces lexiques dans d’autres cas.

2.2.2 Au niveau morphologique

2.2.2.1 Dans les unités nominales

Dans les unités nominales, l’apprenant maitrise partiellement quelques prépositions comme «à», «pour», «dans». Par exemple, il maîtrise bien «à» dans «à Pékin» (1.5), «à Rennes» (1.7) mais il ajoute une fois «dans» avant «à» comme ce cas: «dans à Pékin» (1.10) (Selon l’apprenant, ici, il s’agit pas d’une autocorrection). De même, il utilise «pour moi» au lieu de «moi» dans l’énoncé: «pour moi, j’aime bien le français» (1.30), en revanche, il utilise correctement «moi» dans l’énoncé: «Et juste moi, c’est plus facile.» (1.62). Donc, en tenant compte de la production écrite, l’apprenant maîtrise bien la forme de prépositions mais il maîtrise partiellement l’utilisation des prépositions.

2.2.2.2 Dans les unités verbales

Dans les unités verbales, il est remarquable que les prépositions, les déterminants et les bases soient en cours d’acquisition.

Tout d’abord, l’apprenant acquit partiellement les prépositions dans les unités verbales. Par exemple:« le expérience Ø faire les études en France», dans cet énoncé, il manque la préposition dans l’unité verbale «faire», mais l’apprenant produit un autre énoncé: «Plein de dossiers pour à faire», même s’il s’agit d’un ajout de préposition, ce exemple montre que l’apprenant sait bien la règle d’utiliser une préposition entre un nom et un verbe pour former un syntagme du complément du nom mais il l’acquit partiellement.

De plus, même s’il maîtrise bien les déterminants personnels, quand il s’agit d’une juxtaposition de infinitifs, l’apprenant risque d’ajouter un déterminant avant le verbe à l’infinitif, par exemple:« faire les course et manger dans les restaurants et ensuite on aller au karaoké.» (1.73)

Pour les bases, l’apprenant sait bien qu’il faut les conjuguer avec leur déterminant et il le fait normalement, mais pour quelques verbes, il ne fait pas la conjugaison. Par exemple, «on aller au karaoké» (1.75), «Tu trouve maintenant? » (Dans sa production écrite).

2.2.3 Au niveau syntaxique

2.2.3.1 Dans les syntagmes sujet syntaxique

Tout d’abord, comme nous avons évoqué que l’apprenant sait bien qu’il faut conjuguer le verbe avec le sujet, mais il commit également les erreurs suivantes: «Des Français écrire» (1.88), « des étudiants qui peut parler » (1.132), « les relations c’est amicales » (1.164), « les profs ne dit pas » (1.171), « les étudiants peut trouver » (1.175), ce qui montre que l’accord du verbe avec le sujet dans les syntagmes sujet syntaxique est aussi en cours d’acquisition. De plus, de temps en temps, l’apprenant oublie l’unité verbale dans un sujet syntaxique:« Les personnes qui Ø le expérience» (1.133), même s’il connaît bien qu’une unité verbale est une partie nécessaire pour constituer un syntagme sujet syntaxique.

2.2.3.2 Dans les syntagmes adjectivaux attributs

Normalement, l’apprenant utilise correctement les deux verbes : «être» et «avoir». Mais il les confond parfois: « les jours ont en trop chargés » (1.152), «ma famille a un peu spéciale» (1.45), ce qui révèle que les verbes «être» et «avoir» sont aussi en cours d’acquisition.

2.2.4 Au niveau lexical

Au niveau lexical, l’apprenant maîtrise déjà le sens d’un lexique mais il ne maîtrise pas complètement son utilisation et il commit des erreurs. Par exemple:« Donc, tout d’abord, je parle moins bien» (1.86), dans cet énoncé, il veut exprimer le sens de «au début» en utilisant «tout d’abord», donc, nous remarquons qu’il ne saisit pas la nuance entre les deux locutions et que l’utilisation de «tout d’abord» est en cours d’acquisition.

2.2.5 Au niveau textuel

Ce qui est en cours d’acquisition au niveau textuel concerne les déterminants définis et indéfinis, l’apprenant sait bien leur forme mais il les confond de temps en temps, par exemple, « il y a le problème sur les enfants. » (1.62), ici, «problème» est un nom introduit pour la première fois, donc il faut utiliser le déterminant indéfini «un». Mais l’apprenant utilise correctement «une» dans l’énoncé:« Je peux trouver d’une entreprise française» (1.131), sauf un ajout d’une préposition.

2.2.6 Au niveau énonciatif

Nous avons indiqué que l’apprenant sait la mode des temps du passé et de l’imparfait, mais il rencontre des difficultés en les utilisant. Par exemple:« mais pour moi je suis très seule quand j’étais très petite» (1.64), ici, nous remarquons que l’apprenant connaît l’utilisation de l’imparfait, mais il oublie de le mettre en œuvre pour « je suis». De plus, il confond également les deux temps du passé: « dans le septembre euh j’ai parlé pas bien le français parce-que je me arrêté deux mois » (1.83), ici, il doit utiliser l’imparfait au lieu du passé composé dans l’unité verbale « j’ai parlé».

2.3 L’acquisition pas encore réalisée

A l’exception de l’acquisition réalisée et l’acquisition en cours, nous trouvons également que l’apprenant ne maîtrise complètement pas de connaissance du FLE aux plusieurs niveaux linguistiques.

2.3.1 Aux niveaux phonologique et phonétique

En ce qui concerne la phonologique, l’apprenant ne maîtrise pas la consonne [ʁ]. Soit il prononce pas «R» dans les exemples suivants: «les autres» (1.35), «stressé» (1.48), «parce que» (1.59), soit il prononce «R» sous l’influence négative du chinois, sa langue maternelle, par exemple:« Rennes » (1.34), «karaoké» (1.76), «restaurant» (1.216) etc. De plus, il ne maîtrise pas non plus la paire minimale [w] et [v], et il les confond dans «Week-end» (1.21) et «Voice» (1.202).

En ce qui concerne la phonétique, l’apprenant ne réalise pas du tout la liaison obligatoire, par exemple:« seulement les étrangers» (1.81), «est plus amener» (1.90), «on a le cours s’appelle» (1.212) etc.

2.3.2 Au niveau morphologique

2.3.2.1 Dans les unités nominales

Même si la plupart des prépositions sont en cours d’acquisition, des prépositions qui sont demandées par leur verbe relatif ne sont pas acquises par l’apprenant. Par exemple «s’occuper les personnes âgées» (1.48), l’absence de la préposition «de » montre que l’apprenant n’a pas encore maîtrisé cette préposition obligée par le verbe «s’occuper». De plus, il confond aussi la préposition «de» et la conjonction «que»: « différent que sociologie» (1.101), ce qui montre qu’il n’a pas acquis la préposition imposée par l’adjectif «différent». En outre, il n’a pas maîtrisé non plus l’amalgame, par exemple:«les conditions de les dossiers» (1.176), la langue française oblige «de» et «les» à faire une amalgame, mais l’apprenant le néglige. Par ailleurs, l’allomorphisme des déterminants n’est pas encore acquis par l’apprenant, car il commit toujours des erreurs comme «la école» (1.79), «le histoire» (1.102), «moins les personnes» (1.133) etc.

2.3.2.2 Dans les unités verbales

Tout d’abord, il s’agit de l’allomorphisme de la conjonction non maîtrisé. Voici un exemple:« parce que on travaille trop» (1.68). Comme le cas des prépositions non acquises dans les unités nominales, l’apprenant n’a pas maîtrisé des prépositions demandées par leur verbe ou par leur adjectif relatifs: «Je me arrêtais deux mois pour parler et Ø regarder les films français» (1.84) ici, l’apprenant utilise une fausse préposition «pour» au lieu de «de» et puis, il ne met pas la préposition avant la base «regarder», ce qui est un cas fréquent du transfert négatif du chinois au français. Et pour les pronoms compléments d’objets directes et indirectes, l’apprenant ne les a pas maîtrisés, car il oublie toujours le pronom complément d’objet avant le verbe, par exemple «Tu trouve?» au lieu de «Tu le trouves» («le» signifie «le téléphone», dans la production écrite). Pour la mode passé composé, l’apprenant néglige complètement l’auxiliaire «être», donc il commit des erreurs comme «J’ai allé» (1.92), «J’ai rentré» (1.129). En ce qui concerne la base, pour quelque verbe, l’apprenant ne sait pas du tout la base et il crée l’allomorphe non existant de la base ou de la mode infinitive, par exemple: «communiter» (1.127), «comprir» (1.89).

[...]

Fin de l'extrait de 66 pages

Résumé des informations

Titre
Traitement des erreurs du français chez des apprenants allophones. Analyse, méthode et remède didactique
Université
University of Rennes 2  (UFR Français langue étrangère)
Note
16/20
Auteur
Année
2016
Pages
66
N° de catalogue
V538660
ISBN (ebook)
9783346150455
ISBN (Livre)
9783346150462
Langue
Français
Annotations
Mention très bien
mots-clé
FLE, traitement de erreurs, didactique, linguistique, analyse du corpus
Citation du texte
Zhichao Wang (Auteur), 2016, Traitement des erreurs du français chez des apprenants allophones. Analyse, méthode et remède didactique, Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/538660

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