Vergleich von Anna Seghers "La lumière sur le gibet" und Heiner Müllers "la mission"


Dossier / Travail, 2002
14 Pages, Note: ohne

Extrait

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION

PARTIE PRINCIPALE

Les points communs
le sujet
Les trois personnages principaux
a) Debuisson
b) Sasportas
c) Galloudec
Le travail sur le temps
Le travail sur le souvenir
Le travail sur le deuil

Les différences
La construction d’ensemble
La priorité du récit: la mission
Caractère particulier de la pièce
a) Les deux phrases répétées
b) Le monologue de permieramour
c) Le théâtre de la révolution
d) La scène de l’ascenseur
e) Debuisson pris par la trahison
4.) L’image des femmes

CONCLUSION

SOURCES UTILISÉES

I) Introduction

«La révolution n’a plus de patrie(71)» dit Debuisson à ses deux camarades quand il est évident que leur mission n’a plus de commanditaire. L’histoire des trois émissaires qui essaient d’organiser une émeute d’esclaves à Jamaika est racontée dans le récit La lumière sur le gibet (paru en 1961) de l’une des écrivains les plus importants de la République Démocratique d’Allemagne, Anna Seghers (1900-1983). La plupart des personnages et événements est vraie: Pendant son exil à Mexico Anna Seghers en a lu plusieurs livres et s’est laissée inspirer de l’histoire des personnes comme Sasportas, Debuisson ou Cuffee. Quelques années plus tard son compatriote Heiner Müller en emprunte quelques motifs pour sa pièce La mission qu’il met en scène en 1982 à Bochum.

Dans ce devoir écrit seront traités les différences et points communs entre les deux œuvres et pour introduire, des parallèles entre les deux auteurs.

Les deux Allemands ont vécu dans la RDA, Müller y grandit et Sehers vit à Berlin de 1925-1933 et de 1947 jusqu’à sa mort. Les deux écrivains sont victimes des persécutions. Comme Anna Seghers Heiner Müller critiquait le fascisme, mais aussi la réalité du socialisme de la RDA pourquoi il est exclu de l’association des écrivains prolétariens-révolutionnaires de la RDA. Anna Seghers, alias Netty Reiling, descend d’une famille israélite orthodoxe et fait partie de la même association et de la KPD (parti communiste d’Allemagne) dès 1928. C’est pourquoi elle part en exil quand Hitler devient en 1933 chancelier du Reich.

Les deux auteurs sont toujours contestés. Longtemps on refuse Anna Seghers parce qu’elle se réclame du communisme et parce qu’elle est membre de la SED. On reproche à Müller qu’il se prononce pour le socialisme, qu’il considère la RDA comme régime légitime et qu’il choisit des sujets mythiques pour éviter la critique de la SED. Le public est très déçu quand il apprend que l’écrivain est un membre du personnel inofficiel du ministère pour la sécurité de l’état.

Pour leur œuvre important Müller et Seghers ont obtenu de nombreux prix, en commun le prix de Kleist (pour Seghersen 1928, pour Müller en 1985) et de Büchner (pour Seghers en 1947, pour Müller en 1990). Müller se fait un nom non seulement comme écrivain, mais aussi comme dramaturge, régisseur et administrateur. Pour ce travail il obtient le prix européen du théâtre en 1991 et passe pour le dramaturge allemand le plus important à côté de Bertolt Brecht. Anna Seghers s’est engagée beaucoup pour la paix et devient en membre du Conseil de la paix du monde.

Bien que le régime socialiste ne rend pas la vie facile à eux, il honore et soutient les deux artistes: Anna Seghers obtient le prix national de la RDA en 1951, 1959 et 1971; Müller en 1986. Et quand le régime le reconnaît enfin dans les années 70, Müller reçoit un visa permanent pour voyager.

Dont les œuvres principaux de Müller se trouvent Der Lohndrücker (1957), Macbeth (1972) et die Hamletmaschine (1978), dont ceux de Seghers Das siebte Kreuz (1942), Die Entscheidung (1959) et Das Vertrauen (1968).

II) partie principale

A) LES POINTS COMMUNS

1.) le sujet

En 1794 le directoire français envoie au nom de la République française trois hommes à Jamaika pour organiser une émeute d’esclaves contre le pouvoir anglais. Les émissaires s’appellent Sasportas, Galloudec et Debuisson. Ils ont pas encore terminé leur mission quand ils apprennent que le directoire à Paris n’existe plus parce que Napoléon l’a aboli. Debuisson est d’avis qu’ils devraient abandonner leur mission tandis que Sasportas et Galloudec la veulent terminer à cause des raisons idéalistes. Mais ce plan échoue. Sasportas est trahi et pendu à Port Royal. Galloudec peut s’enfuir, mais est arrêté à Kuba et y meurt. Debuisson décide à passer aux aveux et obtient la liberté. Avant sa mort, Galloudec écrit une lettre à Antoine qui a travaillé dans le bureau qui les a donné les papiers pour la mission. Galloudec lui fait connaissance que la mission a échoué et lui raconte des conséquences pour les émissaires. Galloudec donne la lettre à un marin qui réussit seulement après plusieurs mois à la remettre à Antoine.

2.) Les trois personnages principaux

Müller garde les noms des personnages principaux de la nouvelle: Debuisson, Sasportas et Galloudec. Anna Seghers nomme aussi les prénoms de Debuisson et Sasportas: Victor et Jean. Chez Seghers on apprend plus de détails des traits caractéristiques des personnages et de leur intérieur. Cela serait chez Müller seulement possible avec de longs monologues ou si quelqu’un racontait d’eux. Dans le récit, l’optique semble être plus concentré sur Sasportas (le lecteur l’accompagne tout le temps et «vit» sa mort) dans la pièce plutôt sur Debuisson (une scène est consacrée à lui, voire II B, 3e). Le motif de la solitude de Galloudec et Sasportas est présent chez les deux auteurs.

a) Debuission

Debuisson est médecin et héritier d’une plantation, Müller précise: avec quatre cents esclaves. Chez Segers, Antoine se souvient du jour où Sasportas et Debuisson sont venus dans son bureau pour aller chercher les papiers pour Jamaika. Le citoyen Cervin raconte à Antoine ce qu’il sait de Debuisson: il est à demi Anglais et Français et a passé sa jeunesse à Jamaika. Après la mort de ses parents il lui reste seulement son grand-père un peu fou qui administre son héritage et qui essaie de le garder pour lui-même. Debuisson devient médecin militaire aux services anglais. Quand les Anglais occupent la Guadeloupe, il passe aux Français. Chez Seghers Galloudec raconte que Debuisson s’est lié d’amitié avec Sasportas dans un hôpital militaire belge. Les deux parlent ensemble toutes les langues qu’on parle sur les Antilles.

Chez les deux auteurs, Debuisson est le chef de la mission. Quand il apprend que le directoire n’existe plus, il devient évident qu’il pense d’abord à lui-même: il se décide contrairement à Sasportas de révéler des noms des participants de la mission pour sauver sa vie.

b) Sasportas

Dans la pièce de Müller, Sasportas est un ancien esclave noir et feint à Jamaika d’être à la fuite de la révolution à Haiti. Ils s’est joint à Debuisson parce Dieu l’a crée pour être un esclave. Dans la narration de Anna Seghers Sasportas est un juif espagnol et se présente à Jamaika comme un immigré français et auxiliaire médical de Debuisson. Chez Seghers Sasportas a par conséquent une position plus élevée.

Dans la nouvelle de Seghers Antoine décrit Sasportas comme un garçon éveillé et amusant parlant de façon franche et qui s’enthousiasme pour l’idée de libérer les esclaves. Antoine a fait sa connaissance quand Sasportas était son élève dans une école fondé par une assemblée conventuelle. Sasportas a enseigné lui-même pour des cours du soir. Il a interrompu les études de médecin et est entré dans l’armée. Sasportas se révèle comme héros puisqu’il continue la mission et préfère mourir à trahir des noirs. Dans le récit, ses derniers mots avant d’être pendu sont: «Nègres, faites le même comme les esclaves à Haiti!» (S., 244).

c) Galloudec

Dans la pièce de Müller Galloudec est un paysan de la Bretagne; Seghers le présente seulement comme un Français. Pour faciliter la mission à Jamaika, Galloudec prétend d’être le serviteur de Debuisson. D’après Seghers, Galloudec meurt à Kuba d’une fièvre grave, d’après Müller d’une gangrène à cause de laquelle on lui ampute une jambe. Ainsi Müller présente son sort comme plus dur.

Seghers décrit que Galloudec est d’abord jaloux de Sasportas parce qu’il est l’ami de Debuisson et puisqu’il voudrait vivre avec lui. Plus tard Galloudec est heureux de pouvoir rencontrer Sasportas et commence à l’apprécier (S., 190). Il se décide comme lui de ne pas accepter la décision de Debuisson d’interrompre tout. Grâce à l’esclave Ann il est averti à temps et la fuite lui réussit. Mais il est arrêté à Kuba. Son engagement pour la mission devient en particulier évident quand il ne pense avant sa mort qu’à informer Antoine que la mission a échoué.

3.) Le travail sur le temps

Non seulement chez Anna Seghers, mais encore pour Heiner Müller le travail sur le temps dans La lumière sur le gibet et La mission est caractéristique: le récit ou bien la pièce de théâtre ne sont pas racontés chronologiquement. On trouve des ruptures, des rétrospectives et des trous. Même le début n’est pas le début de l’histoire: chez les deux auteurs la remise de la lettre de Galloudec à Antoine par le marin constitue le début. Seulement peu à peu on apprend des informations qui sont présentées comme des parties d’un puzzle. Chez Seghers, la fin de la nouvelle est chronologique: Après une conversation entre le marin et Antoine, Malbec dit au revoir et disparaît dans la nuit. Mais la pièce de Müller se termine quand Sasportas et Galloudec laissent Debuisson seul avec la trahison. Il est extraordinaire que la fin chronologique de la pièce constitue chez Müller la première scène.

4.) Le travail sur le souvenir

Dans La Lumière sur le gibet et La mission le souvenir occupe une place importante. Puisque l’histoire n’est pas racontée chronologiquement, ce sont souvent des personnes qui se souviennent. Dans le récit de Seghers ce sont en particulier l’ex-fonctionnaire Antoine et le marin Malbec qui échangent leurs souvenirs; ainsi les instances narratives changent. Pendant les premières pages Antoine se rappelle sa vie et comment il a fait la connaissance de Sasportas et Debuisson. Après la remise de la lettre, Antoine invite Malbec pour dîner avec lui. Pendant la soirée le marin lui raconte de ses contacts avec les trois émissaires.

[...]

Fin de l'extrait de 14 pages

Résumé des informations

Titre
Vergleich von Anna Seghers "La lumière sur le gibet" und Heiner Müllers "la mission"
Université
Université Sorbonne Nouvelle Paris III  (licence études franco-allemandes)
Cours
Littérature comparée - Scènes de révolution : miroirs et souvenirs
Note
ohne
Auteur
Année
2002
Pages
14
N° de catalogue
V7127
ISBN (ebook)
9783638144773
ISBN (Livre)
9783640305537
Taille d'un fichier
520 KB
Langue
Français
mots-clé
Anna, Seghers, Vergleich, Heiner, Müller, Littérature, Scènes
Citation du texte
Sonja Breining (Auteur), 2002, Vergleich von Anna Seghers "La lumière sur le gibet" und Heiner Müllers "la mission", Munich, GRIN Verlag, https://www.grin.com/document/7127

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